lundi 16 mai 2011

Faire une classe "étoile"? Choisir une prépa prestigieuse?

Bonjour,

Je vous soumets une question relative aux classes prépas scientifiques posée cette après-midi.

Faut-il tout faire pour entrer en classe étoile quitte à être parmi les derniers ou réussir plus tranquillement dans une classe de niveau moins élevé ?

Cette question peut se généraliser à l'ensemble des CPGE : préférez-vous être parmi les premiers d'une classe de niveau moyen ou parmi les derniers d'une classe de niveau plus élevé?

Mon expérience
De mon côté, j'ai tout fait pour obtenir une PSI* à la suite de la MPSI2 au Lycée Pothier, à Orléans.

A la fin du dernier trimestre, le prof de maths nous a proposé un DS sur toute l'année, avec un coefficient important. J'ai passé les vacances de Pâques et les dernières semaines à le préparer. J'ai réussi à obtenir 13,5/20. J'étais troisième de la classe et très fier de ce résultat.

J'ai ainsi obtenu mon passage en "PSI star", ce qui m'a permis d'éviter la "PSI ouf" ! (Sous-titre : "star" pour étoile en anglais, et "ouf" pour "Ouf, pas la fac !")
L'année suivante, en PSI "étoile", de fait, j'étais parmi les derniers avant de commencer. Je n'en ai pris conscience que plus tard, mais c'était presque normal :

- les 12 élèves redoublant ou "5/2" venaient de passer un an sur le programme
- les premiers élèves de 5 classes ayant pris l'option SI (Sciences de l'Ingénieur) se retrouvaient en PSI* (3 classes de MPSI et des 2 classes PCSI)

Ainsi, de fait, je me suis retrouvé, avec mon ami Tarik, labellisé "fera 5/2" dès la fin de la première semaine par un des élèves qui semblait savoir de quoi il parlait puisque c'était son cas. Au sujet du choix de faire 5/2, vous pouvez lire cet article.
Ma première année de spé a été une grande claque. Je n'ai pas réussi à garder confiance en moi et j'ai perdu la motivation quand mes notes se sont mises à osciller entre 3,5 et 5,5 malgré tous mes efforts.
Heureusement, j'ai fait de belles rencontres, préparé le permis moto et découvert les films de Fassbinder. C'est l'année suivante que j'ai transformé l'essai en allant au Lycée Lakanal à Sceaux en PSI*.
Le bilan positif de cette première année de spé en classe étoile aura été d'être pris en psi étoile à Lakanal.

Ces difficultés à garder confiance et motivation malgré les mauvaises notes peuvent arriver en 2e année, dans les circonstances que je viens de décrire. Ça peut aussi arriver dès la première année, en fonction de la "loterie" de la sélection à l'entrée des classes prépas. 


L'expérience d'Alexandre

Quand j'ai rencontré Alexandre et son père en janvier 2010, l'objectif était de monter dans les classements pour être dans les 15 premiers et obtenir une PC*.  En fait, quelques semaines plus tard, Alexandre a appris en discutant avec les élèves de spé que les bons profs étaient en PC. A la fin de l'année, il a fait le choix d'aller en PC.

Cette année, à chaque devoir, il est parmi les premiers de sa classe et son moral est au beau fixe. Il travaille sereinement et sa motivation est stable. Ainsi, au lieu d'avoir l'impression qu'il n'en fait jamais assez à cause de notes toujours basses et de se décourager, il travaille efficacement et régulièrement au sein d'une classe dont le niveau est adapté.
Vu l'énergie qu'il avait en allant passer les concours il y a quelques semaines, je suis sur qu'il aura les résultats qu'il attends aux écrits comme aux oraux ! (il faut dire qu'il a été accompagné par un excellent Coach !)

L'expérience de Julien 

Quand j'ai rencontré Julien fin août avec ses parents, il était très déçu d'avoir intégré une prépa peu prestigieuse, faute d'être accepté ailleurs. Quelques mois plus tard, lors du bilan que nous avons fait en décembre, à la fin de mon accompagnement, Julien avait eu des résultats qui le plaçaient 3e de sa classe. 

Après avoir démarré dans les 10 - 15e, son énergie et sa motivation étaient excellentes. Nous avons jugé qu'il avait mis en place toutes les méthodes nécessaires et l'organisation adaptée à sa réussite. Il a pu estimer qu'il était gagnant d'avoir intégré une prépa moins prestigieuse, mais où il pouvait s'épanouir et réussir à la hauteur de ses ambitions. 

Je lui propose un point de vigilance : s'il choisit de changer d'établissement pour la maths spé, pour une prépa plus prestigieuse, il faudra garder confiance et travailler régulièrement même s'il n'a plus les mêmes résultats que cette année.


L'expérience de Camille (un jeune homme)

Camille a pris contact avec moi dès la Première pour me poser des questions qu'il m'envoyait par mail. A l'époque, il se demandait s'il allait pouvoir faire une prépa alors qu'il dormait 10h par nuit. Son autre question consistait à savoir s'il fallait aller à Dijon pour rester dans sa région ou s'il pouvait aller à Louis le Grand. 
A l'époque, je lui ai répondu sous forme de questions et il a pu réfléchir en fonction de ses propres critères et faire ses choix. Depuis, j'en ai fait mon métier : en rendez-vous, je pose surtout des questions.
Depuis septembre dernier, il est à Louis le Grand. Sa passion pour les maths et les sciences et son niveau global font qu'aux dernières nouvelles, il se sentait comme un poisson dans l'eau. 

C'est ce que je vous souhaite : trouver la prépa qui vous convient le mieux, en termes de lieu géographique, d'ambiance, de niveau. Ainsi, vous aurez toutes les chances de vous épanouir dans votre travail, d'être motivé et bien accompagné dans votre progression, tout en présentant les concours à la hauteur de vos ambitions. 

Je peux vous accompagner sur les choix que vous avez à faire, avant ou pendant la prépa. Le cœur de mon accompagnement consiste aussi à vous aider à garder confiance en vous quels que soient les enjeux que vous rencontrez sur ce chemin passionnant de l'élitisme à la française.

Je vous souhaite le meilleur, 

Gabriel Brabant

Accompagnement individuel & Coaching 


2 commentaires:

  1. En complément de cet article, je vous renvoie sur le site du Monde : http://enseignementsup.blog.lemonde.fr/2012/10/26/50-eleves-par-classe-en-prepa-est-ce-trop/

    Dès le deuxième commentaire, la polémique est lancée : "Il vaut souvent mieux être bon dans une prépa moyenne que moyen dans une bonne prépa : on risque moins de décrocher, et le fait d’être bien classé est stimulant et permet de plus travailler et donc mieux progresser que lorsqu’on est dans le milieu ou le bas du classement. C’est aussi valable au sein d’un même lycée entre les classes étoilées et celles les autres…" Retrouvez ce commentaire ici : http://enseignementsup.blog.lemonde.fr/2012/10/26/50-eleves-par-classe-en-prepa-est-ce-trop/#comment-657

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  2. Bonjour j aimerai bien vous contactez mais je sais pas votre email je vous demande de me le passer et merci .

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