mardi 7 janvier 2020

Pour lutter contre le découragement


Pour lutter contre le découragement, vous pouvez vous concentrer sur les matières qui vous plaisent. 

Mes questions de coaching seraient : 
Qu'est-ce qui vous a amené à choisir les classes prépas ?
Quelles sont les matières qui vous plaisent ?
Qu'est-ce qui vous plait dans ces sujets ?
C'est ce que j'appelle la motivation interne...
 

Ensuite, vous pouvez vous concentrer ou vous rebrancher sur vos objectifs, vos envies d'école ou de métier : 
Quel projet professionnel vous a amené à choisir les classes prépas ?
Quelles écoles vous aviez envie de faire ?
Dans quel secteur d'activité vous avez envie de travailler ?
Quel métier vous avez envie de faire ?
 C'est ce que j'appelle la motivation externe...

Prendre le temps de vous rebrancher sur ces éléments vous permettra de retrouver ce qui vous donnait envie, ce qui vous a conduit à faire ces choix. Ainsi, vous pourrez continuer vos efforts dans la direction de ce que vous avez choisi. 



Mais parfois, ce sont justement ces sujets qui peuvent être source de découragement : 
  • Vous aviez envie de faire Supaéro mais vous ne savez pas si vous allez être capable d'y arriver
  • Si vous n'obtenez pas de classe étoile pour la spé est-ce que ça vaut le coup de continuer ?
  • Avec 4,5/20 en maths vous vous dites que vous n'aurez pas les écoles que vous vouliez

Pour ce qui est d'aimer les maths, la physique ou la philosophie, c'est certain que ça vous passionnait jusqu'à l'année dernière mais maintenant que vous en faites 6h par jour à un rythme trop soutenu, vous avez perdu le plaisir que vous pouviez avoir à étudier ces matières, à résoudre les exercices ou à traiter un sujet en dissertation. 


Souvent, tout cela a lieu alors que vous avez surinvesti vos études en décidant : 
  • d'arrêter vos activités extrascolaires pour vous consacrer à votre prépa
  • de prendre une chambre en ville ou de rejoindre l'internat du lycée, ce qui vous coupe de votre environnement familial
  • que vous n'aviez pas le temps de voir vos amis qui ont choisi d'autres cursus d'études
  • qu'il valait mieux ne pas trop "sortir" au cinéma, au théâtre ou simplement retrouver des amis
  • que vous n'aviez pas de temps pour faire du sport. 

Dans vos méthodes de travail, vous imaginez qu'il faut : 
  • tout faire
  • travailler tout le temps
  • commencer par le plus difficile
  • faire autrement que ce que vous avez toujours fait "c'est la prépa, c'est du sérieux"


C'est pour ces raisons que mes coachings consistent régulièrement à remettre les choses en place :
  • travailler ses points forts et ses atouts pour obtenir des résultats dans ces matières
  • retrouver le goût du travail en remettant de la satisfaction : chercher des exercices qu'on est capable de trouver, prendre le temps de les trouver, prendre le temps d'apprendre
  • reprendre une activité extra-scolaire si elle fait du bien, permet de décompresser, de gérer le stress de la semaine, apporte satisfaction
  • reprendre une activité sportive pour se sentir bien dans son corps, évacuer le stress, gérer la pression de la prépa, retrouver de l'énergie et du tonus
  • faire des pauses toutes les fois où c'est utile et nécessaire
  • faire des pauses qualitatives : repos, lecture, musique, sport, ballade en forêt au lieu des pertes de temps qu'on ne maîtrise pas parce qu'elles nous maîtrisent ou nous emprisonnent dans une forme de dépendance ou d'addiction : jeux vidéos, vidéos sur youtube, séries, réseaux sociaux. 
Si c'était si simple, tout le monde le ferait, me direz-vous, alors comment je fais ?

La première chose, c'est de comprendre que chaque étudiant en prépa a envie de bien faire. Il a choisi les classes prépas par goût pour ces matières, par ambition pour une école ou un métier, par envie de construire une vie professionnelle dans un secteur d'activité. 

Du coup, dès qu'on se positionne "de son côté" on peut voir que s'il ne réussit pas, si elle n'a pas les résultats attendus, c'est que quelque chose ne va pas, pour elle ou pour lui. 

  • Est-ce qu'il/elle dort assez ?
  • Est-ce qu'il/elle a encore confiance en lui/elle et en ses capacités à réussir .
  • A-t'il/elle encore du plaisir à travailler ?
  • Arrive-t'il/elle à se mettre au travail ?
  • Arrive-t'il/elle à suivre en classe ?
  • Est-il régulier dans son apprentissage quotidien ou hebdomadaire des cours ?
  • Arrive-t'il/elle à s'organiser dans son travail ?
  • Comment se passent les DS, les colles ?
  • Est-ce que le stress lui fait perdre ses moyens lors des évaluations ?



Pouvoir parler de tous ces sujets avec un interlocuteur neutre, bienveillant, à l'écoute, formé aux outils du coaching professionnel et scolaire permet de se sentir écouté et accueilli dans un contexte que je rappelais dans cet article où les enseignants semblent être régulièrement là pour juger, noter, évaluer, critiquer, formuler des reproches, indiquer tout ce qui ne va pas. 

Un coach, c'est un interlocuteur qui est centré sur les encouragements, qui va s'appuyer sur les atouts, les points forts, les envies. Construire tout ce qu'il faut pour retrouver courage, engagement, énergie, confiance, et toutes les fois où ce sera possible satisfaction et même plaisir. 

Un coach, c'est également quelqu'un qui choisit de ne pas savoir à votre place ce qui est bien pour vous : il sera à l'écoute des solutions que vous envisagez, des techniques que vous choisissez, du rythme que vous voulez !

Alors si vous avez besoin de vous rebrancher sur votre motivation, n'hésitez pas à mentionner ce qui ne vas pas ou à poser vos questions dans les commentaires, je me ferai un plaisir d'y répondre.

J'avais également abordé la question de la motivation dans cet article

Bonne rentrée !

lundi 6 janvier 2020

Rentrée de janvier


Chers amis, 

Comment se passe pour vous cette rentrée ?
Comment se sont passées les vacances ?

Pour moi, la rentrée de janvier est la plus difficile. En particulier en 2e année. Et même en troisième année, quand c'est le cas. 

Septembre, c'est le démarrage, tous les espoirs sont permis. 

Octobre, novembre c'est la mise en route, avec parfois des difficultés déjà significatives, quand elles sont là. Soit parce que le démarrage de la prépa est difficile, soit parce que la classe "étoile" obtenue l'année suivante le devient. 

Décembre arrive avec soulagement : l'impression que les vacances arrivent, qu'on va pouvoir souffler et même, tout reprendre tranquillement pendant les vacances. Des vacances qui passent trop vite. Des vacances "soulagement" qui n'en sont pas. Il y a les fêtes, l'occasion de retrouver famille et amis, parents, frères et sœurs et parfois les cousins. 



Mais c'est aussi l'occasion de mesurer le décalage. Décalage avec les oncles et tantes qui nous demandent des nouvelles, sereinement, pensant que "comme on a tout réussi jusque là, on va continuer à tout réussir". Sans vraiment travailler. 

Parce que c'est l'image que l'on a des étudiants et des élèves brillants. Un élève qui réussit bien c'est certainement qu'il a "des facilités". C'est assez injuste pour tous ceux qui sont travailleurs et qui investissent beaucoup de temps dans le travail scolaire, pendant des années, pour arriver à une scolarité décrite comme "brillante". 

C'est également assez mal connaître les difficultés des études supérieures d'imaginer que tout va continuer à "rouler". En particulier en classes prépas, mais également à l'université. 

Est-ce utile d'apprendre tout cela ?
Est-ce nécessaire de passer 1000h à écouter ce prof qui n'a pas fait l'effort de rendre son cours intéressant et celui-ci qui n'a pas fait l'effort de mettre à jour son contenu au regard des innovations des 5, 10, 20 dernières années ?

Vais-je y arriver ?
Est-ce que c'est ce que je veux vraiment faire ?
Mais au fait "ingénieur" c'est quoi ?

Moment du bilan, personnel ou familial. Espoir de se remettre à niveau en 15 jours qui passent toujours trop vite. Difficulté à se mettre au travail entre une soirée de réveillon et un repas de famille. Les vacances de Noël sont rarement le moment de la remise à flots tant attendue et espérée pendant le mois de décembre. 

La perspective semble longue, ensuite, pour tenir jusqu'au mois de juin. L'inquiétude grandit à l'approche des concours. 

En troisième année, ce sont les amis de l'internat qui m'ont rassuré dès la veille puisque le retour à Lakanal se faisait le dimanche soir. Les années précédentes, c'est dans la solitude du noyau familial que j'ai vécu mes doutes, mes peurs, mon découragement sans en parler pour ne pas inquiéter les uns, pour ne pas me voir abreuver de conseils de la part des autres. 

Des conseils qui se rapprochaient souvent de reproches. "Ne te pose pas de questions, ça va aller" devenait volontiers "tu te poses trop de questions", sur le mode "il faut savoir ce que tu veux", "la prépa c'est dur pour tout le monde", "il faut t'accrocher". 


2008

C'est pour ça qu'en 2008, quand j'ai décidé de faire du coaching mon métier, j'ai commencé par ce blog. Il me semblait indispensable que les élèves et étudiants des classes prépas puissent trouver un interlocuteur bienveillant = de leur côté, pour réfléchir avec eux aux solutions qu'ils peuvent mettre en place en face des difficultés qu'ils rencontrent. 

A ce moment-là, j'ai rencontré Sylvaine Pascual, qui le proposait déjà à Versailles et qui continue à le faire en plus de ses accompagnements vers une vie professionnelle plus satisfaisante à travers son site Ithaque. Elle m'invitait à mettre de très belles photos sur mon blog et je mesure aujourd'hui à quel point elle a raison. Elle était ensuite surprise que je reprenne ses idées mais ce n'était pas le cas : nous arrivions simplement aux mêmes constats sur les enjeux des classes prépas. Elle, par ce qu'elle avait observé comme professeur d'anglais en prépa, moi pour les avoir vécues. 

Effectivement, un élève en difficulté à l'oral d'anglais en entrée en sup, reste en difficulté à l'oral d'anglais jusqu'au concours. Et si on lui proposait des modules de prise de parole en public, de gestion du stress et des cours d'anglais efficaces ?

Effectivement, tous les profs se plaignent que les élèves ne travaillent pas assez. Comment est-ce possible alors que les élèves ont choisi les classes prépas en connaissance de cause ? Et bien quand elle est retournée voir ses anciens collègues pour leur proposer ses accompagnements, il n'en a pas été question. 

Constater que quelque chose ne va pas et le répéter quotidiennement en salle des profs, c'est possible. Imaginer qu'un intervenant extérieur puisse apporter des solutions : hors de question. 

2020

J'ai toujours pensé que les situations allaient s'améliorer. Que les professeurs cassants allaient être remplacés par une nouvelle génération de profs pratiquant des pédagogies plus constructives. 

Aujourd'hui, j'en doute. 

Au lycée Lakanal, une élève de sup signalait en début d'année que le professeur de physique mettait des notes négatives aux interrogations de cours. 

Au lycée Condorcet, on m'a signalé une moyenne de classe à 2,5/20. 

Chaque année, j'accompagne des élèves dans des situations que je considère comme "normales" en prépa : s'adapter au rythme, garder confiance en soi malgré la quantité de travail et les notes basses, garder ou retrouver la motivation malgré le découragement possible au fil des semaines, s'organiser pour être plus efficace. 

Comme tout coaching professionnel : la volonté de faire au mieux, d'atteindre ses objectifs, de gérer son temps et ses priorités, le stress des évaluations et des oraux ou celui, quotidien, de savoir par quoi commencer et comment s'y prendre quand il y a "tant à faire". 

Dans d'autres occasions, c'est l'occasion de poser les fondements d'un projet professionnel qui vient revalider les décisions prises et la motivation pour le parcours d'études choisi. 

Par contre, régulièrement aussi, on m'appelle pour me parler d'étudiants pour qui c'est trop tard pour envisager de poursuivre les classes prépas : ils sont épuisés, découragés, ils développent les symptômes d'une dépression ou d'un burn-out. 

Je ne crois pas qu'ils "n'étaient pas faits pour les classes prépas" comme on l'entend tous les jours. Je ne comprends pas qu'on se contente d'un système qui prend les meilleurs élèves pour en casser/détruire/décourager un pourcentage tous les ans trop élevé. 

Les professionnels des établissements ont des processus de sélection. Ils choisissent des dossiers. Ils peuvent savoir que certains des élèves choisis sont de fait parmi les derniers sélectionnés. Ils pourraient mettre en place des accompagnements pour ceux qui reçoivent des notes catastrophiques les premières semaines. Ils pourraient être attentifs à celui qui va visiblement mal. 

Au lieu de cela, ils passent tout au filtre de la quantité de travail : il faut travailler plus !

En salle des profs, chaque rentrée : 
"ils sont vraiment mauvais, c'est de pire en pire chaque année !"
"c'est sûr qu'avec la réforme du lycée, on n'est pas gâtés !"

En classe et sur les copies : "il faut vous mettre au travail", "peut mieux faire", "il faut s'y mettre", "il faut apprendre votre cours", "Au boulot !"

On imagine bien que tous ces élèves inscrits à Louis Le Grand, Saint Louis et Henri IV mais aussi ceux de Descartes à Tours ou Pothier à Orléans ont choisi les classes prépas parce qu'ils y ont vu l'occasion de se tourner les pouces, d'une réussite facile, de pouvoir faire une cure de cinéma, de sorties et de parties de babyfoot ou de pétanque...

On imagine bien qu'ils ont eu 20 au bac (et oui, maintenant, c'est la norme, quand on m'appelle, on me dit "il a eu 20 en maths au bac", "elle a eu 18,5 de moyenne au bac"...) c'était en se concentrant sur leurs parties de fortnite ou de minecraft tout en passant leur journée à faire des selfies pour instagram comme on nous décrit "la jeunesse" aujourd'hui. 

Rentrée 2020

Pour cette rentrée, ce que je peux vous souhaiter, c'est d'arrêter d'écouter toutes les conn...ries qu'on vous répète. 

Mes conseils :
  • Travaillez au mieux, du mieux que vous pouvez, sur des durées les plus efficaces pour vous
  • Faites les choses importantes sur le long terme : apprendre votre cours au jour le jour, comprendre tout ce que vous pouvez
  • Cherchez les exercices et les exemples qu'on vous propose pour tester ce que vous savez et ce que vous êtes capables de trouver par vous même
  • Participez autant que vous pouvez en classe, même simplement par des questions pertinentes : ça vous oblige à suivre, ça montre votre intérêt, ça interrompt le cours pour tout le monde pour le bonheur de tous ceux qui étaient à la traîne, ça oblige le prof à reformuler. 
Ce qui ne me semble pas possible : 
  • Vouloir travailler tout le temps
  • Vouloir "tout faire"
  • Écouter les critiques des profs et en tenir compte - il vaut souvent mieux se boucher les oreilles. En particulier pour les profils sensibles ou émotifs.
  • Se prendre la tête sur les notes. Elles sont de toutes façons trop basses quand on a été habitué à ce que "bien" ça démarre à 14. Là, il faut quand même considérer que "bien", ça démarre à 8. C'est un peu compliqué pour chacun et même pour les parents qui essaient de suivre ce qui se passe pour leur enfant...
A éviter toutes les fois où c'est possible : 
  • faire le choix d'un lycée ou d'une classe où l'on sait qu'on va être le dernier (être conscient que les lycées parisiens prestigieux font le premier trimestre de sup dès la terminale. Avec un trimestre de retard à la rentrée, sachez qu'il faudra vous accrocher !)
  • faire les classes prépas "parce qu'on ne sait pas quoi faire", "pour garder toutes les portes ouvertes" ou pour choisir plus tard. Les autres élèves de la classe, eux, savent pourquoi ils sont là, ils sont motivés, ambitieux et ont l'esprit de compétition. 
  • faire les classes prépas "parce que c'est prestigieux" et des maths "parce que c'est l'outil d'évaluation des élèves français". Choisissez plutôt vos atouts et points forts si vous voulez vous lancez dans 2 ans de travail avant des concours. Vous ne serez pas évalués sur vos efforts mais sur vos résultats !

Si ces quelques lignes vous interpellent n'hésitez pas à poser vos questions en commentaire, je me réjouis d'y répondre. Sinon, je suis joignable par téléphone ou par mail pour mettre en place des accompagnements personnalisés. J'hésite également à vous proposer des rendez-vous collectifs de type "webinair" si ça vous dit !

Prenez soin de vous et bonne année !

Gabriel

samedi 16 novembre 2019

France Culture : Témoignages d'élèves qui ont arrêté les classes prépas

France Culture - Les pieds sur terre - La prépa



Bonjour,

Aujourd'hui je partage cette émission de témoignages de trois élèves qui ont arrêté les classes prépas. 

L'écoute de cette émission me conforte dans quelques analyses récoltées au fil du temps :

1)  Faire attention à choisir un lycée / des classes prépas adaptées.
Choisir un lycée / des classes prépas d'un niveau trop élevé c'est prendre beaucoup de risques, en particulier celui de se retrouver dans les derniers de la classe. J'avais écrit à ce sujet ici

Dans l'extrait, c'est également douloureux pour Serena de se retrouver dans un milieu social auquel elle n'appartient pas et qui peut se révéler "rejetant".

2) Se coucher à 2h du matin n'est pas une option, pas une solution. Ça fait même souvent partie du problème. L'épuisement physique ne permet pas d'apprendre dans les meilleures conditions et empêche une bonne mémorisation à long terme. Au bout d'un moment, vous pouvez même ne plus vous rendre compte que vous êtes épuisé(e) et que votre travail n'est plus efficace.

Le temps perdu à être épuisé en classe ne peut pas se rattraper sur la nuit suivante sinon c'est un cercle vicieux qui se met en place et qui est destructeur.

3) Arrêter les classes prépas peut être une option. Souvent ce n'est pas le cas malgré tous les signes de souffrance et d'échec. C'est très bien illustré par le témoignage. Pourtant, une fois que la personne arrête les classes prépas elle se rend compte que c'était une évidence, elle fond en larmes pendant plusieurs jours et pourra se reconstruire petit à petit.

Les séquelles sont d'autant plus importantes qu'elle aura été trop loin dans la destruction de soi :
- elle n'arrive plus à lire, elle n'a plus de plaisir à lire
- elle n'arrive plus à se mettre au travail.

Dans mon expérience à moi, en classes prépas scientifiques, j'ai mis plusieurs années à retrouver goût aux sciences et aux maths.

Dans l'expérience d'autres élèves d'hypokhâgne et khâgne, tout travail de rédaction devient un défi insurmontable.

En ce qui me concerne, j'ai choisi d'aller au bout des classes prépas, puis au bout de l'école d'ingénieur. Ca prend alors beaucoup plus de temps de pouvoir se ré-orienter ensuite vers des activités professionnelles plus cohérentes avec nos envies, nos désirs, nos compétences et notre personnalité.

Ça me parait tellement important, ce choix de départ, que j'en ai fait mon métier : j'accompagne ceux qui le souhaite pour trouver leur voie. 

4) Enfin, pour tous les élèves, en particulier pour ceux qui ont un tempérament intuitif et créatif, arrêter toutes les activités telles que le sport, la musique peut conduire à un environnement légèrement dépressif. Au fur et à mesure des semaines, c'est votre niveau d'énergie et d'engagement qui diminue. Sans que vous vous en rendiez vraiment compte.

Ainsi, au bout de plusieurs mois, vous avez l'impression de travailler "tout le temps" mais vous n'êtes pas réellement engagé, mobilisé. Je vous invite à distinguer de vraies plages de travail et de vraies plages de repos avec des activités qui vont faire remonter votre niveau d'énergie, de bien-être, de satisfaction aussi.

Les activités à privilégier sont celles que vous avez appréciées les années précédentes. Elles vous permettront de gérer votre stress, de vous détendre, de vous rebrancher sur des situations de plaisir, de réussite. Elles vous permettront de maintenir un niveau d'énergie élevé, indispensable pour rester engagé(e), mobilisé(e) dans votre prépa.


Message de réconfort :
Si vous vous sentez tout "mou", que vous avez l'impression de travailler tout le temps, mais jamais réellement efficacement.
Si vos DM prennent des soirées entières au détriment du reste.
Si vous faites au mieux pour apprendre mais que vous avez l'impression de ne "rien retenir"

ce n'est pas une fatalité.

Vous pouvez remettre les choses dans le bon ordre.
Vous pouvez vous brancher sur ce qui vous plait vraiment.
Vous pouvez vous faire aider pour reprendre pied.

Bon courage !

Gabriel

lundi 4 novembre 2019

Réussir en classes prépas


Bonjour, 


Voici ce qui me semble le plus important pour réussir les classes prépas :

Sommeil

Le premier point que je vérifie quand j'ai un ou une élève des classes prépas au téléphone, c'est son niveau de fatigue. Vous ne pourrez pas réussir les classes prépas en étant épuisé(e). Le sommeil vous permet d'être en forme pour être attentif en classe, chercher les exercices, mieux mémoriser.

État général

Ensuite, je vérifie comment se sent l'étudiant ou l'étudiante de manière générale. Avant de trouver des stratégies d'organisation et de gestion du stress, c'est important de commencer par savoir ce qui va permettre de se sentir bien, de retrouver de l'énergie et l'éternelle motivation si c'est bien ça le problème. 

Orientation

Pour retrouver les éléments de motivation, nous faisons un petit détour par l'orientation, le projet d'études ou de métier : est-ce que j'ai choisi les maths, la physique, les lettres ou la philo par goût ou par fidélité familiale, ambition, prestige, pression des profs de terminale ou des parents ?

Motivation

Aimer les matières choisies, c'est pour moi ce qui constitue la motivation interne. Et quotidienne. Avoir des projets professionnels dans un secteur d'activité ou un métier donné, c'est ce que j'appelle la motivation externe ou long terme. 

Pression

Quand d'autres pourraient parler de la motivation externe par le soutien de parents "coachs sportifs" autoproclamés, de professeurs particuliers, de stages aux vacances... il peut parfois s'agir d'une pression supplémentaire.

Les élèves peuvent signaler à leurs parents quand le soutien - bienvenu le plus souvent - se transforme en pression et en stress supplémentaire - et souvent excessif au regard de la pression que l'étudiant·e se met déjà lui·elle-même.

Organisation du travail : gestion du temps et des priorités

Quand nous avons l'occasion de l'aborder, nous convenons avec les élèves que l'idéal serait de pouvoir travailler chaque jour les cours du jour-même et chercher les exercices pour le lendemain. A cet idéal, s'ajoutent toutes les préparations de colle, de DS, la recherche des DM.

 

Préparation des colles


Une approche très radicale, c'est de travailler tous les cours au quotidien et de ne pas réviser les colles. Vous vous appropriez le programme au fur et à mesure et deux ou trois semaines plus tard, une colle vient vous permettre d'évaluer où vous en êtes dans cet apprentissage. On peut même tenir ce raisonnement pour les devoirs.

En tant qu'accompagnant, je sais que ça marche. Je reconnais que ce n'est pas pour cela que c'est facile à mettre en place. D'abord, il y a le programme de colle qui est parfois proposé : c'est bien une invitation à se pencher sur ces cours et des démonstrations en particulier et les apprendre le mieux possible pour montrer sa bonne volonté et obtenir le meilleur résultat possible à la colle. 
En fait, le risque c'est d'avoir trois semaines de retard.
Cf. article Ne prenez pas trois semaines de retard !

Mon invitation : rééquilibrer le curseur entre travailler 0% le cours d'aujourd'hui et 100% la colle de demain sur le cours d'il y a trois semaines. A vous de décider où vous placez le curseur.

 

Efficacité

Sachez simplement que l'apprentissage ce soir du cours d'aujourd'hui vous fait gagner énormément de temps sur le cours de demain - que vous comprendrez trois fois mieux.

 

Mémoire

C'est également très efficace en terme de mémorisation à long terme. Parce que c'est exactement là que se situe le problème de réviser la colle du lendemain. Vous connaissez certes la démonstration par cœur et votre question de cours est réussie. Demandez aux anciens élèves de combien de démonstrations ils se souviennent en arrivant aux écrits des concours !

 

Plaisir

En voilà un sujet tabou en prépa. Avoir encore du plaisir dans ses apprentissages. Dans la recherche des exercices. Il faut aller vite. Être efficace. Travailler plus.

Soit disant...

En fait, en ce qui me concerne, je crois beaucoup au plaisir. Je crois que les matières que l'on a plaisir à travailler et à étudier, on s'en souvient pendant des années. Les sujets abordés répondent aux questions que l'on se pose ou traitent des thèmes qui nous intéressent. 


Au sujet des échéances...


Et vous quelle est votre recette ?
Etes-vous régulier dans vos apprentissages ou faites-vous tout au dernier moment ?

Béatrice Millêtre écrit dans "Petit guide à l'usage des gens intelligents qui ne se sentent pas très doués" que les échéances servent d'appui. Au lieu de culpabiliser de tout faire au dernier moment, elle nous invite à voir que nous ne manquons pas les échéances. Simplement, nous nous appuyons sur elles pour construire notre réflexion jusqu'au dernier moment avant de produire ou pour, enfin, nous y mettre.

Quelle chance, si vous fonctionnez comme ça, d'avoir choisi les classes prépas : vous avez des échéances tout le temps, tout au long de la semaine. Imaginez un cursus où vous auriez 6 mois pour préparer un examen ou un concours : vous commenceriez une semaine avant avec de grandes difficultés. Là, tout est fait pour que vous travailliez tous les jours !

Bon courage et bon travail !


lundi 16 septembre 2019

Aide et soutien aux élèves des classes prépas

Bonjour, 

Je voudrais revenir sur l'intention derrière ce blog. 

Il me semble que la souffrance des élèves des classes prépas n'est pas bien comprise. D'abord, il semble pour beaucoup qu'elle soit normale. Ensuite, les profs semblent penser que les élèves des classes prépas ne travaillent pas assez : ainsi, dans leur discours, régulièrement, il suffirait de "se mettre au travail", de "travailler plus". 

Le plus souvent, pour les étudiants que j'accompagne, ce n'est pourtant pas la question. Ils travaillent. Ils travaillent du mieux qu'ils peuvent. Ils aimeraient travailler plus, travailler mieux, être plus efficaces, mieux organisés, retenir mieux et plus longtemps. 

Je ne connais pas d'élève qui démarre les classes prépas en se disant "je ne travaillerai pas" ou "ce sera la galère pendant 2 ans avant d'intégrer une petite école dont je ne connais même pas le nom dans une ville où je ne suis jamais allé".

La plupart des élèves des classes prépas font un dossier pour la prépa la plus prestigieuse qui voudra bien les prendre, parfois à Paris ou dans la grande ville de leur région. Ils prévoient de travailler beaucoup, prennent une chambre chez l'habitant à deux pas du lycée, choisissent l'internat ou une micro-chambre à Paris pour limiter les temps de trajet, le temps perdu et se consacrer à leur travail. 

Les parents leur proposent de travailler l'été qui précède, de faire un stage de pré-rentrée, des cours particuliers, des coachings de maths dans des salles de classe virtuelles. Ils prennent parfois en charge les repas, les courses, le ménage de la petite chambre en ville. Certains viennent du Sénégal ou de Tahiti pour les installer à Orléans ou à Paris avant leur rentrée. 

D'autres copains sont venus de Quito, Casablanca ou Sfax avec toutes les espérances de la famille. 

Pourquoi les enseignants restent dans cette croyance qu'ils ne font pas de leur mieux, que ce sont des glandeurs invétérés qui n'en "foutent pas une" ?

En ce qui me concerne, en accompagnement individuel et coaching, il m'arrive plus souvent de suggérer de mieux gérer le travail et l'efficacité en introduisant des pauses dans un emploi du temps saturé - ou fantasmé - de travail ininterrompu que de dire : "il serait peut-être temps de vous mettre au travail, mon petit gars !"

La souffrance n'aide pas, en prépa. Si vous souffrez, si vous manquez de sommeil, si vous êtes dans la "zone rouge" n'ayez aucun doute que ce sera très prochainement contre-productif. Le burn-out n'est pas un moyen de mieux réussir les concours. A mon époque, le mot n'existait pas, mais j'avais déjà observé que les plus fatigués, les plus acharnés, les plus en souffrance n'étaient pas ceux qui réussissaient le mieux. 

Dans une culture scolaire qui valorise l'effort, ça pouvait sembler vertueux. "Regarde comme je travaille dur !" Mais préparer un concours n'a rien à voir avec avoir un bon bulletin parce que l'enseignant ne peut qu'apprécier les efforts d'un élève qui montre sa bonne volonté. Soudain - et c'était quand même déjà le cas toutes ces années avec les notes - ce sont les résultats qui comptent. 

Pas les résultats de l'année, qui pourraient être tout à fait décourageants, mais les résultats du concours l'année prochaine ou dans quelques mois !

Mon invitation consiste à arrêter de valoriser les efforts et la souffrance pour privilégier l'organisation, la méthode et l'efficacité. Passer 3 heures à "ne rien faire devant votre bureau" vous donne peut-être bonne conscience mais ne vous fait pas avancer. Alors si vous en avez besoin pour être efficace, allez oxygéner votre cerveau et revenez ensuite pour travailler. 

Si vous voulez gagner, ne passez pas tout votre temps sur vos matières faibles, mais allez chercher tous les points possibles sur vos points forts. 

Ressourcez-vous sur les matières qui vous donnent satisfaction pour retrouver de l'énergie pour les matières qui vous posent des difficultés. 

Chérissez votre mémoire à long terme au lieu de vous gargariser de bons résultats à la colle que vous avez révisée deux heures avant - travaillant dans ce cas principalement la mémoire à court terme : les démonstrations en question, vous les aurez oubliées ce week-end !

Pour ce qui est des parents, c'est peut-être l'inconnu pour vous. Vous ne pouvez pas savoir exactement ce que votre enfant est en train de vivre, même si vous êtes vous-mêmes passés par les classes prépas, chacun peut le vivre tout à faire différemment, selon l'ambiance, les profs, le tempérament, l'état d'esprit... Vous pouvez vous montrer soutien. Vous pouvez être à l'écoute et une oreille attentive quand les interrogations et les doutes surviennent. Peut-être que vous pouvez vous abstenir de proposer conseils et solutions trop vite, pour laisser votre fils ou votre fille construire son raisonnement et ses solutions lui-même avec votre appui, votre écoute, votre soutien. 

Vous pouvez rester vigilant sur les signaux de stress, de fatigue, d'épuisement. Chaque année, il y a des drames en prépa, des parents qui n'imaginaient pas ce que leur enfant était en train de vivre, soit parce qu'il était discret et ne disait rien pour ne pas inquiéter ou décevoir ses parents, soit parce que la souffrance semblait tellement "normale" en prépa. 

Dans tous les cas, je suis disponible pour discuter, réfléchir ou simplement écouter ce que vous êtes en train de vivre. C'est mon métier alors toutes les fois où c'est possible, je vous demanderai une rémunération pour mon travail. 

Dans tous les cas, que nous ayons l'occasion d'échanger ou que vous ayez trouvé des éléments de réponse aux questions que vous vous posiez dans ces lignes, je vous souhaite que tout se passe pour le mieux pour cette nouvelle année scolaire qui commence. 


Gabriel Brabant 

Coach et Auteur du blog Coaching Classes Prépas depuis 2009
06 33 85 53 27
Gabrielbrabant (arobase) yahoo . fr

mardi 25 juin 2019

Préparer son entrée en classes prépas

Bonjour, 

Pour préparer votre entrée en classes prépas, il faut avoir à l'esprit : 
  1. Il n'y a qu'une seule manière d'apprendre, c'est la vôtre
  2. Ce ne sera pas possible de travailler tout le temps
  3. Pour être sûr de rester motivé, il vaut mieux
    1. Avoir choisi des matières qui vous passionnent
    2. Avoir choisi des classes prépas qui vous emmènent vers un métier qui vous passionne
    3. Prévoir de faire des pauses, garder une activité extra-scolaire dans la semaine
  4.  Pour garder un équilibre, c'est important de prévoir un moment dans la semaine ou le mois pour retrouver sa famille et ses amis

 Je vous souhaite le meilleur.

Gabriel

 

vendredi 21 juin 2019

Le choix des écoles

Bonjour, 

La fin du mois de juin arrive. Pour les 2e et 3e années, ce sont les oraux. 

Dans quelques semaines, il faudra choisir dans quel ordre mettre les écoles en fonction de ses vœux. 

Avez-vous eu le temps de réfléchir à votre orientation, à votre projet professionnel ?

Prendrez-vous simplement la meilleure école possible ? La plus prestigieuse ou la mieux classée, quels que soient ses spécialités ou son emplacement géographique ?

Je vous invite à vous pencher sur les spécialités de dernière année, les liens avec d'autres universités dans le monde ou d'autres écoles en France. 

Vous avez réussi, vous allez intégrer. C'est bien. Vous arrivez au bout des classes prépas et de cet investissement intense qu'on vous a demandé pour aller vers le métier d'ingénieur, ceux du management ou du commerce, l'école normale supérieure, Véto, Agro... 

Pour les filières littéraires, c'est peut-être aussi le moment de construire un projet d'études et projet professionnel sur une ou deux matières, après 2 à 3 ans d'un cursus généraliste, si l'aventure ne vous conduit pas vers Normale sup.

Je vous invite vraiment à prendre un temps pour réfléchir à vos envies à long terme, au métier que vous envisagez de faire : c'est quoi ingénieur ? quel métier choisir ? et dans quel secteur d'activité vous êtes prêt à l'exercer. 

Si vous vous posez plein de questions sur la suite, je vous invite à découvrir en quoi pourrait consister un coaching d'orientation et projet professionnel.

Si vous avez simplement besoin d'aide dans votre prise de décision, une séance unique de coaching peut vous aider : coaching d'aide à la prise de décision.

Pour plus de renseignement sur les modalités de mise en place d'un coaching, vous pouvez me joindre au 06 33 85 53 27.

Je vous souhaite que les oraux et que vos prises de décisions se passent pour le mieux.

Gabriel Brabant
Auteur et Coach Classes Prépas
06 33 85 53 27




samedi 4 mai 2019

Dernière ligne droite

Go go go !
 
Bonjour,

Tout n'est pas perdu si vous êtes en difficulté en prépa. 

Peut-être qu'il s'agit seulement de transformer cette quantité immense de travail que vous avez fournie depuis tous ces mois, par
  • une meilleure confiance en vous ?
  • une meilleure gestion du temps ?
  • une meilleure gestion des DS ?
  • un "déclic" pour répondre aux attentes de vos profs en DS ?
  • gérer le stress pour avoir toutes vos capacités intellectuelles lors des DS ?
  • réussir à mieux prendre la parole en colle ?
Parfois, il s'agit aussi : 
  • de mieux gérer votre temps
  • de mieux organiser votre travail 
  • de vous accorder des pauses pour vous ressourcer
  • de vous sentir mieux
C'est quoi votre difficulté à vous ? Parce que c'est de là que nous partirons pour trouver une solution et des actions concrètes pour avancer vers vos objectifs. 

Pour Kim, à qui je dédie cet article, c'était l'envie de trop bien faire et d'avoir passé l'année à chercher les méthodes de travail les plus optimales à tout moment. La peur de perdre son temps lui faisait passer plus de temps à chercher les meilleures méthodes, les astuces, ce qui pourrait lui faire gagner du temps... qu'à avancer, chaque jour sur l'apprentissage de son cours et la recherche des exercices. 

Oui, parce que si vous avez un doute : la recherche des exercices est indispensable. Si vous mettez "30 min recherche d'exos" dans votre planning tous les jours, et que ce n'était pas le cas jusque là, vous allez voir vos notes à l'écrit monter régulièrement. Vous essayez et vous me faites part de vos retours en commentaire ?

Ce qui est certain, c'est que j'ai créé ce blog pour proposer de débloquer les situations qui peuvent sembler trop compliquées, difficiles, inextricables. 

N'hésitez pas à me solliciter pour trouver la solution qui vous conviendra pour continuer d'avancer et transformer l'essai !

Bon travail !

Gabriel

mardi 23 avril 2019

Organisation du travail en vacances - révisions

Bonjour, 

Pour compléter l'article d'hier sur les révisions, je vous propose de vous décrire l'outil avec lequel j'ai travaillé ce matin avec un étudiant que j'accompagne. 

État d'esprit

Pour mieux organiser le travail pendant une période de vacances, il faut commencer par comprendre que vous n'avez pas autant de temps que vous pensez. 

En effet, après les périodes de cours surchargées, nous nous sommes tous dit un jour en démarrant les vacances : 
"j'ai le temps"

Pire : ça peut faire plusieurs semaines que nous nous disons : 
"je reverrai ça aux prochaines vacances". 

En fait, les vacances passent très vite. Si nous prenons le rythme en nous disant "j'ai le temps", nous pouvons croire que nous allons "tout faire" et commencer par reprendre tranquillement un chapitre de maths pour le faire "à fond". 

Quand nous nous retrouvons trois jours plus tard à avoir fait la moitié d'un chapitre, le découragement guette, le programme de travail s'auto-détruit. 

Aller à l'essentiel

Notre temps est précieux. Les vacances vont passer vite. Il y a des travaux à rendre à la rentrée. Il y a des DS à préparer pour la rentrée...

L'outil proposé consiste en six étapes :
  1. Faire la liste de ce qu'il y a à faire
  2. Imaginer le temps que ça peut prendre
  3. Établir les priorités
  4. Définir les journées qui seront travaillées
  5. Définir les plages de travail dans la journée
  6. Répartir les tâches impératives sur les journées de travail disponibles

 

1. Faire la liste de ce qu'il y a à faire

Si c'est vraiment indispensable, faites d'abord la liste de tout ce que vous aimeriez avoir fait pour la rentrée. 

Si vous n'avez déjà plus l'illusion de pouvoir tout faire, concentrez-vous sur ce qu'il est indispensable de rendre à la rentrée et ce qui vous semble le plus important.
La liste des tâches

2. Imaginer le temps que chaque tâche peut prendre

Pour être dans le concret, vous pouvez allouer à chaque tâche un temps donné. 

Le temps que vous imaginez que ça peut prendre me convient bien. 

Pour l'apprentissage un cours ou la recherche d'un DM, ça peut également être le temps que l'on ne veut pas dépasser pour accorder aussi du temps à autre chose. Ci-dessous, je vous invite aussi à découper le travail en tranches horaires et y accorder des priorités différentes.

3. Établir les priorités

Ce qui doit être rendu à la rentrée est souvent ***. La préparation des DS prévus à la rentrée aussi. 
Enfin, il peut y avoir des chapitres dans certaines matières qu'il faut absolument avoir revu.

Dans les filières littéraires, vous pouvez vouloir avoir au moins lu les 50 premières pages d'un ouvrage au programme pendant les vacances. Elles seront ***, le 50 suivantes **. Avoir terminé le livre sera optionnel. 

Vous pouvez aussi couper la préparation d'un DM en tranches. Avoir cherché et rédigé les premières questions pendant une durée de 4h est ***, y passer encore 4 heures de plus... est moins indispensable.

Les priorités ***, **, *
Ce sera aussi l'occasion d'ajouter les tâches auxquelles vous n'aviez pas pensées mais qui vous semblent importantes.



4. Définir les journées qui seront travaillées

Vous êtes en vacances. Vous avez "15 jours" pour travailler. L'infini ! 

Les jours disponibles

Ah, non, en fait, parce que nous sommes déjà mardi donc il en reste 12. Il y a aussi un repas de famille samedi, un déplacement dimanche. Le dimanche suivant, ce sera le retour à l'internat ou dans votre chambre à côté du lycée...

Peut-être que vous voudrez prévoir que le dernier week-end est "off". Repos avant d'attaquer la rentrée. 

Pour les vacances, vous allez peut-être passer quelques jours au ski ou à la mer, chez des amis ou dans votre famille. 

Vous établissez le tableau des jours travaillés.

Les jours travaillés

Dans tous les cas, après avoir banalisés ceux qui ne seront de toutes façons pas travaillés, je vous invite à laisser blanc le dernier ou les deux derniers : ce seront vos bonus pour terminer ce qu'il y a à faire ou pour faire ce qui vous fait le plus plaisir si tout le reste est fait avant. 

5. Définir les plages de travail dans la journée

Chacun de vous a ses préférences pour travailler. Pour certains, ce sera mettre un réveil, démarrer tôt, se sentir mieux une fois la tâche accomplie.

Pour d'autres, c'est le soir qu'ils sont le plus efficace. Pour eux, nous avions trouvé une astuce avec une étudiante il y a quelques années : l'objectif de la journée du mardi était réalisé dans la soirée du lundi. Ainsi, au lieu d'avoir toute la journée l'inquiétude de ne pas faire le soir ce qui est prévu, elle avait la satisfaction d'être "en avance" sur le planning.

Pour l'étudiant de ce matin, nous avons convenu d'une plage de travail le matin de 2 à 3h, puis une deuxième le soir de 20h à 22h. Ainsi, ses après-midi sont libérées pour d'autres activités.

2 plages de travail matin et soir

3 plages de travail en début de journée

 

6. Répartir les tâches indispensables ou impératives dans les journées disponibles

Le principe de l'outil, proposé par Dan Low dans ses formations de gestion des priorités pour les salariés et les managers, consiste à allouer 1/3 du temps disponible dans la journée de travail aux tâches impératives. Ainsi, on sait à tout moment qu'on aura le temps de les réaliser, que l'on soit coincé dans une réunion ou interrompu par un collègue pour un moment.

Dans les choix que nous avons faits ce matin avec l'étudiant que j'accompagnais, nous avons porté notre attention sur l'essentiel avec deux séquences de travail par jour et une coupure de 4 jours. Il m'a donc semblé que nous étions déjà sur cette répartition d'1/3 du temps pour faire l'essentiel pour ses travaux de prépa. 

Prévision des tâches dans les plages de travail disponibles

C'est dans le cas où vous vous dites que vous allez travailler 8 heures par jour que je vous invite à ne prévoir de travaux indispensables ou impératifs pour ce jour-là qu'à hauteur de 3 heures. 

Plusieurs raisons à cela : 
  • Si vous avez prévu qu'une tâche va vous prendre 2h alors qu'elle nécessite 4h, si votre planning est rempli de tâches heure après heure pendant 12 jours, vous n'avez plus cette flexibilité. 
  • Si vous imaginez pouvoir travailler efficacement 8h par jour vous allez planifier beaucoup trop de choses, peut-être secondaires, alors que vous n'aurez peut-être pas le temps de faire ce qui est réellement important parce que c'est à rendre à la rentrée.
  • Si vous vous découragez en chemin ce que vous pensiez être 96 heures disponibles peut se réduire dramatiquement. 
  • Si vous avez effectivement 3h de travail indispensable par jour, vous n'avez plus de raison de vous décourager
  • Si vous ne faites que ces 3h de tâches prioritaires, vous aurez la satisfaction d'avoir fait l'essentiel pour la rentrée
  • C'est par cette sérénité et cette satisfaction que vous allez faire beaucoup plus, en ajoutant toutes les tâches secondaires que vous avez envie de traiter à ce moment-là dans une énergie positive. 
J'espère que cet outil pourra vous aider à planifier votre travail le mieux possible pour atteindre vos objectifs de révision pour la rentrée. 

Si vous êtes bloqué·e, démotivé·e ou que vous ne vous sentez pas efficace, plutôt que de perdre ces 12 jours que vous pouvez utiliser à votre profit, je vous propose une séance de coaching. 

En une heure environ, je vous donne toutes les clés pour vous remettre au travail. 

Vous pouvez me joindre directement au 06 33 85 53 27. 

Gabriel Brabant








lundi 22 avril 2019

Révisions avril 2019


Bonjour, 

Que ce soit pour préparer les concours dans quelques jours ou pour réussir votre dernier trimestre jusqu'au passage en deuxième année, je vous propose des coachings et des révisions. 

Coaching révisions avril 2019

Si vous vous sentez bloqué·e dans vos révisions ou pas aussi efficace que vous pourriez l'être, nous pouvons débloquer la situation en 1h par skype, whatsapp, facetime ou par téléphone. C'est une période très précieuse dans votre vie d'étudiante·e des classes prépas et vous ne voulez pas perdre plusieurs heures ou plusieurs jours à cause du stress. 

Nous pouvons faire le point sur ce qui vous arrive et débloquer la situation. Si vous avez besoin de motivation, nous pouvons aussi faire des points rapides et réguliers pour vous donner la bonne dynamique, comme un coach sportif pour un athlète de haut niveau. 

Si vous vous inquiétez exagérément pour les concours et votre avenir, nous pouvons aussi faire le point pour vous permettre de prendre du recul, d'identifier des "plans B" si c'est utile pour réduire le stress et vous permettre d'aller passer vos concours dans de meilleures conditions. 

Les révisions des vacances de Pâques, pour moi, en sup, ça a été un grand moment de solitude passé dans mon lit dans les bouquins de thermodynamique. Ca a aussi été le moment de revoir tout le programme de maths pour un DS "compte double" où j'ai cartonné, gagné 20 places dans le classement à ce devoir et obtenu, à l'arrache, la classe "étoile". Pas toujours l'idéal, comme j'ai pu le décrire dans d'autres articles, mais c'était l'objectif que je m'étais fixé et j'étais bien content de l'atteindre. 

Et vous, quels sont vos enjeux pour ces quelques semaines : 
  • les concours dans quelques jours ?
  • le passage en classe étoile ?
  • le passe en deuxième année ?
  • décider si vous continuez l'année prochaine ou si vous allez faire autre chose ?
  • enfin vous penchez sur les programmes des écoles pour choisir une orientation/ des préférences d'écoles pour établir votre liste de voeux dans quelques mois
  • préparer votre entrée en prépa dans 5 mois ?

Séjours révisions avril 2019

Si vous cherchez un lieu pour aller réviser au calme ou avec quelques amis, voici une proposition complète : hébergement, repas, coaching, séances de travail.

Je peux vous accueillir dans un cadre parfait pour une semaine de révisions dès la semaine prochaine. Le camping du village où je suis installé depuis 3 ans, Bagnols (63810) dans le Puy de Dôme propose des chalets tout confort pour jusqu'à 6 personnes 

Ces chalets sont prévus pour des familles jusqu'à 6 personnes, mais il y a en fait 3 pièces et 4 lits distincts. Je vous suggère de prévoir d'être maximum 4. 

Le budget hébergement est de 49 euros par nuit. Pour une semaine de travail du lundi 29/04 au vendredi 3/05, le budget est de 196 euros à répartir sur l'ensemble des étudiant·e·s qui veulent venir réviser (+ 1 euros/adulte/nuit de taxe de séjour).

L'arrêt d'autocar TER le plus proche s'appelle "Tauves" et je peux venir vous y chercher. On y accède depuis la gare routière de Clermont-Ferrand par l'autocar SCNF en direction de Mauriac. La durée du trajet est 1h15. 

Pendant ces quatre jours de révisions, je vous propose : 
- un coaching d'1h30 dans la journée : organisation du travail, gestion des priorités, gestion du stress, préparation des concours ou des DS
- des séances de travail dans les matières que vous voulez
- les repas peuvent être pris au restaurant ou les plats "traiteur" de l'artisan boucher juste à côté. 

Pour vous ressourcer entre les séances de travail, des petites randonnées partent dans toutes les directions autour du village, nous sommes au pied du Massif du Sancy.

En ce qui me concerne, en 5/2, je suis parti 

  • en février : réviser 10 jours en Tunisie chez mon binôme Mehdi
  • en avril : réviser 8 jours dans un carmel près d'Orléans avec ma sœur en khâgne et des étudiant·e·s en médecine
Ces rythmes et lieux dédiés aux révisions, dans un environnement où nous sommes tous dans la même dynamique, sont très porteurs.

  • Avez-vous déjà testé les révisions à plusieurs ?
  • Travaillez-vous déjà en binôme ou trinôme les week-ends ?
  • Cherchez-vous des solutions pour éviter de vous décourager ou de vous retrouvez à avoir passé trop de temps devant votre ordi, des séries ou des jeux ?

Trop de stress

Comme je le disais en début d'article, si vous sentez que le stress est trop grand est qu'il ne vous permet pas de travailler dans les meilleures conditions, vous pouvez trouver de l'aide et des solutions.

Si vous culpabilisez parce que vous n'avez pas assez travailler et que ça vous empêche de vous y mettre aujourd'hui, je vous propose de couper la culpabilité pour enfin vous y mettre et être satisfait·e à la fin de la semaine !

N'hésitez pas à me faire part des autres enjeux que vous rencontrez et que vous voulez voir traités dans ces lignes.


Webinair / Conférence en ligne 

Mardi 23 avril à 18h et jeudi 25 avril à 20h, je vous propose des webinairs / conférences en ligne pour poser toutes vos questions sans avoir à demander de séance de coaching individuelle. Pensez à vous inscrire par mail à gabrielbrabant (arobase) yahoo . fr et je vous enverrai une invitation à la réunion "Zoom" par mail.



vendredi 12 avril 2019

Pourquoi tant de souffrance ?



Souvent, quand j'aborde le thème de la souffrance en prépa, on me dit que je noircis le tableau. 

L'enjeu n'est pas de noircir le tableau mais de proposer qu'on arrête de passer à côté d'une réalité pour un trop grand nombre d'étudiants et d'étudiantes sous couvert de valoriser l'institution et ce qu'elle apporte par ailleurs. 

Pour chaque élève qui se retrouve dans cette situation, la souffrance en prépa est d'abord :
- une nouveauté
- individuelle
- difficile à partager
- inattendue

 

La souffrance en prépa est une nouveauté

En effet, si chaque année des étudiants souffrent en prépa, c'est pourtant une expérience nouvelle pour chaque étudiant(e) qui rencontre cette situation. L'année précédente, tout allait bien. En tout cas, tout allait suffisamment bien pour envisager de demander les classes prépas et de les intégrer. 

La souffrance en prépa est une souffrance individuelle

Chaque élève qui souffre en prépa a l'impression d'être le seul / la seule à souffrir. Par construction-même de la prépa, les élèves font de leur mieux pour monter qu'ils y arrivent, qu'ils comprennent, que tout va bien. Celui qui commence à se poser des questions ou à se demander ce qu'il fait là n'osera dans un premier temps même pas l'exprimer.

 

La souffrance en prépa est difficile à exprimer ou à partager

S'il lui prenait l'envie de partager ce ressenti, il rencontrerait : 
  • soit de l'incompréhension de la part de gens qui ne voient pas de quoi il parle : "bien sûr, c'est dur, il faut travailler, mais le jeu en vaut la chandelle"
  • soit du déni de son entourage, ne mesurant pas ce qu'il est en train de vivre : "bien sûr, c'est dur, mais ne t'inquiète pas, tu vas y arriver". 

La souffrance en prépa est inattendue

Tout le monde sait qu'il y a de la souffrance en prépa, mais une chose est sûre, chaque élève se lance dans les classes prépas dans l'idée de les réussir. Au moment où la souffrance survient, c'est complètement inattendu. 
On peut se dire que l'élève peut s'attendre à ce qu'il y ait des mauvaises notes en prépas. Mais depuis 15 ans de scolarité, les mauvaises notes, c'est pour les autres : les mauvais élèves. 
Personne ne démarre les classes prépas en s'imaginant que l'année suivante, il/elle peut se retrouver avec des 3,5/20 en maths et 42e de la classe sur 45. 

Personne. 

Pourtant c'est le lot de nombreux élèves chaque année, dans chaque classe. 

Pour vous donner une idée, moi, 9,5/20 et 16e de la classe, ça me suffisait à me remettre en question. 
L'année suivante, en PSI*, 3,5/20 et 40e de la classe, ce n'était plus de la remise en question, j'avais basculé en mode "survie". 


La souffrance n'aide pas à réussir

Dans une culture de l'effort, on pourrait penser que cette souffrance et les efforts que l'on fait pour y arriver malgré les difficultés vont permettre de réussir. 

En fait, pas toujours. 

Ma croyance à moi, depuis 15 ans, c'est qu'il faut se sentir le mieux possible pour être le plus performant. 

Un étudiant ou une étudiante qui se met à souffrir en prépa va être moins performant(e). Il suffit ensuite qu'il/elle se sente obligé(e) de travailler plus tard, de dormir moins, pour mieux réussir et le cercle vicieux se met en place. 

Un étudiant ou une étudiante fatigué(e) est moins performant(e). 
Son attention. 
Sa concentration. 
Ses capacités de mémorisation. 
peuvent baisser. 

Il lui faudra ensuite plus de temps pour travailler les cours pendant lesquels il/elle aura été moins attentif(ve).

Un étudiant ou une étudiante qui se met à se poser des questions va peut-être mettre plus de temps à se mettre au travail en rentrant chez lui ou chez elle le soir. 

Ce temps perdu ne sera pas mis à profit pour apprendre les cours ou travailler les exercices. 
Ce temps perdu sera peut-être l'occasion de se mettre à culpabiliser. 

Le temps passé à culpabiliser sera également perdu pour les travaux à réaliser. 

Quand le découragement et la culpabilité se mettent en place, c'est toujours plus de difficultés à se mettre au travail, toujours plus de culpabilité de ne pas l'avoir fait, moins de temps pour travailler efficacement, le risque que les résultats s'en ressentent à la prochaine colle ou au prochain DS. 

Puis le phénomène s'amplifie. 

Si on n'est pas sûr d'être à sa place, des résultats qui baissent ne font que confirmer les craintes que l'on était en train de formuler. 

Je crois donc que la souffrance, les doutes, l'inquiétude vis-à-vis de l'avenir ne sont pas de bons moteurs en prépa. 

Au contraire, il me semble qu'il faut être très vigilant à prendre soin de soi. 
  • Prendre soin de son besoin de faire des pauses
  • Prendre soin de son besoin de voir des amis ou la famille
  • Prendre soin de son besoin de sommeil
Quels sont vos autres besoins ?
Avez-vous besoin de continuer les sports qui vous plaisent et vous détendent ?
Avez-vous besoin de continuer de pratiquer un instrument de musique ?

Moi, je me suis senti mieux quand j'ai remis du sport dans ma semaine de prépa.
Je me suis senti mieux quand j'ai pu aller courir toutes les fois où le stress montait trop.
Je me suis senti mieux quand je suis sorti de ce contexte où j'étais systématiquement dans les 10 derniers... (il a fallu pour cela attendre le passage en 5/2).

Ces jours-ci, j'ai été interpellé par un parent d'élève qui ne comprend pas que son fils ne soit pas un compétiteur. J'espère avoir l'occasion de reprendre la conversation avec son fils et lui prochainement.
  • Si vous n'êtes pas un compétiteur / une compétitrice
  • Si vous n'avez aucune envie "d'être le premier"
  • Si vous n'avez aucune envie de travailler tout le temps
  • Si vous n'avez pas d'ambition particulière à faire une école hyper prestigieuse
=> Soit ça vous permet de faire les classes prépas "avec du recul" et du mieux que vous pouvez, mais sans stress -> à condition quand même de ne pas aller à Louis-le-Grand ou Henri IV où on ne vous laissera pas faire.

=> Soit vous avez toutes les clés en main pour savoir que la prépa, "ce n'est pas pour vous" et que de très nombreuses autres voies existent pour vous mener là où vous le voulez !


jeudi 11 avril 2019

Coaching et soutien psychologique en prépa



Bonjour, 

Pendant des années, je ne voulais pas trop déranger et je ne voulais pas non avoir l'air d'avoir quelque chose à vendre. 

Pourtant, pendant ces mêmes années, j'essayais de rendre mes séances de coaching attrayantes pour avoir des étudiants à coacher, autrement dit, des clients. 
 
Ces derniers jours, j'ai parcouru facebook pour voir ce qui existait et me rendre plus visible. J'ai aussi découvert des chaînes youtube avec de nombreuses vues sur le thème des classes prépas, comme Loucaspatial et sa prépa mpsi.

Sur le thème des classes prépas et des conseils, on trouve aussi des pages très organisées comme Major-Prépa pour les prépa ECS et ECE. 

Sur facebook, on trouve également des groupes pour échanger sur les sujets de maths, partager des annales de concours, comme groupe Matheux.

Ces différentes approches m'ont fait prendre conscience que mon enjeu, à moi, n'est pas de fournir tout un ensemble de conseils pour les différentes périodes en prépa - et je n'ai jamais réussi à les organiser comme ils le font sur Major Prépa. 

Ce n'est pas non plus de suivre toutes les actualités des concours, des sujets, des barres d'admissibilité ou des dates d'oraux. 

Mon seul enjeu, à moi, c'est de témoigner que 
C'est possible de souffrir en prépa. 
Ce n'est pas normal ou obligatoire. 
Il est possible de trouver de l'aide ou de tout simplement quitter les classes prépas pour aller faire autre chose. 

Dans un premier temps, je n'osais pas trop dire que l'on pouvait arrêter les classes prépas, de peur que les gens qui lisent le blog ou qui me demandent des coachings soient influencés. Ce que j'ai compris depuis, c'est qu'assez peu d'étudiants ont besoin d'un coach pour arrêter. Ça peut se faire la première semaine, au bout d'un mois ou à la rentrée de janvier mais il y a rarement besoin d'aide pour arrêter. 

De fait, du coup, la plupart des étudiants que j'accompagne sont à la recherche de solutions pour continuer. Continuer, mais dans de meilleures conditions. 

Travailler beaucoup, travailler tout le temps, d'accord, mais à condition que les résultats suivent.
Travailler beaucoup, se forcer à s'y mettre les jours où ils n'en ont pas envie, mais à condition de croire encore qu'ils peuvent y arriver.
Travailler beaucoup, travailler tout le temps, mais à condition de prendre du recul sur les notes ou les critiques des profs pour pouvoir continuer en gardant confiance en soi et en ses capacités à réussir. 

Continuer les classes prépas après des premières semaines douloureuses, ça peut aussi consister à revoir ses rêves et des objectifs d'école à la baisse. 

Est-ce que ça vaut encore la peine de faire maths sup si je ne peux pas avoir de classe étoile l'année prochaine ?
Est-ce qu'en classe "sans étoile" je pourrai quand même présenter Supaéro dont je rêve ?
Est-ce que si je ne suis pas sûr(e) d'avoir Supaéro, ça vaut encore la peine de faire tous ces sacrifices ?
 (Questionnement issu d'une élève du Lycée Saint Louis il y quelques années)


Nous sommes 10 ans plus tard et je peux peut-être l'écrire ici. Mon accompagnement, sous couvert de coaching, est bien une aide psychologique par l'écoute, la bienveillance, la recherche et la construction de solutions concrètes à mettre en place. 

Mais surtout, c'est une manière de rebrancher l'étudiant sur 
  • ce qu'il veut vraiment
  • ce qui est important pour lui
  • ce qui le motive
  • ce qui a du sens
  • ce qui lui plait
  • sa manière à lui de travailler et de réussir, quelle que soit la pression externe.
C'est aussi une manière de débrancher : 
  • du discours interne de dévalorisation qui s'est peut-être mis en place
  • de la pression externe
  • de l'impression de devoir faire "comme les autres"
  • de la croyance qu'il faut travailler "tout le temps". 
Mon enjeu, désormais, n'est plus d'avoir quelque chose à vendre, mais bien que les étudiants concernés par ces enjeux, et leurs parents, puissent me trouver plus facilement. 

Mon enjeu n'est pas de savoir si ma séance est plus accessible à 60 euros qu'à 150, mais bien de pouvoir proposer ces séances à ceux qui en ont besoin et qui n'avancent plus parce qu'ils sont bloqués dans leurs difficultés.