lundi 15 janvier 2024

Les classes prépas et les écrans

Bonjour, 


Avez-vous choisi de limiter l'usage des écrans pour les classes prépas ?

Choisissez-vous d'éteindre votre téléphone quand vous entrez en cours ou pour travailler ?


J'ai des témoignages incroyables de jeunes qui m'expliquent qu'

  • en terminale à Saint Jean de Passy, ils regardaient de la F1 pendant les cours
  • à Stanislas en MSPI, la soirée de travail se fait avec le téléphone en continu
  • qu'ils ne peuvent pas travailler les maths sans avoir une série en même temps

 

Notre fille a rejoint un internat pour la 5e, où l'on peut regarder des vidéos sur youtube en étude, quand on a fini ses devoirs...

La demande de ses camarades de chambrée, c'est d'installer le wifi dans l'internat pour passer leurs soirées sur snapchat, tiktok, instagram...

 

Au lycée un peu plus loin, les élèves essaient d'avancer sur leurs devoirs au CDI alors qu'un camarade regarde Harry Potter 6 sur l'ordinateur à côté. 

 

Enfin, je reçois un élève pour prévoir des cours de maths et de physique en troisième samedi dernier : difficile de trouver 20 min pour lire dans la journée... les livres ne l'intéressent pas. Mais quand je l'interroge sur ses temps d'écran, c'est 1h à 2h les soirs où il termine à 17h, jusqu'à 3h les après-midis libres. 

Je n'ose imaginer combien ça fait en "réel" quand ces horaires sont ceux que l'on accepte de communiquer, encore moins le nombre d'heures qu'il peut passer sur les jeux vidéos, les réseaux ou youtube les week-ends ou les vacances. 

Une chose est sûre désormais : ça empêche de développer pleinement ses compétences cognitives. On ne pourra pas être autant attentif en classe quand on a passé sa soirée devant les écrans. On ne saura plus rester concentré le temps nécessaire pour assurer ce qui est demandé en classe. Enfin, la mémoire sera affectée par ces écrans en continu. 

Le plus souvent, les temps d'écran, en plus d'empiéter sur le temps de travail, réduisent drastiquement le temps de sommeil. Comme cet ami qui a une nuit levé le nez de ses écrans : il était 4h du matin. Depuis, il a mis en place un réveil qui lui signale qu'il est minuit et qu'il est temps d'arrêter. 

 

Avez-vous vos propres stratégies ?

Suite à la séance de coaching, la mère de l'étudiant qui nous décrivait ses séances de travail interrompues en permanence par des notifications ou des vidéos, lui a coupé sa ligne de téléphone. 

"Mais peut-être a t'il déjà résolu le problème en se connectant au wifi ?" ajoutait-elle...

"Peut-être a t'il déjà plein de films téléchargés sur son téléphone" se demandait-elle également ?

 

 "Je ne peux pas lui enlever son téléphone" me disait un autre père de famille, au sujet de son fils, en permanence sur son smartphone au lieu de travailler ses cours en première année d'école d'informatique. 


Peut-être que si ?


Il y a dix ans, j'aurais été modéré dans mes propos.
Depuis, il me semble que le temps passé sur les écrans récréatifs a explosé : notre "télé" et bien plus, est dans notre poche - dans notre main ! - toute la journée. 

La lecture de Michel Desmurget permet de se faire une opinion plus tranchée. 

Il n'y a pas de possibilité pour un jeune de "gérer lui-même son temps d'écran". 

Même les familles autour de nous qui choisissent le plus de liberté possible pour leurs enfants, avec le choix de l'école à la maison par exemple, et des apprentissages centrés sur l'enfant, se rendent compte avec les années que le temps de jeux vidéos nécessite d'être encadré. 

Tout est fait pour que nous soyons addicts. 

Tout est fait pour que nous y passions le plus de temps possible. 

A titre personnel, j'ai supprimé Facebook à cause du temps que je passais dessus. 

Je me suis rendu compte que je l'ai remplacé, au fil du temps, par les vidéos politiques puis par 2 séries coup sur coup, puis par des films et enfin par un jeu vidéo qui m'a pris un certain temps avant de décider à nouveau de reprendre les choses en main...

Écrire, lire des livres, BDs ou mangas. Étudier des sujets qui nous intéressent. Rencontrer des gens. S'investir dans une association. Rendre service à des amis. Prendre du temps avec nos enfants ou nos amis... Reprendre la pratique d'un instrument de musique... Faire du sport ou aller se promener dans la nature ou simplement au parc de son quartier


Autant d'activités qui permettront de décompresser et de se ressourcer, sans se réfugier dans les écrans.


Daniel Pennac écrivait dans "entre un mauvais téléfilm et un bon bouquin on choisit souvent un mauvais téléfilm..." 

Je pense que c'est important de pouvoir aider nos enfants et nos jeunes à choisir des activités de qualité et de les restreindre dans le temps qu'ils passent devant les écrans. La plupart des élèves qui réussissent en classe prépa ont surement une consommation raisonnée de ces écrans. 

Qu'en est-il de l'ensemble des élèves ?


Je vous remercie de partager vos expériences et vos choix dans les commentaires !

Bon courage

gabriel


jeudi 11 janvier 2024

Choisir les classes prépas ?

Voici quelques pistes avant de choisir les classes prépas :


-> Interroger des personnes qui sont en prépa ou qui sont allées en prépa dans les 10 dernières années.

-> Essayer de trouver des personnes qui ont aimé ça et des personnes qui n’ont pas aimé ça, pour avoir des points de vue différents. Demander autour de vous. Si vous n’en connaissez aucune, contacter une association d’anciens élèves.

Attention, dans cette démarche d'enquête auprès de différents interlocuteurs, une démarche qui peut aussi être très intéressante dans la construction de son projet professionnel, vous rencontrerez deux biais :

  1. « Le journalisme ce n'est plus ce que c'était »

  2. « Les classes prépas, c'étaient les meilleures années de ma vie »

Je vais expliquer, mais dans les deux cas, il faut apprendre à faire la part des choses. En effet, un journaliste qui a 40 ans de métier et qui avait connu les heures de gloire de le presse écrite peut être déçu de ce qu'est devenu son métier.

Il n'empêche qu'au moment où il me tient ces propos, le journalisme est en train de complètement se réinventer et quelques années plus tard, on voit des médias indépendants se créer sans les moyens qu'avaient à l'époque Le Monde ou le Figaro. On voit également des reporters suivre les mouvements sociaux avec leur smartphone et diffuser en live leurs reportages.

Pour la deuxième situation, vous trouverez toujours des gens pour vous dire que les classes prépas sont le lieu où ils se sont fait de vrais amitiés. Dans la structure que nous vous proposons dans ce livre, se trouver un binôme ou créer un groupe de gens pour travailler ensemble, fait partie des solutions.

Face à l'adversité, dans les moments difficiles, de liens se nouent, des amitiés se créent. Mais ne vous trompez pas : entre 18 et 20 ans, au démarrage des études supérieures, après être parti de son lycée et de son environnement familial, il est normal de tisser des amitiés.

Certes, les gens qu'on rencontre en prépa sont des gens intelligents, bosseurs, sympas. Mais si vous n'y êtes pas bien, ça ne justifie pas de vouloir y rester pour ça. Quand on quitte la prépa au bout d'une semaine pour aller étudier 6 ans de droit, je ne doute pas qu'on s'y trouve aussi des amis.


Pour finir sur ce sujet, quand un ami plus jeune que moi m'a demandé si Télécom Bretagne c'était bien, je lui ai parlé des sorties voile, du surf à partir du mois de mai... Nous étions en juillet, les vacances démarraient, le plus dur était derrière moi. Quand il m'a demandé en novembre suivant pourquoi je ne lui avait pas dit que les cours, c'était nul, je lui ai simplement répondu qu'il ne m'avait pas demandé...


Quand c'est pour le projet professionnel, voici ce que j'invite à demander :

  • qu'est-ce qui vous plait dans votre métier aujourd'hui ?

  • Qu'est-ce qui vous avait amené à le choisir ?

  • Quelles études avez-vous faites pour en arriver là ?

Mais il ne faut pas oublier l'envers du décor :

  • Quelles sont les aspects de votre métier que vous aimez moins ?

  • Qu'est-ce que vous feriez différemment si vous aviez eu les informations que vous avez aujourd'hui ?

  • Auriez-vous quelque chose à me préciser avant de ma lancer dans ce domaine ou ce secteur d'activité ?

Et la question magique :

  • puis-je contacter quelqu'un d'autre qui travaille également dans cette branche de votre part, pour lui poser les mêmes questions ?


En ce qui concerne une enquête au sujet des classes prépas, vous trouverez chaque année dans la presse de très nombreux articles en faveur des classes prépas. En particulier dans les pages du Monde, du Figaro et en particulier dans leurs sections « Education » pour le Monde ou « Figaro Etudiants ».

C'est très simple ces articles sont signés de professeurs de prépas voire directement de la « Conférence des Grandes Ecoles (CGE) » ou des « Associations de professeurs de spéciales ».

Pour vérifier mes propos, je fais une rapide recherche : le premier article du monde proposé sur le sujet est un entretien avec le proviseur du lycée Louis le Grand, qui est aussi : « directeur de l'Association des proviseurs de lycées à classes préparatoires aux grandes écoles ».

Alors évidemment, pour eux, les titres sont toujours les mêmes « la prépa ce n'est pas le bagne ». « nous accueillons des filles en prépas » etc. Mais s'il est besoin de le préciser, c'est peut-être justement qu'il y a un problème.

Ce que je trouve dommage, c'est que des reportages de qualité sur les classes prépas disparaissent avec les années, alors qu'internet pourrait tout à fait permettre de continuer à les consulter : plus d'une heure de reportage « Envoyé Spécial » sur Lakanal, un « Complément d'enquête » sur le coaching en classes prépas... tous ces sujets que j'avais partagés au fil des années ne sont malheureusement plus en ligne.

Une nouvelle vérification me permet de découvrir les chaînes youtube plus à l'ordre du jour : « Bao » qui se met en scène en prépa à Stanislas, la communication des classes A/L de Lakanal avec des interviews d'élèves...

Menez votre enquête.

Construisez votre projet professionnel.



Vérifiez que les classes prépas :

  • correspondent aux matières dans lesquelles vous excellez

  • vous mènent aux écoles qui donnent accès au métier ou aux secteurs d'activités que vous visez.

Le problème que j'ai vécu c'est que j'ai choisi les maths parce que c'était dur et que si c'est dur, c'est que c'est bien. C'est-à-dire que la notion d'effort l'emporte sur le goût pour la matière ou le talent qu'on peut y avoir...

C'est vraiment contre-productif :

  • je me suis rapidement demandé pourquoi je faisais autant de maths (dès le retour des vacances de la Toussaint)

  • c'est devenu un effort permanent pour apprendre, pour mémoriser, pour simplement me mettre au travail ou y rester.

A l'inverse, je me suis rendu compte que j'avais 18 en biologie en terminale sans avoir l'impression de faire d'autre effort que d'apprendre mes cours. J'avais également 15 en histoire, en me contentant d'écouter attentivement les cours de la prof, sans jamais les reprendre. J'étais passionné de philosophie et je trouvais génial que le prof réponde à des questions que je me posais depuis longtemps. Je passais même mes week-ends à réfléchir à mes dissert' dans une satisfaction intellectuelle rarement retrouvée depuis. Puis le professeur mettait « 14 Excellent » sur mes copies. Ce que je n'ai jamais retrouvé non plus.


Finalement le point positif que j'ai trouvé à avoir choisi les classes prépas scientifiques, c'est que si ça m'a dégouté des sciences, au moins ça ne m'a pas dégouté des livres et de la philo.


La comparaison que je prends souvent, c'est qu'on n'imagine pas un champion olympique choisir de se présenter aux épreuves dans une discipline qui n'est pas pleinement son atout. Dans votre stratégie de préparation des concours, il faut également savoir quels sont vos points forts et aller chercher tous les points sur ce sujet. Il vous faudra bosser vos points faibles pour assurer l'admission, mais vos points faibles ne peuvent être ni le cœur du concours, ni le centre de vos efforts. Par définition, le travail sur vos points faibles ne paie globalement pas, par rapport au même travail sur des sujets qui vous passionnent.


J'ai également observé que malgré la quantité de travail et la somme de connaissances acquises pour réussir les écrits. Trois mois suffisent pour en oublier la moitié avant les oraux ! Des sujets qui vous passionnent devraient pouvoir être acquis pour des années.


Pour cela, vous avez aussi une réflexion à mener sur la mémoire à long terme, versus la mémoire à court terme et l'envie d'avoir une bonne note à la colle ou au DS...

 

(à suivre)

samedi 18 novembre 2023

La solution vient de vous-même

Bonjour, 


S'il y a une chose que je reproche aux classes prépas, c'est qu'elles m'ont débranché de moi-même. Elles m'ont fait croire que les solutions que j'allais pouvoir mettre en place pour mieux travailler, mieux comprendre, mieux apprendre, mieux retenir allaient venir de l'extérieur. 


En troisième année, à Lakanal, notre professeure de Lettres appréciaient que les classes prépas nous aient permis de comprendre (à nous, petits cons suffisants) que nous ne savions pas tout. Dans la lignée socratique "je sais que je ne sais pas".


A l'époque déjà, je trouvais que c'était trop brutal si c'était au prix de notre confiance en nous. 


Quelques mois plus tard, j'ai même compris que pour les "petits cons arrogants" ça faisait le phénomène inverse : un certain nombre avaient traversé la prépa sur leur nuage de réussite, finissant de se convaincre qu'ils étaient mieux que les autres. 


Ce qui doutaient déjà en arrivant, qui pouvaient avoir un tempérament plus mesuré, dans l'analyse et le doute, dans la suradaptation aux attentes des autres, pouvaient avoir perdu leurs repères : je fais tout ce que je pense qu'on attend de moi, et même beaucoup plus, et pourtant j'ai 7,5/20 ? 


Après des années à avoir voulu faire plaisir aux profs, aux parents, à l'adulte. A tenter de répondre à leurs attentes. Puis à s'identifier aux notes, aux résultats, aux compliments ou aux critiques...


5/20 et "vous êtes nuls" ça devient très violent. 

Pour les élèves sensibles ou simplement à l'écoute, la remarque faite au groupe les concerne personnellement. "Il ne faut pas prendre les choses personnellement" diront les Accords Toltèques quand on voudra se pencher sur une forme de spiritualité pour survivre, des années plus tard, ou pour soutenir nos propres enfants dans leurs relations aux professeurs ou aux autres élèves. 


Mais tout est fait en prépa, pour qu'on prenne les choses très personnellement : les notes sur les copies, les copies rendues par ordre décroissant des notes devant toute la classe, les critiques des professeurs, pas toujours sur le travail mais bien trop souvent encore sur la personne directement. 


Pourquoi chaque année, tout un ensemble de professeurs expliquent que "vraiment, la promo de l'année précédente étaient mieux formée". N'est-ce pas un peu caricatural quand c'est chaque année ?


Je termine cette introduction un peu longue pour revenir sur l'essentiel de ce que je voulais partager aujourd'hui : la solution viendra de vous. 


C'est ce que j'ai aimé quand j'ai découvert le coaching. Ma Coach me disait régulièrement "vous aviez la réponse à votre question avant d'entrer dans cette pièce". 


Puis "pourquoi vous allez demander son avis à votre manager alors que vous venez de m'expliquer en substance que c'était un con ?"


Ca m'est revenu lors d'un échange avec une amie cette semaine. A nouveau, je tenais compte de l'avis de proches pour renoncer à des projets qui me tiennent à cœur plutôt que de me fier à mon intuition. 


Retrouver sa manière à soi de travailler.

Accepter de travailler à son rythme : on ne peut pas apprendre "plus vite". On ne peut pas faire l'économie de l'apprentissage pour prendre des raccourcis. 

// Enfin si, pour les concours c'est possible, c'est le rôle de certains cours privés ou de certains bouquins qui vont vous proposer le résumé de l’œuvre et les citations à connaître en 1h30 au lieu de développer une analyse personnelle d'une œuvre littéraire. 

A ce titre, sachez simplement que vous ne partez pas à armes égales : certains élèves investissent des milliers d'euros pour être mieux préparés que vous pour les concours... mais aussi parfois 10 ans à l'avance dans des établissements prestigieux... auxquels s'ajoutent les séjours à l'étranger pour les langues, les stages de maths avant la prépa, pendant les vacances, avant les concours, le coach comme moi en passant, les classes virtuelles le samedi après-midi, les cours particuliers le dimanche matin...

Ne soyez pas naïfs comme nous avons pu l'être dans ma classe à Orléans, ouvrez les yeux, renseignez-vous... //

Mon message reste quand même que dans la vie, la solution viendra de vous. 


Contrairement à ce que l'on peut vous laisser croire, vous n'avez pas à suivre les recettes "toutes faites" des autres. 

Il ne suffit pas de travailler jusqu'à 1h du matin tous les jours pour que ça marche. 

Il ne suffit pas de "ne faire que travailler tout le temps" pour que ça marche. 

Il ne suffit pas de s'inscrire à la classe virtuelle du samedi après-midi pour que ça marche. 


A un moment, il faut choisir ce que vous voulez. 

Il faut vous donner les moyens de ce que vous voulez. 

Il faut analyser les enjeux, l'état des lieux et les solutions qui s'offrent à vous et les mettre en place. 


On ne peut pas tous faire Polytechnique, mais on peut tous devenir ingénieur si on le souhaite et qu'on est prêt à travailler en maths, physique, chimie et sciences de l'ingénieur. 


On ne peut peut-être pas tous faire les classes prépas, mais il existe d'autres chemins.


Ces derniers jours je me sentais fatigué et je me rends compte que c'était exactement sur ce sujet : certains élèves se mettent à penser que c'est moi qui vais leur apporter la solution, que je vais prendre en charge leur mal-être, prendre sur moi leurs doutes, leur donner des réponses, de la motivation et l'assurance de la réussite. 


C'est très rare, mais en février dernier j'ai refusé un coaching : j'ai refusé de "prendre en charge" un élève qui avait clairement exprimé pendant la première séance qu'il ne ferait pas sa part du travail. 

 

Pour ceux qui me lisent, je l'écris ici : n'ayez pas peur de mettre en place vos propres stratégies, vos propres méthodes, votre manière à vous de travailler et d'apprendre. 

Pour ceux que j'aurai au téléphone dans les prochaines semaines, je pense que je leur redirai : la solution viendra de vous.  

C'est ce que j'aime beaucoup dans la posture du coach professionnel : on ne fait rien à la place de nos coaché(e)s. 

Je me rends compte que j'ai besoin d'aller un cran plus loin : je ne prends pas non plus la responsabilité de votre motivation, de votre confiance en vous, de votre énergie et de la recherche des solutions à votre place. 

Je vous accompagne pour le faire. Je reste à ma place. 

Et c'est tellement mieux. 


Bonne journée !


mardi 3 octobre 2023

Modalités du coaching et tarifs

Bonjour, 

Pour vous accompagner au mieux pour surmonter les difficultés que vous rencontrez en prépa, je propose des séances de coaching individuel qui se rapprochent du coaching pour les managers et les professionnels : 

  • gestion du stress
  • gestion du temps et des priorités
  • confiance en soi
  • motivation
  • organisation du travail : le soir, les week-ends, les vacances, révisions avant les concours
  • réussir à se mettre au travail et rester concentré
  • apprentissage du cours efficace et recherche des exercices
  • prise en compte de l'ensemble des enjeux rencontrés dans une approche globale
  • relationnel avec les élèves et les profs
  • blocages en maths, en DS, en colle
  • découragement
  • difficulté à se mettre au travail
  • gestion des pauses, du sommeil, des écrans
  • choix d'orientation, interrogation sur l'avenir, stress des concours
  • difficultés de prise de parole à l'oral, en colle
  • ...
Pour cela, je suis formé à l'Analyse Transactionnelle, aux outils de la PNL, à l'approche systémique et à de très nombreux outils de développement professionnel et managérial... 
 
...mais je suis également un ancien élève de Maths sup MPSI, maths spé PSI* au lycée Pothier à Orléans avant une 5/2 PSI* au lycée Lakanal à Sceaux puis l'IMT Atlantique - Télécom Bretagne.
 
Je partage également mes connaissances des filières A/L et B/L à travers l'expérience de ma soeur et de mon cousin à Lakanal, des filières ECG pour avoir rencontré en séance de très nombreux élèves. 
 
En effet, depuis 2008, j'accompagne 30 à 40 élèves chaque année, d'une séance "déclic" à plusieurs mois selon les besoins. 

 

Voici les modalités proposées pour cette nouvelle année 2023 - 2024 : 

Première séance :

  • Prise de contact et prise de rendez-vous
  • Brief parental et lancement de la séance
  • Séance avec l'élève
  • Debrief et décision sur la suite à donner

Le pack "première séance" contenant ces quatre prestations est facturé 160 euros, soit un coût après réduction ou crédit d'impôts de 80 euros. 

 

Engagement pour un coaching : 


A l'issue de la première séance, nous convenons ensemble des modalités et du budget prévu pour l'accompagnement que nous mettons en place. 

Le plus souvent : une séance tous les 15 jours, d'une durée d'1h à 1h30.

Régulièrement, 1 à 3 séances suffisent pour débloquer une situation.   


Coaching Classes Prépas est agréé "soutien scolaire", vous pouvez bénéficier de 50% de réduction ou de crédit d'impôts sur tous les montants versés.


Quelques précisions supplémentaires :

Les séances ont lieu par téléphone ou en visio. 

Le créneau minimal bloqué est d'1h mais la séance peut durer jusqu'à 1h30 selon les besoins, en particulier en début d'accompagnement. 

A la fin de la séance, le rendez-vous est pris pour la prochaine séance, une semaine à 15 jours plus tard. 

Toute séance qui n'est pas annulée ou reportée 48h ouvrées avant la séance est due. 


 

Chaque année, j'accompagne des étudiants aussi bien des prépas parisiennes les plus prestigieuses qui sont également celles où la pression peut être la plus forte : Henri 4, Louis-Le-Grand, Sainte Geneviève...

Mais au fil des années, j'ai eu des étudiants de prépas de tous niveaux et à travers toute la France : Condorcet, Charlemagne, Janson de Sailly, Franklin ou Chaptal à Paris, Hoche et Grandchamp à Versailles... jusqu'à Reims, Marseille, Bordeaux, le Parc ou les Maristes à Lyon, Montpellier, Orléans, Chartres, Brest...

J'accompagne également les étudiants en prépa intégrée ou en école d'ingénieurs, les recherches de stages et de premier emploi. Sur d'autres supports, je propose également les coachings professionnels classiques, de la recherche d'emploi à la négociation de salaire, des envies de changement aux reconversions professionnelles. Pour le coaching professionnel et entrepreneur : www.artisancoach.fr

Pour plus d'informations vous pouvez me joindre directement au 06 33 85 53 27 ou par mail gabrielbrabant (arobase) yahoo.fr

Gabriel Brabant

 


mercredi 6 septembre 2023

Débordé(e) en prépa ? C'est normal...

Bonjour, 

 

Vous vous sentez débordé(e) par la rentrée en classes prépas ? C'est normal. 

Je discutais hier avec un étudiant qui survolait jusque là les cours et appréciait de pouvoir faire autre chose le soir en rentrant chez lui. 

Deux jours de prépas et le constat est sévère : il ne comprend pas tout, ça va très vite, les autres autour participent, cherchent les exercices qui leur sont soumis, semblent avoir beaucoup d'avance...

 

Le premier soir il a passé 4 heures sur la physique pour comprendre ce qui lui avait été présenté dans la journée, mais il aurait fallu qu'il fasse la même chose avec les maths...


Sa mère a réagit rapidement et nous avons pu faire une séance de coaching hier soir pour identifier que les objectifs essentiels seront : 

  1. Comprendre
  2. Apprendre
  3. (Participer)

Les moyens à mettre en place, j'y réfléchissais ce matin : 

  1. D'abord imaginer qu'il ne faut plus faire "que travailler"
  2. dans un deuxième temps, réinjecter les pauses indispensables.

Si vous réussissez à "travailler tout le temps" vous aurez gagné. 

En effet, les autres ne le feront pas. 

La plupart ne mesureront pas l'importance de s'y mettre tout de suite et très régulièrement.

Les autres se décourageront et constateront qu'il leur faut des pauses pour tenir dans la durée. 

Il y a deux profils d'élèves en prépas : 

  • Ceux qui s'y épanouissent très bien parce qu'après 7 ou 8 heures de cours, ils sont contents de continuer : faire 3h de maths et 3h de physique avant de se coucher enthousiastes à l'idée d'une nouvelle journée de cours
  • Ceux qui doivent jongler : au bout de 7 à 8 heures  de cours, ils auraient besoin d'une soirée de pause pour faire autre chose mais en prépa ça ne va pas être possible comme c'était parfois le cas au lycée. 

En coaching, c'est bien sûr le deuxième profil d'élève que je rencontre. 

Ils aspirent à réussir mais le modèle même des classes prépas n'est pas ce qui permet de mettre leurs talents en avant. 

Ils sont intuitifs : connaître la réponse ne suffit pas, il faut pouvoir la prouver. Comment prouver quelque chose qui vous apparait comme une évidence ? 

Ils sont créatifs : maths, physique, sciences de l'ingénieur pourraient leur permettre de l'être, mais pas en prépa : on nous demande seulement de comprendre et d'apprendre ce qui est "au programme" pour le restituer au concours. 

    On pourra quand même se servir de cet atout tout au long de l'année pour la recheche des exercices en maths, en physique, en SI...

Ils ont besoin de pauses alors que le temps est limité. 

 

Je reviens donc sur les objectifs : pour chacun des élèves, quel que soit son profil, quel que soit le prestige de l'établissement ou de la classe dans laquelle il/elle évolue : il faut réussir à comprendre le cours. 

Les écueils

- comprendre mais décrocher au bout d'1 heure ou l'après-midi

- ne pas comprendre et croire pouvoir noter le cours en attendant de le reprendre à la maison : il faudrait plus de temps que d'heures de cours dans la journée... les nuits peuvent servir quelques jours, mais rapidement, la fatigue entrainera plutôt un cercle vicieux qui va empirer les choses

- ne pas comprendre et ne pas avoir le temps de reprendre à la maison : le cours suivant sera impossible à suivre, les notes vont sanctionner rapidement le retard pris. Les deux jours avant la colle seront utilisés pour apprendre le cours des trois semaines qui précèdent : 

  1. souvent, ça ne suffira pas, sauf dans les établissements qui ont un programme de colle précis, mais cette mémoire à court terme ne fera pas illusion longtemps : la note de colle sera acceptable, mais les connaissances ne seront pas disponibles au DS suivant ou quelques semaines plus tard...
  2. Pendant que vous préparez la colle de demain sur le programme des semaines précédentes, vous prenez du retard sur le cours du jour... sur lequel vous serez évalué dans quelques semaines. 

Les bonnes pratiques

- Chercher à comprendre le plus de choses possible, à tout moment en cours. 

- Être particulièrement attentif à suivre le cours en même temps que le prof.

  • Pour cela, trouver dès maintenant toutes les abréviations qui peuvent être utiles
  • Noter ce qui est le plus important, quitte à sauter des éléments anecdotiques quand vous voyez que vous êtes trop en retard
  • Si vous n'arrivez pas à noter le cours en même temps que le prof l'écrit au tableau, le dicte ou parle, réfléchir à d'autres solutions... 
    • le reprendre à quelqu'un qui y arrive
    • enregistrer au dictaphone les moments où vous décrochez (mais en sachant que vous n'aurez jamais le temps de réécouter...)
    • Peut-être que vous pouvez avoir un poly, un bouquin qui reprend l'intégralité du cours et dans lequel vous n'auriez plus qu'à entourer, encadrer, barrer...
  • Dans tous les cas, il faut être très vigilant aux moments où le prof dit "c'est important" : ça va tomber au DS ou au concours. Dans ce cas, vous mettez deux grandes barres rouges dans la marge, un petit panneau "attention" triangle avec point d'exclamation ou vous encadrez...

Pour dire les choses simplement, vous avez deux choses à savoir parfaitement : 

- au mot près

- en les comprenant

=> les définitions et les théorèmes 

On peut penser que le cours de maths de sup est "infini" mais ce n'est pas le cas. 

L'erreur, c'est de croire qu'il faut tout apprendre "à égalité". 


Une démonstration va vous être demandée en colle, mais c'est la méthode qui vous intéresse pour pouvoir trouver des résolutions du même type. 

Je ne pense pas qu'il soit intéressant d'apprendre une démonstration, purement par coeur, même si c'est indispensable d'être effectivement capable de la restituer au mot près. Il faut peut-être chercher à l'apprendre comme un jeu : 

- le début, les hypothèses

- la fin : la conclusion, la formulation du théorème

Entre les deux : les maths : l'application d'un autre théorème, d'une propriété, des implications, un raisonnement qui permet de passer de l'un à l'autre. Si vous êtes capable de le trouver ou de le retrouver aujourd'hui, vous serez capable de le retrouver quand vous en aurez à nouveau besoin. 

Ensuite, les maths ne sont pas des poésies : définitions et théorèmes permettent de résoudre des exercices et des problèmes. Ces exercices permettent d'appliquer vos apprentissages et de les ancrer autrement dans votre mémoire. 


Vous pouvez donc vous lancer dans la recherche des exercices et c'est quand vous ne trouvez pas que vous pouvez aller explorer le cours en vous demandant : 

- quelles sont les informations (hypothèses) dont je dispose ?

- à quel théorème, propriété... elles correspondent ?

- si j'applique ce théorème, cette propriété, à quelle conclusion j'arrive ?


La recherche des exercices, c'est la clé. 

Les trouver, c'est l'assurance d'être sur la bonne voie. 

Apprendre, après coup, des corrigés d'exercice peut se révéler indispensable, mais c'est la preuve qu'on est "déjà en retard". C'est aussi l'indication qu'on est en train de "bachoter" au lieu de faire des maths. 


J'ai déjà beaucoup écrit et je voudrais revenir sur le thème principal de cet article : vous êtes débordé(e); c'est normal. 

Je le dis souvent, c'est en particulier visible en hypokhâgne, et souvent douloureux pour des élèves consciencieuses et parfois perfectionnistes : il faut pouvoir renoncer à "tout faire", renoncer à se sentir "à jour dans son travail", renoncer au sentiment de satisfaction d'avoir "fait tout ce qui était attendu". 


C'est parfois une frustration insurmontable, qui amène à se coucher de plus en plus tard, à y passer tous ses week-ends puis toutes ses vacances, dans un stress qui ne fait qu'augmenter, mais ma proposition est toute autre.

Accepter qu'en prépa, on est débordé. 

Accepter qu'en prépa, on ne peut pas tout faire. 

Accepter qu'en prépa, on ne peut pas tout faire bien. 

A partir de là, on entre dans la gestion des priorités - et donc du temps et du stress - et on est sur la bonne voie. 

Oui il y avait 30 livres à lire dans l'été. Il y a maintenant 90 bouquins demandés : 10 par matières fois 9 matières parfois... Ce n'est tout simplement pas possible de continuer 

- d'être consciencieux(se)

- de tout faire

- de tout faire bien. 

C'est la même chose pour un étudiant qui se découvre "moyen" dans sa classe ou qui le ressent comme ça. Il n'a pas la possibilité de tout comprendre, ni de tout apprendre, ni de tout préparer ou de trouver tous les exercices demandés. 

- il y a 20 à 30 pages de maths, de physique, etc chaque jour

- il y a 20 à 30 exercices sur chaque feuille de TD distribuée

- il y a 2 colles et 1 DS chaque semaine. 


Mais alors comment faire ? 

- on fait au mieux

- on peut avoir une stratégie "points forts" pour garder courage, plutôt que "points faibles" où l'on s'acharne sans voir les résultats suivre. 

- on peut faire au mieux en sachant qu'on est le seul à savoir comment est-ce qu'on est efficace, concentré, et que ce qu'on fait est utile. 

- on peut éviter de se comparer aux autres, même si tout est fait pour cela. (notes de colle en trinôme, distribution des copies de DS devant toute la classe et parfois par ordre décroissant...)


Enfin, je le disais au démarrage, il faut quand même avoir conscience qu'il faut optimiser tous les temps disponibles : 

  1. le premier temps disponible : c'est en classe !
  2. entre deux cours, lors d'une heure disponible, avant de rentrer chez soi ou à l'internat
  3. le soir, le week-end, les vacances. 

Concernant les vacances, vous trouverez plusieurs articles pour ne pas perdre 15 jours précieux à la Toussaint. Si vous n'avez pas travaillé cet été, vous découvrez peut-être que d'autres l'on fait ou viennent de lycées où ils ont un trimestre d'avance. 

Enfin, comme en témoignait un élève d'Henri 4 cet été, sachez que si les élèves autour de vous font semblant que "tout va bien" et qu'ils ont de meilleures notes que vous, ils ont peut-être commencé par un stage de pré-rentrée de 8 jours, ils ont peut-être des "classes virtuelles" de prépas privées ou des profs particuliers tous les dimanches...

Ne soyez donc pas naïfs. Soyez cohérents avec vos ambitions et la concurrence autour de vous. 

 

Heureusement, d'autres font une prépa à leur rythme, dans un établissement où l'ambiance est bonne, continuent de voir leurs amis, de passer 2 heures sur instagram et sur tik tok et ne s'en sortiront peut-être pas plus mal...

Qu'ils sachent simplement que s'ils veulent leur place à Supaéro ou à Centrale, d'autres mettent en place un niveau d'engagement bien plus intense.


J'espère que cet article vous aura été utile. Vous pouvez me soutenir en mettant un commentaire, en me posant une question par mail gabrielbrabant (arobase) yahoo.fr, en me demandant un coaching ou en parlant de ce blog autour de vous. 

Sachez que les élèves dans votre classe sont vos alliés pour réussir, vos concurrents sont dans tout le reste de la France !

A bientôt peut-être

Gabriel

vendredi 28 juillet 2023

Faut-il travailler cet été pour entrer en prépa à la rentrée ? - le doc de Louis-le-Grand et Henri 4 2022


Daniel Pennac
Bonjour,

Daniel Pennac écrit dans Comme un roman, les droits imprescriptibles du lecteur.  Il commence sa liste par "le droit de ne pas lire". Sinon cette liste ne serait pas une liste de droits mais "un vicieux traquenard"...


 

Les droits imprescriptibles des élèves des classes prépas 

  1. Le droit de ne pas faire les classes prépas
  2. Le droit de ne pas travailler tous les jours
  3. Le droit de ne pas aller au bout et de changer en cours de route
  4. Le droit de cuber ou de faire 5/2
  5. Le droit de travailler comme on veut
  6. Le droit de travailler autre chose que ce qui est attendu demain
  7. Le droit de travailler n'importe où
  8. Le droit de grapiller
  9. Le droit d'apprendre à haute voix
  10. Le droit de nous taire

 

Vous l'aurez compris, je commence cette liste de droits par le droit de ne pas faire les classes prépas en hommage à Daniel Pennac. 

Un hommage à Daniel Pennac, c'est déjà une allusion à la possibilité de ne pas aimer l'école ou de ne pas y être tout à fait à sa place tout en pouvant réussir sa vie. 

Moi, à l'idée d'une rentrée en classes prépas, à ce stade de ma réflexion et malgré tout l'amour que j'ai pour mes amis rencontrés à cette époque, la joie que j'ai de faire ce métier de Coach en prépas et les apprentissages solides de ces années-là... je n'irais pas. 

Il faut dire que mes valeurs ont changé, et c'est justement grace aux classes prépas : je suis passé de 

" Si c'est difficile, c'est que c'est bien "

à :

" C'est facile pour moi, mais pas forcément pour les autres. "

 

Autrement dit, je reconnais la valeur du talent plutôt que celle de l'effort. Je préfère être champion dans ce que je choisis, que redoubler d'efforts pour réussir là où c'est attendu. 

Ces quelques lignes permettant de mettre en perspective mon propos, passons à la question du titre. 


Travailler cet été ?

Je n'ai pas la réponse à cette question. 

Vous aurez remarqué que j'ai poursuivi ma liste par 
2. Le droit de ne pas travailler tous les jours. 

En ce qui concerne l'été avant la prépa, il me semble que le rythme de la rentrée en maths sup a été tellement soutenu et tellement déconnecté des années précédentes, qu'il aurait été inutile de travailler. 

J'étais peut-être simplement mal informé sur les enjeux de la prépa. 

En effet, si on se dit qu'il est nécessaire de travailler cet été j'ai envie de penser qu'il faut travailler toute l'année de terminale. Vous trouverez cette proposition dans le document que je vais vous partager dans quelques lignes...
 
Puis on pousse le raisonnement au bout et on arrive à penser que le concours se prépare bien avant et il n'est plus possible de réussir qu'en étant déjà à Louis-le-Grand, à Henri 4 ou à Franklin au lycée. C'est bien le raisonnement des parents qui veulent la réussite académique de leurs enfants. Et on les comprend. Les élèves de ces lycées démarrent les classes prépas avec un trimestre d'avance... et c'est le choc pour les élèves qui les rejoignent pour une MPSI ou une prépa ECG !
 

Un document de référence proposé sur le site de Louis le Grand

 
Une chose est sûre, si un tel document avait existé à mon époque, j'aurais aimé en avoir connaissance et c'est la raison pour laquelle je rédige cet article ce matin. Il concerne les prépas scientifiques, mais il peut tout à fait servir de base pour des élèves qui entrent en prépa ECG et veulent réviser (apprendre !) des maths...

Lors de mes coachings, je mets en évidence la différence entre un lycée où nous étions laissés à nous-mêmes et l'arrivée à l'internat de Lakanal où l'on achetait immédiatement 10 livres à ceux de l'année précédente, les professeurs étaient membres des jury de concours, des séances de relaxation étaient proposées entre midi et deux...
 
Être mieux informé sur les enjeux permet quand même d'être mieux préparé ! Vous retrouverez de nombreux éléments dans les articles les plus consultés et dans les questions fréquentes "FAQ" sur la droite de ce texte.
 
Vous pouvez également le retrouver ici

Vous pouvez me dire en commentaire ce que vous en pensez. 

Peut-être avez-vous reçu également des consignes pour l'été ?

En maths sup, il nous était au moins recommandé d'avoir lu les œuvres de français. C'est une approche pragmatique : une fois les cours démarrés il est difficile de trouver le temps de les lire. Les plus consciencieux choisiront de les avoir lus dans l'été pour avoir la vision d'ensemble et se contenteront d'une relecture rapide parfois aux petites vacances. 

Peut-être avez-vous des documents équivalents pour les autres prépas ? 

Les classes littéraires ont des listes de 10 œuvres par matière, c'est l'occasion de commencer à réfléchir : 

  • à la gestion du temps et des priorités
  • à la nécessité d'aller à l'essentiel
  • à la possibilité de "lire en diagonale" ou de "grappiller" pour citer Daniel Pennac
  • à la difficulté que ce sera en hypokhâgne, d'être perfectionniste et de vouloir tout faire
  • à la nécessité de se préserver du temps de repos.

En effet, une des recommandations, dans les articles du Figaro Etudiant sur le sujet, c'est de bien se reposer !

A ce sujet, un élève qui termine cette année ses concours témoignait lors de son échange avec moi, avoir beaucoup travaillé l'été dernier avec son année de ECG2 et être arrivé trop fatigué à la rentrée !

L'épuisement est le premier sujet que je traite lors des séances avec les élèves qui ont besoin de retrouver leurs marques pour réussir en prépa. Vous retrouverez mon article sur le sommeil ici et mes principales recommandations ici : Anti-Mode d'emploi en prépa et là : La prépa : Mode d'emploi !

L'année dernière, j'ai tourné quelques vidéos : 

 

 Quel coaching je fais...

 ... mes conseils pour la rentrée en 2 parties :

  

 Puis la présentation de mon parcours :

 

 

 

Si vous avez des documents à partager ou des questions, n'hésitez pas à les poster en commentaire !

Bon été !

Gabriel


gabrielbrabant (arobase) yahoo.fr

06 33 85 53 27

samedi 8 juillet 2023

Pourquoi un accompagnement en classes prépas ?

Bonjour, 
 
Je propose un accompagnement spécifique des élèves des classes prépas parce qu'il me semble indispensable de permettre à ces étudiants de trouver un espace de parole dédié, pour identifier précisément les difficultés qu'ils rencontrent et leur proposer des solutions concrètes, individualisées et rapides à mettre en place.

 

1) Un espace de parole

Ce qui me semble important, c'est de pouvoir proposer un espace de parole à des étudiants qui n'ont pas le temps de réfléchir pleinement à ce qui leur arrive. 

Quand ça ne va pas, il faut trouver une solution dans l'urgence pour continuer d'avancer. 

Nous serons donc tentés, en tant que parent ou professeur, de leur dire :"Ne te pose pas de questions, travaille". 

Nous nous voulons également rassurant : "Ne t'inquiète pas, ça va aller".

 

2 ) Une connaissance précise des difficultés rencontrées en classes prépas

En ayant vécu moi-même les classes prépas scientifiques MPSI et PSI* d'abord au lycée Pothier d'Orléans puis au Lycée Lakanal à Sceaux, j'ai une connaissance personnelle des enjeux que l'on peut rencontrer en classes prépas. 

Avec ma soeur et mon cousin en prépas littéraires hypokhâgne puis khâgne lettres classiques A/L et lettres et sciences sociales B/L à Lakanal nous avions également l'occasion d'échanger au quotidien sur leurs enjeux.  

Depuis fin 2008, j'accompagne en tant que coach des élèves de toutes les prépas de France sur ces enjeux. Pendant 8 ans, j'ai reçu en rendez-vous de coaching 30 à 35 élèves par an et leurs parents pour le brief initial et les débriefs de séances. Dans tous les quartiers de Paris, j'avais identifié des cafés agréables pour travailler à la sortie des lycées Saint Louis, Louis le Grand, Henri 4 près de la Sorbonne, Condorcet à proximité de la gare St Lazare, mais aussi Chaptal, Charlemagne, Franklin - Saint Louis de Gonzague, Janson de Sailly, Saint Jean de Passy,

Quand un élève de Sainte Geneviève m'a expliqué qu'il ne pouvait pas me rejoindre au centre de Versailles parce que ça lui prenait déjà 20 min pour arriver à l'entrée de l'établissement et qu'il souhaitait le faire par téléphone, j'ai compris que  je pouvais proposer des coachings par téléphone. Je l'ai alors fait de plus en plus pour les prépas du Parc , des Maristes ou des Lazaristes à Lyon, Fermat à Toulouse, mais également les prépas de Bordeaux, Brest, Marseille, Montpellier et même mes prépas d'origine, Pothier à Orléans et Lakanal à Sceaux.

Depuis 2016, je suis installé dans le Puy de Dôme et je continue d'accompagner les élèves par téléphone et en visio parce que ça nous fait de toutes façons gagner du temps à tous.

Pour l'année scolaire 2022-2023, j'ai accompagné l'entrée en 2e année d'une B/L de Lakanal, un élève de Louis-le-Grand qui arrivait du lycée international du Luxembourg, un élève de Maseille qui a rejoint Henri 4, un élève en prépa à Marseille qui a préféré rentrer à Montpellier pour poursuivre sa prépa dans sa famille. 

En décembre j'ai accompagné un élève de Sainte Geneviève qui ne se sentait pas à sa place et voulait arrêter. En huit jours, quelque chose a basculé et il a continué.

De janvier à juin, j'ai également accompagné des élèves de prépas HEC / ECG (Reims, Paris, Versailles) sur différents sujets, de la question de poursuivre ou d'arrêter à la gestion du stress, la motivation, les préparations des concours et l'organisation des révisions.

J'accompagne également un étudiant qui reprend une école d'aéronautique en prépa intégrée après des difficultés en prépa classique. 

Cet été je travaille également avec un élève d'une prépa prestigieuse qui choisit de cuber pour réaliser ses ambitions, une élève de B/L pour sa deuxième année, un élève pour son entrée en PSI*. 

NB : Quand les coachings sont en cours, je n'en parle pas sur ce blog ou en tout cas pas de manière à ce que les élèves puissent être identifiés. Le contenu des séances est confidentiel. 

 

Je cite toutes ces références pour vous donner le contexte, mais c'est surtout pour indiquer que je connais bien les difficultés des élèves en classes prépas. Vous les retrouverez dans les différents articles du blog : 

  • être tout à coup en difficulté alors qu'on a toujours été premier
  • "se mettre à travailler" alors qu'on a toujours réussi sans trop d'effort
  • continuer à travailler beaucoup, comme on a toujours fait, mais voir les notes dégringoler
  • ne plus réussir les DS à cause du stress : le travail est sérieux, mais les résultats ne suivent pas

Un peu plus tard dans l'année, mais parfois très rapidement : 

  • se mettre à se poser plein de questions
  • "si je ne suis pas sûr(e) d'avoir l'école souhaitée, est-ce que ça vaut le coup de continuer ?"
  • difficulté à se mettre au travail après la journée de cours
  • culpabilité de ne pas avoir réussi à se mettre au travail et regretter le temps perdu
  • perte de motivation
  • perte de confiance en soi et en ses capacités à réussir

Les raisons qui peuvent conduire à ces situations : 

  1. l'épuisement : dormir trop peu pour travailler plus n'est pas forcément la solution 
  2. le stress : 
    1. au quotidien il épuise, 
    2. en DS ou en colle il empêche de restituer ce que l'on a appris
      1. confusion et difficulté d'accès aux informations apprises
      2. panique et impossibilité de parler ou de réfléchir en colle
  3. inquiétude, perte de sens et de motivation
    1. comme je ne sais pas si je vais y arriver, je ne sais pas si ça vaut la peine de continuer
    2. sentiment de "gavage" par la quantité de cours à apprendre le plus vite possible

 

3 ) Des solutions concrètes, individualisées et rapides à mettre en place

A travers une posture d'expert sur le sujet, mais surtout de coach professionnel, j'aime "ne pas savoir à la place des élèves". 
 
Je les écoute et dans ce qu'ils me disent, j'identifie ce qui ne va pas. 
J'explore avec eux ce qu'ils voudraient mettre en place, modifier...
 
Et je sais, intuitivement, dans tous les outils à ma disposition, ce qui va pouvoir fonctionner pour eux. 
 
Nos échanges font déjà un gros travail dans le processus : sans en avoir l'air et simplement par la pertinence de l'analyse et des solutions proposées, je les rassure, ils se rebranchent sur leur motivation initiale, sur leur confiance en eux et en leurs capacités à réussir. 
 
Nous retrouvons ensemble ce qui avait fait leur succès et leur réussite les années précédentes. 
 
Je sensibilise souvent sur 
  • les différents modes de fonctionnement du cerveau, 
  • la qualité d'un sommeil qui permettra la concentration et la mémorisation à long terme
  • la motivation pour des écoles, des métiers, des secteurs d'activité
  • la motivation pour apprendre les sujets choisis
  • l'organisation du travail
  • les méthodes précises pour chacune des matières, 
    • en particulier l'apprentissage des cours de maths
    • la recherche efficace des exercices et l'importance de les chercher !
    • les dissertations en français, philo, éco, culture gé...
    • le sens et les interprétations des cours de physique
  • la gestion des temps de travail comme les week-ends, les vacances, les révisions
  • la gestion du stress au quotidien : sport, musique, outils de gestion du stress
  • la gestion du stress juste avant une colle, un DS ou les concours
  • la gestion des crises de panique possibles en DS ou en colle


mercredi 28 juin 2023

Stages d'été pour préparer les oraux ou préparer la rentrée

Bonjour,

Avec l'été qui arrive je pense que je peux vous accompagner sur trois sujets essentiels : 

 

Préparer les oraux - Gérer le stress

Il me semble que l'on sous-estime l'effet du stress sur la réussite des oraux: 

  1. On passe trop de temps à stresser pendant la période de préparation et de révisions
  2. On dort parfois mal la veille de l'épreuve et on s'inquiète jusqu'à l'oral : le "trac"
  3. Certains élèves "perdent leurs moyens" lors de l'épreuve orale
  4. Préparation spécifique des entretiens dit "de personnalité" ou "de motivation"

Pour tous ces sujets, je vous propose de vous retrouver pour un Atelier - Coaching de groupe en ligne - dédié aux oraux les jeudi matin de 10h à 12h. 

Pour participer, il suffit de m'envoyer un mail avec vos coordonnées pour que je puisse vous envoyer l'invitation. 

Tarif : 30 euros.

 

Comment choisir parmi toutes les options qui s'offrent à vous ?

  1. Réussir à classer les écoles pour établir sa liste de vœux
  2. Donner sa réponse après les résultats de Parcours Sup ou des Admissions des Concours

 Modalités à définir ensemble selon vos besoins.

 

Préparer sa rentrée, mettre à profit l'été

  • Pour l'entrée en première année : 
    1. que faut-il savoir ?
    2. que faut-il préparer ?
    3. répondre à toutes les questions que vous vous posez 
  • Pour la 2e et 3e année. 
    • Temps de bilan de l'année
    • Choix et stratégies pour l'été
  • Travail pendant l'été
    1. Faut-il travailler ?
    2. Que faut-il faire ?
      1. A ce sujet, des ressources sont disponibles, chaque année, pour les élèves de Louis-le-Grand par exemple. Vous pouvez mettre en commentaire les documents disponibles cette année ou le lien vers les documents !
    3. Comment s'organiser ? 
      1. planification de l'été
      2. liste des tâches choisies (matières, chapitres, exercices, sujets de concours...)
      3. organisation du travail dans la semaine ou la journée
         

Pour la préparation de la rentrée, je vous donne rendez-vous les lundi matin, de 10h à 12h pour un atelier - Coaching de groupe en ligne.

Pour participer, il suffit de m'envoyer un mail avec vos coordonnées pour que je puisse vous envoyer l'invitation. 

Tarif : 30 euros.

 

Mon mail : gabrielbrabant (arobase) yahoo.fr

Si besoin, mon portable : 06 33 85 53 27

 

Gabriel Brabant

jeudi 27 avril 2023

Les jeunes sont poussés vers la sortie

Bonjour, 

 

Depuis plusieurs semaines cette année, je suis perturbé par une question. 

Pourquoi les conseils de classe invitent les étudiants à se réinscrire sur Parcours Sup alors qu'en 1999 déjà, les plus grands lycées invitaient tous leurs élèves à une inscription en DEUG à l'Université ?

 

Désormais, c'est une obligation pour tous les élèves d'être inscrits en Licence à l'université. Un étudiant qui ne souhaite pas poursuivre en spé, en khâgne ou en ECG 2 peut donc choisir de faire la L2 dans la matière choisie...

 

Quel effet cela peut-il avoir si sur 80 000 élèves en prépa (50 000 en première année ?) 10 élèves par classe sont invités à se réinscrire sur Parcours Sup par "sécurité". Est-ce que ça fait 10 000 candidatures étudiées chaque année, "au cas où" ?

# Mise à jour Juin 2023 #

J'ai eu des éléments de réponses par les élèves que j'accompagne cette année : 

Les élèves de maths sup, prépas ECG ou hypokhâgne qui s'inscrivent sur ParcoursSup ne sont par prioritaires. Après un an d'études, ils ne sont pas admis dans les cursus auxquels ils auraient eu accès un an avant. Les profs qui les poussent à le faire les conduisent à vivre une humiliation inacceptable à mes yeux. 

Je vous invite donc à considérer qu'il est beaucoup plus normal de faire les démarches pour intégrer les L2 où vous avez beaucoup moins de concurrence, que de refaire un dossier "Parcours Sup" comme on vous y invite !!!"

# fin mise à jour #


Mais revenons sur mon sujet. 


Il y a 1 an, c'était une étudiante d'Henri 4 qui était poussée vers la sortie début juin. 

Il y a 20 ans, c'était une étudiante de Ginette à qui on apprenait le 30 juin qu'elle n'était pas gardée l'année suivante. 


Dans la charte des classes prépas

- que je ne retrouve d'ailleurs pas, ni au bulletin officiel, ni sur le site de la conférence des grandes écoles... (toutes les informations sont sur internet mais pas quand on veut y avoir accès). Si vous cherchez sur les bulletins officiels vous constaterez en passant l'absurdité : au lieu d'avoir le texte à jour on vous propose des documents qui disent "à l'article 7 on modifie mathématiques par mathématiques et physique". Surréaliste - 

L'engagement normalement pris par un établissement qui prend un élève en sup, en hypokhâgne, BCPST ou ECG c'est de l'emmener jusqu'aux concours !


Je suis tous les ans perplexe de constater que les établissements les plus prestigieux qui s'enorgueillent d'avoir 10 000 candidatures pour 550 places

“Tous les jours, il en arrive des sacs pleins.” Des candidatures à ses prépas, Patrice Corre, proviseur du lycée Henri-IV à Paris, n’en manque pas. “10.000 dossiers, pour 550 places”, confie-t-il. 

 

Comment font-ils pour penser être les meilleurs et chaque année insulter et humilier les candidats retenus qui ne rentrent finalement pas dans leur critères ?

"Vous n'avez pas votre place ici"

 

Devrait appeler la réponse systématique : 

C'est vous qui m'avez sélectionné(e) !

 

Il me semble que ces établissements devraient être tenus pour responsables des résultats de l'ensemble de leurs élèves. En effet, il semble même que la plupart des enseignants ne fassent pas de distinction entre des élèves travailleurs et des élèves talentueux dont on dit jusque-là qu'ils ont "des facilités". 


Ces derniers sont brillants, certes, mais ils ne sont pas toujours en mesure de se mettre à travailler 14 heures par jour comme c'est attendu. 


Une injonction leur est donnée : collez vous sur le moule des autres. C'est un peu leur dire "soyez quelqu'un d'autre". 


Mais comment peut-on leur dire "vous êtes nuls" ? Par définition, ils ne sont pas nuls : ils ont été recrutés sur un dossier d'excellence. 


Peut-être que ce sont les enseignants qui sont incapables de les amener à travailler correctement les matières ?

Peut-être que c'est le processus de recrutement qui est à revoir ?


Mais ces questions ne sont jamais soulevées. 

C'est toujours à l'étudiant de "se mettre au travail". "Travailler plus". Comme si certains élèves pouvaient arriver à Louis-le-Grand, Henri IV, Sainte Geneviève mais aussi dans la plupart des prépas de France avec l'intention d'en faire le moins possible. 

Il y a quand même d'autres cursus possibles quand on décide d'être paresseux, non ?

Alors de Brest, Paris ou plus récemment de Grenoble et Lyon, je reçois des appels de parents dont les enfants sont "poussés vers la sortie". "Parce que dans une prépa publique on ne peut pas les virer officiellement" me disait une mère. 


Oh, si on peut, et c'est bien ce qu'ils font.


Avec force humiliation, reproches, critiques, remarques négatives, commentaires désobligeants. Dans la vie civile, ça s'appelle désormais du harcèlement et c'est puni au pénal dans la loi. Mais en prépa, c'est encore un mode d'enseignement pour certains. 

Je témoignais il y a quelques jours qu'il m'a fallu 20 ans pour m'en rendre compte. Il a fallu le mouvement #MeToo pour me rendre compte que les comportements que nous avions en prépas entre 1998 et 1999 au lycée Pothier à Orléans n'étaient pas acceptables. 

En effet, quand les 2 seuls filles de la classe posaient une question au prof, les 5/2 du fond de la classe perpétuaient une sorte de tradition de cette classe de PSI* et lançaient un bruissement "Cuissssse".

 Les élèves bien élevés qui prenaient la peine d'adresser un "bonjour" au prof en entrant dans la classe étaient également repérés comme fayots et leurs prises de parole étaient accompagnées du bruissement correspondant : "Suce" d'une distinction sans nom. 

Ce que je propose aujourd'hui, c'est de décider que ce n'est plus acceptable. Je recueillerai tous les témoignages qui permettront de dénoncer ces pratiques là où elles ont encore lieu.

Je propose aux parents de penser qu'il leur est légitime d'intervenir auprès des établissements pour faire cesser ces pratiques, d'humiliation sexistes ou personnelles. 

Deux sujets nécessitent d'être étudiés : 

- les suicides sur lesquels les établissements et la presse ne communiquent qu'à minima. Pour faire une recherche, en novembre 2018 seul mon article de blog faisait mention d'un suicide à Hoche. En faisant la recherche "suicide hoche novembre 2018" on trouve un article beaucoup plus récent du Figaro sur les parents qui essaient de se remettre du suicide de leur enfant (janvier 2023)

- le harcèlement moral qui conduit à la dépression ou au brun out.


Ce qui me semblerait un premier pas, c'est que les enseignants soient formés sur les sujets du haut potentiel intellectuel (le nouveau nom pour "surdoués") et qu'ils puissent tenir compte de leurs spécificités puisque par définition ils en recrutent un grand nombre chaque année dans leurs classes sans savoir les mettre en valeur et leur permettre d'exprimer leurs talents. 

Mais un système de compétition par les maths, dans une logique "le plus possible, le plus vite possible" peut-il être adapté à la sensibilité, au besoin d'exigence personnelle et à la profondeur d'un cerveau intuitif, créatif et en arborescence ?

J'en doute. 

Ce sont quand même eux qui feront nos meilleurs ingénieurs et chercheurs si nous voulons des solutions innovantes aux enjeux qui sont devant nous !

 

Bonne journée, 

Gabriel

samedi 8 avril 2023

Un autre avenir est possible

Bonjour, 

J'ai reçu ces dernières semaines de très bonnes nouvelles d'étudiants qui ont fait le choix de quitter les classes prépas en fin de première année. 

Que ce soit pour un IUT de mesures physiques ou pour un BUT de biologie. 

J'ai demandé à pouvoir partager ici leurs témoignages et je les ajouterai à cet article dès que j'ai leur accord. 

Une chose est sûre, changer pour un choix construit et réfléchi peut aussi être une très bonne option !

Bonjour Monsieur, 

V. va très bien et semble épanoui. Il vit maintenant à A., sur le campus universitaire de l'XXX. Il a intégré l'IUT et prépare un BUT Biologie option agronomie. Gros gros changements pour lui ! Et très bénéfiques.

Malgré la validation de son année à YYY, il est resté sur sa décision de quitter la prépa. Son choix s'est finalement orienté vers le BUT, beaucoup plus proche du monde de l'entreprise que la Licence. Il reste sur l'idée de passer le concours agro/véto à la fin de sa 3ème année, ou en tout cas d'intégrer une école d'ingénieur en agronomie.

Le fait d'être sélectionné à A. sans même passer par la liste d'attente lui a donné un coup de fouet au moral (18 places pour 800 candidats). Et oui, son profil intéressait beaucoup de formations sélectives et il a pu choisir ce qui lui convenait le mieux. Il s'est soudain rendu compte que des portes s'ouvraient malgré une année compliquée.

V. s'est tout de suite intégré à son nouvel environnement. Changer de cadre de vie lui a ouvert de nouvelles perspectives, lui a redonné confiance en lui. Il s'est fait des copains dans la résidence dès son arrivée. Il se rend à l'IUT par un chemin sillonnant dans les oliviers et les cyprès, accompagné du chant des cigales, le Mont Ventoux à l'horizon. Le bonheur. Aucun regret pour la région parisienne. Aucun regret pour la prépa. Ses copains de prépa lui manquent cependant, il regrette de ne plus être parmi eux.

V. apprécie les nombreux TP ainsi que les sorties (visites d'exploitations, TP en extérieur). Cette organisation des enseignements lui convient (50 % de cours, 50% de TP). Il réalise aussi ce que la prépa lui a apporté en rigueur et en assurance à l'oral.

L'IUT d'A. offre la possibilité de partir au Québec en seconde année pour trois mois. Il entend bien en profiter. Nous avons également un contact en Australie dans une exploitation viticole pour une expérience ultérieure. Je suis confiante dans ce que l'avenir lui réserve. V. finira par trouver sa place dans une voie enrichissante pour lui.

J'en profite pour vous remercier de nouveau. Il me semble évident que vos échanges lui ont permis d'avancer  au lieu de couler. Ce qui partait pour être un échec est devenu un moyen de rebondir.

Bien cordialement,

XXX

 

samedi 14 janvier 2023

Coaching de maths & physique

Bonsoir,

Il semble tout à fait important d'apprendre à travailler les maths et la physique. Une approche intuitive peut suffire pour réussir le lycée et le bac, mais quelque chose change quand on arrive aux études supérieures, aux années après le bac. 

En particulier en maths sup, il faut cesser de "bachoter". Apprendre des corrigés d'exercices par cœur, souvent sans même les avoir cherchés, ça ne marche pas. 

En DS / DST, vous êtes évalué(e) sur votre capacité à chercher et trouver des exercices, idéalement nouveaux, innovants. En tout cas, différents de ceux qui ont été cherchés en cours. 

Ceux qui ont une très bonne mémoire et se reposent sur cette capacité à retenir les corrections peuvent s'y trouver piégé(e)s : ça suffisait largement au lycée, mais ça devient un piège en maths sup. Ils passent à côté de la subtilité de l'exercice. Certes, ils ont la bonne méthode, l'astuce nécessaire, mais ils n'ont pas vu la différence dans les hypothèses ou les conditions initiales qui en fait un exercice nouveau. 

 A un autre niveau, c'est une injonction des profs de maths qui peut poser problème. Notre prof de maths sup, passionné et passionnant, écrivait au tableau ses axiomes pour la réussite : 

Votre salut passe par la connaissance des cours

Mais alors qu'il n'avait encore que quelques premières années d'enseignement derrière lui, il avait dû ajouter 

et la recherche des exercices !

A penser que l'on peut apprendre les mathématiques comme une poésie, on oublie que ce sont des sciences. 

Il serait même préférable d'amener chacun à reconstruire le cours de maths entièrement, à partir de ses connaissances, sa compréhension.

Depuis des années, je propose "l'apprentissage dynamique du cours" c'est-à-dire un apprentissage du cours en lien direct avec les exercices : en lien direct avec son application. 

Chercher les exercices. Constater qu'on n'y parvient pas. Parcourir le cours pour trouver quel théorème peut s'appliquer à partir des hypothèses de l'énoncé, en déduire ce qu'il y a à déduire. Comprendre ce qui se joue. Et retenir enfin ce théorème et sa démonstration parce qu'il est utile !

En physique, il me semble qu'il faudrait aussi pour chaque théorème, chaque cours proposé, des applications tout à fait réelles, concrètes, applicables dans nos vies. Seuls les cours de PSI* à Lakanal ont fait sens pour moi, avec les propositions d'observations réelles de notre prof : les effets de moiré, le bleu du ciel, le soleil qui devient orange et presque rouge à l'horizon. Ce sont des choses dont je parle volontiers à mes jeunes enfants des années plus tard. 

Tout le reste ? Passé à la trappe de l'oubli. 

Dans mes coachings j'aborde : 

  • mieux apprendre ses cours... de maths et les autres aussi
  • étaler la recherche des exercices sur plusieurs séances de travail et sur plusieurs jours
  • apprendre ses cours de maths le soir en se couchant
  • mettre des formulaires un peu partout dans son quotidien
  • s'interroger pour vérifier ses apprentissages
  • débloquer les recherches d'exos ou de DM avec ses camarades de classe
  • travailler en binôme ou en groupe pour se motiver, se débloquer, les dimanche ou les vacances
  • Jouer sur la créativité, l'intuition
  • Ne jamais rejeter une idée qui nous vient sans l'avoir testée, analysée... 

Quelles sont vos astuces ? 

Quelles sont vos méthodes ? 

N'hésitez pas à nous en faire part dans les commentaires !

 

Si vous voulez en savoir plus sur les cours et coachings de maths que je peux proposer, n'hésitez pas à m'appeler au 06 33 85 53 27

 

Bonne soirée et bon courage

Gabriel

 

Pour soutenir mon travail vous pouvez contribuer d'un petit montant ponctuel ou mensuel sur la page Tipeee Coaching Classes Prépas


 

mardi 10 janvier 2023

Le choc des cultures

Bonjour, 

Après mon envolée lyrique dans mon dernier article, j'aimerais écrire aujourd'hui sur le choc des cultures. 

En particulier sur l'élève qui arrive de province, d'Espagne ou du Luxembourg pour les lycées parisiens pour ses classes prépas. 

Dans le petit milieu des classes prépas, il est connu que les élèves des lycées parisiens les plus côtés ont parfois jusqu'à un trimestre d'avance sur les étudiants qui les rejoignent pour la prépa. 

Mais les élèves sont-ils au courant quand leurs résultats stratosphériques au lycée français de Madrid, du Luxembourg ou simplement du Parc à Lyon ou de Kléber à Strasbourg les propulsent à Paris pour la suite ?

L'année dernière c'était un étudiant de Sainte Geneviève qui arrivait d'Espagne. L'année d'avant c'était une autre étudiante de BCPST de Sainte Geneviève qui arrivait des Pays-Bas. Cette année, c'est un étudiant du Luxembourg qui arrive dans un autre grand lycée parisien. 

Il y a plusieurs années, c'était un étudiant de Normandie qui avait rejoint Hoche pour les classes prépas. 

Souvent, c'est le choc des cultures : 

  • le milieu socio-culturel familial
  • la culture éducative du lycée à l'étranger
  • VS le système franco-français des classes prépas
  • VS l'élitisme "à la française"

Même d'une classe prépa à l'autre, on oscille entre : 

- "Vous êtes les meilleurs, vous serez l'élite de la nation" et

- "Vous êtes nuls !" (collectif) : "Je n'ai jamais une classe aussi nulle !" ou

- "Vous êtes nul !" (individuel) : "Vous n'avez rien à faire ici !"

Ce qui m'épate toujours, dans ce jugement radical, dénigrant - stigmatisant souvent, puisque c'est dit devant toute la classe - c'est qu'il s'agit bien d'un élève qui a été accepté sur dossier, par la même équipe éducative qui devrait constater son propre échec - de recrutement, de formation, peu importe - au lieu de chercher à jeter l'opprobre sur un étudiant qui se contente souvent de faire de son mieux pour répondre aux attentes de ses profs. 

Il faut savoir que le jugement des profs est souvent simpliste : soit un étudiant réussit, soit c'est qu' "il ne travaille pas". 

C'est bien connu que les étudiants choisissent régulièrement de venir "glander" en prépas. 

Ce jugement à l'emporte pièce permet d'éviter toute réflexion de fond : 

- sur ce qui pourrait aider l'étudiant à réussir

- sur ce qui dysfonctionne en classes prépas pour sélectionner chaque année les étudiants perçus comme "les meilleurs" et en laisser ensuite une partie sur le bord de la route en se contentant d'un : 

"- Il n'était pas fait pour les classes prépas".

Est-ce que 200 ans après la fondation de l'X, il ne serait pas possible que le processus de sélection des étudiants pour les classes prépas soit capable de détecter ceux qui ne seraient, soit disant, "pas faits pour les classes prépas". 

 

Quand nous avons échangé avec la mère de Capucine qui s'était suicidée il y a quelques années à Hoche, sa mère m'avait dit : les enseignants et l'équipe éducative n'y sont pour rien : "elle était haut-potentiel non diagnostiquée". 

 

Ne serait-ce pas normal que ces enseignants et équipes éducatives qui prétendent accompagner nos "champions olympiques des maths et de l'intellect" soient les premiers formés à détecter et diagnostiquer les étudiants haut-potentiels et donc souvent hautement sensibles ?

 

En ce qui me concerne, il me semble qu'il ne faut plus envoyer les étudiants faire les classes prépas scientifiques ou commerciales "parce que ça garde toutes les portes ouvertes". 

Je pense qu'il faut cesser de penser que c'est la "voie royale". Au contraire, il me semble que c'est tout à fait inadapté pour les étudiants les plus géniaux, les plus hauts potentiels, les plus sensibles. 

J'éviterais d'y envoyer les cerveaux en arborescence, les intuitifs : toutes ces maths sans conscience, toutes ces sciences sans applications concrètes les vident de leur intérêt, de leur attrait, de leur grandeur. 

Notre prof de mathématiques nous disait "les maths c'est beau". J'ai envie de lui répondre : si vous aimez les maths, ne faites pas les classes prépas. 

Un étudiant de Condorcet qui aimait vraiment les maths, qui allait approfondir des concepts dans des cours de 4e année d'université, qui aimait faire des liens, chercher à comprendre... a détesté les maths de prépas : 

  • aller vite
  • apprendre le plus vite possible
  • retenir les démonstrations... pour la colle
  • être évalué au DS, beaucoup trop tôt dans ses mécanismes de compréhension d'un ensemble cohérent de notions...
  • utiliser les maths pour "classer" les individus
  • utiliser ultimement les maths pour leur donner accès à une école ou à une autre 

Il a rejoint une licence 2 de maths en fin de sup et a poursuivit des études de maths. La plupart des autres élèves arrêtent les maths à la fin des oraux des concours.

La plupart des élèves qui peuvent être intuitifs, créatifs, souvent brillants ont de très nombreux centres d'intérêts. Ils travaillent peu en rentrant des cours, mais ils ont des activités sportives, musicales, artistiques ou mêmes amicales qui les nourrissent, qui les ressourcent, qui leur assurent la respiration dont leur cerveau a besoin pour fonctionner. 

Dites-leur de ne travailler que maths et physique toute la journée et ils perdent leur énergie, leur intérêt, leur curiosité. Leurs cerveaux s’asphyxient. Eux-même se sentent "saturés". Ils n'ont plus envie.

Ils se demandent ce qu'ils font là. 

Ils se demandent "mais pourquoi autant de maths ?" 

Et moi aussi. 

Bonne journée, 

Gabriel

06 33 85 53 27

Pour soutenir mon travail vous pouvez contribuer d'un petit montant ponctuel ou mensuel sur la page Tipeee Coaching Classes Prépas !

 

 

lundi 9 janvier 2023

Janvier !


Bonjour

Cet après-midi, Frédérique - avec qui nous travaillons sur nos projets respectifs en co-coaching - me fait remarquer : "je suis retournée lire tes articles, j'attendais un article pour janvier."

J'avoue que je ne sais plus trop si je dois continuer à écrire sur ce blog, j'ai peur de radoter, de me répéter, de ressortir les "marronniers" comme la presse, de vous lasser. 

C'est oublier que c'est peut-être pour vous la première visite. 

C'est oublier que pour vous, la prépa, c'est peut-être la première fois. 

 

Moi, ça fait désormais 20 ans que j'ai fait les classes prépas. Je les ai démarrées il y a 25 ans pour être précis. Oui, vous l'avez vu - ou vous le verrez - dans les vidéos, il est temps que je change ma photo de profil. Même celle de mon compte facebook désormais supprimé était plus récente...

J'ai 43 ans. Je coach des étudiants des classes prépas toutes filières confondues - et des professionnels* dans leurs enjeux d'entrepreneurs, de professionnels libéraux, de cadres sup débordés, de jeunes ingénieurs ou diplômés d'écoles de commerce dans leurs recherches de stage ou de premier emploi - depuis 15 ans !

 

*Je le précise ici parce que des amis que je côtoie régulièrement en étaient surpris ce week-end quand je leur ai parlé de mes clients et coachés 

  • qui ont monté une agence d'architecte, 
  • qui sont Responsable événementiel Europe chez Apple, 
  • qui quittent Larousse pour se construire un nouveau métier ou
  • qui préparent leurs entretiens et obtiennent un poste,
    • chez Axa pour la gestion des sinistres 
    • de management d'équipe dans une grande entreprise française de courtage en assurances...  

Coach professionnel, je le suis donc pour ces professionnels qui cherchent une meilleure efficacité, une meilleure organisation, plus de satisfaction dans leur métier, dans leur poste ou qui mettent toutes les chances de leur côté pour leur prochaine opportunité. 

Je le suis aussi pour ces étudiants des classes prépas qui ont des emplois du temps de ministre, qui ont beaucoup de compétences mais qui ne savent plus où donner de la tête. 

Qui découvrent un "système" qui parfois ne leur convient que partiellement, dont ils ont besoin de comprendre les codes le plus rapidement possible...

Ils partent également à la découverte d'eux-mêmes pour revoir leurs méthodes d'apprentissages, leur rythme, les meilleurs moments pour travailler, les meilleures manières de retenir ce qu'ils ont à apprendre. 

Mais aussi l'articulation entre l'apprentissage du cours et la recherche des exercices, dynamiser son apprentissage des cours par l'articulation avec les exercices. Cesser penser apprendre des exercices "types" pour les avoir trouvés par soi-même avant...

Un coaching, c'est aussi prendre en compte la motivation personnelle de l'étudiant, se raccrocher à ses points forts pour retrouver du plaisir et des résultats, trouver des stratégies pour les points faibles, des astuces, des "mises en sandwich" entre deux moments consacrés à des matières fortes.

 Pourquoi pas : 

  • lire un article ou écouter un podcast en anglais/allemand/espagnol à chaque trajet ou le soir en se couchant ?
  • relire son cours de maths avant de s'endormir
  • mettre ses formules de chimie ou ses citations de philo sur une fiche sur sa table de petit déj, à côté du lavabo où l'on se lave les dents, sur sa table de nuit !
  • oser demander de l'aide à ses amis pour finir le DM, le faire ensemble, se retrouver le dimanche ou les vacances pour travailler ?

Un coaching, c'est aussi souvent l'occasion de réarticuler les relations dans la famille, la communication, les enjeux, les engagements, la confiance réciproque. 

Etre haut potentiel et/ou hautement sensible a souvent permis d'être brillant tout au long de sa scolarité, avec plus ou moins de "facilités" comme on dit, avec plus ou moins de travail après les cours. 

Quand les parents me disent "il n'a jamais travaillé". Discours tellement entendu... je précise : "Vous voulez dire qu'il ne travaillait pas en dehors des 30 à 35 heures qu'il passait au lycée..."

On me répond "oui, oui, bien sûr..." mais une prise de conscience se met en route. Ce qui s'enraye, c'est tout le mécanisme de concentration, d'apprentissage, de confiance en soi. 

Ce qui parfois se met en place dans un cercle vicieux, c'est le doute, l'inquiétude, les difficultés à se mettre au travail, un sentiment de saturation. Une perte de goût, de motivation, d'envie. 

Si ça ne se passe pas bien, est-ce que je vais avoir cette école prestigieuse que je visais ?

Si je ne suis pas sûr d'avoir cette école, est-ce encore valable de faire tous ces efforts, de consacrer ces deux années à préparer les concours ?

J'aime prendre le temps de remettre en perspective ces enjeux. 

  • Est-ce que l'on base son projet professionnel, son projet de vie sur une école ?
  • Est-ce que nos qualités sont validés par les notes ?
  • Est-ce que nous sommes nos notes ?
Pour avoir plus confiance en eux, me disent-ils, il faudrait qu'ils aient de meilleures notes. 
 
Un coaching, c'est mettre les choses dans l'autre sens : choisir de reconstruire sa confiance en soi et en ses capacités à réussir. 
 
  • Faire ce qu'il y a à faire. 
  • Apprendre ce qu'il y a à apprendre. 
  • S'organiser dans son travail. 
  • Gérer son temps et ses priorités. 
  • Gérer le stress au quotidien, pour les colles, pour les DS. 
Puis récolter les fruits de son travail, d'abord en colle, puis à l'écrit. 
 
Je ne suis pas sûr que l'on puisse trouver de l'aide sur les choses les plus essentielles de sa vie. Je ne suis pas sûr qu'on puisse imaginer d'un professionnel va nous aider sur l'essence-même de ce qui se joue pour nous. Je ne suis pas sûr, moi-même, de vouloir absolument trouver de l'aide extérieure pour les situations difficiles. 
 
Tout se rejoue toujours. 
 
Parfois, s'imaginer qu'on ne peut compter que sur soi-même, c'est justement notre croyance la plus forte. 
 
Parfois on fait tout un travail pour faire changer les choses, améliorer une situation et on voit la situation se présenter à nouveau dans un autre contexte, un peu plus tard sur le chemin. 
 
Est-ce moi qui aide les étudiants des classes prépas dans ce qu'ils ont à vivre. Ou est-ce que ce sont les étudiants des classes prépas qui m'aident, moi, à vivre ce que j'ai à vivre ?
 
Est-ce que ce sont les relations entre les parents et leurs enfants qui me font rejouer, retravailler - comme en systémique ou dans un stage de "constellations familiales" - les influences qui m'ont amené à choisir les classes prépas, à y rester quand c'était difficile, à obtenir une bonne (?) école en 5/2. 
 
A devoir ensuite changer de métier parce que je ne voulais pas passer mes journées dans un bureau à gérer des projets et attendre que la journée passe parce que 2 ou 3h de travail me suffisaient pour réaliser ce qui était attendu de moi ?

Nous enseignons souvent ce que nous devons apprendre. Apprendre à avoir confiance en soi, à gérer le stress, à vivre avec le doute permanent sur le sens de la vie, des états d'âme, des questions existentielles. 

Ne pas douter de soi, cesser de se comparer, accepter d'être différent, oser imaginer que ces différences sont peut-être des talents. 

Être intuitif dans un système qui se voudrait pure rationalité. 
Être sensible dans un système qui prône la compétitivité.
 
Viser l'école la plus prestigieuse quand elle conduit à l'échec des plus grandes instances nationales. 
 
Trouver des postes dans les multinationales qui spéculent sur les matières premières alimentaires, s'imaginer "trader" dans un monde qui continue d'appauvrir les plus pauvres, développer la technologie qui permettra les prochains missiles, les prochaines armes nucléaires, l'hégémonie française dans la vente d'arme. 

Alors, oui, il en faut du courage pour faire les classes prépas aujourd'hui. 

Et parfois, il faudrait pouvoir s'arrêter cinq minutes pour réfléchir sur le sens de ce qu'on fait, sur le sens de ce qu'on nous demande, sur le sens de ce qui est attendu. 

Ces 5 minutes, on croit ne pas les avoir, mais quelque chose, à l'intérieur, s'enraie, se bloque, s'arrête. Il faut alors retrouver du sens, des raisons de s'accrocher, des moyens de se remettre au travail. Il faut se rebrancher sur sa motivation initiale ou sur de nouvelles raisons d'y croire. 

N'est-ce pas un peu ce que nous pouvons faire chaque jour ?
N'est-ce pas un peu ce que nous propose la philosophie, la spiritualité ?

C'est ainsi que toutes ces années après, sur le prétexte-même des classes prépas (scientifiques) qui m'ont détourné d'études possibles de philosophie, les grandes questions s'appliquent. 

Et les outils du coaching me permettent d'être dans ma posture-même : celle de celui qui ne sait pas. Qui ne sait pas mais qui trouve un plaisir immense à réfléchir. Et donc un plaisir immense à réfléchir avec vous sur ce qui ne va pas et la manière dont vous voudriez vous y prendre pour que ça aille mieux. 

Capable, en tout cas, d'entendre que ça ne va pas, quand votre entourage pense que "ça devrait aller". "Il a tout pour réussir". "Il a toujours été le premier de sa classe". "Elle a toujours réussi tout ce qu'elle a entrepris"...
 
C'est donc ce que je propose : 
  • analyser ce qui ne va pas
  • réfléchir avec vous sur ce que vous voulez mettre en place pour que ça aille mieux
  • vous proposer tous les outils glanés au fil des années pour mieux comprendre, mieux gérer les situations que vous rencontrez
  • vous laisser choisir ce que vous voulez essayer, ce que vous voulez faire
  • vous laisser le faire 
  • et vérifier avec vous, 15 jours plus tard, ce qui marche, ce qui ne marche pas et ce qu'il convient d'ajuster...
     
Je vous souhaite un très bon mois de janvier et une bonne année 2023 !
 
Gabriel
06 33 85 53 27

PS : si vous voulez soutenir mon travail, vous pouvez contribuer d'un petit montant sur la page Tipeee Coaching Classes Prépas !