mardi 22 novembre 2016

Gabriel Brabant de Coaching Classes Prépas sur le grill de "Start'Up Chef" !

Bonjour,

Si vous voulez tout savoir sur le concours d'entrepreneurs auquel j'ai participé, c'est ici :



Si vous voulez seulement voir à quoi je ressemble dans un T-shirt orange, c'est à la minute 5'08" !

Dans un prochain article, je mettrai en ligne le "Pitch" de la fin de la première journée, où je réponds à un certain nombre de questions que vous vous posez peut-être...

Les résultats ?

J'ai reçu le prix "Coup de coeur du jury".




Merci !

 
 

samedi 19 novembre 2016

Que faire quand on sent qu'on craque en prépa ?

Je sens que je vais craquer, sortez-moi de là !

Bonjour, 

C'est le moment de l'année où vous allez vous rendre compte que quelque chose ne va pas en prépa. Ce n'est pas grave. C'est même plutôt normal. 

Un rythme volontairement le plus rapide possible. Donc "trop" rapide pour un grand nombre d'entre-vous dans chaque classe de prépa de France. Sinon, peut-être que vous avez eu la sagesse - ou la chance - d'intégrer une prépa "qui vous convient". 

En ce qui me concerne, le rythme de sup était rapide mais tenable. C'est le rythme de la PSI* qui est tout à coup devenu beaucoup trop rapide. Je pense que pendant une partie de l'année, je n'ai simplement pas eu le temps ni l'énergie de simplement LIRE mon cours pourtant pris en note toute la journée le plus consciencieusement - et rapidement - possible. 

Je disais donc, c'est le moment de l'année où vous allez vous rendre compte que quelque chose ne va pas. Je ne prends pas tellement de risque en écrivant ça parce que si ce n'est pas en ce moment (au mois de novembre) que vous ressentez cette difficulté, alors cet article vous attendra sagement pour le moment où vous pouvez en avoir besoin. 

Qu'est-ce qui peut vous faire penser que "quelque chose ne va pas ?"

Plusieurs signes. 

Vous pouvez...

ne plus avoir envie de travailler...

Vous pouvez...

vous demander ce que vous faites là...

Vous pouvez... 

avoir envie d'arrêter...

Vous pouvez...

travailler du mieux que vous pouvez sans que les notes suivent...

Une chose est sûre : Vous n'êtes pas la seule ! / Vous n'êtes pas le seul !

Voici les options qui s'offrent à vous...

Monter un club des gens qui ont besoin de serrer les coudes pour réussir leur prépa

Bon, c'est rarement dit comme ça, mais c'est très clairement le meilleur moyen de passer de bonnes années en prépa. 

Ça s'appelle l'internat. Ça s'appelle "trouver un binôme pour travailler ensemble". Ça peut aussi consister à se retrouver pour jouer au basket ou au foot à la pause du déjeuner, le soir après les cours ou après le DS...   

Trouver les activités qui vous aideront à "tenir le coup" sans trop culpabiliser

Les activités qui vous font du bien et qui vous permettent de vous sentir bien sont indispensable pour tenir le coup. 

On vous avait dit qu'en prépa il ne fallait que travailler et vous avez suivi le conseil à la lettre. Aujourd'hui vous vous sentez épuisé et/ou démotivé : il faut faire machine arrière. 

Qu'est-ce que vous aimiez faire l'année dernière ?

- du foot, du basket, du golf, de l'équitation ? 
- de la guitare, du trombone, du violon, des jeux vidéos ?
- aller au cinéma
- retrouver des amis
-...

Certains sports et certaines activités sont évidemment moins facile à caser dans votre emploi du temps que d'autres mais ce n'est pas pour ça qu'il faut y renoncer. Vous aurez du mal à faire les classes prépas tout en continuant votre entraînement à un sport au niveau compétition avec trois entraînements intensifs de 2h par semaine - s'il y en a qui l'ont fait, qu'ils n'hésitent pas à témoigner dans les commentaires ! - mais pour la plupart d'entre-nous, il vaut mieux travailler efficacement une heure de moins et aller courir pour évacuer le stress qui devient trop intense. 

Chaque année, parmi les étudiants que j'accompagne, il y en a qui reprennent une activité sportive, artistique ou sociale pour retrouver leur équilibre. Ils se sentent mieux, travaillent dans une meilleure énergie et plus efficacement et leurs résultats remontent. 


Est-ce que vous dormez assez ?


 C'est tellement essentiel que je n'en ai pas reparlé récemment, mais c'est vraiment le premier trouble de l'étudiant en prépa. Terminer un devoir un soir un peu tard est tout à fait normal. Travailler tous les soirs trop tard, c'est la garantie de la mise en place d'un cercle vicieux qui vous conduit tout droit à votre perte. 

Je ne m'étendrai pas ici, mais en raccourci : 

fatigue => moins d'attention => plus de temps pour comprendre => plus de temps pour revoir le cours => moins de temps pour travailler le reste (exos, DM, révisions) => nécessité de se coucher plus tard pour rattraper => fatigue...

manque de sommeil => moins bonne mémorisation (la mémorisation à long terme à lieu pendant le sommeil) => plus de temps pour reprendre les cours pourtant déjà appris quelques jours avant => nécessité d'y passer plus de temps => nécessité de se coucher plus tard => manque de sommeil...

Faire le point


Si ces éclairages ne vous suffisent pas, vous pouvez toujours prendre des cours particuliers pour vous aider à vous mettre au travail le week-end ou pendant les vacances (motivation) ou pour expliquer ce que vous n'avez pas compris. 

En tout cas, un grand nombre d'entre-vous le fait. 

En ce qui me concerne, je ne vois pas bien comment ajouter des heures de cours à un programme trop chargé peut aider sur le long terme. 

Comme j'ai moi-même donné des cours particuliers au début du projet "Coaching Classes Prépas" en 2009, j'ai pu voir qu'en 2h avec un prof particulier, on peut effectivement faire le tour d'un sujet qui nous est passé au-dessus pendant la semaine. (Comment fait-on pour tous les autres cours de la semaine... ?)

J'ai pu aussi accompagner un élève de MP* qui avait laissé de côté la SI en travaillant toute l'année avec lui la SI le dimanche matin. Une matinée dédiée avec un prof particulier - "béquille"? - pour se remettre à niveau sur une matière qui ne nous inspire pas, pourquoi pas ?

En ce qui me concerne, je privilégie une approche globale autour de la confiance en soi, la méthodologie, l'organisation du travail, la gestion du stress, du temps et des priorités... et les choses se remettent dans l'ordre.

Si ça ne suffit pas pour se sentir mieux alors peut-être est-il temps de se poser la question du projet professionnel pour voir si les classes prépas sont indispensables pour apprendre le métier que l'on vise, plutôt que de poursuivre dans une voie peut-être peu adaptée à l'élève

Une chose est sûre, n'attendez pas de vous sentir trop mal pour réagir comme souhaite vous avertir Miss Ano par son blog créé cette année "Suicide et dépression en prépa" 

Comment savoir si c'est le bon moment pour faire quelque chose : si vous vous posez la question c'est qu'il est largement temps de réagir. Tâchez au moins d'en parler autour de vous et de vérifier si vous avez les symptômes classiques d'un excès de stress : 

- problèmes de sommeil
- douleurs physiques (dos, tête,...)
- souffrances psychologiques
- sentiment d'isolement
- épuisement physique ou psychologique

Pris à temps, ça peut se régler en quelques séances et quelques semaines. Les étudiants qui font les mêmes "burn-out" que leurs aînés salariés mettent plusieurs mois à s'en remettre...

Bon courage !

Gabriel

 


jeudi 17 novembre 2016

Que faire quand on ne veut pas que nos enfants fassent les classes prépas ?

Bonjour,

Avec le retour du mois de novembre, j'accompagne de nouveaux étudiants sur le chemin difficile des classes prépas. 

Fin octobre, j'ai participé à l'événement Start'Up Chef à Murat dédié aux porteurs de projets et aux entrepreneurs. 

Gabriel Brabant pour Coaching Classes Prépas à Start'Up Chef

Pendant ces deux jours, j'ai présenté mon activité de coaching en classes prépas et nous avons réfléchi sur le développement de cette activité ou sa remise en cause pour des activités professionnelles plus "concrètes" et plus adaptées à un territoire comme l'Auvergne. 

Durant les discussions et les échanges, nous nous sommes intéressés au "système" des classes préparatoires. J'ai déjà pu évoquer dans un article ou un autre, un certain épuisement ou agacement à réparer les élèves cassés par ce système : http://www.coachingclassesprepas.com/2015/06/jen-ai-marre-des-classes-prepas.html    

Les échanges sur ce sujet ont valu à Pierre Alzingre, animateur et coach d'entrepreneurs au sein de Visionari,  l'expression "Coaching Cass' Prépa".

Pierre a également trouvé dans les publications de certains professeurs des classes prépas, l'expression "bourreaux bienveillants". L'expression date de 2012 dans un article du Monde mais ça lui a semblé surréaliste : "on leur coupe la tête mais avec bienveillance". 

Quand j'accompagne les élèves qui souffrent dans ce système, est-ce que je deviens à mon tour un bourreau bienveillant ? Est-ce que ça veut dire que je suis d'accord avec ce qui se passe pour certains de ces élèves ?

En faisant des recherches pour cet article, je tombe sur un blog beaucoup plus récent qui semble avoir une prise de position beaucoup plus radicale, comme en témoigne son titre et son nom de domaine : 
Suicide et dépression en prépa


prepasuicide.over-blog.com

La question que je me pose aujourd'hui, c'est : "Comment fait-on ?"

Comment fait-on, en tant que parent, si on estime que les classes prépas ne sont pas faites pour notre enfant ?

Comme me le disait une mère de famille il y a quelques jours : "Je n'ai aucun doute qu'il a les compétences pour faire les classes prépas mais je ne pense pas que ce soit adapté à sa personnalité."

Vous noterez que la manière "bienveillante" de dire les choses, c'est déjà de dire que ce sont les classes prépas qui ne sont pas adaptées à la personnalité de l'étudiant... et pas l'inverse comme on l'entend tellement souvent dans les discours... "il n'est pas fait pour ça"...

ou dans les questionnements des élèves en souffrance : "je ne sais pas si je suis fait pour les classes prépas." 

J'ai souvent envie de répondre : ce sont peut-être les classes prépas qui ne sont pas faites pour toi. 

Dans quel cas, les classes prépas ne sont pas vraiment faites pour vous ?

- quand vous aimez avoir le temps de travailler les sujets en profondeur
- quand vous aimez avoir le sentiment d'avoir fait "tout ce que vous aviez à faire"
- quand vous aimez vous sentir valorisé dans le discours des professeurs ou par les bonnes notes

Je l'écrivais il y a quelques mois : même dans une classe de CP des enseignants disent "il faut travailler plus" de manière générale et ce sont les élèves consciencieux qui l'entendent le plus alors qu'ils ne sont pas concernés.

Je ne pense pas que l'on puisse empêcher son fils ou sa fille de faire les classes prépas. Ça ne me parait pas plus pertinent que de vouloir les forcer à les faire. Dans un cas comme dans l'autre, ils pourraient choisir la voie que vous vouliez leur refuser simplement à cause du mode de fonctionnement qui est étudié à l'école du paradoxe. Si vous poussez dans une direction, vous avez de grandes chances que la personne que vous essayez de convaincre résiste. C'est même une loi physique...

Par contre, vous pouvez trouver des témoignages partout d'élèves qui ont commencé les classes prépas et décidé en une semaine que ce n'était pas fait pour eux. C'est le cas de ma belle-soeur qui a choisi une fac de droit dans le mois qui a suivi et qui y a fait de brillantes études.

A l'inverse, on trouvera des profils qui sont allés au bout de la prépa pour mieux décrocher après. Les exemples sont nombreux d'ingénieurs qui n'exercent pas leur profession après de Grandes Ecoles, quand Antoine, chanteur et voyageur, semblait faire figure d'exception après Centrale Paris dans les années 70...

Suis-je en mesure d'accompagner ceux qui se posent ces questions ?
Suis-je en mesure d'aider à aller au bout d'un cursus qui me semble parfois destructeur ?

Je me pose la question à chaque fois. Pour chaque élève la situation est différente.
J'aime cette incertitude. J'aime me mettre à leur écoute.
J'aime "ne pas savoir à leur place".
Je n'ai pas la réponse tant qu'ils ne l'ont pas eux-mêmes.

Et parfois, nous avons des surprises. Dans les deux sens. 

Une étudiante qui avait demandé un accompagnement en vue d'une réorientation à la fin de l'année d'hypokhagne a choisi de continuer en khagne "parce que ce n'était pas à quelques élèves arrogants et désagréables de sa classe de déterminer son avenir".

L'année dernière, j'ai rencontré un élève avant les vacances de la Toussaint pour l'aider à continuer ses classes prépas parisiennes. Quand il m'a recontacté après les vacances, c'était pour valider un nouveau projet professionnel qui lui permettait de se recentrer sur ses talents et ses centres d'intérêts, tout en rejoignant sa région d'origine. 

Enfin, un des premiers coachings médiatisés consistait à dire "en douceur" aux parents que leur fille avait besoin d'arrêter la prépa. Elle avait dormi 14h par nuit pendant toutes les vacances et ne voulait pas y retourner. Les parents avaient commencé leurs demandes par "nous privilégions la santé de notre fille avant tout". 

A suivre... 


jeudi 3 novembre 2016

Rentrée, motivation et épine dans le pied !

Bonjour, 

La rentrée des vacances de la Toussaint peuvent être un moment critique pour les élèves en classes préparatoires, comme je le raconte à la fin de mon article d'octobre "How are you?".

La motivation est-elle toujours là ?

Est-ce qu'au contraire, un doute commence à s'insinuer dans votre esprit ?
Est-ce que depuis le début de l'année, ce doute est de plus en plus présent, au point de vous empêcher de vous concentrer pleinement sur ce que vous avez à faire ?

Est-ce que je suis fais pour la prépa ?
Est-ce que la prépa est faite pour moi ?
Je travaille beaucoup mais mes résultats ne suivent pas, que puis-je faire autrement ?
Comment puis-je travailler plus efficacement ?
Est-ce que je suis moins intelligent ? moins rapide ? moins efficace ? moins performant que les autres ?
Que puis-je faire contre le stress ou le découragement ?
Vous pouvez bien sûr continuer à vous poser toutes ces questions tout seul. Les classes prépas, c'est mieux quand "on se débrouille tout seul". 

Je me faisais simplement la remarque il y a quelques jours qu'il y a peu d'athèles de haut niveau qui préparent les compétitions "tout seul" dans une classe où il y aurait aussi tous leurs futurs adversaires !

La plupart d'entre-vous ne se rendent peut-être pas compte du nombre d'offres de services complémentaires pour les classes prépas. 

Déjà il y a une vingtaine d'année, j'avais observé un décalage très grand entre la "culture prépa" du lycée Pothier à Orléans et celle du lycée Lakanal à Sceaux, en région parisienne. 

J'avais surtout observé que de nombreux livres étaient à notre disposition dès le début de l'année de spé pour compléter le cours de nos profs ou nous aider à faire les DM. Aujourd'hui, vous avez bien sûr de nombreuses ressources sur internet que nous n'avions pas. 

Dans ces années-là, il y avait déjà une offre importante de cours de soutien. 

Désormais, quand j'ai un étudiant au téléphone, il a souvent déjà fait appel à des cours particuliers, fait un stage aux dernières vacances...

Pendant ce temps-là, la "culture prépa" impose à la majorité de vouloir "se débrouiller tout seul". 

Pour avoir regardé ce qui se fait désormais, les offres de "coaching" sont nombreuses, variées, et à tous les prix...

Sans vouloir rentrer dans cette logique d'une surenchère commerciale, sachez qu'il est possible, quand la situation devient vraiment difficile pour vous et que vous n'avez pas trouvé les solutions par vous-même, de faire le point et reprendre un meilleur départ après avoir "remis les choses dans l'ordre". 

En ce qui me concerne, je ne fais rien de "miraculeux", je n'ai pas de "formule magique". Je pars du principe que toutes les ressources sont en vous et que vous allez faire "très bien". 

et j'ai souvent raison de ne pas savoir à votre place ce qui est bien pour vous

Pour citer simplement un accompagnement du mois d'octobre, une situation qui semblait très compliquée vis-à-vis des maths dans une classe de 2e année ECS - ce qui peut sembler compromettant - s'est semble-t-il résolue en 2 rendez-vous de 45 minutes par téléphone sur quinze jours...

Et vous, c'est quoi votre "épine dans le pied" en prépa ?
Et si on l'enlevait ?

Bon courage pour la rentrée !

Gabriel



 

mercredi 19 octobre 2016

La peur du prof de maths

Bonjour, 

C'est la dernière journée de classe pour cette première période de l'année scolaire. Est-ce que ça s'est bien passé ? Est-ce que vous avez trouvé vos repères ? Est-ce que vous vous sentez bien en classe et avec vos enseignants ?

Cette année, je suis pour la première fois "prof de maths". Au Collège de la Tour d'Auvergne, à 7km de Bagnols (63810) où nous nous sommes installés avec ma famille cet été. 

Je suis "prof de maths" et je me rends compte comme ça peut être difficile pour un élève de se sentir bien en classe et avec son prof. Plein de bonnes intentions, j'aimerais pouvoir proposer aux élèves de faire preuve d'autonomie... dans un cadre quand même très contraint :

- l'espace : la salle de classe
- les horaires imposés
- la matière imposée : les maths

Avec ce que je découvre depuis plusieurs semaines du "manque de nature" des enfants et des jeunes, j'aurais presque envie de les emmener se promener au bord du lac de la Tour d'Auvergne. Profiter de la nature. Ce que j'ai fait, d'ailleurs, avec un groupe d'enfants de maternelle du village pour les TAP "Temps d'activités périscolaires". Je leur apprends quelques mots d'anglais, mais dans l'herbe du jardin d'enfants plutôt que dans une salle de classe dédiée...

En prépa, c'est encore autre chose. La pression est là. Le rythme est intense. Le programme, le concours à venir, la compétition pour les écoles, l'ambition des élèves, celle de leurs parents. Les rêves de Polytechnique, Centrale ou Sup'Aéro... HEC, Essec ou autres Ecoles Normales. 

Pas le droit à l'erreur, pas le droit au doute. 

Comment fait-on, dans ce cas, si la pédagogie du prof de maths - ou sa personnalité - ne nous convient pas ? Comment fait-on s'il nous a pris en grippe ? 

La plupart des élèves ont également eu pour moteur de faire plaisir à leurs enseignants et à leurs parents pour réussir leurs études au lycée et au collège.

Les bonnes notes, les bons bulletins, ça peut être lié au plaisir d'apprendre, mais pour arriver en classes prépas, ça va au-delà. C'est le goût de l'effort, le goût ou le besoin vital du "travail bien fait". 

Quand les mauvaises notes des classes prépas arrivent, c'est toute une construction de l'image de soi qui peut se retrouver mise en question. 

Comme je le disais dans mon précédent article, moi, ce n'est même pas le prof de maths qui m'a posé des difficultés. Je me suis simplement demandé pourquoi je passais autant de temps à faire des maths. Pour moi, ça n'avait pas de sens. Tout m'intéresse. Aujourd'hui encore, je suis incapable de me concentrer sur un seul sujet. Je préfère changer de métier chaque année ou mieux encore, avoir plusieurs métiers à la fois. 

En prépa, c'est très valorisé de pouvoir se concentrer sur les trois matières aux plus gros coefficients presque 100 % de son temps. Moi j'ai continué d'avoir besoin de lire sur d'autres sujets, d'aller au cinéma. Je me suis senti mieux quand j'ai remis du sport dans mon emploi du temps, que ce soit pour aller courir quand le stress était trop intense, ou mieux, pour retrouver les autres élèves pour un foot le samedi après-midi après le DS du matin à Lakanal.

En première année, le prof de maths nous avait expliqué que les 2h de sport dans l'emploi du temps, ce n'était ni nécessaire ni utile. Dommage. 

Dans les accompagnements que j'ai pu assurer, j'ai régulièrement proposé à des élèves doués - vous savez "ceux qui ne travaillaient pas au lycée", c'est-à-dire pas tellement plus que les 35h qu'ils passaient en classe par semaine... - de reprendre une activité artistique ou sportive pour retrouver leur équilibre. 

Un élève doué a besoin de grands espaces de "respiration" pour que son cerveau se ressource. Pour remettre ses idées en place. En prépas, ça peut passer pour de la paresse, de la procrastination, une perte de temps. 

En fait, non. 

"Respirer" pour un élève doué, c'est indispensable. 

Je reviens au sujet de mon article, sur la relation avec le prof de maths. Comment ça se passe pour vous ?

Est-ce que votre prof vous inspire ?
Est-ce que votre prof vous donne envie de vous dépasser ?

Est-ce qu'au contraire, vous vous mettez à avoir peur de lui/elle ? 
Est-ce que vous n'osez plus poser de question en classe ?
Est-ce que vous avez peur quand vous avez colle avec votre enseignant ?

A un certain moment, j'avais au moins un élève issu d'une certaine classe de MPSI d'un lycée parisien au sujet des maths. J'en étais venu à me dire que je pourrais avoir une cartographie des professeurs en fonction des difficultés qu'ils posent à leurs élèves...

Pour la 5/2 - heureusement, c'était la 5/2 - j'avais l'impression d'avoir un enseignant "Artiste". Il résolvait des problèmes de mathématiques comme on pourrait l'imaginer à l'école normale ou dans une grande université. J'avais le sentiment que ça me passait très largement au-dessus.

A l'inverse, j'ai déjà parlé dans ce blog des enseignants de SI et de physique de Lakanal qui vraiment nous "portaient" vers les concours. La comparaison avait été frappante avec l'année précédente où dans les difficultés que je vivais en queue de classe, j'avais l'impression d'être simplement laissé à mon triste sort, sans la moindre tentative ou tentation, de mes enseignants, de me donner les clés pour  m'en sortir (à défaut de réussir...)

Enfin, il y a les profs cassants, ceux qu'on n'imagine plus aujourd'hui et qui continuent à "sévir". Des profs qui n'ont plus leur place nulle part que dans ce système qui se révèle dans leurs classes "archaïque" et inadapté. 

J'ai vu passer un article de prépas.org sur les prix Nobel et les écoles. Ils signalaient que les prix nobel étaient plus nombreux à l'école normale. C'est oublier de comparer simplement avec nos voisins pour voir qu'il y en a beaucoup plus dans les écoles Polytechnique de Lausanne et de Zurich que chez nous, avec nos classes prépas ne laissant pas de place à la créativité et à l'audace. C'est l'exemple que citait Albert Jacquard il y a déjà 15 ans pour nous amener à penser à d'autres modèles d'éducation.

Avant de changer de modèle, vous faites de votre mieux pour réussir dans celui-ci. Je vous souhaite bon courage et bonnes vacances !

Gabriel Brabant
Coach pour les Classes Prépas
Confiance en soi / Motivation / Réussite 

06 33 85 53 27


vendredi 14 octobre 2016

How are you ?

Bonjour, 

En première année de prépa, au lycée Pothier, à Orléans, en 1997, j'ai commencé l'année sur les chapeaux de roue. Je me souviens de l'application que j'ai mis à travailler dès les premiers jours dans la classe de MPSI 2 de Damien Millet "les Maths, c'est beau".

Je me souviens de ses premiers conseils 
Votre salut passe par la connaissance du cours... et par la recherche des exercices

J'ai travaillé régulièrement. Je me souviens des premiers mercredi après-midi passés entièrement à tout apprendre. 

Même les premiers devoirs sont sont plutôt bien passés. J'étais 16e de la classe. Je dis "plutôt bien" parce que je ne m'en suis rendu compte que beaucoup plus tard, pendant l'année de sup où c'est devenu plus difficile de me mettre au travail les résultats ont un peu baissé. Lors de mon entrée "ric rac" en spé étoile, avec le même niveau d'engagement et de travail, je me suis mis à avoir 4,5/20 et à me retrouver parmi les 10 derniers de la classe. 

C'est seulement beaucoup plus tard, quand je me suis mis à repenser à cette période de ma vie et à témoigner pour d'autres, que je me suis rendu compte que 16e de la classe, c'était plus que "plutôt bien". A l'époque, je me souviens seulement que je n'avais pas la "moyenne". Je n'avais pas "10/20" et ça ne m'étais jamais arrivé. La moyenne de la classe, de l'ordre de 8,5/20 aurait dû me mettre la puce à l'oreille. 

Mais quand on est exigeant avec soi-même comme je le suis ou je l'étais, les autres, ça ne compte pas vraiment. Sauf quand ils passent devant peut-être. Quand il y en a 40 devant, comme c'est devenu le cas en spé PSI* l'année suivante. 

Par contre, c'est toutes ces années plus tard seulement, que j'invite les personnes que j'accompagne, et rétrospectivement l'élève que j'étais, à ne plus seulement regarder les élèves devant soi mais également ceux qui sont derrière. 

Quand j'ai formulé que "j'étais dans les 10 derniers" c'est ma nouvelle formulation. A l'époque je ne voyais que les 40 qui étaient devant. Même en sup, même 16e, ce que j'ai commencé par voir, ce sont les 15 qui étaient devant moi. 

Et encore, je n'ai pas l'esprit de compétition très développé donc ce n'est même pas ce qui me gênait. Ce qui me gênait c'est que si je n'avais pas la moyenne, alors c'était que probablement, je n'avais pas "bien travaillé". Soit pas bien, soit pas assez. Dans tous les cas, il fallait faire "plus" ou faire "mieux". Voire même, il fallait être différent : il aurait fallu être plus intelligent ou avoir choisi une filière d'étude mieux adaptée à mes - petites ? - capacités intellectuelles ou de travail. 

En fait, ce ressenti négatif était amplifié par les commentaires des professeurs. Des commentaires classiques et "généralisant" pour toute la classe : "Vous ne travaillez pas assez". Ma fille de huit ans a vécu de la même manière les commentaires de son institutrice de CE1 l'année dernière. Des commentaires qui s'adressent aux autres, parce qu'ils sont adressés à toute la classe dans son ensemble, touche bien plus les élèves consciencieux qui font déjà le nécessaire, que ceux, déjà un peu indifférents, qui pourraient peut-être se sentir visés. 


Je me souviens de cette rentrée de sup qui s'était plutôt bien passée. L'année précédente j'étais parti à la Toussaint en Irlande avec l'échange du lycée pour la ville de Newry et j'ai choisi, en maths sup, d'y retourner avec ma soeur dans ma famille d'accueil.

La veille du retour, à la fin de la journée, dans une scène que je revois au soleil couchant sur la campagne verte et rocailleuse de l'Irlande, je me suis demandé ce que je faisais de ma vie à faire autant de maths. 

Cette question ne m'a plus jamais quittée. J'ai lutté contre. J'ai travaillé. J'ai insisté. J'ai fait une spé étoile. Une deuxième spé étoile. J'ai passé l'X et Polytechnique. J'ai eu 3,5 au TIPE la première année, 15,75 l'année suivante. Je me suis acharné en école d'ingénieur pour aller au bout. J'ai même travaillé pour valoriser mon diplôme... Je me pose toujours cette question de l'intérêt de passer ses journées entières à faire des maths ou de l'informatique. 

J'avoue que je n'ai toujours pas trouvé la réponse. De fait, depuis 2008, je ne travaille plus sur des machines mais avec des gens, sauf quand je fais une parenthèse pour vous écrire ces quelques lignes. 

Quelle conclusion en tirer ? 

Ne pas partir en Irlande aux vacances de la Toussaint de Sup ?
Savoir choisir une orientation qui correspond à vos envies profondes pour que les efforts que vous allez faire pendant les 2, 3, 6 prochaines années vous emmènent au bon endroit...


Sachez que je pense à vous et que je vous souhaite bon courage !

Gabriel Brabant

 

mercredi 7 septembre 2016

La rentrée en classes prépas

Bonjour, 

Ces derniers mois, je proposais des "conseils" pour mieux réussir en prépa. Un père de famille m'a signalé au mois d'août que son fils trouvait qu'évidemment ce serait bien de suivre mes conseils mais que justement, c'était difficile, voire impossible, de travailler régulièrement, se coucher tôt...

J'ai trouvé que sa remarque était juste et que mon blog pouvait, de ce fait, avoir basculé du côté des "donneurs de leçons". Du côté des profs qui peuvent dire "il suffit de travailler plus". Moi, je me suis mis à écrire, "je vous invite à travailler mieux". 

Ca me semblait déjà un progrès mais c'est sans compter sur le fait que c'est justement ce que vous faites tous les jours. Vous avez choisi les classes prépas ou vous avez décidé d'y aller "pour voir" et vous faites de votre mieux pour répondre aux attentes, pour apprendre votre cours et pour réussir les devoirs, DM, DS et autres concours blancs. 

Ce que j'ai oublié d'écrire, quand je me suis mis à faire des listes de conseils de "ce qui me semble le mieux", c'est peut-être que ce qui est important dans l'accompagnement, ce n'est pas de recevoir une liste de conseils. 

Ce qui est important, c'est de pouvoir être écouté. C'est de pouvoir être entendu. C'est de pouvoir faire le point sur une situation qui parait difficile pour identifier, justement, ce qui est difficile pour vous et pas pour les autres. A partir de l'analyse de votre situation, à vous et à personne d'autre, de construire des solutions, pour vous et pour personne d'autre. 

Dans la démarche, prendre le temps de se poser 30 minutes ou 1 heure, pour faire le point sur ce qui marche, ce qui ne marche pas, ça peut aussi être l'occasion de retrouver de l'énergie, de la motivation pour se remettre au travail. 

Souvent, les parents m'appellent pour me demander ce que je peux faire, ce que je propose et combien ça coûte. C'est toujours une question, ça, de savoir combien ça coûte. Je me rends compte que je ne suis pas tellement plus à l'aise pour dire ce que je fais. 

En fait, la première chose que je fais, c'est que j'écoute. J'écoute ce que les parents ressentent de la situation de leur fils ou de leur fille. Ensuite je pose des questions pour clarifier ce qu'ils sont en train de m'expliquer. Par mes questions, je les amène à faire le tour d'une situation. Ensuite, ou simultanément, j'écoute l'étudiant en classes prépas m'expliquer la manière dont lui ou elle vit les choses. De la même manière, je pose des questions pour mieux comprendre et ça les amène aussi à voir les différents aspects de leur situation. 

Ensuite, je ne propose pas de solutions toutes faites. Je demande ce qu'ils ont déjà essayé. Je leur demande ce qui a marché, ce qui a moins bien marché. Je leur demande ce qu'ils veulent faire maintenant et ils construisent leur propre mode d'emploi pour la suite. 

Seulement quand ils ont besoin d'un avis, d'un conseil, je vais piocher dans ma boîte à outils ce qui me semble le plus pertinent. Ca peut être dans l'organisation du temps de travail, dans la méthodologie ou dans les outils de gestion du stress...

En ce qui concerne le tarif, j'aime travailler pour un tarif de 300 euros par mois. Ca me place en dessous des cours de maths à 100 euros par séance, toutes les semaines. Ce qui ne se voit pas non plus, c'est que je travaille rarement plus de trois mois avec un élève. Au bout de trois mois, comme toutes les solutions viennent de vous et que vous les avez choisies/construites/mises en place vous-même, vous n'avez plus besoin de moi. 

Au contraire d'un prof de maths qui vous sert de béquille pour vous aider à vous mettre au travail ou pour vous donner l'impression que vous travaillez plus efficacement. Je viens d'avoir le témoignage d'une étudiante qui a fait appel à un prof pour aller plus vite mais qui n'est pas tout à fait satisfaite de ses résultats à l'écrit. 

Vous ne pouvez pas faire l'économie du temps de la recherche en maths. Si vous prenez un prof de maths - ce que vous êtes de plus en plus nombreux à faire - pensez-y : il ne faut pas que votre prof vous souffle la réponse. Acceptez l'incertitude de trouver par vous-même. Quitte à ce que le prof particulier vous tienne la main pour le faire. Sinon, comment ferez-vous devant l'exercice de colle ou de DS cette semaine et au concours dans les prochains mois ?

Si vous souhaitez en savoir plus ou prendre rendez-vous, je vous invite à m'appeler directement sur mon portable au 06 33 85 53 27. Vous pouvez me laisser un message. Entre nous, je dois avouer que j'ai du mal à répondre aux sms qui ne sont pas signés.

Bonne rentrée

Gabriel Brabant
Coach en classes prépas depuis 2008
Auteur de ce blog

06 33 85 53 27