vendredi 16 février 2018

Pas facile d'aider les élèves des classes prépas

Bonjour, 

Aider les élèves des classes prépas n'est pas facile. La première raison, c'est que la culture des élèves des classes prépas devant une difficulté, c'est "je me débrouille tout seul". 

Dans un premier temps, c'est la bonne démarche, puisque c'est bien à eux de se mettre au travail, de s'accrocher quand c'est difficile, de faire preuve de ténacité quand ils n'y arrivent pas du premier coup. 

Parfois les parents aimeraient leur faciliter la tâche, en faisant appel à un prof particulier pour "aller plus vite", "aller à l'essentiel", "gagner du temps". 

Je ne suis pas sûr que l'on puisse "gagner du temps" en prépa. En tout cas pas en faisant l'économie de la compréhension, de l'apprentissage et de la recherche des exercices. En effet, ce temps "gagné" à la maison, est perdu pour les DS. 

Parfois, le DS est le seul moment où l'élève chercher vraiment un exercice, sans le soutien de son prof particulier, le corrigé fait en classe la veille ou celui trouvé sur internet. Ça déclenche inquiétude et stress. Il vaut mieux s'entrainer à chercher ses exercices le plus souvent possible. C'est du temps gagné pour le DS et les concours !

Au contraire, il arrive que des élèves restent très seuls face aux difficultés qu'ils rencontrent. Comme je le disais, dans un premier temps c'est normal et indispensable pour qu'ils conservent autonomie et force de travail. 

Mais quand les difficultés s'intensifient au point de devenir parfois de la souffrance, il est temps de demander de l'aide. Un prof particulier peut effectivement venir soutenir sur la compréhension de certains points particulièrement ardus ou aider à la motivation de l'élève. 

Quand c'est un besoin plus global, quelques outils de gestion du stress, des séances de relaxation - elles avaient été mises en place entre midi et deux au lycée Lakanal dès 1999-2000, ou simplement reprendre une activité sportive peut faire du bien !

Parfois, les questionnements sont plus dérangeants. Les efforts sont importants mais les notes ne suivent pas. 

Les parents jouent leur rôle, depuis le début, de soutien, d'écoute attentive, de propositions de solutions. De soutien sur toute la partie logistique aussi : les repas, les trajets parfois, la mise à disposition d'une chambre à l'internat ou en ville pour être à proximité du lycée, ...
   
 Il arrive que tout cela ne suffise pas. 

Quand j'étais en classe prépas, le soutien de mes parents me semblait "acquis". Ça ne voulait pas dire que ce qu'il me disait et leurs encouragements ne valaient rien. Je me disais simplement que c'était normal qu'ils me soutiennent, qu'ils me disent "que j'allais y arriver".  Ce n'était pas forcément vrai. Ils se voulaient rassurants, mais ça ne me rassurait pas. 

De la même manière, mon prof de maths me disais de ne pas me poser de questions et de travailler plus. C'est pareil, ça ne m'enlevait pas les questions de la tête. Ca ne m'aidait pas à y trouver des réponses. 

Je suis content d'avoir trouvé un nouvel éclairage sur cette question dans l'ouvrage de Moussa NABATI, Le Bonheur d'être soi. Il explique que "mettre un couvercle" sur les questions que l'on se pose, ça n'aide pas à aller mieux ou à leur trouver des réponses. 

C'est souvent l'assurance de les retrouver un peu plus loin sur le chemin, un peu plus fort. 

Je propose, par des séances d'accompagnement individuel, de trouver et de construire des réponses à ces questions qui s'imposent, de fait, dans l'esprit d'un élève qui travaille toute la journée et qui ne voit pas ses notes monter : 

- est-ce que je suis fait pour les classes prépas ?
- est-ce que j'aurais mieux fait de faire autre chose ?
- est-ce que je vais y arriver ?
- est-ce que je vais arriver à passer en deuxième année ? à avoir la filière que je veux ? à passer en classe étoile ?

et toutes les autres, associées : 
- est-ce qu'il faut que je travaille plus ?
- est-ce qu'il faut que je travaille mieux ?
- est-ce qu'il faut que je travaille autrement ?
- est-ce qu'il faut que je dorme moins ?
- est-ce qu'il faut que je gère mieux mon temps ? au quotidien ? pendant le DS ?

Quand on en est encore au stade des questions, tous les espoirs sont permis. Les accompagnements sont "légers" et efficaces. 

C'est plus compliqué quand les mauvaises notes et parfois les critiques ou les remarques acerbes du prof renvoient l'élève à des doutes et des jugements négatifs sur lui-même : 

- je suis nul
- je n'arrive à rien
- les classes prépas, ce n'est pas pour moi
- je ne suis pas fait pour les classes prépas
- je savais bien que je n'aurais pas vu aller en prépas
- je ne travaille pas assez
- j'aurais dû travailler plus hier
- il faudrait que je m'y mette...

Plus la douleur est vive, plus le coaching est efficace, mais il ne faut pas aller trop loin. Il ne faut pas attendre que le mal-être et les insomnies s'installent. Il ne faut pas attendre d'en être au stade du médical, avec les burn-out ou les dépressions qui peuvent arriver, même - et surtout - chez un élève pourtant brillant l'année précédente. 

J'imagine que c'est justement parce que c'est "inimaginable" qu'on peut en arriver là. Si on était en présence d'un élève fragile, en difficultés, habituellement peu confiant en lui ou régulièrement en échec, je pense qu'on serait plus vigilant. 

Avec un fils ou une fille qui vient d'avoir une mention très bien au bac et 15 ans de scolarité où tout s'est bien passé, il est difficile d'imaginer que six semaines de manque de sommeil, d'excès de travail et de mauvaises notes peuvent les "mettre à genoux". 

On peut si peu l'imaginer que l'étude sur le burn-out comme maladie professionnelle a été retoqué à l'Assemblée Nationale. Il faut forcément que ce soit de la faute du salarié. L'entreprise et son management n'est pour rien dans la "fragilité" qu'elle a "seulement" mis en lumière...

De la même manière, les élèves qui souffrent en prépas ne conduisent pas à une remise en cause des classes prépas, mais bien des élèves eux-mêmes qui "ne sont pas fait pour la prépa" ou pour qui "les classes prépas ne sont pas adaptées". 

Les élèves eux-mêmes, dans ces situations, sont les premiers à se remettre en question. Dès lors, n'y arrivant pas, c'est qu'ils ne méritent pas d'entrer dans l'école qu'ils visent, probablement parce qu'ils ne travaillent pas assez, ne sont pas assez intelligents, n'ont pas de bonne capacité de mémorisation ou de compréhension... 

En soutien aux parents qui permettent évidemment aux milliers d'élèves des classes prépas qui vivent ces situations de prendre du recul, de se détacher des notes ou des critiques, de continuer à travailler du mieux qu'il peuvent tout en sachant qu'ils auront une école à la fin, j'ai créé ce blog il y a 9 ans et je continuer de vous proposer mes articles. 

Je propose également des séances de coaching pour les élèves. Parfois aussi pour leurs parents !

Gardez confiance en vous et bon travail !

Gabriel

samedi 10 février 2018

La souffrance est-elle utile en prépa ?

Bonjour,

Aux yeux de certains, les classes prépas permettent de faire le tri entre ceux qui méritent de réussir et ceux qui ne le méritent pas.

Pour ce qui est de la valeur de cette représentation, elle est quelque peu mise à mal par des chercheurs qui feront hérisser le poil de plus d'un défenseur des classes prépas et des concours : Les concours, une tradition française faussement méritocratique Le Monde, le 9 février 2018.


Le débat est ouvert...
Le sujet que je souhaite aborder aujourd'hui n'est pas celui du mérite par lequel j'ai commencé, mais celui de la souffrance.

En effet, souffrir en prépa pourrait être une solution pour faire partie des élèves les plus méritants.

Certains élèves imaginent par exemple qu'en dormant très peu la nuit, ils vont mettre toutes chances de leur côté.

D'autres vont faire des efforts surhumains pour y arriver, pensant que c'est la meilleure solution.

Je vous propose de distinguer les efforts et la souffrance.

Les meilleurs élèves des classes prépas ne souffrent pas. Ils font de leur mieux. Ils travaillent tout le temps. Ils sont excellents.

Peut-être que par le niveau d'exigence qu'ils s'imposent, certains d'entre-eux en souffre, pour une durée limitée. C'est-à-dire qu'ils font des efforts, qu'ils s'accrochent, qu'ils font preuve de ténacité.

Si vous souffrez pour atteindre les mêmes résultats, rien ne vous garantit que vous êtes sur la bonne voie.

Pour définir l'excellence, Joël Guillon, qui accompagne les entrepreneurs et les consultants indépendants, aurait plutôt tendance à décrire l'inverse. Il part du principe qu'il faut réhabiliter la "facilité" au lieu de la négliger ou de la dévaloriser.

Le système scolaire encourage régulièrement les efforts. "Continuez vos efforts !".

En fait, Joël Guillon précise à ceux qui dévalorisent ce qu'ils font "facilement" : "C'est facile pour vous, mais pas pour les autres".

La première stratégie consiste donc plutôt à travailler ses points fort que ses points faibles. Travailler ses points faibles, c'est la garantie de faire beaucoup d'efforts sans obtenir les résultats attendus.  Au contraire, travailler ses points forts demande moins d'efforts et permet d'aller beaucoup plus loin.

S'il y a quelque chose que vous faites facilement et rapidement, au lieu de le négliger et de le déconsidérer, c'est ça qu'il faut valoriser !

Vous pouvez bien décider, comme je l'ai fait avant vous, que les maths "c'est dur, donc c'est bien". Valoriser les efforts, les défis, les sommets inatteignables et vous y lancer à corps perdu.

Vous pouvez donner l'impression que ce qui vous attire le plus, c'est "l'impossible" et la plupart du temps, justement y parvenir. Vous le ferez a quel prix ? Au prix de quels efforts ? Au prix de quels sacrifices ?

Et si le premier sacrifice, c'était vous-même ?

Parce que vos forces et vos atouts, c'est vous-même.
Parce que vos envies et vos facilités, c'est vous-même.

Au contraire, suivre la tendance, écouter les attentes de la "société" de toujours plus de maths, d'ingénieurs, d'informaticiens ou de financiers, ce n'est pas la garantie de vous y retrouver à l'arrivée.

On fait les classes prépas pour "ne se fermer aucune porte". Quand on se retrouve ensuite en maths sup, en prépa HEC ou plus tard en école d'ingénieur ou de commerce, on se rend compte qu'on s'est claqué la porte sur les doigts.

Toutes ces portes qu'on a voulu laisser ouvertes, n'ouvrent sur rien. Ni sur la passion, ni sur la vie. Ne pas faire de choix, c'est se fermer à tout. Ce n'est pas après 5 ou 6 ans d'études - et de formatage, à mes yeux, dans les écoles de commerce en particulier, parce qu'il faut le reconnaître, un élève ingénieur c'est un rebelle en T-shirt à côté d'un élève d'école de "management" - puisqu'on n'y fait plus du commerce, mais du marketing et de la communication - qu'on reprend sa vie en main pour faire un école de cinéma, monter un groupe de rock ou étudier la philo, la psycho ou la permaculture.

En fait, si, c'est exactement ce qu'on fait. Disons que c'est exactement ce qu'est en train de faire notre génération de trentenaire (et plus jeune) qui ne se reconnait plus ni dans les valeurs de l'entreprise - qu'elle soit privée ou publique - ni dans les tâches qu'on lui assigne.

Bore out. Au minimum. Avez-vous vu le site de "Fuyons la Défense" ? Avec le sous-tire "Ils ne nous méritent pas.

Burn out. Les députés LREM ont décidé que ça n'existait pas. Que ça ne méritait même pas le débat parlementaire. C'est dire s'ils ne connaissent pas les entreprises. Ni les Renault, ni les Peugeot, ni les Alcatel bien disparu, ni les CISCO.

Encore moins les hôpitaux, les collectivités territoriales et tous ces lieux où les moyens ont été enlevés mais les missions restent à assurer auprès des usagers.

Les "jeunes" pas si jeunes, refusent de perdre leur temps dans un bureau à remplir les timesheet excel de McKinsey ou BCG comme mes copains il y a 15 ans. Ils refusent de patienter 15 ans dans les méandres des grandes entreprises pour avoir une "promotion" digne de ce nom et pouvoir faire ce qui leur avait été confié à 21 ans pendant leur année de césure.

Aujourd'hui, ceux que je suis, ceux dont je lis les articles sur "medium" refusent de consacrer leur vie professionnelle à s'ennuyer dans un bureau ou à vendre de l'eau à New York : https://enquetedesens-lefilm.com/.

Du coup, ils préfèrent monter des fermes biologiques et des formations en permaculture : Maxime de Rostolan pour Fermes d'Avenir...

Et vous, allez-vous commencer par faire bac+5 avant de réfléchir à votre projet professionnel ?
Allez-vous passer 5 ans à étudier avant de vous demander quel métier vous voulez exercer ?

La phrase-clé il y a trente ans, c'était "Passe ton bac d'abord !"
Aujourd'hui, on ne le formule plus, tout le système éducatif est construit pour l'imposer : "Passe ton bac + 5 en Grande Ecole d'abord !"

Il y a un piège. Au cœur de son livre pourtant très marketing et com "Rich dad, poor dad", Robert Kiyosaki dit une chose très juste : ceux qui "gagnent" vraiment, dans la vie, et leur vie, ce sont plutôt les joueurs de foot et les stars de rock. Ils gagnent des revenus en millions d'euros. Ingénieur c'est génial mais ça commence à 2000 ou 2500 euros par mois pour monter à 5 ou 10 000. Si on veut aller au-delà, il faut passer par la case direction ou MBA.

C'est quand même plus rapide de gagner 10 000 euros par mois en étant directeur commercial ou avocat d'affaires international qu'en étant expert technique dans une entreprise TIC. Non ?

Et même dans les structures où il y a le plus de moyens, ce n'est quand même pas super fun et glamour de gérer les systèmes d'informations des grands organismes financiers ? Quitte à vouloir détruire le monde et les gens qui habitent dessus, autant être directement trader. Ca me parait plus direct et plus efficace.

Spéculer sur les matières premières alimentaires - disons sur la nourriture des populations pauvres, comme ça c'est plus clair - c'est quand même plus efficace comme moyen de s'enrichir tout en détruisant les autres, que de simplement mettre à disposition un logiciel plus efficace ou un réseau informatique plus performant ?

Tout ça pour dire que si vous êtes en souffrance en prépa, ce n'est peut-être pas une fatalité.

D'abord, contrairement à ce que vous pensez et ce qui semble se dire autour de vous, il y a d'autres alternatives

Ensuite, contrairement à ce que vous pensez, vous pouvez prendre tout ça un peu plus à la rigolade, parce qu'il y a beaucoup plus de places dans beaucoup plus d'écoles valables que ce que vous pensez.

Enfin, parce que contrairement à ce que vous pensez peut-être, les polytechniciens ou les centraliens ne font pas tous les plus belles carrières, les HEC ou les ESSEC ne sont pas tous les plus intelligents et les plus brillants.

Nombreux parmi eux, ne trouvent pas de sens à ce qu'ils font ou ce qui leur est demandé en entreprise. D'autres s'excusent 20 ans plus tard : J'ai fait HEC et je m'en excuse

Et vous, vous en êtes où ?

Bonne journée

Gabriel



jeudi 8 février 2018

Le Monde : Ces bons élèves qui boudent les classes prépas

Bonjour, 


Inviter à "ne pas faire les classes prépas" sur un blog dédié à l'accompagnement des élèves des classes prépas, c'est vraiment passer à côté des règles de base du marketing et de la communication. 

Aujourd'hui, je n'ai pas à vous le conseiller, une partie d'entre-vous le fait déjà et c'est l'objet de cet article dans le monde que je cite dans le titre : Ces bons élèves qui boudent les prépas


J'avoue que je trouve ça extraordinaire. J'avais pu voir les choses venir avec ce choix d'Alexandre, il y a quelques années, accompagné en sup puis en spé, qui avait finalement opté pour une inscription à Polytechnique Montréal. 

Pas de stress pour les concours : il savait qu'il y était pris pour l'année suivante. 

L'EPLF, l'école polytechnique de Lausanne, citée plus loin dans l'article, je pensais que ça pouvait être une école très chère, comme UCL ou l'Imperial College à Londres. En fait, pas du tout, le coût de la scolarité est tout à fait "raisonnable" par rapport à ce qu'on peut imaginer. 


Désormais, je peux le dire en toute simplicité, vous pouvez choisir une alternative à la prépa pour vos études supérieures. 

Du point de vue où je me place - c'est-à-dire de celui qui observe le gâchis des classes prépas pour un trop grand nombre d'élèves, après l'avoir vécu lui-même - il n'y a pas de question à se poser. 

Aucun des élèves qui souffrent en prépa - c'est-à-dire ceux qui souhaitent rester ouverts sur le monde, continuer à passer du temps avec leur famille et leurs amis, continuer à s'intéresser aussi bien au cinéma de Fassbinder, aux écrits des philosophes, qu'aux phénomènes scientifiques, quelle que soit la filière d'études choisies - n'ont à gagner à aller en prépas. 

Se gaver jour et nuit de matières identiques pour s'assurer qu'ils travaillent mieux que le voisin. 
Culpabiliser à chaque fois qu'ils n'arrivent pas à s'y mettre ou qu'ils se demandent ce qu'ils font là. 
Faire un rejet des maths ou de la physique après 6 heures par jour de chaque matière au bout de 3 semaines, 3 mois ou 3 ans...
Ne trouver aucun intérêt à des enseignements coupés de toute réalité dans certains amphis d'école d'ingénieurs ou des plus grandes universités londoniennes. 

Au contraire, ce qui serait bien : 
Revenir à des cursus d'études qui remettent les apprentissages et les étudiants au coeur. 
Apprendre dès les études à équilibrer vie personnelle et vie professionnelle au lieu de privilégier ceux qui sont en mesure de "tout sacrifier" au nom d'une ambition ou d'une compétition "scolaire". 

On peut même aller plus loin et envisager de penser en termes de "valeur ajoutée" pour la société. Quel intérêt de sur-valoriser ceux qui sont ensuite capables de tout faire pour détruire le bien commun ou la planète pour leur enrichissement personnel ou celui de l'entreprise pour laquelle ils travaillent ?


vendredi 2 février 2018

Les classes prépas et les écrans



Bonjour, 

Je ne sais pas si vous avez eu l'occasion de regarder l'émission Envoyé spécial du 18 janvier et en particulier le sujet sur les écrans.

https://www.francetvinfo.fr/sciences/high-tech/video-accros-aux-ecrans_2566141.html

Le documentaire commence sur l'impact sur les très jeunes enfants et se poursuit sur nos addictions d'adultes, les applications et autres fils facebook étant conçus pour nous rendre accros à la dopamine qu'ils déclenchent. 

Pour moi, ça a été une prise de conscience et j'ai choisi de désactiver mes comptes facebook et twitter. 

Pour mes enfants, c'est une confirmation de ce que nous ressentions intimement : nous n'avons pas de télévision à la maison et nous limitons les dessins animés à 20 min deux à trois fois dans la semaine. 

Parfois, j'aimerais céder et leur mettre une vidéo en voiture pour les faire taire pour les longs trajets. Nous avons arrêté il y a quelques années quand notre aînée à l'âge de 4 ou 5 ans, après 1h de lecteur DVD en voiture, s'était retrouvée presque "hébétée" ou s'était en tout cas sentie très mal.

Auprès de voisins qui ont un petit garçon de 2 ans 1/2 qui était trois à quatre fois par jour, soit devant les dessins animés, soit sur le smartphone de son père, j'ai témoigné il y a quelques semaines de ce que j'avais déjà entendu : qu'il fallait enlever les téléphones et les écrans aux enfants. Depuis, il se met à parler un peu plus normalement. 

Et vous, en classes prépas, quel est votre utilisation des écrans ? Combien de temps passez-vous sur vos smartphones ?

Entre 1997 et 2000, très peu d'écrans. Nous n'étions même pas équipés d'ordinateurs portables comme c'est certainement le cas aujourd'hui. Nous nous rattrapions en école d'ingénieurs : des copains ont passé des jours et des nuits à jouer en réseau sur CounterStrike pendant des semaines entières. 

En ce qui me concerne, je n'aime pas le sentiment d'avoir "perdu du temps". J'ai installé le jeu un vendredi soir à 20h. A minuit j'arrêtais et je le désinstallais. J'ai mesuré à quel point c'était facile de "tomber dedans" et d'en vouloir toujours plus. 

L'émission Envoyé Spécial explique le fonctionnement des applications et des"récompenses" - les "like" de Facebook ou les "flammes" de snapchat - sur le cerveau. Le déclenchement de la dopamine donne envie de toujours plus.

Je le reconnais volontiers pour l'avoir vécu ces dernières semaines et ces derniers mois. C'est d'autant plus facile et agréable que j'étais abonné aux pages des sujets qui m'intéressent. Permaculture. François Ruffin à l'Assemblée Nationale. La parentalité bienveillante. 

Il y avait tous les soirs des vidéos à regarder ou des articles à lire sur les sujets qui m'intéressent.

En classes prépas, je n'avais - et nous n'avions - ni smartphone, ni ordi, ni télé à l'internat. C'était bien plus facile de résister à la tentation que chez soi, peut-être.

Nous n'avions pas d'écrans, pas d'accès aux corrigés ou au cours sur internet, non plus. Du coup, nous n'avons peut-être pas vécu les mêmes classes prépas. Contrairement à ce que je pensais pour pouvoir vous accompagner au mieux dans ce que vous vivez.

Jusque là, je n'avais pas pensé à poser la question aux élèves que j'accompagne, ou si peu. Je vérifiais parfois "la qualité des pauses". Il vaut mieux aller marcher ou discuter avec sa famille ou ses amis que d'être sur internet, sur son smartphone ou de jouer aux jeux vidéos. 

Quand je regarde cette émission, je me rends compte que l'abus d'écrans peut tout à faire être source d'échec en prépas. 

Et vous, avez-vous besoin de passer beaucoup de temps sur votre téléphone ?
Passez-vous des heures sur internet, facebook, instagram ou snapchat ?



mardi 23 janvier 2018

Limites mentales en prépas

Bonjour,

A force de vouloir vous présenter mon offre de coaching sous son meilleur jour, j'ai perdu de vue ce qui faisait l'essence de ce blog. 

En effet, la première année quand Sylvaine Pascual m'a dit de mettre des photos pour chaque article, je n'en ai pas tenu compte.  

Les années suivantes, quand Pascale Papee m'a recommandé de ne pas parler de problèmes, mais de défis, je n'ai pas écouté :
"En classes prépas, il n'y a pas de problèmes, il y a des défis à relever." Pascale Papee
Moi, au contraire, j'écrivais :
"J'aide les élèves des classes prépas à surmonter les difficultés qu'ils rencontrent" Gabriel Brabant  

A l'inverse, depuis quelques mois, sous la pression des bonnes pratiques de la communication ou du marketing où tout est toujours positif, je passe mon temps à rédiger des articles de type "mode d'emploi de la prépa", "anti-mode d'emploi" ou "Vous avez un problème, j'ai la solution", transformé en "Vous avez un problème, vous avez aussi la solution" et changé encore hier en "Trouver des solutions en prépas". (Puisqu'il ne faut pas parler de problème, on se concentre directement sur les solutions...)

En fait, le cœur du sujet de ce blog ce n'était pas ça. C'est peut-être ce qui en faisait le charme et en tout cas un ton unique sur un univers web lisse, poli et pendant quelques années avec un bouton unique sur facebook : "j'aime" ! j'ai vu hier soir que c'était encore le cas sur linkedin quand on peut maintenant exprimer d'autres émotions sur facebook...



L'enjeu des classes prépas c'est que tout les élèves y vont pour réussir. Beaucoup trop en souffrent. Même s'ils vont au bout. Certains n'y parviennent pas. Quelques uns mettent beaucoup d'années à s'en remettre. 

Le témoignage que je peux faire, pour avoir animé ce blog depuis près de 10 ans et parfois pris le temps d'en parler autour d'une table, c'est qu'il y a toujours quelqu'un pour témoigner que son frère, sa soeur, sa cousine ou un de ses amis a eu des difficultés ou une expérience difficile en prépa. 

Rien qu'autour de moi. 

Catherine a intégré l'ISEP à la rentrée de 2e année, après avoir su le 30 juin qu'elle n'était pas prise en spé à Sainte Geneviève. 
Thomas a fait la même démarche d'entrer en prépa intégrée après avoir essayé une PCSI au Lycée Pothier d'Orléans.
Olivier a rejoint la prépa de Chartres pour continuer parce qu'il n'était pas pris en spé à Pothier. 
 
En littéraire, 
Elisabeth est restée une semaine en prépa à Lyon avant de rejoindre la fac de droit.
Albane a souffert pendant toute l'année d'hypokagne à Orléans de discrimination sociale avant de rejoindre également l'université de droit.
Ca ne les a pas empêché, ensuite, de cumuler les DESS ou Master 2 en Droit des Affaires et/ou Droit Notarial avant de devenir Notaires. 

Parmi les élèves pour lesquels on m'a contacté : 
- un élève faisait un burn-out en trois semaines à Chaptal
- un élève pétait les plombs en mars, à un mois des concours
- une élève ne dormait plus depuis 4 jours. 

Pour ces élèves, je ne suis pas l'interlocuteur adapté. Seul un médecin et un psychiatre pourront leur venir en aide, en complément d'une prise en charge de leur souffrance psychologique. 

Quand une mère, désemparée ou désespérée par ce qui arrive à son fils ou sa fille, me demande "s'il/elle sera en état pour aller passer les concours", je mesure à quel point elle n'a pas pris conscience du problème.

Je ne suis pas le seul à témoigner. 

L'ingénu ingénieur sur le blog du Monde, se demande "A quoi bon"

http://ingenuingenieur.blog.lemonde.fr/2014/11/28/en-classe-preparatoire-la-vie-est-un-long-stress-febrile/
 
 Une ancienne élève des classes prépas décide de témoigner de ce qui s'est passé pour elle il y a une quinzaine d'année et qui lui semble toujours être d'actualité : 

http://prepasuicide.over-blog.com/

 Alors que je vais reprendre le temps de vous parler de ce qui ne vas pas en prépa. C'est probablement avec la simplicité de cette approche que vous avez pu, depuis 2008, vous reconnaître ou reconnaître un élève qui pouvait avoir besoin d'aide. 

La souffrance est un culte en prépa. Comme le témoigne l'ingénu ingénieur, qui parle des "limites mentales", la plupart des élèves les plus consciencieux sont "sur le fil". Ils travaillent le plus possible, le plus longtemps possible, le plus efficacement possible, le plus rigoureusement, consciencieusement, régulièrement,... souvent en dormant le moins possible...

Jusqu'à ce qu'ils touchent la limite, la frôlent, la contournent ou la franchissent comme la ligne blanche sur la route. 

Parfois, ça n'a pas de conséquence. 

Parfois, c'est beaucoup plus grave.

Et vous, vous vous sentez comment ?






vendredi 19 janvier 2018

Refonte du blog


Bonjour,

Je souhaite renouveler le format du blog et éliminer tous les articles qui ne sont plus pertinents pour faciliter la lecture et la navigation.

Je voudrais travailler sur trois sections autour des classes prépas et une 4e section ensuite :

  • Avant les classes prépas
    • le choix de faire les classes prépas
    • le choix des classes prépas (scientifiques, écoles de commerce, veto, agro, littéraires...)
    • le choix de l'établissement
  • Pendant les classes prépas - c'est ce qui constitue l'essentiel de ce blog :
    • entrée en classes prépas
    • la rentrée
    • l'organisation du travail : la gestion du temps et des priorités
    • la gestion du stress
    • méthodologie
    • gérer les premières difficultés et garder confiance en soi et en ses capacités pour réussir
    • ...
    •  
  • Pour la suite / Après les classes prépas
    • les choix des concours
    • les choix des écoles 
    • l'intégration d'une école
  • Vie professionnelle
    • Projet professionnel
    • Choix de la spécialité et des stages
    • Recherche de stage
    • Recherche d'emploi
Y a-t-il d'autres choses qui peuvent vous intéresser ?

Si vous parcourez ce blog et que vous identifiez des articles qui ont "mal vieilli" n'hésitez pas à m'en faire part dans les commentaires.

Merci de votre aide

Gabriel

jeudi 11 janvier 2018

Bien choisir ses classes prépas

Bonjour, 

Comme dans beaucoup de domaines, la réussite en classes prépas passe par le développement de vos talents. 

Vous serez beaucoup mieux à même de réussir dans des classes prépas qui correspondent à vos domaines d'excellence.

On pourrait penser que le premier critère, c'est celui des choix professionnels : des envies de métiers ou de secteurs d'activité qui vous intéressent. 

Si vous avez envie d'être pilote d'avion et que votre matière la plus forte c'est la biologie... que faire ?

En ce qui me concerne, je mesure aujourd'hui à quel point le choix du métier d'ingénieur et des classes préparatoires scientifiques était beaucoup plus lié à un prestige supposé de ces filières et métiers que d'un réel projet professionnel personnel. 

En terminale, les matières qui me passionnaient et qui me permettaient d'avoir d'excellents résultats : 
  • soit en travaillant très régulièrement :
    • pour la SVT j'avais 18 et j'apprenais tout par cœur
  • soit en ne travaillant pas du tout en dehors des cours :
    • en Histoire je n'ai pas fait autre chose que de très bien écouter toute l'année en classe et j'avais 15 aux DS et au bac
  • soit en y passant tout mon week-end pour rendre une dissertation :
    • en Philo j'avais 14 et le commentaire disait "excellent"
J'avais déjà des difficultés à m'intéresser et à réussir en maths et en physique. Je tournais avec des notes entre 13 et 15 pendant l'année et j'ai réussi à avoir 15 et 16 au bac. Ça peut paraître satisfaisant mais je ne mesurais pas à quel point je faisais beaucoup plus d'efforts dans ces matières pour obtenir ces résultats. 

Alors, oui, à force de motivation et de ténacité. A force de sacrifices - et d'inconscience, presque - je suis allé décrocher une école sur le Concours Mines-Ponts. Mais à quel prix ?

Trois ans de travail, certes. 
Mais beaucoup plus pour retrouver confiance en moi, pour retrouver goût au travail. Pour prendre conscience que je pouvais faire des choses qui me plaisent. 

Rétrospectivement, j'ai souvent pensé que si j'avais mis la même énergie, les mêmes efforts dans le métier que j'aurais rêvé de faire, dans le domaine du cinéma, j'aurais évidemment été capable d'intégrer une école après un BTS de Cinéma ou simplement trouvé des occasions de rejoindre un tournage pour apprendre le métier, ou de partir à l'étranger pour me former. 

Choisir de faire la filière la plus prestigieuse ou celle qui conduit à un métier fantasmé (le terme d'ingénieur ne représente pas grand chose pour la plupart des élèves de lycées ou de classes prépas à qui je pose la question) ce n'est pas forcément le bon choix. 

Par contre, savoir qu'aujourd'hui je suis passionné par les maths, la physique, l'électronique ou plutôt par la littérature, la philosophie, les relations humaines, ça permet d'éviter des erreurs grossières. 

Quand vous allez rejoindre 40 élèves dans une classe pour préparer les concours, ils seront plus que passionnés. Ils seront "à fond".

Les littéraires auront lu des centaines voire des milliers de livres depuis leur enfance. 
Les scientifiques auront parfois bidouillé des circuits électroniques pendant tous leurs dimanche après-midi. 
Les futurs informaticiens seront déjà plus compétents à 15 ans que leurs futurs profs d'école qu'ils n'auront que dans 4 ou 5 ans après le passage par les classes prépas...

Le profil d'élève pour qui les classes prépas peuvent être les plus difficiles sont paradoxalement ceux qui peuvent pourtant "avoir des facilités". 

En ce qui me concerne, je pense que je peux presque tout apprendre. Je peux comprendre beaucoup de choses. Je suis très curieux et j'adore la nouveauté. 

Ce que je ne peux pas faire, c'est passer 4 heures de suite, plusieurs fois par semaines, voire tous les jours - voire plusieurs fois par jour ! - à faire des maths. 

C'est pourtant ce que font les plus passionnés des élèves des classes prépas. Il ne font que ça, chaque jour, de travailler du matin jusqu'au soir. 

Dans le cas où vous êtes doué et que vous aimez faire plusieurs choses, vous intéresser à de nombreux sujets, rester ouvert sur le monde, passer du temps avec votre famille et vos amis, vous avez plusieurs options. 

1. Vous êtes vraiment très doué


Si vous êtes tellement doué que vous pouvez faire maths sup, maths spé à Louis-le-Grand, Henri IV ou Sainte Geneviève sans avoir l'impression de "forcer" pour ensuite intégrer les 5 ou 6 meilleures écoles de France. Foncez. 

2. Vous choisissez un établissement pour lequel "Vous êtes vraiment très doué"


Si vous êtes doué, mais pas au point de survoler deux ans des classes prépas les plus prestigieuses - et malheureusement, on ne le découvre souvent qu'après avoir essayé...  - je vous invite à privilégier un établissement moins prestigieux mais où le niveau vous permettra quand même de continuer à avoir une vie "normale". 

C'est-à-dire une vie où vous pouvez continuer à être vous-même et à pratiquer vos activités "ressources" (musique, dessin, sport, ou simplement de grands temps de pause). 

Ça vous évitera de vouloir "ne faire que travailler". Ce qui n'est pas bon pour vous. Ce n'est bon ni pour l'efficacité de votre travail (qui peut tomber en chute libre par rapport au temps passé à votre bureau) ni pour votre moral et votre motivation.

3. Vous trouvez une autre solution d'orientation, un autre choix d'études


De nombreuses autres options s'offrent aux élèves doués mais ils ne le savent pas. Le diplôme est un atout indispensable en France dans de nombreux domaines. En fait, les élèves doués pourraient choisir d'aller faire leurs études à l'étranger et revenir diplômés de grandes universités qui ne leur auront pas demandé de passer par les classes prépas. 

Les écoles polytechniques de Lausanne et de Zurich ont un système de progression (et de sélection) des élèves tout au long du cursus. Les universités technologiques au Canada proposent aussi des cursus pour devenir ingénieur.

Un élève doué qui cultive ses talents sera beaucoup plus fort s'il n'abîme pas sa confiance en lui et son estime de lui-même dans un système de compétition qui n'est pas fait pour lui. L'entreprise, ensuite, ne reconnait d'ailleurs que très peu les compétences et connaissances acquises en prépa. Même l'école d'ingénieur ne s'en sert souvent que pour son "recrutement". 

A l'"ENST Bretagne", en 2000, aucun lien n'était fait, à aucun moment dans le cursus scolaire, entre un sujet proposé et le programme scientifique de l'année précédente. Je ne pense pas que ce soit différent aujourd'hui au sein de l'IMT Atlantique Télécom Bretagne de 2018 !

Une fois que vous avez choisi les classes prépas qui vous conviennent parce que ce sont bien les matières
  • qui vous plaisent le plus, 
  • pour lesquelles vous avez une véritable passion et même 
  • pour lesquelles vous avez du talent,  
                  tout se passera bien !

Après seulement, nous pourrons optimiser en réfléchissant à la meilleure manière d'apprendre et de retenir à long terme. 

Nous pourrons réfléchir 
  • à votre meilleure manière de comprendre et de mémoriser
  • à votre meilleure manière de vous organiser dans votre travail
  • à la meilleure manière de structurer votre temps pour être le plus efficace
  • à la meilleure manière de chercher les exercices et de les trouver !
  • aux pauses indispensables pour continuer de vous sentir bien
  • à la gestion des priorités pour toujours faire l'essentiel
  • aux outils de gestion du stress qui peut se déclencher avec les DS, les colles, les concours...
  • ...
 Ce qui est certain, c'est que les élèves des classes prépas font de leur mieux. 

Régulièrement, j'entends que leurs enseignants leur reprochent de "ne pas travailler assez". En fait, je crois surtout que les enseignants pensent que les étudiants ne "réussissent pas assez". 

Les élèves que j'ai en coaching aimeraient bien "travailler plus". Ils n'y arrivent pas. Ou ça ne change rien. Parce qu'ils passent des heures derrière leur bureau mais que les classes prépas ne "pardonnent pas". 

On est bel et bien sorti du mythe de la "valeur de l'effort". En classes prépas et surtout au concours, c'est seulement le résultat qui compte. 

Alors, je vous invite à réussir mieux
Pour ça, la seule option, c'est également de travailler mieux

Dans la plupart des situations qui me sont exposées, ça ne consiste pas à travailler plus
Mais à travailler plus efficacement
A travailler ce qui est le plus important
A travailler ce qui est attendu
A s'organiser dans la résolution du DS ou dans la préparation de la colle
A être attentif et à participer en cours pour ne pas se laisser déborder
A continuer d'y croire même quand les notes sont trop basses
A continuer de travailler même quand les ambitions pour la classe "étoile" ou Centrale Paris semblent tout à coup inaccessibles...

Les élèves des classes prépas que j'accompagne sont des "clients" ou des "coachés" géniaux : ils sont plein de ressources, ils sont envie de trouver des solutions, ils sont "moteurs", ils passent à l'action, rien ne les arrête !

En ce début d'année 2018 je voudrais les remercier pour toute leur énergie et la qualité des échanges et leur souhaiter une excellente année !
Bonne année à vous tous ! Les années de prépas sont les plus exigeantes et on s'en souvient toute sa vie. Que 2018 vous fasse grandir et vous conduise vers vos rêves...

Gabriel






 


Pas facile d'aider les élèves des classes prépas

Bonjour,  Aider les élèves des classes prépas n'est pas facile. La première raison, c'est que la culture des élèves des classes...