mardi 17 juillet 2018

Vacances ? d'été...

Bonjour, 

Il y a 20 ans, je passais de la sup à la spé*. 

J'avoue que je n'avais pas imaginé une seule seconde passer mon été à étudier.

De la même manière, avant la sup, je me suis contenté de lire les livres de français. 

J'ai sûrement bien fait pour la sup : n'ayant aucune idée de ce qui m'attendait, je me serais surement fourvoyé et notre prof de maths a commencé en disant que tout ce qu'on avait fait jusque là, ce n'était pas des maths...

Bon, c'était faux et mesquin mais on y a cru. 

En fait, ce serait à refaire - d'abord je ne ferais pas les classes prépas pour tout un tas de raisons, vous pouvez en trouver quelques unes dans ce blog ou m'appeler si vous voulez en savoir plus parce que vous vous posez des questions...

Je disais donc, ce serait à refaire, je travaillerais une partie de l'été. 

Je crois que c'est ce que vous êtes de plus en plus nombreux à faire. Je n'ai pas mené l'enquête donc je ne sais pas si les élèves de mes années travaillaient l'été. Moi, je croyais que non. Et ça m'allait bien. 

Eté 1998 - Londres et la finale de la Coupe du Monde - et oui, vous verrez, 20 ans après, on se souvient d'où on était ce jour-là ! Vous étiez où, dimanche ?

Puis Saint Raphaël, Berlin et l'Irlande, il me semble. Plus sympa que de passer l'été à faire des maths. Mais néanmoins, pas très efficace pour la réussite de l'année de PSI* qui a été très difficile et m'a conduit tout droit à la 5/2.

Entre la 3/2 et la 5/2 deux de mes tantes m'ont invité à intégrer plutôt que de risquer de pêter les plombs. Aujourd'hui, je leur reconnais une certaine clairvoyance, mais le "burn out" était déjà fait (c'est un anachronisme, le mot n'existait pas à l'époque. Aujourd'hui les députés continuent de refuser de reconnaître le concept, mais le mot a le mérite d'exister...) il ne restait donc plus qu'à "reconstruire". 

Si vous voulez savoir pourquoi il peut être pertinent d'intégrer une école plus modeste que de faire 5/2, c'est pareil, vous pouvez appeler et je vous donnerai les éléments qui nourrissent ma réflexion. Pour l'article sur le sujet, c'est un des plus lus, il est ici.

 Alors vous travaillez ou pas cet été ?

C'est un des premiers été où l'on me demande un coaching pour accompagner un étudiant dans son travail de la première à la deuxième année. 

Est-ce pertinent ou un excès de pression ?

En ce qui me concerne, il me semble que ça peut avoir du sens. 

Il me semble également qu'il faut aussi s'assurer d'arriver en pleine forme pour la rentrée. Avoir "rechargé ses batteries" comme on dit. 

Dans les offres auxquelles je pense, j'habite désormais dans un petit village entre campagne et montagne du Puy de Dôme, dans lequel il y a un camping avec des chalets tout confort et 2 chambres pour jusqu'à 6 personnes. Si vous cherchez un lieu pour réviser une semaine avec des copains de prépas ou de médecine, vous pouvez prendre contact et que nous mettions au point une formule pour aller vous chercher au train ou au car, l'hébergement, la nourriture sur place, des apports en maths, physiques, méthodologie si besoin et des séances de coaching...

En attendant, j'espère que vous avez de beaux projets de vacances en famille ou avec des amis. Si vous êtes seul chez vous pour travailler et que vous n'arrivez pas à vous y mettre, n'hésitez pas à prendre contact, nous pourrons travailler les grands sujets de coaching : 
  • motivation interne
  • motivation externe
  • organisation du travail
  • structuration du temps
  • gestion des pauses
ce qui est également souvent lié à 
  • confiance en soi
  • confiance en ses capacités à réussir
  • orientation et projet professionnel
Autrement dit, que ce soit pour travailler les maths ou pour réfléchir (enfin) à ce à quoi vont vous servir les classes prépas ou dans quelle direction vous souhaitez aller pour votre vie professionnelle, vous pourriez effectivement mettre l'été à profit !

Petite vérification de fin d'article : 
  • est-ce que vous faites ce que vous aimez ?
  • est-ce que vous aimez ce que vous faites ?
  • est-ce que vous avez choisi les matières et les sujets pour lesquels vous avez le plus de talent ?
  • est-ce que vous vous orientez selon vos envies, vos désirs, vos talents ?
Ou est-ce qu'au contraire, vous avez choisi les classes prépas parce que c'est ce qu'il y avait de plus difficile, de plus prestigieux ? pour faire plaisir à vos parents ? parce que ça vous permettra de gagner plein d'argent plus tard ?

Pour échanger sur ces sujets, vous pouvez me donner votre réponse dans les commentaires, sur la page facebook, par mail gabrielbrabant (@) yahoo . fr ... Le téléphone 06 33 85 53 27 est à privilégié quand vous souhaitez prendre rendez-vous pour du coaching. 

Bel été !

Gabriel

mercredi 30 mai 2018

Gestion du stress pour les oraux

Bonjour, 

Pour les oraux des concours qui arrivent, vous sentez-vous prêts ?

Pour les colles, au fil de l'année, 
  • avez-vous eu besoin de gérer le trac ?
  • vous êtes-vous senti bloqué par la verticalité du tableau, pour les oraux scientifiques ?
  • vous êtes-vous senti bloqué par le regard de l'examinateur dans votre dos ?
Sentez-vous que le stress vous fait perdre, ne serait-ce que 10% de vos moyens et de vos capacités à résoudre les sujets proposés ?

A l'oral, il n'y a pas que la gestion du stress. Il y a également ce qu'on appelle "la prise de parole en public". 

En effet, lorsqu'on n'y est pas préparé, on ne mesure pas suffisamment l'importance de la posture, du souffle et de la voix. 

  • Vous reproche t-on parfois de ne pas parler assez fort  ? 
  • Aimeriez-vous avoir le sentiment d'être plus convaincant dans vos présentations, dans vos argumentations ?
J'ai été formé à la prise de parole en public par Brigitte Bellamy-Frejacques, ancienne chanteuse lyrique, dont c'est devenu le métier de former les cadres dirigeants sur ce sujet. 

Nous avons travaillé la posture, le souffle et la voix. 

Pour la posture, debout, nous avons travaillé sur un ancrage dans le sol, le maintien du dos et la souplesse dans la stature, comme le roseau. 

Pour le souffle, nous avons travaillé sur la respiration ventrale et une forme d'aspiration naturelle.

Pour poser la voix, nous avons imaginé une boule d'air dans la gorge et... ouvert la bouche...

Ces exercices, je peux vous les proposer pour vous accompagner vers des oraux plus percutants, des explications mieux perçues par les examinateurs, des résultats qui s'améliorent sans changer le fond, pour lequel vous faites chaque jour de votre mieux. 

Quand vous associez ce travail sur la posture, le souffle et la voix, au travail sur l'entretien de personnalité, vous êtes sûr d'emporter la partie !

N'hésitez pas à demander une séance découverte de 30 minutes pour faire le point sur vos besoins !

Gabriel

06 33 85 53 27


lundi 28 mai 2018

J'aimais la physique

Bonjour, 

Il y a vingt ans j'aimais la physique. Après, j'ai fait les classes prépas. 

J'ai écouté dimanche dernier la conférence de Raymond Piccoli, directeur du Laboratoire de Recherche sur la Foudre à Champs-sur-Tarentaine-Marchal dans le Cantal.
C'était passionnant. J'ai pris conscience que j'aimais la physique. 

Avant. 

Avant d'avoir plusieurs heures de cours par jour. 
Avant de devoir tout comprendre et tout apprendre, le plus vite possible. 
Avant d'être évalué, presque toutes les semaines, sur ce que j'avais compris et que j'étais capable de restituer, à l'oral ou à l'écrit. 

Avant d'avoir 3,5 sur 20 en PSI*. 
Avant de n'avoir pas le temps de relire les cours pour préparer ni les DS ni les colles. 

Avant que ce soit présenté dans une succession de cours et d'exercices complètement détachés des phénomènes physiques en eux-mêmes. 

Pour être tout à fait honnête, le décalage entre mon goût de comprendre les phénomènes physiques de la nature et la matière "sciences physiques" avait déjà commencé au lycée. 

J'ai parfois témoigné que le problème de l'enseignement de la physique au lycée, et de manière beaucoup plus forte en prépas, c'est que ça répondait à des questions que je ne me posais pas. 

A contrario, la philo me passionnait parce que j'y trouvais enfin des éléments de réponse à des questions que je semblais parfois un peu seul à me poser, quand certains membres de mon entourage familial n'allaient pas jusqu'à me reprocher "de me poser trop de questions"... "d'avoir des états d'âme". 

En spé 5/2 à Lakanal, avec l'enseignement de Monsieur Pinson, j'ai pu retrouvé le plaisir de comprendre des phénomènes physiques qui nous entourent : le bleu du ciel, le soleil qui devient orangé à l'horizon, les phénomènes de moiré. 

Et si nous trouvions des moyens pour que les classes prépas ne dégouttent pas les élèves des matières qu'ils ont choisies ?
Et si nous trouvions un moyen pour que les maths et la physique ne soient pas que des critères d'évaluation de la capacité de travail d'élèves entre 18 et 20 ans pour les sélectionner ?

Pour l'ingénierie qui suit, ce n'est pas tellement mieux. En aucun cas il n'était possible de faire par soi-même, de bidouiller, de construire comme ils le décrivent dans ce documentaire au sujet du MIT 

Sept à Huit en replay
La fin du documentaire revient sur une réalité que l'on trouve bien dès la prépa en France : le risque de sur-investissement personnel et de burn-out.

Une réalité mise de côté dans la plupart des discours des communicants qui cherchent à remplir des parcours et des établissements plutôt qu'à en améliorer le contenu pour les rendre plus attractifs et moins destructeurs pour trop d'élèves encore chaque année. 

Bon courage à ceux qui font ce choix dans leur "Parcours Sup" dont on parle tous les jours, à ceux qui terminent leur année de Sup, Hypokhâgne, ECS ou ECE 1, BCPST, Véto, etc... et à ceux qui présentent bientôt les oraux ou rempilent pour une nouvelle année !


vendredi 25 mai 2018

Entretien de motivation : décrivez vos atouts !

Bonjour, 

Aujourd'hui, j'aimerais vous parler de l'entretien de motivation. 

  1. L'exercice est assez rare pour les futurs ingénieurs mais on le trouve quand même au concours de nombreuses écoles de Télécom SudParis à l'ISEP...
  2. C'est un incontournable des concours d'entrée aux écoles de commerce et management. 
  3. Vous le retrouverez dans vos démarches de recherches de stages et d'emploi lors de vos entretiens de recrutement. 
  4. Je vous invite également à utiliser la démarche suivante pour construire votre lettre de motivation. 

Lettre de motivation ? Entretien de motivation ?


On parle de lettre de motivation, d'entretien de motivation, mais il s'agit bien plus souvent de décrire vos atouts pour le projet que vous défendez: intégrer l'école de votre choix, obtenir le stage ou le poste que vous visez !

La question un peu déroutante que l'on peut vous posez pour vous orienter sur ce chemin, pourrait être "pourquoi on vous prendrait vous plutôt qu'un autre candidat ?". 


La démarche

  1. Savoir ce que vous voulez
  2. Identifier les compétences attendues par les recruteurs
  3. Classer ces compétences en trois catégories: 
    1. Les pré-requis = tous les candidats reçus en entretien les ont
    2. Les compétences attendues = la plupart des candidats les ont
    3. les "plus", les "atouts" = les compétences utiles que vous avez et que les autres n'ont pas
  4. Etre capable de présenter votre parcours et votre projet (professionnel ou d'études) en indiquant ces compétences et les preuves que vous les avez

Et vous


Qu'en pensez-vous ? 
Ca vous parle ? 
C'est ce que vous faites déjà ?
N'hésitez pas à me faire signe dans les commentaires si vous avez besoin de clarifications sur la démarche !
Bonne préparation

vendredi 11 mai 2018

De la difficulté de se mettre au travail... à la préparation des oraux

https://www.franceinter.fr/emissions/la-tete-au-carre/la-tete-au-carre-09-mai-2018

Bonjour, 

Peut-être avez-vous écouté la Tête au carré de Mathieu Vidard le mercredi 9 mai au sujet des enfants précoces ou doués. 

Arielle Adda y explique que certains enfants n'ont pas besoin de travailler à l'école primaire et parfois même jusqu'au bac. Elle indique qu'il peut alors être particulièrement difficile pour eux de s'adapter au rythme de la prépa et de se mettre au travail.

Elle propose alors de trouver des moyens de leur donner la notion d'effort dès l'enfance. La danse apparait pour elle comme un domaine où l'on peut toujours s'améliorer. 

Lors de l'entrée en prépa, c'est un peu tard pour se mettre à la danse, mais il est encore temps d'apprivoiser la notion d'effort sans se décourager. J'accompagne chaque année des élèves dans cette situation. 

Parfois, je reformule un peu la notion de "ne pas travailler" jusqu'au bac, en disant, "Vous voulez dire qu'ils n'ont pas travaillé en dehors des 30 à 35 heures par semaine où ils étaient bloqués dans une salle de classe ?"

Et c'est bien de cela qu'il s'agit : ils ne travaillaient pas à la maison. Ils pouvaient donner l'impression à leur entourage de ne pas "faire leurs devoirs". 

En prépa, ce n'est plus tout à fait possible. Pour la plupart des élèves, il devient indispensable de "se mettre au travail", d'apprendre son cours et de chercher les exercices chez soi. 

La première recommandation que vous lisez sur ce blog, c'est de travailler au jour le jour. 
La deuxième, c'est de chercher - et si possible de trouver - les exercices. 

Une proposition du lycée Sainte Geneviève à Versailles, c'est de ne pas réviser les colles et les DS, qui deviennent un moyen d'évaluer où vous en êtes dans votre travail, dans votre compréhension du cours et dans votre maîtrise des exercices. 

Dans ce lycée où la plupart des élèves sont internes, ils imposent également un couvre-feu à 23h (il me semble) pour tous les élèves. 

Ensuite, si quelque chose ne va pas et fait que vous n'avez pas les résultats attendus, nous pouvons y réfléchir plus précisement lors de séances de coaching. 

Pour cette saison du mois de mai, je travaille en particulier sur la préparation des oraux. Pour les oraux scientifiques ou littéraires, je vous laisse souvent travailler sur le contenu et nous nous focalisons sur la gestion du stress, la prise de parole et l'assurance face au jury. 

Je travaille régulièrement sur les entretiens de motivation et/ou de personnalité pour les écoles d'ingénieurs qui le demandent, les écoles de commerce dont c'est le cœur des oraux, ou les entretiens pour les admissions parallèles.  

C'est un exercice que je trouve passionnant : passer d'une présentation qui oscille entre le doute, la modestie, la difficulté à parler de soi positivement, l'absence de hiérarchie dans les éléments présentés... à une présentation assumée 
  • d'un parcours retravaillé avec un fil rouge, 
  • des compétences et des atouts en lien avec les attentes des écoles et le projet professionnel, et même, au passage, 
  • la clarification et la construction de ce projet professionnel. 
Ce travail de clarification me passionne et fonctionne aussi bien avec un élève de terminale qui choisit ses études, celui de prépa qui défend sa candidature aux oraux, qu'un jeune (ou moins jeune) diplômé qui candidate à un stage ou un emploi. 

Pour en savoir plus, n'hésitez pas à prendre contact avec moi au 06 33 85 53 27

Gabriel Brabant




lundi 23 avril 2018

J'aime les élèves des classes prépas



Bonjour, 

En cette journée de rentrée pour une partie d'entre-vous, de début des vacances pour d'autres et l'approche imminente des concours pour les deuxième et troisième année, je voulais vous dire que "je vous aime". 

Quand on m'interroge sur mon métier de coach, je précise souvent que les élèves des classes prépas sont de super personnes à accompagner. En effet, je ressens comme une grande chance de pouvoir coacher des élèves ou des étudiants entre 17 et 20 ans, souvent enthousiastes, volontaires, avec une grande envie de trouver des solutions et de les mettre en pratique. 

La volonté de bien faire, le sens de l'effort, la qualité de l'analyse, la lucidité sur les situations rencontrées permettent de trouver des solutions pratiques et concrètes que ces élèves exigeants - surtout avec eux-mêmes - vont mettre en place très rapidement. 

Finalement, c'est ça que les classes prépas peuvent apporter au cours de ces deux ans. Si on évite l'écueil de profs trop cassants, comme le souligne l'Obs dans cet article du 14 avril 2018, on peut toucher du doigt ses limites. 



Limites physiques, d'abord, parce qu'on va essayer de travailler le plus possible en rognant sur ses heures de sommeil jusqu'à prendre conscience - ou pas - qu'à un moment ça devient contre-productif.

Limites psychologiques, ensuite, parce qu'un certain nombre d'élèves dont j'ai fait partie vont essayer de "ne faire que travailler". Ce qui réussira à certains et pas à d'autres. Pour la plupart, il me semble qu'il est essentiel de garder au minimum les liens avec la famille et quelques amis des années précédentes et si possible une activité "ressource", c'est à dire une activité qui permet à la fois de diminuer le niveau de stress ou de tension et de regonfler son réservoir à énergie. 

Pour le reste, chacun fait bien comme il peut, en fonction de sa capacité de travail, sa motivation, le soutien de son environnement familial et la manière dont se passe la prépa pour lui. 

On imagine bien qu'à conditions initiales identiques (c'est un petit clin d'oeil pour les physiciens) un élève ne vivra pas du tout la même prépa si les 2 premiers mois tout se passe bien : les colles valident ses apprentissages, les écrits confirment qu'il assimile les cours au fur et à mesure... et un autre qui aurait obtenu une prépa où le rythme est immédiatement inadapté à sa manière à lui de travailler et qui commence la prépa par des colles en dessous de la moyenne et se retrouve 42e de sa classes à l'écrit. 

On peut se dire "il n'y a aucune raison de se retrouver 42e de sa classe". On peut même se rassurer "Mon fils ne sera jamais 42e de sa classe en prépa" : il a réussi toute sa scolarité, il a eu une mention très bien au bac, il est travailleur. 

En fait, malheureusement, chaque année, dans chaque classe, un élève pourtant admis à Henri IV, à Louis le Grand, mais aussi au Lycée Pothier à Orléans ou même dans une petit lycée privé de province, se retrouve 42e de sa classe alors qu'il ne s'y attendait pas. 

Personne ne démarre les classes prépas en se disant "je serai 42e au bout de 5 semaines de cours, je me poserais plein de questions, je me demanderai chaque jour si je ne ferais pas mieux d'arrêter". 

C'est d'ailleurs un tel choc que de très nombreux élèves, chaque année, arrêtent effectivement en cours de route : des milliers en fait. 

Qu'est-ce qui a pu se passer ? 

La première raison, c'est que dans le choix des dossiers des candidats, déjà, il y a en quelque sorte un 42e. L'élève en question ne le sait pas et n'a probablement aucun moyen de la savoir. Il est très content, peut-être très fier, même, d'être accepté à Sainte Geneviève à Versailles, ou simplement dans la prépa de son lycée, mais il ne sait pas qu'il est le 42e dossier retenu pour cette classe-là. 

D'ailleurs, ça ne prouve rien. En mars ou avril de mon année de sup, mon prof de maths me dira que mon dossier ne laissait pas supposer que je pouvais avoir à la rentrée les excellents résultats que j'ai eus - par rapport à mon niveau de départ - au regard du niveau de départ des autres élèves. 

C'est la deuxième chose : dès la rentrée je me suis mis à travailler. Pour d'autres, le démarrage de l'année a été plus tardif parce que les contrôles n'ont lieu que trois semaines plus tard. Ca donne lieu à des articles que j'ai pu écrire dans ce blog "ne prenez pas trois semaines de retard". 

Pour réussir le démarrage de sa prépa - et la prépa toute entière - il ne faut pas se contenter de travailler à l'arrivée du contrôle, mais tout au long de la semaine, les cours au fur et à mesure. Je me souviens de mon premier mercredi après-midi passé à tout apprendre très consciencieusement. Comme je le faisais avec mes leçons de grec 5 ans plus tôt. A la fin de l'après-midi, je devais connaître l'essentiel de mon cours de maths, au mot près. 

En tout cas, les théorèmes et leurs démonstrations, les propositions qui en découlent... et j'avais cherché les exercices. 

Certains voient les classes prépas comme la suite du lycée et ne travaillent pas autant que nécessaire. 
Pour certains élèves à haut potentiel ou précoces qui n'ont jamais eu à se mettre à leur table de travail en rentrant chez eux le soir, il peut être particulièrement difficile de devoir s'y mettre avec le rythme des classes prépas. 

Finalement, les "gros bosseurs" - dont on pouvait s'inquiéter qu'ils n'en aient plus beaucoup "sous le pied" pour travailler plus parce qu'ils passaient déjà le plus clair de leur temps au lycée à travailler - ont déjà acquis le rythme et les méthodes de travail. 

Par contre, un élève "précoce" qui a besoin de beaucoup d'autres activités sportives ou artistiques pour trouver un équilibre émotionnel et psychologique - ou simplement pour se sentir bien - aura beaucoup plus de mal à ne faire "que des maths" toute la journée et à s'y remettre encore le soir. 

Enfin, et pour terminer sur ce thème de se retrouver 42e sans s'y attendre, je parle régulièrement de mon expérience d'entrée en 3/2 - et c'est aussi un des articles les plus lus du blog Faire une classe "étoile"? Choisir une prépa prestigieuse?
- avoir une classe "étoile" à l'arrache, c'est prendre le risque de se laisser complètement déborder en spé...

Ainsi, on ne peut pas savoir à quel moment cet enjeu "d'échec scolaire" peut se mettre en place. Au détour de la sélection à l'entrée en classe prépa, après plusieurs semaines de manque de sommeil "en croyant bien faire", en décrochant la classe étoile qui nous semblait indispensable pour aller vers nos ambitions en terme de concours ou d'école, ou même à l'entrée en école tellement l'eldorado annoncé peut sembler décevant pour certains... mais c'est une autre histoire. 

Heureusement, l'histoire peut également bien se terminer. En effet, sans devenir premier du jour au lendemain, les classes prépas sont bien un lieu où l'effort et la ténacité l'emportent sur les solutions de facilité.

En classes préparatoires scientifiques et commerciales, il y a assez de place en école d'ingénieur ou de commerce pour tous les élèves qui présentent les concours. Le premier point est donc bien d'aller au bout des classes prépas et des concours si on le souhaite. 

Ensuite, jouons sur les mots et choisissons justement des solutions de facilité : en effet, en coaching, il m'arrive souvent de demander à un élève de lâcher un peu sur ses points faibles pour se recentrer sur ses points forts. 

1. pour obtenir de meilleurs résultats par rapport aux efforts fournis
2. pour retrouver de l'énergie avant et après avoir travaillé une matière qui lui demande plus d'efforts.

Si vous voulez en savoir plus sur d'autres stratégies à mettre en place pour ne pas rester 42e si c'est ce qui vous est arrivé cette année, n'hésitez pas à prendre contact pour un rendez-vous de coaching. 

A cette période, vous pouvez également vouloir réfléchir sur la meilleure manière de gérer votre temps pendant les épreuves écrites de concours. Dans quelques semaines nous pourrons voir comment préparer les oraux le plus efficacement possible ou améliorer votre prise de parole en public et la gestion du stress. 

Pour ceux qui se préparent à entrer en prépa en septembre, nous pouvons aussi vous faire gagner de précieux mois pour vous éviter d'arriver "la fleur au fusil" quand d'autres élèves sont déjà sur-préparés avec souvent un trimestre de sup déjà fait pendant la terminale S des lycées les plus prestigieux...

Bonne rentrée !
Bonnes vacances !
Bons concours !

Gabriel
06 33 85 53 27

 

 


jeudi 5 avril 2018

Surdoué, les classes prépas m'ont cassé

Bonjour, 

A la suite du documentaire de Marie Drucker pour Infrarouge : Le courage de grandir (disponible en replay jusqu'au mardi 10 avril 2018) je dois me rendre à l'évidence : 

Surdoué, les classes prépas m'ont cassé. 

Je ne savais pas que j'étais surdoué. Je ne savais peut-être même pas ce que c'était. D'ailleurs ça n'existe déjà plus, on dit désormais EIP pour "enfant intellectuellement précoce". J'avais 9,1/10 en CM2, 19,5/20 en maths en 3e mais je pensais que c'était parce que je travaillais régulièrement. 

Ma mère nous y avait aidés, moi et ma sœur : après le goûter, nous faisions nos devoirs avant d'aller jouer. 10 à 20 minutes au primaire. Régulièrement 2 heures et plus au collège. Des bonnes notes partout jusqu'au bac.

Les classes prépas ont tout cassé. 

La rentrée de la maths sup s'est plutôt bien passée. Plusieurs mois plus tard, mon prof de maths me dira que mes résultats étaient même bien au-dessus de ce que pouvais laisser attendre mon dossier scolaire. 

Moi, je ne le savais pas. 

Tout ce que j'ai vu, dès le premier DS, c'est la note. Le classement, dans la classe, était plutôt bon, même s'il m'a fallu plusieurs années pour le comprendre : j'étais 16e. Par contre, 9,5 ou quelque chose comme ça, comme note, ce n'était pas "possible". 

Emotionnellement, en tout cas, c'était très difficile à gérer. 

Rapidement, aussi, la quantité de maths et de physique à ingurgiter ont fait que j'étais à saturation : je n'avais tout simplement plus envie. J'avais surtout envie "d'autre chose". 

L'année s'est passée tant bien que mal. Avec de grands moments de découragement et d'autres où je me suis "accroché" comme ces vacances de Pâques où j'ai passé des journées entières dans mon lit avec mes bouquins de thermodynamique. 

Avec ces efforts et un dernier coup de collier pour un DS de maths "récapitulatif" depuis le début de l'année avec un gros coefficient pour la moyenne du trimestre, j'ai obtenu mon passage en classe étoile. 

Erreur. 

Entrer parmi les derniers en classe étoile est une très mauvaise stratégie pour l'année de spé 3/2. J'ai souffert toute l'année. Je n'ai pu bénéficier de la situation qu'en la dépassant en faisant 5/2 à Lakanal. Je ne pense pas que j'aurais été pris en 5/2 en PSI* dans un lycée comme Lakanal si je n'avais pas fait la PSI* de Pothier. 

Par contre, à niveau égal en sortie de sup, si j'avais pu faire une année de spé à un rythme mieux adapté pour moi, j'aurais pu obtenir de bonnes écoles dès la 3/2. J'ai surtout mis beaucoup d'années à renconstruire ce qui avait été abîmé par cette année difficile. 

En effet, passer l'année à être dépasser par le rythme, le travail à faire, les cours difficiles à suivre, les DS à faire malgré tout et les notes qui vont avec comme 3,5/20 et 38e sur 42... ça n'encourage pas à garder confiance en ses capacités de travail et de réussite. 

Enfin, c'est ce qui fait que je témoigne depuis presque 10 ans de ce qui se passe en prépa, que je propose d'être cette personne tierce - ni parent, ni prof - pour faire le point sur la situation, prendre du recul et trouver des solutions. L'accompagnement et les outils du coaching permettent de définir des stratégies et des actions concrêtes, au quotidien, pour éviter de "subir" un environnement trop  stressant et un rythme trop rapide. 

Quels sont vos outils à vous ?
  • êtes-vous le pro de la régularité et du travail au jour le jour ?
  • êtes-vous tout le temps "à la bourre" mais avec des résultats qui suivent ?
  • avez-vous gardé une activité sportive pour évacuer le stress chaque semaine ?
  • à moins que ce soit une pratique musicale qui vous détend ?
Je crois que la clé, c'est vraiment de faire les classes prépas dans les domaines et les matières qui vous passionnent. De garder du recul en conservant des liens avec sa famille, ses amis et en gardant quelques activités "ressources" dans la semaine. De rester ouvert sur les écoles et les cursus que vous pourrez obtenir en "faisant de votre mieux". 

 

Vacances ? d'été...

Bonjour,  Il y a 20 ans, je passais de la sup à la spé*.  J'avoue que je n'avais pas imaginé une seule seconde passer mon é...