jeudi 13 janvier 2022

Se débrouiller tout seul ! (2)


Bonjour, 

En réponse à l'article d'hier, sur le besoin de faire les choses par soi-même, de se "débrouiller tout seul", le livre de John Holt "Les apprentissages autonomes" me conforte dès les premières pages sur l'envie et le besoins de pouvoir "faire tout seul".

Même quand les enfants atteignent l'âge auquel ils commencent parfois, à apprendre consciemment et délibérément quelque chose qu'ils veulent apprendre, il ne s'en suit pas qu'il souhaitent toujours recevoir une explication. Un enfant bien portant préférera presque toujours comprendre les choses par lui-même. Il y a peu, un enseignant brillant a résumé admirablement ce phénomène : "Lorsqu'on souffle une solution à celui qui cherche, ça le met en rage !"

Je me suis alors demandé comment le coaching pouvait quand même être apprécié par ceux qui en font l'expérience. 

La réponse que j'imagine : toutes les fois où je le peux, je ne formule pas de réponses à vos questions. Je les écoute, je les reformule et d'une manière ou d'une autre, je vous les retourne : 

  • Qu'est-ce que VOUS auriez envie de faire ?

Pour la gestion du stress et les questions que vous pouvez vous posez, nous convenons qu'il faut les remplacer par des pensées qui vous rassurent, qui vous redonnent confiance en vous et en vos capacités. Je ne vous dis pas ce que vous devez penser, je vous interroge à nouveau. 

  • Qu'est-ce que vous vous dites quand tout va bien?
  • Qu'est-ce que vous vous dites dans les matières où ça se passe bien ?

 

Ces réflexions de John Holt expliquent aussi pourquoi il est si facile de se décourager en prépa : en ce qui me concerne, les informations/explications/apprentissages allaient bien au-delà du niveau d'information qui pouvait m'intéresser. 

A l'inverse, la philosophie, l'année précédente, répondait enfin à plein de questions que je me posais. 

John Holt parle d'apprentissage non sollicité : 

Nous pouvons aussi aider les enfants en répondant à leurs questions. Toutefois, nous, les adultes, devons faire attention sur ce point car nous avons tendance, quand un enfant nous pose une question, à en faire trop. "Ah ah ! pensons-nous, voilà une occasion de lui apprendre quelque chose" et on se retrouve en train de prononcer un discours d'un quart d'heure en guise de réponse.

 Et un peu plus loin :

A chaque fois que, sans y avoir été invité, sans qu'on vous l'ait vraiment demandé, nous essayons d'apprendre quelque chose à quelqu'un d'autre, à chaque fois, nous communiquons un double message :

- "Je vous enseigne quelque chose d'important, mais vous n'êtes pas assez intelligent pour voir à quel point c'est important. Si je ne vous l'avais pas appris, vous ne vous seriez probablement jamais donné la peine de vous renseigner"

- "Ce que je vous enseigne est si difficile que, si je ne vous l'enseigne pas, vous ne serez pas capable de l'apprendre"

Ce double message de manque de confiance et de mépris est clairement compris pas les enfants, parce qu'ils excellent à recevoir les messages émotionnels. Cela les rend furieux.

(...) Nous devons réfréner cette impulsion, cette habitude, ce besoin d'expliquer les choses à tout le monde... à moins qu'on nous l'ait demandé.

 

Pour appuyer ce passage, je voudrais vous partager les éléments suivants : 

Notre prof de maths de sup nous a expliqué que "tout ce que nous avions fait jusque là, ce n'était pas des maths". 

Les enseignements allaient beaucoup trop loin sur la plupart des sujets, mais surtout, ne répondaient à aucune question ! La plupart des enseignements devaient avoir assez de valeur en eux-mêmes pour justifier leur apprentissage. 

Illustration : Même le saut de l'électron dans la jonction P-N qui constitue l'élément de base du transistor en première année d'école d'ingénieur.  Il nous a fallu suivre 10 cours de 4h en amphi pour la beauté des sciences avant que l'explication de l'utilité ou du sens soit présenté, en fin de parcours...

Les enseignements de maths et physique fondamentales ne sont jamais repris dans le cursus de l'école d'ingénieur. A aucun moment il ne semblerait pertinent ou utile, que les enseignements exigés pour présenter les concours le soient parce qu'ils constituent les fondations des apprentissages à suivre. Non, il s'agit bien de l'utilisation de la "connaissance" comme d'un outil de sélection des étudiant(e)s sans autre lien qu'une "culture générale scientifique" pensée comme "indispensable".

 

Deux éléments ressortent de ces enjeux : 

1) Autant que possible, apprenez tous ces sujets pour vous-mêmes : continuez vos recherches sur les sujets qui vous intéressent, pour vous les approprier, vous y intéresser et rester passionné(e)s. Sinon, le danger c'est d'être rapidement "gavé" au deux sens du terme : trop d'informations, et saturation de l'obligation de les apprendre, non plus parce que ça vous intéresse ou que ça constitue le socle de votre formation, mais pour atteindre le niveau exigé au concours. 

2) Garder le plaisir et la satisfaction de trouver par vous-même les solutions aux enjeux que vous rencontrez : ne serait-ce qu'en parcourant les articles de ce blog, d'autres sources, d'autres apports. Sachez que l'accompagnement d'un Coach qui fait bien son boulot au sens du coaching professionnel vous accompagnera dans votre réflexion, sans interférer dans les décisions que VOUS prenez, pour VOUS-MEME. 

 

Finalement, ça me conforte dans le goût que j'ai de ce métier. Cette attirance que j'ai ressentie en 2005 en vivant moi-même un coaching et en ayant en face de moi cette professionnelle qui me renvoyait  à moi-même : "Vous me posez la question, mais en entrant dans la pièce, votre décision était déjà prise". 

 

Bon courage !

mercredi 12 janvier 2022

Se débrouiller tout seul !

 Bonjour, 

 

Moi aussi, j'ai fait maths sup et j'ai pensé qu'il fallait se débrouiller tout seul. 

Pas un seul instant, je n'ai pensé que je pouvais demander et recevoir de l'aide. 

Ni pour les maths.

Ni pour les difficultés que je rencontrais. 

 

Aujourd'hui encore, j'ai toutes les notions de management sur la nécessité de déléguer les tâches secondaires mais il me semble moins coûteux de faire moi-même mon marketing, ma communication, les prises de rendez-vous, les coachings, la facturation, la comptabilité. 

A la maison, j'ai fait appel aux services d'une femme de ménage mais je me dis désormais que ce n'est pas très respectueux de demander à quelqu'un d'autre de faire mon ménage, de nettoyer nos toilettes. 

Sans compter le coût... déraisonnable au regard de mes revenus.

 

Ce week-end, un étudiant semblait un peu réticent pour la séance de coaching prévue : il fallait la décaler de quelques heures. Lors de la première séance, au début des vacances, j'avais également entendu entre les lignes qu'il n'était "pas très chaud". A l'issue d'un échange sur les enjeux, je lui ai dit : 

"J'ai l'impression que vous avez surtout envie de vous débrouiller tout seul et je reconnais que ça peut être très important".

Dans ce cas, je lui ai proposé de continuer sur les avancées menées depuis la séance de décembre, de tester les nouvelles pistes identifiées lors de notre nouvel échange et de me recontacter quand il en ressentirait le besoin. 

 

Et puis aujourd'hui, cet article m'est venu. 

J'ai des difficultés dans mon couple ou avec mes enfants, le réflexe : je me débrouille tout seul.

Je veux développer une activité de formation professionnelle : une conférence me donne les clés et me propose un programme d''accompagnement sur 6 semaines, je me dis "Je ne peux pas dépenser la somme demandée, je vais me débrouiller seul !"

Mais quand on est dans l'enthousiasme d'un nouveau projet, de la création d'une activité ou d'une entreprise, on s'entoure : 

  • la boutique de gestion ou l'expert comptable qui accompagne la création
  • le banquier pour le compte professionnel et les moyens de paiement
  • les réseaux d'accompagnement
  • les réseaux d'affaires
  • les copains
  • la chambre de commerce
  • les associés du projet, les partenaires
  • l'agence à qui on fait appel pour le site internet, les cartes de visite, la charte graphique, l'identité visuelle
  • l'agence de relations presse 

Puis, dans les mois qui passent et la réalité du monde des affaires, on peut se décourager : 

  • l'agence de relations presse plutôt spécialisée dans les voyages et le "lifestyle" ne décroche pas d'articles sur l'accompagnement des élèves en difficultés en classes prépas
  • quelques années plus tard, l'agence de communication ne relance pas sur le paiement du site institutionnel Talents, Etudes, etc qui accompagne le blog Coaching Classes Prépas et le nom de domaine est récupéré par quelqu'un d'autre. Tout le contenu qui était hébergé par l'agence est perdu. L'interlocutrice dans l'agence était partie faire un tour du monde...
  •  La structure de société - création d'une SAS en 2011 - est beaucoup trop lourde et coûteuse pour une activité de coaching auprès des particuliers : 
    • il faut ajouter 20% de TVA à tous les prix
    • l'expert comptable prend déjà 1600 euros par an à lui tout seul
    • la banque demande entre 30 et 50 euros par mois pour 1 compte et 1 carte bancaire pro
  • Les réseaux d'affaires et rencontres BNI promettent des retours sur investissements, mais chaque professionnel cherche avant tout à mettre en avant sa propre activité : le droit d'entrée est de 500 euros HT, l'adhésion est de 1000 euros HT par an. 
  • les réseaux et associations de coaching fonctionnent sur le même principe : vous apparaissez dans le catalogue des coachs de l'association moyennant 400 euros par an. Et les années passent vite.

Alors 12 ans plus tard, je fais tout moi-même.  

J'en suis ravi : c'est l'activité qui me ressemble le plus, c'est celle qui "marche" depuis 12 ans puisque ce que je pensais commencer en parallèle des coachings professionnels en entreprise, m’amène une clientèle de 30 à 45 étudiants des classes prépas et leurs parents chaque année. 

Souvent je réussis à infléchir le problème identifié dès la première séance avec des éléments concrets, un plan d'action à mettre en œuvre immédiatement. Ensuite, nous consolidons les solutions mises en place sur quelques semaines supplémentaires. 


Alors, oui, comme moi aujourd'hui, vous pouvez continuer à vouloir vous débrouiller tout(e) seul(e). 


Vous vous débrouillez tout(e) seul(e) et vous vous reprochez votre perfectionnisme. Vous vous reprochez de ne pas être assez efficace. Vous culpabilisez de ne pas avoir pris de l'avance le week-end dernier. Vous vous demandez comment vous n'avez pas travaillé l'été dernier pour être mieux préparée pour la rentrée. 

Vous vous demandez si vous allez y arriver. Est-ce que vous avez votre place en prépa ? 

"Les vrais élèves de prépa, ils travaillent tout le temps, non ? Pourquoi pas moi ?"

Vous pensez que les autres n'ont pas de problème. De toutes façons, vous n'oseriez pas leur en parler. Ils ont tellement l'air d'assurer. 

"Et puis de toutes façons, ça fait quoi un coach ?
Encore un truc pour nous vendre du vent ?

Je n'ai pas le temps. Il faut que je travaille."


En fait, j'ai attendu la maths spé puis la 2e année de spé pour me rendre compte de mon erreur : 

Arrivé au lycée Lakanal en 5/2, les élèves de l'année précédente venaient nous revendre une pile de 15 bouquins pour une somme modique. 

A l'internat, Mehdi est venu travailler avec moi tous les dimanche pour avancer ensemble. 

En février je suis parti dans sa famille à Sfax pour travailler 14 jours et nous reposer 2 jours à Monastir. 

En Avril, nous sommes partis, ma sœur et moi, dans un lieu pour travailler avec d'autres étudiants de classes prépas ou de médecine qui préparaient les concours comme nous. 


En 2009, quand j'ai lancé ce blog, je trouvais difficile d'imaginer que l'on puisse faire appel à des profs particuliers pour réussir les classes prépas. Une évidence, c'est que les exercices, il vaut quand même mieux les chercher et les trouver seul pour réussir à les chercher ensuite en DS et trouver les réponses !

Il n'empêche que le prof particulier peut:

  • apporter un nouvel éclairage sur un sujet qui nous a paru difficile dans les explications proposées en classe
  • donner l'attention qu'un enseignant de classe prépa de 42 ou 46 élèves ne peut pas avoir
  • dynamiser la mise au travail le samedi après-midi ou le dimanche matin quand l'élève a du mal à s'y mettre par lui-même

Les prestataires et les élèves vont plus loin : 

  • ils assurent des stages pendant les vacances
  • des stages de pré-rentrées
  • des classes virtuelles les samedi après-midi

Un conseiller en création d'entreprise me l'avait indiqué dès le démarrage de mon activité : les cours de maths, ça rassure. 

Je dirais que ça a aussi une fonction implicite de "coaching" tel que je le décrivais ci-dessus : écoute, mise au travail, remotivation, dynamisation, ré-assurance pour les élèves qui peuvent perdre confiance... 


Pour aller plus loin et terminer ce texte, je voudrais vous parler de ce que j'ai évoqué ce matin avec une autre Coach qui s'intéresse à la situation des adolescents et qui fait écho à ce que peut vivre un(e) élève en classes préparatoires. En mentionnant Mathieu Brégégère de l'école de Méditation comme source, elle m'a parlé de la tyrannie de la perfection comme d'un fléau :

"Tout le monde est pris dans la tyrannie de la perfection mais tout le monde doit faire semblant qu'elle n'existe pas. Elle empêche les ados de se montrer vulnérables. Elle peut conduire à l'isolement : personne n'ose parler de ce qu'il vit." 

C'est pour moi exactement ce qui se passe pour certains élèves en classes prépas. Parfois, simplement s'ouvrir à un(e) élève vis à vis de qui on a une bonne intuition permet de se rendre compte qu'il/elle est dans la même situation. Une fois que la brèche est ouverte, on se rend compte que vous êtes très nombreux dans la situation : en difficulté mais dans un contexte où tout le monde doit faire semblant que "tout va bien". 


Qu'en pensez-vous ? 

Avez-vous levé cette barrière pour trouver des amies ?

Avez-vous fait appel à de l'aide extérieure pour avancer ?

 

De mon côté, j'ai conscience que je n'interviens qu'en dernier recours. J'aime la valeur ajoutée que ça peut apporter, d'intervenir là où les autres solutions envisagées n'ont pas fonctionné. 

Je me réjouis également qu'une, deux ou trois séances puissent suffire. C'est aussi plaisant de pouvoir accompagner sur plusieurs mois les étudiant(e)s qui apprécient un accompagnement dans la durée. 

Pour en savoir plus, vous pouvez me joindre au 06 33 85 53 27.

 

Bonne journée, 

Gabriel Brabant

lundi 10 janvier 2022

Un père d'élève en classes prépas très satisfait du coaching

Bonjour, 

Le plus difficile, quand on s'adresse à un professionnel, c'est de savoir à qui on a à faire. 

Pour vous éclairer sur les retours qui me sont faits et les situations rencontrées, voici quelques exemples collectés ce week-end.

 

Retour de Monsieur S. au sujet du coaching pour son fils en classes prépas

Nous avons pu échanger ce week-end avec Monsieur S. responsable d'université et père d'un élève de 5/2 d'un lycée parisien. Voici les éléments qu'il a mis en avant sur le travail réalisé avec son fils.

D'abord au sujet du travail pendant les vacances de Noël : 

"Le coaching l'a bien aidé. Il a bien su s'organiser. Il m'a semblé équilibré et à son aise."

"Nos relations se sont aussi apaisées. Quand je lui ai demandé comment ça se passait, il m'a montré son planning de travail pour les vacances et précisé où il en était. "

Ensuite, il poursuit au sujet de ces dernières semaines : 

"Il semble beaucoup plus confiant. Le coaching lui est très utile."

Enfin, dans une perspective plus "long terme" : 

"Il semble résolu et motivé, je sens que désormais il arrive à se projeter"

 

Deux séances de coaching et c'est reparti !

Dans les autres échanges du week-end, après une séance difficile le 20 décembre, un élève semblait assez réticent à la séance prévue : il fallait la décaler de quelques heures... Nous avons pris un moment pour échanger tous ensemble par visio, avec sa mère qui était demandeuse du coaching. 

Entre la séance du 20 décembre et ce week-end, les changements étaient déjà flagrants : 

- il faisait chaque exercice demandé le soir-même au lieu d'attendre la colle pour apprendre le cours

- il s'était mis au travail le dimanche matin alors qu'a priori, un des problèmes identifiés, c'était son incapacité à se mettre au travail le week-end. 

- nous avons identifié des solutions pour mieux travailler les maths, en tenant compte de sa manière à lui de travailler et du fonctionnement de son cerveau (plutôt dans une pensée en arborescence, intuitive, créative) et ses besoins spécifiques. 

- quand j'ai proposé de le débloquer sur des sujets difficiles en maths : ses deux camarades d'internat sont disponibles quand il peut avoir besoin de leur poser une question. 

Dans ce cas, pour moi, la situation va dans le bon sens. 

Je comprends aussi que c'est un besoin vital en prépa de pouvoir faire les choses par soi-même. 

La crise est passée : il reprendra contact s'il en ressent le besoin dans les prochains mois.  


Se mettre au travail !

Dans un contexte d'école d'ingénieurs à prépa intégrée, les échéances sont très différentes des classes prépas "classiques" : les partiels de janvier comptent pour 60% de la note. Quand on ne s'est pas encore vraiment mis au travail à la mi-décembre, la situation peut devenir tendue. 

L'étudiant n'a pour le moment pas vraiment réussi à se mettre au travail. Le samedi des vacances de Noël, un mois avant les partiels, il me contacte directement pour me demander ce que nous pouvons faire pour qu'il se mette au travail. Je lui donne quelques éléments pour le lendemain et nous convenons de nous reparler le lundi, avec l'accord de ses parents sur le principe d'un coaching. 

Le lundi, il s'engage sur 2 séances de travail par jour pour commencer. Deux séances de travail d'1h30 pour rattraper 4 mois de cours en quelques semaines, ça parait peu. En coaching, il faut bien tenir compte de la situation initiale. Passer de journées non travaillées, à une remise en confiance et une remise en route. 

Dans une situation de crise comme celle-là, nous pouvons rapprocher les séances. Le vendredi qui suit - 24 décembre quand même - tout cela est bien fragile. Il a réussi à travailler, c'est déjà ça, mais il se pose plein de questions : est-ce que ça va servir à quelque chose, est-ce qu'il va y arriver, est-ce qu'il aura le temps d'avoir assez avancé pour les partiels ?

Au rendez-vous suivant, tout va mieux : il a rencontré un ami de son lycée qui fait médecine, il est gonflé à bloc. Ce ne sont plus 2 séances par jour, mais 4. Il a très bien travaillé depuis. (Il s'agit pour le moment de 36 heures...) Les parents, eux, sont beaucoup plus inquiets, c'est avec eux que nous échangeons. 

Ce jeudi soir après la rentrée : 5 minutes d'échanges : des amis sont avec lui pour travailler. De mon côté, dans la posture du Coach, par principe, je lui fais confiance. Mais il peut vouloir simplement esquiver une séance qui lui paraitrait inconfortable ?

Les parents demandent un debrief dans le week-end, c'est l'occasion pour moi de poser la question : comment percevez-vous la situation ?

"Il s'est mis au travail. On sent que l'énergie est très différente. Pour nous aussi, on sent que quelque chose a basculé, notre inquiétude s'est transformée en autre chose. Nous voulons rester vigilants mais nous sentons qu'il travaille, qu'il est engagé, qu'il avance bien". 

Nous convenons que l'échéance des partiels aide à se motiver et se mobiliser et qu'il sera important de l'aider à continuer à travailler quand les partiels seront passés et la pression retombée. Ainsi, il pourra aborder les partiels de fin d'année plus sereinement et surtout en étant mieux préparé. 


Le mot du Coach

De mon côté, le seul enjeu c'est de trouver une solution aux difficultés rencontrées. Elles sont diverses. Différentes pour chacun ou chacune. Il n'y a pas de réponses stéréotypées. J'aime cette possibilité d'échanger à cœur ouvert sur ce qui leur arrive et identifier des clés uniques, des solutions sur mesure

L'échange, au cours de la séance, est une première clé. Nous discutons de tous les sujets qui les concernent dans le champ de leurs études. En une heure, une fois les enjeux et difficultés présentées, nous pouvons passer par ce qui les a conduit au choix des classes prépas, leurs envies pour l'avenir. Nous parlons de ce qu'ils aiment ou aimaient dans les matières qu'ils ont choisies. De leur manière de travailler, leur rythme, les différentes formes de mémoires. Nous parlons souvent du stress, de l'organisation du travail, des points forts et des points faibles, des difficultés rencontrées et des tentatives de solutions qui ne leur conviennent pas. 

C'est une manière de les rebrancher sur leurs envies, leurs talents, leur motivation initiale. C'est aussi une manière de prendre du recul, de changer de perspective

La posture du coaching n'impose rien. J'identifie, dans ce qu'ils me disent, ce qui pourrait leur convenir. Je leur demande ce qu'ils voudraient faire, ce qu'ils voudraient mettre en place. Ce qui les empêche de le faire. Puis je leur suggère des solutions possibles. Ils/Elles choisissent. Nous convenons des solutions et plans d'action retenus, à tester jusqu'à la prochaine séance

Idéalement, il faudrait s'inscrire dans la durée, prévoir les 8 à 10 séances de coaching de mes confrères pour assurer la consolidation du changement et des solutions - et aussi la viabilité de l'activité du coach ! - mais dans le cas des classes prépas, si les solutions sont en place, ils n'ont "pas de temps à perdre". 

J'aime savoir que pour une élève de PCSI dont le démarrage était difficile, trois séances entre septembre et octobre l'année dernière lui ont permis de trouver son rythme et de décrocher la classe étoile

J'aime pourvoir résoudre un blocage en maths entre le dimanche et le jeudi soir, en organisant d'aller voir le prof de maths le vendredi matin à la pause et que la situation soit résolue pour le DS de maths prévu le samedi matin. 

Les situations sont aussi variées que complexes. Leur point commun, c'est que ça semble a priori "impossible à résoudre" ou que l'étudiant ou l'étudiante a l'impression, avec ses parents, d'avoir "tout essayé". 

Si vous vous reconnaissez dans ces situations, c'est bien là qu'intervient le Coach : en dernier recours.

N'hésitez pas à prendre contact pour découvrir ce métier, cette démarche et voir ensemble si elle peut s'appliquer à votre situation. Les premiers échanges sont bien évidemment offerts. 

Bon courage !

 

Gabriel

06 33 85 53 27

Pour trouver d'autres témoignages d'étudiant(e)s et de parents : 

mercredi 5 janvier 2022

Janvier, la rentrée la plus difficile en classes prépas


 

La rentrée de janvier est la plus difficile des classes préparatoires. Même en troisième année, alors que tout se passait plutôt bien et que les résultats étaient au rendez-vous, le retour à l'internat le dimanche soir a été très dur. Heureusement, des amis étaient là pour me remonter le moral. 

On l'imagine assez bien, même s'il y a de l'inquiétude, la rentrée de septembre est aussi associée à une forme d'impatience, d'excitation : de savoir enfin ce qui nous attend en première année, de poursuivre l'aventure dans la classe qu'on a obtenue pour la deuxième. 

La rentrée de novembre peut commencer à être un peu plus délicate. De nombreux élèves peuvent se poser, déjà, un certain nombre de questions, s'inquiéter pour la suite. 

En janvier, on a rarement autant travaillé qu'on l'aurait voulu. On a de toutes façons pas rattrapé tout le retard qu'on pensait.

L'hiver est là. Les journées sont courtes. Il parait loin, le moment où les journées vont être plus longues, le soleil présent et la fin de l'année à l'horizon. 

Déjà, si vous êtes là, c'est que vous avez surmonté l'épreuve du dimanche, veille de la rentrée, et de la rentrée elle-même. 

J'ai entendu parler cette semaine d'un élève qui avait arrêté. Si vous êtes sur le point de le faire, une seule question : est-ce que vous arrêtez pour les bonnes raisons ? Avez-vous décidé que tout cela ne vous valait rien et qu'il était préférable de trouver un environnement où vos talents seront révélés ? Dans ce cas, c'est tout à votre honneur et je regrette parfois de ne pas avoir eu cette démarche. 

Par contre, si c'est parce qu'émotionnellement, vous ne supportez plus la charge de travail, le stess, les remarques des professeurs ou les mauvaises notes alors que vous en êtes persuadé, votre projet d'étude et d'école passe par les classes prépas, n'hésitez pas à prendre contact. 

En effet, il y a de nombreuses solutions à mettre en place pour améliorer la situation en classes prépas. 

Parfois, il suffit simplement d'arrêter d'écouter tous les conseils inutiles qu'on vous donne pour vous recentrer sur ce qui est bon pour vous, et uniquement pour vous.

Parfois, c'est le manque de sommeil qui pourrit tout et qui vous empêche de vous concentrer, d'être attentif, de participer puis de mémoriser vos cours. Ou simplement de trouver la réponse aux exercices. 

Pour d'autres, c'est d'avoir supprimé toute activité qui leur plait, toute pause "détente" ou "sport" pour décompresser, gérer le stress, relâcher la pression un moment et reprendre ensuite. 

Enfin, c'est quelquefois l'apprentissage avec "trois semaines de retard", c'est à dire la veille de la colle ou du DS au lieu de pouvoir suivre chaque jour le cours en ayant assimilé le plus possible le précédent. 

Dans tous les cas, une séance de coaching permet de faire la part des choses, de clarifier les envies et les écueils. 

Dans tous les cas, je vous souhaite une très bonne année, le meilleur dans vos études et dans tous les aspects de votre vie !

Gabriel 

dimanche 12 décembre 2021

Travailler pendant les vacances de Noël en classes prépas

Pour tout le monde, c'est la "trêve des confiseurs" mais pour les élèves de prépa, il faut quand même travailler pendant les vacances de Noël. 

En tout cas, on aimerait bien travailler, on se dit qu'on va le faire ou qu'on devrait le faire. On est sûr que les autres le font, eux...

Comme pour toutes les vacances, il y a le risque de penser qu'on a le temps.

Erreur classique la semaine avant les vacances : "je verrai ça pendant les vacances". Si on n'est déjà plus très motivé pour apprendre un cours ou chercher un exercice le 15 décembre, c'est optimiste de penser qu'on aura la motivation entre les fêtes de Noël et la préparation du réveillon du nouvel an. 

Vous avez pu le constater au fur et à mesure des vacances - aux vacances de la Toussaint pour les élèves de première année - on ne fait jamais tout ce qu'on aurait voulu faire. On se laisse souvent tromper par cette idée d'avoir - enfin - du temps. 

Pendant ces périodes de vacances/révision, la dynamique des cours et la tension liée aux colles, DS, cours, TD, TP... s'arrêtent. La fatigue cumulée se fait ressentir. 

 

Stratégie

La stratégie que je vous propose, c'est de réfléchir en termes de priorités. Si pendant l'année, c'est assez clair et vous faites chaque jour ce qu'il faut à tout prix avoir fait ce jour-là, pour les vacances, je vous invite à y penser vraiment. 

Ainsi, on passe de "je vais reprendre toutes les maths depuis le début de l'année pour me mettre à jour" à : "qu'est-ce que j'ai à faire pour la rentrée ?"

  • Préparer la colle de maths du mardi de la rentrée

  • Préparer la colle de chimie du jeudi

  • Rendre les DM de maths, physique, info

  • Préparer le DS de maths à la fin de la première semaine

  • Préparer la feuille de TD de maths pour le mardi matin

Avec Mathieu (le prénom a été changé) avec qui on a travaillé sur ce sujet ce week-end, nous avons ajouté : 

  • les cours de la dernière semaine en maths, physique, chimie, info

  • les cours de français des dernières semaines

  • des approfondissements sur des notions des années précédentes (il est en 5/2)

Au cours de l'échange, Mathieu s'est aussi rendu compte qu'il avait oublié les TP de physique et chimie à reprendre. 

 

Gestion des priorités

Pour chaque élément de la liste, nous déterminons s'il est très important ***, important** ou moins important*.

  • DM Maths ***

  • DM Physique ***

  • DM info **

  • DM Chimie ***

  • cours de maths** (il le connait plutôt bien)

  • cours de physique ***

  • cours de chimie ***

  • cours de français ***

  • préparation colle de maths ***

  • préparation colle de chimie ***

  • TP physique *

  • TP chimie **

 

Jours de travail

Je propose de déterminer les jours dédiés au travail dans la période de vacances / révisions. Nous pouvons ainsi tenir compte du retour chez soi et des temps de transport, du besoin d'une pause le premier week-end, des événements familiaux.

J'aime suggérer de laisser les 2 ou 3 derniers jours en blanc pour les éléments sur lesquels on aurait pu prendre du retard, des points que l'on veut revoir, se sentir bien d'avoir atteint les objectifs quelques jours avant l'échéance...


Séquences de travail

Quel est le meilleur moment pour travailler ?

Est-ce le matin ? L'après-midi ? Le soir ?

Combien d'heures souhaitez-vous travailler ?

/// Tout le temps, bien sûr ! Mais c'est le risque d'avoir l'impression de ne jamais en faire assez. Ou de ne même pas réussir à s'y mettre... /// 

Quelle est la durée optimale d'une séquence de travail ? 

Est-ce 2h ? 1h30 ? 1h15 ?

Quelle pause vous ressource le mieux ? 

Est-ce que changer de matière vous suffit ?

Faut-il aller marcher 10 minutes ?

Comment éviter de vous mettre sur votre téléphone et d'y être encore 30 min plus tard ?

 

Journée type

Avec les éléments précédents, vous pouvez définir votre journée type : 

  • Travail de 9h à 13h puis de 15h à 17h. Séquences de 2h. Pause le soir

  • Travail de 9h à 12h. Pause l'après-midi. Travail de 19h à minuit. Séquences d'1h30. 

  • Travail de 9h à 19h. Pause d'1h pour le déjeuner. Pauses "ressources" marche à pieds quand j'en ressens le besoin. Séquences de travail d'1h15 à 1h30 selon la matière.

  • ...

 

Liste des tâches

Une fois qu'on a défini que notre séquence de travail idéale est d'1h30, on se rend bien compte qu'on ne va pas pouvoir finir les DM en une séquence de travail. On peut imaginer en prévoir 2 ou 3. 

On obtient ainsi une liste des tâches avec leur priorité/importance : 

  • DM Maths 1e séquence d'1h30 ***

  • DM Maths 2e séquence d'1h30 ***

  • DM Maths 3e séquence d'1h30 **

  • DM Phy 1 ***

  • DM Phy 2 ***

  • DM Phy 3 **

  • etc.

Gestion du temps et du stress

L'outil que je décris ici est proposé par Dan Low de World Education pour mieux gérer son temps et le stress qui va avec. Toute la force de l'outil consiste à répartir les éléments très importants *** sur 30% du temps de travail planifié disponible. 

Ainsi, chaque jour vous savez que vous avez trois fois le temps disponible pour faire ce qui est vraiment nécessaire d'avoir fait. Tout le reste, ** et *, vous avez décidé que c'était moins important. Il est donc possible que ce ne soit pas fait pour la rentrée.

C'est un outil puissant de gestion du stress parce que vous savez que vous pouvez y arriver. 

Vous savez que ce qui est le plus important pour la rentrée sera fait. 

Le dimanche soir, la veille de la rentrée, vous avez fait ce qui était le plus important. Si vous n'avez pas fait "tout ce que vous auriez pu", vous savez que vous avez fait ce que vous avez identifié comme le plus important. 

 

C'est aussi un outil puissant de gestion du stress parce que vous pouvez "vous détendre" avec des choses importantes, certes, mais pas indispensables 70% du temps. Ainsi, vous pouvez mettre de l'anglais ou du français même si c'est "moins important" ou "pas indispensable". 

 

Lors d'une interruption du travail par le passage de membres de la famille ou d'amis - en particulier pendant les vacances de Noël ! - vous savez que vous pouvez faire le *** du jour, même si vous avez pris deux heures de pause qui n'étaient pas prévues. 

 

Enfin, Dan Low précisait que si vous n'aviez pas terminé le travail prévu (en sous estimant le temps que ça prendrait par exemple) il vous est également possible de le finir au-delà du temps de travail prévu dans le planning !

 

Avec cette logique de "30% du temps sur les ***", une journée ratée à cause d'un moment de découragement peut se rattraper le lendemain. J'ai trop souvent eu le témoignage d'élèves qui me disaient "j'aurais dû m'y mettre hier" et qui perdaient une nouvelle journée...


 

La limite de cet outil

La limite de l'exercice, c'est le moment où vous rebouclez sur le "mais tout est *** !" Oui, on voudrait tout faire. On pense qu'on doit tout faire. Et qu'on doit tout faire bien. Mais avouez que cette idée de démarrer les vacances en reprenant tous les cours de maths depuis le début de l'année, ça n'avait marché que quelques heures, le temps de vous rendre compte qu'en 4h vous n'aviez revu que 6 théorèmes sur les 120 à revoir...

 

Planification

Vous y êtes : devant votre planning des journées prévues de travail et des séquences planifiées, vous choisissez ce qui vous semble le plus juste. 

 

Jour 1                            Jour 2                                Jour 3

Cours Maths 1            Cours Phy 1                    

DM Maths 1 ***        DM Phy 1 ***

Anglais                      Revoir TP chimie

 

Selon votre choix, vous planifiez seulement les *** jour après jour ou vous prévoyez toutes les séquences de travail. 

Dans le cas présenté ci-dessus, vous voyez que la règle des 30% du temps ne sera possible que si vous avez autant de jours de travail que de séquences *** à prévoir. Si vraiment, tout est *** dans votre liste vous avez deux options : 

  1. Vous ne faites que l'essentiel et c'est parfait : les vacances peuvent aussi être un moment de repos et de détente
  2. Tout est *** et vous avez 14 jours de travail prévus avec 8h de travail par jour : reprenez l'outil. Distinguez ce qui est très important (= indispensable) de ce qui ne l'est pas et clarifiez !

 

Dans l'exemple ci-dessus, on pourra identifier que l'élève préfère travailler par thème : il reprend le cours de maths avant de chercher le DM la même journée. Dans d'autres cas, les élèves préfèreront changer de matière plusieurs fois par jour. 

La planification vous amènera à penser l'ordre aussi. Si vous avez prévu comme Mathieu, de reprendre le cours de la dernière semaine, vous aurez envie de le mettre en début des vacances avant le DM... mais peut-être également à la fin des vacances pour des révisions avant la colle de la semaine de la rentrée...

 

Dans tous les cas, j'espère que cet outil pourra vous apporter le soutien dont vous avez besoin pour mieux travailler pendant les vacances. C'est également un outil que j'ai proposé à des élèves qui me disaient à quel point ils étaient frustrés à la fin du week-end : 

  • de ne pas en avoir fait assez
  • de ne pas avoir été efficace
N'hésitez pas à mettre en commentaire comment vous utilisez cet outil, quels aménagements vous lui avez apporté pour qu'il vous convienne, à vous.    

Pour retrouver une autre présentation de cet outil avec les schémas qui vont avec, je vous invite à parcourir cet article de 2019 : Organisation du travail en vacances

Je vous souhaite bon courage et je reste disponible pendant ces vacances pour des séances de coaching pour ceux qui en auraient besoin pour retrouver motivation et confiance en eux !

Vous allez y arriver !


Gabriel

jeudi 2 décembre 2021

Cours et Coaching de maths !




 

Bonjour,

Parfois, la meilleure manière d'avancer, c'est de s'y mettre !

C'est pourquoi pour cette année 2021-2022, j'ai souhaité ajouter une proposition de cours de maths et de coaching de maths pour mieux vous accompagner dans vos besoins. Des cours de physique, sciences de l'ingénieur et anglais sont également possibles. 

J'ai une grande confiance dans les outils du coaching et je me réjouis de toutes les situations débloquées par une approche globale de la situation, l'écoute active, la reformulation, le changement de perspective. La clarification des enjeux et des objectifs, la recherche de solutions aux difficultés rencontrées permet aux élèves accompagnés de retrouver confiance en eux et en leurs capacités à réussir !

Et puis je dois reconnaître pour un certain nombre d'étudiants et d'étudiantes, le plus difficile, c'est de s'y mettre. 

S'y mettre une fois de retour chez soi après une grande journée de travail en prépa... 

S'y mettre le week-end après l'épreuve écrite le samedi matin...

S'y mettre alors que c'est ENFIN les vacances !

 

Dans ce cas, de très nombreux élèves et leurs parents s'appuient sur la solution des cours particuliers. 

Je suis moi-même intervenu au démarrage de mon activité, 

  • le soir dans un studio à proximité de Janson de Sailly pour 4 cousins installés-là par leurs familles pour viser des études prestigieuses...
  • le dimanche matin pour un élève de MP* de Boulogne qui avait demandé des cours de maths... On a privilégié la SI qu'il délaissait... étant un ancien PSI* j'avais plus à lui apporter sur ce sujet.
  • les samedi après-midi pour redonner du courage et des explications de physique à un élève de MPSI de Meudon qui savait qu'il n'arrivait pas à s'y mettre seul de retour de son DS et de sa semaine...

 

Pour d'autres, ce sont les doutes qui se mettent en place : 

Par quoi je commence ?

Comment je m'y prends ?

J'ai l'impression de ne pas être assez efficace !

Dans ce cas, parler de coaching de maths, c'est clarifier la méthodologie et l'organisation du travail, et s'y mettre ensemble ! 

Commencer par la compréhension et l'apprentissage du cours - si possible avant la séance de travail ensemble - puis chercher les exercices. Alors c'est l'occasion de clarifier : les notions essentielles, ce qu'il est indispensable de savoir par cœur (théorèmes et définitions a minima) et les reprendre ensemble si besoin. 

Puis dans la recherche d'exercices de maths de prépas, ne pas se décourager. Par définition, c'est normal de ne pas trouver tout de suite. 

Il va falloir passer par une phase d'apprentissage dynamique du cours : reprendre ce qu'on croit savoir pour identifier dans le cours ce qui pourrait s'appliquer : est-ce ce théorème ? les hypothèses sont elles vérifiées ? non ? Cette proposition alors ?...

L'apprentissage est alors très nettement consolidé. Les notions s'impriment dans la mémoire, leur utilité devient apparente. 


Puis d'autres stratégies peuvent intervenir : 

  • Faut-il faire autre chose pour y revenir plus tard ?
  • Faut-il dormir dessus et reprendre demain ? 
    • Dans ce cas, je planifie mes séances de travail pour avoir une première phase de lecture du sujet de TD, du DM et de recherche, puis une deuxième un peu plus tard avant le TD en classe, avant de devoir rendre mon DM


Ces séances permettent ensuite de traiter un grand nombre de sujets autour des maths : l'apprentissage du cours, la recherche des exercices et des DM, la préparations des colles et leur bon déroulement, la révision des DS, la gestion du temps pendant les DS.


Pour les élèves, ça leur évite la peur de perdre du temps. 

- Une heure pour un coaching ? je n'ai pas le temps...

- Une heure de maths ? ce sera toujours ça de fait...

 

Pour les vacances de Noël, j'ai même imaginé que nous pouvions allier les séances de planification un peu spéciales que je propose : gestion des priorités, identification des meilleurs moments pour travailler, clarification des temps de repos et de pause, gestion des points forts et des points faibles - à des séances de travail maths, physique, SI, anglais selon les besoins. 

Ce sont ces différents éléments que j'ai ajouté à ma page "Nos offres" en perspective des semaines à venir. 

 

Dans tous les cas, ne vous découragez pas. Les semaines de décembre puis de janvier sont les plus difficiles. Ensuite, c'est reparti !

Bon courage, 

 

Gabriel Brabant

Auteur de ce blog, ingénieur et coach

Pour plus d'informations ou pour prendre rendez-vous, vous pouvez me joindre directement au 06 33 85 53 27 

 

jeudi 18 novembre 2021

Harcèlement et mauvais traitement


 

Bonjour

 

Je suis interpellé par le documentaire "Les abus sexuels dans le sport" qui était proposé cette semaine dans la sélection de Mk2 Curiosity. Sur France Bleu le "zoom" portait sur le harcèlement scolaire. 

 

Le parallèle entre les deux m'interpelle : 

Dans les deux cas, les victimes ne peuvent pas parler la plupart du temps. 

Quand elles osent le faire, on ne les écoute pas, on les renvoie à leur propre responsabilité et on ne prend pas de mesures pour les défendre ou éviter que ça se reproduise. 

 

Ces derniers jours, il a été question de harcèlement sexuel, d’agressions sexuelles et de viols à Centrale-Supélec.

 

Comment est-ce possible ?

Comment pouvons-nous accepter ça ?

 

Un autre parallèle me semble inquiétant : 

Le chercheur explique que dans le monde du sport, c'est normal de souffrir dans son corps et de se soumette à l'entraîneur pour gagner en performance sportive. 

L'enfant est donc déjà dans une logique de soumission à celui qui doit pouvoir le mener aux Jeux Olympiques, quand l'entraîneur franchit la ligne rouge et lui impose des choses inacceptables. Ayant accepté de nombreuses souffrances et douleurs au nom de la performance, il continue de se soumettre et n'est pas en mesure de refuser, de se défendre, de trouver des protections. 

Ensuite, il n'est pas en mesure de parler. Quand il le fait, il est rarement entendu. Il provoque un tsunami pour toute la famille, pour toute l'équipe sportive. Dans le documentaire, ça va plus loin et c'est glaçant : on achète son silence et ça continue. 

 

Vous voyez le parallèle avec le harcèlement en classes prépas ? 

 

Ces professeurs qui doivent mener les étudiants à HEC ou à Polytechnique bénéficient aussi de ce contexte : 

- adulés par leur hiérarchie qui compte sur eux pour la réussite des élèves et décrocher des écoles prestigieuses pour les résultats du lycée. (C'est également ce qui est mis en avant pour les fédérations sportives vis à vis des coachs déviants)

- élèves séduits et devant assurer pour leur avenir.

 

Ce contexte permet à CERTAINS enseignants - une minorité heureusement - de critiquer, humilier, rabaisser, moquer des élèves dans des proportions qui ne seraient acceptables nulle part ailleurs.

Rien que cette habitude absurde et humiliante, pourtant encore pratiquée, de distribuer les copies par ordre décroissant, devant toute la classe : le premier est encensé, adulé, félicité. Les suivants s'inquiètent de plus en plus au fur et à mesure de la distribution. Le dernier ne peut pas discrètement encaisser le choc de cette mauvaise note - ce n'est quand même qu'une mauvaise note - il est stigmatisé devant toute la classe !

Précision importante : je m'en tiens à un parallèle entre les processus qui conduisent à l'abus sexuel d'un côté et à l’humiliation ou au harcèlement scolaire de l'autre. Je n'ai pas connaissance de situation d'abus sexuels dans les classes préparatoires. Je découvre celles pratiquées dans les grandes écoles avec les articles de journaux et j'en suis atterré. Je n'avais pas eu connaissance ou observé de telles situations pendant mes études. Enfin, en l'écrivant, je me rends compte que les quantités d'alcool consommées menaient certainement à des situations du même type


Et vous, qu'en pensez-vous ? 

Avez-vous connaissance de dérives ? 

Avez-vous pu les dénoncer ?

Si vous êtes directement concerné(e), avez-vous pu vous défendre, être protégé(e), défendu(e) ?


La discussion est ouverte !

  

mardi 16 novembre 2021

Le coaching, en quoi ça vous aide ?

Bonjour,

En arrivant en maths sup, à Orléans, en 1997, il n'était pas question de demander de l'aide. 

Des cours particuliers ? Ça nous aurait paru hautement improbable. 

Nous ne nous achetions même pas de bouquins complémentaires aux cours des profs.

Au cours de l'année, j'ai découvert qu'il était utile d'acheter des bouquins pour mieux comprendre, parfois aller à l'essentiel en 1 page quand le cours fait 20 copies doubles. 

 

En arrivant à Lakanal en 5/2 c'était une institution : vente de bouquins par les internes de l'année d'avant pour les nouveaux arrivants. MethodiX et tous les autres...

 

Aujourd'hui, il y a internet, vous avez probablement accès à 20 ans d'annales de concours, aux corrigés de vos DM...

 

Quand j'ai lancé mon blog de coaching fin 2008, je ne voyais pas comment les cours particuliers pouvaient aider. Le copain qui accompagne la création d'entreprise m'a annoncé le contraire : "si tu veux que ton entreprise fonctionne, propose des cours de maths !" "C'est là qu'est le marché".

 

Depuis les cours de maths sont devenus des coachings de maths. 

Olivier SARFATI propose des classes virtuelles de maths les samedi après-midi et 190 h d'accompagnement à travers des séances collectives pendant les vacances, des sessions enregistrées, des coachings par son équipe... sur le site très soigné MyPrepa.fr

Quand on cherche des coachings pour les étudiants des classes prépas, on est passé de 3 interlocuteurs en 2008 : Sylvaine PASCUAL à Versailles, Sylvie AUDIBERT à Saint Germain en Laye à plus de 25 offres diverses et variées.

De mon côté, je continue à croire à l'autonomie de l'étudiant et à une approche globale du coaching. 

Ce que j'aime dans ma proposition d'accompagnement, c'est de remettre un étudiant sur pied en 1h ou 1h30. De pouvoir m'assurer qu'ensuite tout se passe mieux sur 6 semaines. 

 Ce n'est évidemment pas un modèle économique très efficace. Proposer des formules annuelles alléchantes garantissant l'intégration d'HEC est evidemment plus satisfaisant commercialement. 

Les familles sont prêtes à dépenser beaucoup pour l'avenir de leurs enfants. 

Des articles circulent cette semaine :

 

De mon côté, quand je demande quelques centaines d'euros, je trouve que c'est déjà beaucoup pour plusieurs semaines d'accompagnement. 

Je propose des coachings solidaires selon la charte de déontologie de l'association européenne de coaching : pour les élèves boursiers, les familles qui ont moins de moyen. 

J'en viens au sujet de cet article : comme "coaching" ça veut tout et rien dire à le fois, de quoi s'agit il exactement ? En quoi ça peut aider les étudiants ?


J'ai l'impression que le plus important, c'est que j'assure la gestion de crise. 


Il n'y a pas pas de coaching si tout va bien ou que c'est supportable. 


Les étudiants n'ont pas le temps de parler à un inconnu s'ils ne ressentent pas au fond d'eux-mêmes qu'il faut trouver une solution aux difficultés qu'ils rencontrent. Parents, profs et amis ont fait le nécessaire. Ils ont un prof particulier ou y réfléchissent. Ils font des stages aux vacances pour trouver la motivation de travailler...

Et si on prenait le problème dans l'autre sens ?

  • que voulez-vous ?
  • pourquoi faites-vous les classes prépas ?
  • qu'attendez-vous de ce métier, de ces écoles ?
  • qu'est-ce qui vous plait dans les maths, la physique ? ou l'économie, la gestion, le marketing ? la philo, les lettres, les langues ?
  • faut-il vraiment travailler tout le temps ou gérer les priorités ?
  • faut-il travailler tout le week-end ou prévoir un programme de travail et des pauses ?
Le plus important, ensuite, c'est la confiance en soi et en sa capacité à réussir.

On n'en parle pas explicitement, mais tous les sujets autour nous permettent exactement ça : vous rebrancher sur :

  • votre confiance en vous et en vos capacités à réussir
  • le sens de tout ça
  • votre intérêt pour les matières enseignées
  • la valeur de l'effort quand il permet d'obtenir des résultats
  • la satisfaction de trouver un exercice de maths, de rédiger une dissertation de philo sur un sujet qui nous interpelle, comprendre un phénomène physique ou les évolutions économiques 

Le chemin des classes prépas et des études supérieures est un parcours engagé et exigeant à un âge où d'autres peuvent avoir décroché depuis longtemps. 

Il est basé sur un contrat de retour sur investissement dont on peut douter tant qu'on n'a pas obtenu l'école visée, dans un quotidien où les certitudes flanchent... 

Il peut être tentant de trouver injuste de ne pas profiter, nous aussi, de nos soirées pour voir nos amis, des samedis pour nous coucher à 3h, de nos vacances pour ne rien faire...

Où que vous en soyez dans ces réflexions ou inquiétudes, quand vous passez plus de temps à douter qu'à travailler, plus de temps à vous dire que "vous devriez vous mettre au travail" qu'à travailler, une séance de coaching vous ferait du bien.

Le plus souvent, ce sont les parents qui identifient ce besoin. Malheureusement, les jeunes font comme nous tous quand ils n'ont pas envie de voir le problème : jeux vidéos, temps passé sur internet "à regarder des vidéos sur youtube".

A l'époque déjà, c'était plus facile d'être à l'internat qu'à la maison avec la tentation de la télé, de l'ordinateur ou de la console de jeux. Désormais, ils ont dans leur poche ou sur leur bureau la télé, l'ordi et la console. Je les plains. Bravo à ceux qui arrivent à couper leur téléphone ou au moins les notifications des réseaux sociaux et autres groupes whatsapp.

Ce week-end chez des amis pour la préparation d'un exposé d'une élève de 13 ans en 4e son smartphone affichait des notifications toutes les 5 à 15 secondes. Comment se concentrer dans ces conditions ?

Je vous souhaite bon courage !

Gabriel 

06 33 85 53 27  

lundi 20 septembre 2021

Une seule manière de travailler : la vôtre !



Bonjour, 

Régulièrement j'accompagne des élèves qui se posent plein de questions sur leur manière de travailler ou qui se reprochent de ne pas travailler assez, de ne pas être assez efficace. 



Est-ce que vous êtres vraiment en mesure de choisir à quelle vitesse vous apprenez un cours de maths ? 

Est-ce que vous êtes vraiment en mesure de choisir à quelle vitesse vous allez trouver la solution du problème, de l'exercice ?



Quand vous travaillez toute une après-midi, est-ce que vous choisissez si vous arrivez à rester concentré(e) 4 heures ou si toutes les heures vous avez besoin de vous levez pour aller faire un tour ?

Quand vous n'arrivez pas à vous y mettre en rentrant de votre journée de cours ou le dimanche matin est-ce que vous le choisissez ?



Je vous propose donc de prendre le sujet dans l'autre sens : 

Pour réussir à vous y mettre : qu'est-ce qui vous fait envie, qu'est-ce qui vous motive ? Faut-il commencer par vos points forts ? Par un sujet qui vous intéresse ? 

Faut-il prendre un temps pour vous rebrancher sur votre motivation d'origine : repenser à l'école ou au métier qui vous a fait choisir les classes prépas ?



Pour vous sentir efficace : identifiez vos priorités, ce qui est le plus important, ce que vous voulez avoir fait plutôt que la liste de "tout ce qu'il faudrait faire". 

Ainsi, quand votre séquence de travail se termine, vous savez que le plus important est fait. 



Tous les moments que vous passez à vous interroger, à vous remettre en question, à culpabiliser de ne pas avoir assez travaillé sont contre-productifs. 



Peut-être pouvez-vous imaginer que la seule manière que vous avez de comprendre, apprendre, travailler, c'est la vôtre. A partir de là, vous avez la chance de pouvoir avancer chaque jour dans la bonne direction. 



Et si vous avez le sentiment que vous n'avancez pas dans la bonne direction, il est alors possible de prendre un temps pour savoir vers quoi vous aimeriez aller, ce qui vous conviendrait mieux. 



Une chose est sûre, souffrir pendant ses études n'est pas la garantie, ni d'être au bon endroit ni d'être en mesure de montrer et développer ses talents. Au contraire. 

Si pour vous, c'est le moment de faire le point sur ce qui marche, ce qui ne marche pas, votre organisation, la gestion du temps et des priorités, gérer vos points forts et vos points faibles et vous sentir plus satisfait de votre travail, mes séances de coaching sont là pour ça. 

 

Bon courage !

Gabriel

06 33 85 53 27






lundi 13 septembre 2021

En quoi est-ce difficile de ne plus être le premier ?


Bonjour, 

 

Pour faire suite à mon article d'hier sur Les difficultés en classes prépas j'ai eu envie de développer. 

 

Finalement, la question se pose : En quoi est-ce difficile de ne plus être le premier ?

 

On pourrait se dire que quand on démarre les classes préparatoires aux grandes écoles, que ce soit maths sup, prépa HEC, une hypokhâgne, BCPST pour préparer l'agro ou véto, ou toute autre prépa, comme la première année de médecine, on est prévenu :

 

Ça va être dur. 
Il va falloir travailler. Beaucoup. Tout le temps. 
Les concours ne feront pas de cadeaux. 
Seuls les meilleurs vont y arriver. 

 

On est prévenu mais on fait les classes prépas pour réussir, comme on a tout réussi jusque-là. 

L'école primaire comme premier de la classe. Le collège avec 19,5/20 en maths et 40/40 au brevet. La première S sur la même lignée pour certains, avec plus d'efforts pour d'autres, mais toujours dans une dynamique d'être dans la meilleure classe du lycée, parmi les premiers ou en progressant rapidement dès qu'on travaille ce qui est nécessaire. 

La fameuse classe d'allemand première langue au collège, celle de latin au lycée. 

 
Alors quand on démarre les classes prépas, c'est pour continuer d'être le premier. C'est pour faire Centrale Paris ou Polytechnique, éventuellement l'ENS si on a une vocation pour enseigner. 
 
Je ne connais personne qui démarre les classes prépas pour faire une petite école inconnue dans une ville où il n'est jamais allé. 
 
Même mon école préférée aujourd'hui, l'ESTIA à Bidart, posée à quelques km des plages de surf, ça ne m'aurait pas semblé sérieux. 
 
 
Des mauvaises notes, c'est cesser tout à coup d'être "validé" par l'extérieur. 
 
C'est cesser de savoir que l'on fait ce qu'il faut parce que la note, le résultat, l'appréciation le dit, le rappelle : "Très bien", "Très satisfaisant", "Excellent". 
 
4,5/20 "A revoir"
 
Ça ne dit pas  : tu as bien travaillé, continue comme ça, ça vaut la peine, tu vas y arriver. 
 
4,5/20 quand "bien" ça commençait à 14/20 pour les autres et à 16/20 pour soi... c'est difficile à avaler. 
 
Être en dessous de la moyenne, c'était interdit. 
Être en dessous de la moyenne de la classe ! 
 
Ça veut dire que je suis moins bon que les autres ?
Ça veut dire que je ne travaille pas assez - alors que je ne fais que ça ?
Ça veut dire que je ne suis pas assez intelligent ? que je ne suis pas fait pour les classes prépas ? que je n'ai pas ma place ici ?            
 
Un échange avec le prof de maths : "Il faut travailler plus". 
 
Il faut travailler plus ? 
 
Mais je travaille tout le temps, autant que je peux. J'ai arrêté toutes mes activités. Je viens au lycée, je travaille. A la pause, je travaille. Je rentre chez moi je travaille. Je me couche, je dors et je recommence.  
J'ai tout appris, cherché et trouvé tous les exercices, appris toutes les démonstrations et j'ai 9,5 ?
 
 
La perte de sens
 
A quoi ça sert alors ?
De toutes façons, à quoi ça sert de faire des maths toute la journée ? 
Je ne vais quand même pas continuer à y passer tous mes dimanches et mes vacances ?
 
 
Le manque de sommeil
 
Pour d'autres, travailler plus ça veut dire dormir moins. 
 
Dans un premier temps, ça peut marcher. On arrive à apprendre plus de cours, à chercher plus d'exos.     

Dans un deuxième temps, ça peut être le début d'un cercle vicieux: fatigué, j'ai du mal à me lever. Arrivé tant bien que mal en cours, j'ai du mal à suivre, je suis moins attentif. Il me faudra plus de temps pour apprendre le cours, pour le retenir. Je n'aurais pas eu l'énergie de chercher les exercices proposés par le prof, je participe moins. Je laisse filer ce que je ne comprends pas au lieu de poser une question.

 Le soir, je n'arrive plus à m'y mettre, je ferai peut-être une petite sieste avant de travailler, quitte à me coucher encore plus tard.

Le mémoire à long terme est affectée par le manque de sommeil. 

On va gérer : réussir les colles apprises la veille, les DS révisés jusqu'à "pas d'heure". Mais que restera t'il de tout cela 12 mois plus tard au concours ? Encore un peu plus tard aux oraux ?

 

Cercle vicieux

Le cercle vicieux de la fatigue fonctionne aussi avec la perte de sens et donc de motivation. 
 
On n'arrive plus à s'y mettre en rentrant. Ensuite on se reproche de n'avoir pas travaillé. On se demande si ça vaut bien la peine de continuer.
 
J'ai ainsi accompagné un élève du lycée Pothier à Orléans (c'était aussi mon lycée pour la sup et la spé 3/2) qui s'est dit pendant presque toutes les vacances, 
"c'est peine perdue, j'aurais dû commencer hier" 

Comme on s'est rencontré pour un coaching le lundi des vacances, j'ai essayé de le rassurer :  "Si vous avez simplement fait la pause du week-end, ça va bien se passer, je vous propose de faire un planning."

"oui, mais j'aurais dû commencer hier"

Une semaine plus tard, il n'avait pas démarré et pouvait renforcer sa culpabilité et son découragement : 

"j'ai perdu une semaine, je ne rattraperai jamais..."

 

L'ambition, les projets

Alors oui, c'est difficile d'avoir des mauvaises notes, de ne plus être le premier.

 

"Si je ne suis pas parmi les premières, je n'aurais pas la classe étoile ? Si je n'ai pas la classe étoile, j'ai peu de chances d'intégrer Supaéro, est-ce que ça vaut le coup que je continue ?"

C'est la question d'une étudiante de Saint Louis, en maths sup PCSI il y a quelques années. 

Quelques semaines après la rentrée, avec l'arrivée des premières notes.

 

La question mérité d'être posée. 

Si je ne veux que "Polytechnique" et que j'ai des difficultés en prépa, qu'est-ce que je fais ?

Est-ce que je renonce à mon projet ? 

Est-ce que je renonce à Polytechnique ? 

Est-ce que je renonce aux classes prépas ?

 

Chaque réponse se construit individuellement à partir d'une petite enquête : 

  • pourquoi je voulais faire Polytechnique ou Supaéro ?

Est-ce pour faire un métier dans la technologie, l'ingénierie ?

Est-ce pour le prestige de l'école et de la formation ?

Est-ce pour travailler dans les Grands Corps d'Etat, comme fonctionnaire ?

Est-ce parce que mon grand-père/mon père/mon oncle a fait Polytechnique ?

(Oui, c'est sexiste, c'est malheureusement encore rarement parce que ma grand-mère a fait Polytechnique, et j'ai envie de croire que les mères qui ont fait Polytechnique sont un peu plus subtiles que nous les hommes et autorisent leurs enfants à faire autre chose - je suis féministe.) 

 

 

  • Pourquoi est-ce que j'ai choisi les classes prépas ?

Est-ce parce que mes professeurs m'ont invité à aller en classes prépas parce que j'avais des bonnes notes et que je ne savais pas trop quoi faire ? 

Est-ce pour me laisser "toutes les portes ouvertes" ? comme je l'entends trop souvent (cf. mon coup de gueule à ce sujet de janvier dernier : 

Les classes prépas ne sont pas un moyen de "se garder les portes ouvertes"

Est-ce parce que j'aime les maths, la physique, la chimie / les lettres, la philo, les langues / l'économie, la gestion, les sciences humaines... ?

Est-ce parce que je suis intéressé par un secteur d'activité ou un métier auquel me donnera accès mon école d'ingénieur, de management, véto, agro, l'ens... 


On voit bien que dans certains cas ce sera facile de retrouver sa motivation initiale et de s'accrocher pour traverser la tempête. Dans d'autres cas, il faudra se reconstruire une motivation propre ou aller voir ailleurs. 

J'ai la croyance désormais qu'on ne choisit pas une orientation par hasard, même si on se laisse influencer par l'extérieur. 

Mon driver, ma motivation à moi, c'était "si c'est dur c'est que c'est bien". Disons que c'était mon système de croyances - pardon pour le jargon de coach/psy. On voit que ça répond : 

  • au principe de sélection par les maths de notre système français
  • au principe de (sur-)valorisation de l'effort.

Depuis j'ai largement revu mon système de croyance : 

  • il faut faire ce qu'on aime
  • si c'est "facile" ça a d'autant plus de valeur : "c'est facile pour moi et (peut-être) pas pour les autres" = un talent ?

J'ai tout un travail autour des points forts et des points faibles avec les étudiants que j'accompagne. Heureusement, la plupart ont choisi les classes prépas qui leur conviennent à partir de leurs points forts, mais passent parfois ensuite trop de temps sur les matières où ils ont le plus de mal...

 

Paradoxalement, ces classes préparatoires peuvent nous imposer de sortir : 

  • de la comparaison ou de la compétition quand ça empêche de travailler sereinement
  • de l'approbation de l'autre parce qu'il faut retrouver une motivation interne et personnelle pour continuer à travailler dans l'adversité
  • de la perspective de grandes écoles prestigieuses comme seule raison de travailler puisqu'à un moment il faut accepter de ne pas être sûr de les avoir, dans le principe même des concours !
C'est tout ce qui me vient pour ce matin. N'hésitez pas à me contacter si vous voulez poursuivre la discussion ou vous faire accompagner pour traverser un moment difficile de votre prépa. 
 
Vous pouvez aussi poster vos remarques en commentaire pour alimenter la discussion ici. 
 
Gabriel Brabant
06 33 85 53 27

J'avais aussi pris le temps d'écrire à ce sujet ici : " La perte de valorisation
 
"Passer d'un statut d'élève reconnu pour ses mérites scolaires par les profs, les parents, la famille et la société en général à une situation de difficulté, d'échec, ou simplement de notes basses, puisque c'est la règle en prépa."