mardi 7 novembre 2017

Mode d'emploi de la prépa




Bonjour, 

C'est à vous de faire votre propre "mode d'emploi" de la prépa selon ce qui "marche" pour vous et ce qui ne marche pas.

Voici quelques pistes de réflexion.

1. Choisissez les bonnes classes prépas

Une fois que vous êtes en classes prépas, les matières étudiées vous sont imposées. Il sera compliqué de rester motivé si vous choisissez les matières les plus difficiles pour vous.

Je vous suggère donc de choisir les classes prépas pour lesquelles les plus gros coefficients correspondent à vos points forts.


lundi 6 novembre 2017

Rentrée de Toussaint et motivation



Bonjour,

Où en êtes-vous pour cette rentrée de la Toussaint ?
Quand je pense à la rentrée de novembre, j'ai les trois univers très différents des trois années de prépas qui se mêlent.

Maths Sup

En maths sup, je suis allé en Irlande pour les vacances de la Toussaint. Avec ma sœur, nous étions partis l'année précédente en voyage scolaire à Newry en Irlande du Nord. C'était tellement bien que vous avions souhaité y retourner.

lundi 23 octobre 2017

Mais sur quoi vous les aidez ?

Gabriel Brabant - auteur et coach de Coaching Classes Prépas


Bonjour,

On se demande bien à quoi ça peut servir, ce "coaching" en classes prépas. Ils sont grands. Ils sont souvent brillants. Ils ont réussi à faire une première et une terminale avec brio. Ils ont eu le bac avec mention très bien. 

En quoi auraient-ils besoin d'aide ? 

difficile d'en parler

 https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/22489975_510007096002173_2179722346211724194_n.png?oh=ea51c31533390e653ee5af89ba32f8a9&oe=5A6DD2A3



Bonjour,

J'ai mis 19 ans à comprendre que ce qui se passait dans la classe de PSI* de 1998-1999 du Lycée Pothier à Orléans n'était pas normal.

jeudi 28 septembre 2017

Le coaching en prépa




Bon, 

Il faut reconnaître que vous êtes désormais submergés d'offres d'accompagnement et de coaching. Des généralistes, des spécialisés étudiants, des spécialisés classes prépas. Des sophrologues, des gestionnaires du stress....

vendredi 22 septembre 2017

Est-ce que c'est grave, les classes prépas ?

Ce matin, j'ai envie de me demander si c'est grave de faire les classes prépas.

Je vous propose d'y réfléchir selon mon plan classique de philo et/ou de "lettres" en terminale puis en prépas : 
  • d'un certain point de vue, plutôt oui
  • d'un autre côté, pas trop
  • finalement, et en prenant de la hauteur, on se rend compte que c'est bien plus complexe et nuancé que ça. 

jeudi 7 septembre 2017

Pourquoi c'est bien de faire une prépa (malgré tout)

Lycée Lakanal

Bonjour,

S'il y a une bonne raison de faire les classes prépas, c'est bien le fait que c'est le seul moment pour le faire.

Ce n'est pas dix ans plus tard que vous reprendrez ce type d'études.

mardi 5 septembre 2017

La rentrée



Bonjour,

Bon courage pour la rentrée !

Comment faire pour que votre rentrée se passe le mieux possible ?

Vous seul le savez. Ce qui est essentiel, c'est de vous concentrer sur ce qui marche pour vous et éviter de tomber dans les pièges classiques de la prépa.  

Piège 1 : Travailler tout le temps


vendredi 18 août 2017

Ce qui compte c'est votre apprentissage (pas leur enseignement)



Bonjour, 

J'ai mis des années à comprendre pourquoi c'était plus pertinent pour les élèves de 5/2 ou de "cube" de chercher des exercices ou des sujets au fond de la classe que d'écouter le cours. 

Les penseurs des pédagogies alternatives le soulignent : "on ne peut rien enseigner, c'est à l'élève d'apprendre". 

dimanche 4 juin 2017

Si vous êtes doué, ne faites pas les classes prépas

Bonjour,

Il y a vingt ans, j'ai fait des dossiers pour les classes prépas. Dossier de candidature et lettre de motivation manuscrite pour Sainte Geneviève "Ginette" à Versailles, dossiers papiers pour les classes prépas du lycée Pothier à Orléans : aussi bien maths sup MPSI que prépas ECS pour les écoles de commerce et même hypokhâgne, pourquoi pas !

lundi 20 mars 2017

Les classes prépas en mars (3) : dernière ligne droite

Bonjour,

En mars, vous pouvez être dans les trois situations suivantes :
- avant la prépa : vous posez la question "quelle prépa choisir ?"
 - en première année : comment aller chercher les points nécessaires pour le passage dans la filière que vous voulez ?
- en deuxième et troisième année : optimiser les dernières semaines jusqu'au concours !

Cet article se consacre au troisième point, après celui consacré au choix de la prépa et celui consacré aux premières années.

Préparation et révisions

Le premier point consiste à vous dire que vous préparez les concours depuis 18 mois ou 2 ans 1/2. On peut même aller plus loin en disant que toute votre scolarité vous a permis d'arriver là où vous êtes. Vous pouvez donc relativiser le travail à fournir sur les 15 jours ou 3 semaines que vous avez de libre avant les concours.

Il me semble avant tout essentiel d'arriver :
  • en pleine forme
  • motivé(e)
  • en ayant confiance en vous
  • en ayant des outils de gestion du stress si vous y êtes sensible

Révisions 

Pour la partie révision, les questions que vous pouvez vous posez :

- est-ce que je veux réviser tout(e) seul(e) ?
- est-ce que je veux rester à l'internat ? dans ma chambre en ville mon studio ?
- est-ce que je rentre chez mes parents ?
- est-ce que je pars réviser chez une grand-mère ?
- est-ce que je pars réviser chez un(e) ami(e) pour travailler ensemble ?

Concours

-est-ce que je prends un hotel sur le lieu du concours s'il est loin de chez moi ?

En ce qui nous concerne, avec un copain de l'internat de Lakanal, nous avions réservé un hôtel près du parc floral de Vincennes. C'était tellement pourri et bruyant que nous ne sommes restés qu'une nuit et que nous avons choisi de faire les trajets en RER chaque matin.
Nous étions beaucoup mieux dans notre chambre au calme et avec nos habitudes que dans ce lieu qui nous semblait plus adapté parce que tout proche du lieu du concours.
Avec les transports en commun il y a quand même la fatigue, l'inquiétude du retard possible ou de la grève...

L'année précédente, j'avais passé les concours au Lycée Pothier où je faisais ma prépa. C'est très étonnant de passer le concours -presque - dans sa salle habituelle de DS. En allant tous au Parc Floral l'année suivante, ça faisait beaucoup plus officiel.

Pour le concours ENS-X c'était encore à un autre endroit. A chaque fois, soit on repère les lieux à l'avance, soit on prend vraiment beaucoup de marge pour ne pas se trouver coincé par un retard, une erreur d'itinéraire, des embouteillages...

Pour les oraux, c'est encore autre chose. 

La première année, j'étais venu à Paris exprès pour oraux depuis Orléans. J'étais quand même un peu plus "dépaysé" voir déstabilisé de venir passer des oraux seuls en région parisienne que l'année suivante où je venais d'y passer une année complète et où je n'avais plus de difficulté à m'orienter pour les trajets, estimer le temps nécessaire, me sentir serein.

Pour vous dire :
- la visite médicale pour l'école navale devait avoir lieu au Fort d'Issy : RER C, banlieue inconnue... (ça me fait sourire d'écrire ça toutes ces années plus tard, après avoir vécu 6 ans à Paris et 7 à Issy...)

-  pour les oraux de navale à Louis-Le-Grand, j'ai voulu descendre de chez mon frère rue du Ranelagh à roller jusqu'à la maison de la radio : je suis tombé en arrivant en bas de la descente et je suis allé passé les oraux un peu sonné et le genoux en sang sous mon jean...

- pour les oraux du concours Mines-Ponts, alors à l'ENSTA, près de la Porte de Versailles, je me suis fait escroqué pendant la pause déjeuner, sur une arnaque classique du type qui doit rentrer en Italie et a des costumes de grande marques à vendre pour "trois fois rien"pour pouvoir rentrer chez lui...

- pour d'autres écoles, on peut se retrouver à aller jusqu'à Cergy-Pontoise dans les locaux de l'école et se demander quand même ce que l'on fait là... le souvenir amusant, c'est la rencontre des autres élèves dans la même situation à l'entrée de l’hôtel du coin la veille des oraux...

L'épuisement
    
En 3/2, j'étais épuisé et j'aurais aimé être accompagné pour tenir le coup jusqu'aux oraux. Pour moi, c'était "trop" et j'ai simplement décroché. Ensuite, c'était très compliqué de se remobiliser pour aller passer le TIPE le 14/07 à 7h du matin... pour aller passer les oraux des ENSI à Savigny (ou Bretigny ?) sur Orge au milieu du mois de juillet par 30°C...

En 5/2, j'étais bien plus confiant mais les oraux restaient une période très éprouvante émotionnellement et psychologiquement. N'ayant pas passé CCP, je n'avais pas le droit de me planter aux Mines... Admissible à l'ENS Cachan sans l'avoir imaginé, je n'étais pas du tout assez préparé...



Les classes prépas en mars (2) : s'accrocher !

Bonjour,

En mars, vous pouvez être dans les trois situations suivantes :
- avant la prépa : vous posez la question "quelle prépa choisir ?"
 - en première année : comment aller chercher les points nécessaires pour le passage dans la filière que vous voulez ?
- en deuxième et troisième année : optimiser les dernières semaines jusqu'au concours !

Après avoir traité du premier point dans cet article, je m'intéresse maintenant à ceux qui ont besoin de s'accrocher pour faire un bon troisième trimeste ou fin de deuxième semestre pour obtenir leur passage dans la filière qu'ils souhaitent.

Mes conseils généraux pour réussir les classes prépas tournent souvent autour des mêmes thèmes : 


- est-ce que vous dormez assez pour
  • être attentif en classe
  • participer : répondre aux questions posées, proposer de corriger les exercices
  • poser des questions quand certains points semblent confus (si c'est confus pour vous, c'est confus pour d'autres élèves dans la classe)
  • travailler votre mémoire à court et long terme
-est-ce que vous travaillez assez régulièrement pour
  • relire le cours du jour avant le cours suivant (ça n'a l'air de rien, ça parait impossible, mais ça change tout ! même 20 min chaque soir sur tous les cours du jour, ça suffit pour la plupart des élèves que j'accompagne en coaching pour se sentir mieux, comprendre mieux, réussir les colles et les DS !)
  • chercher les TD
  • chercher au moins un exercice du TD !
  • chercher l'exercice suivant pendant que le prof corrige celui que vous avez fait...
 - est-ce que vous avez conscience que les colles et les DS sont avant tout des outils pour savoir où vous en êtes dans votre travail ?

- est-ce que vous avez conservé une activité sportive ou artistique pour vous sentir bien, garder de l'énergie, et même gérer le stress quand il y en a trop ?

- est-ce que vous gardez assez de "pauses" ou d'espaces de respiration dans votre journée et votre semaine pour être le plus efficace possible ?

Les symptômes

Voici les éléments qui doivent vous alerter si vous sentez que ça marche moins bien que prévu :

- vous êtes toujours fatigué
- vous êtes toujours en retard sur le cours : vous n'avez pas le temps d'apprendre le cours avant le suivant alors vous avez de plus en plus de mal à suivre
- vous préparez les colles la veille
- vous révisez les DS la veille
- vos notes ne suivent pas et ne correspondent pas à tout le travail que vous fournissez...


Les solutions

J'ai indiqué les solutions que je propose ci-dessus, sous forme de question. N'hésitez pas à témoigner de stratégies qui marchent pour vous dans les commentaires ci-dessous.

J'ai aussi eu plusieurs élèves au téléphone ce week-end et nous avons parlé du brouillon pendant les devoirs. C'est un sujet que je n'avais pas abordé depuis longtemps et je pense que c'est un point important pour ceux qui se plaignent d'être trop lents :

Ecrivez tout sur vos copies !

Avec un brouillon :
  • si c'est juste, vous perdez le temps qu'il faut pour recopier. 
  • si c'est faux et que vous ne mettez rien sur votre copie, le correcteur ne saura même pas que vous avez cherché, que vous étiez peut-être sur la bonne piste... quand vous ne vous rendez pas compte plus tard que vous n'avez pas recopié alors que c'était juste ! Simplement, si vous avez un doute ou que vous savez que c'est faux, mentionnez-le à la fin de votre texte. "Résultat qui n'est pas cohérent avec ce que nous cherchions" "Résultat dont les unités ne sont pas homogènes"...


Les classes prépas en mars (1) : Choisir sa classe prépa

Bonjour,

En mars, vous pouvez être dans les trois situations suivantes :
- avant la prépa : vous posez la question "quelle prépa choisir ?"
 - en première année : comment aller chercher les points nécessaires pour le passage dans la filière que vous voulez ?
- en deuxième et troisième année : optimiser les dernières semaines jusqu'au concours !

Choisir sa classe prépa

Vous trouverez beaucoup d'informations sur les sites spécialisés comme prepas.org, prepa-hec.org et l'édudiant. Les questions que je vous invite à vous posez pour un choix avisé :

- est-ce que je veux rester chez mes parents ?

Les atouts :
- garder le lien affectif
- pouvoir compter sur eux pour toute l'intendance (même si vous pouvez continuer d'aider !)
- garder ses repères
- économique

Les inconvénients :
- limite peut-être le choix à des prépas moins prestigieuses ?
- pas d'accès à l'entraide spécifique d'un internat par exemple
- possibilité de se sentir "isolé" par rapport à d'autres élèves qui font "bloc" à l'internat
- possibilité d'un environnement familial où il y a beaucoup d'animations et d'activités (petits frères et soeurs) qui rendent la concentration moins facile

- est-ce que je veux partir étudier plus loin ?

 Les atouts :
- être pris dans une prépa prestigieuse
- peut-être pouvoir avoir un internat
- peut-être pouvoir trouver de l'aide ou de la solidarité au sein de l'internat
- être pleinement centré sur ses études

Les inconvénients de l'internat :
- est-il ouvert le week-end ou est-ce que je dois sortir ? (suis-je suffisamment près de chez mes parents pour rentrer ?)
- l'isolement possible vis à vis de sa famille et de ses amis des années précédentes

Les inconvénients d'une chambre en ville ou d'un studio :
- souvent des tous petits espaces où il est possible de déprimer
- parfois des petites chambres chez l'habitant où l'on ne se sent pas confortable pour travailler
- nécessité de gérer l'intendance dont on n'avait pas l'habitude : loyer, factures, courses, préparations des repas, ménage.
- coût financier

- est-ce que je connais l'ambiance de la classe prépa que je veux rejoindre ?

Les questions plus générales que je vous invite à vous posez avant d'aller en classes prépas : 

- est-ce que j'ai l'esprit de compétition ?
- est-ce que je réagis bien au stress ?
- comment je réagis aux critiques et à la pression ?

- Comment vais-je vivre d'avoir des notes qui n'auront rien à voir avec celles de terminale, même si "c'est bien", parce tous les élèves sont d'anciens très bons élèves et que la moyenne de classe sera à 8/20 ?

- Si je choisis d'aller dans une prépa lointaine, comment vais-je vivre la séparation d'avec mes parents, mes frères et soeurs, mes amis ?

- Si je choisis une chambre en ville, est-ce que je vais prendre le temps de faire des courses, de me préparer des repas ou est-ce que je vais me nourrir pendant 2 ans de plats cuisinés réchauffés ?

- Je choisis les classes prépas, je sais qu'il va falloir beaucoup travailler, est-ce que :
  • je rentre quand même chez moi le week-end ?
  • je continue une activité sportive ou artistique pour garder la forme et le moral ?
  • je trouve des occasions de revoir mes amis des années précédentes ?


lundi 6 mars 2017

Albert Jacquard La vraie intelligence



jeudi 2 mars 2017

Pitch CoachingClassesPrépas - Start'Up Chef





J'ai participé à Start'Up Chef à Murat en octobre et j'ai pitché "Coaching Classes Prépas" après 2 jours de travail avec des entrepreneurs de la région.



A la question, "est-ce que c'est pertinent de continuer "Coaching Classes Prépas" ou est-ce qu'il vaut mieux aller faire autre chose?" ils m'ont répondu :



"Oui, continue, on aime bien l'humanité avec laquelle tu proposes ton accompagnement."


Puis délibération du jury.



Verdict : Prix "Coup de coeur du jury"



Merci  !





Bio entrepreneur / 1 entrepreneur, 1 projet - Interview - Gabriel Brabant



mercredi 1 mars 2017

Vous n'avez pas assez d'une vie pour faire les classes prépas

Bonjour, 

Faire les classes prépas, c'est se lancer dans deux ans de compétition pour obtenir la meilleure école d'ingénieurs, la meilleure école de commerce ou pour réussir à intégrer une École Normale Supérieure, quelle que soit la matière que vous choisissez. 

Sauf que Pierre Rabhi rappelle dans sa dernière interview pour Soleil Levant que ce qui serait le plus important pour un changement positif de société, ce serait de ne pas éduquer les enfants puis les adolescents et jeunes adultes dans la compétition :

Interview de Pierre Rahbi pour soleil-levant.org - Décembre 2016


Quel que soit votre niveau, vous allez chercher à intégrer la prépa la plus prestigieuse qui voudra bien vous accueillir. Dans cette nouvelle classe, vous serez avec des élèves tout à fait excellents jusque-là.

Et à partir de là, vous allez devoir faire de votre mieux pour travailler le plus possible, le mieux possible, le plus efficacement possible. Et plus encore. Et parmi vous, il y aura, de toutes façons, un 1er - comme tous les élèves l'étaient l'année d'avant - et un dernier. Un dernier, ce qu'aucun élève n'a jamais vécu auparavant s'il est aujourd'hui en prépa.

Rien ne l'a préparé à cela.

Personne ne démarre les classes prépas en se disant "je vais prendre une prépa trop bien côtée pour mon niveau pour me retrouver en situation d'échec l'année prochaine".

Même les bons élèves de la classe peuvent "vivre comme un échec" les notes qu'ils reçoivent dès les premières semaines et qui ne correspondent plus à ce qu'ils avaient comme référentiel.

Personne n'est préparé à entendre à longueur de journée "Vous ne travaillez pas assez", "Il faudrait travailler plus." Quand ce n'est pas plus "direct"... "Vous êtes nuls" "Vous ne foutez rien" "Il est peut-être temps de s'y mettre mademoiselle"....

Pour se sentir bien dans votre vie, c'est mieux de vous entourer d'un cocon inspirant. D'un ensemble de gens, qui, comme vous, se sentent bien dans leur vie, se sentent bien dans leurs études, sont satisfaits de ce qu'ils font, se sentent eux-mêmes et inspirés par ce que leur est proposé.

Comment, quand on est en difficulté en prépa, ne pas se comparer ?

Comment, quand on travaille beaucoup et que les autres ont de meilleures notes, ne pas se mettre à se dire qu'on est peut-être pas assez intelligent ? Qu'on est peut-être finalement pas assez rapide. Pas assez organisé ? Pas assez méthodique ? Pas assez coaché ? Qu'on n'était peut-être pas "fait pour la prépa"?

J'ai envie de vous dire que la prépa "n'est faite pour personne". Dans ceux que j'ai vus qui y ont excellé et dont on pourrait penser qu'ils sont les grands gagnants du système, j'en ai trop vu qui ont pris le melon.

Ils ne sont pas forcément devenus imbus d'eux-mêmes, ce n'est pas ce que je suis en train d'écrire. Ce que j'ai observé c'est que la capacité à avoir 20 en prépa quand le deuxième élève de la classe a 12/20 et que c'est comme ça pendant toute une année, ça peut amener à se sentir "supérieur".

Et pour un élève qui en sort en se sentant "supérieur", il y a un peu trop d'élèves qui arrêtent - ou qui continuent - en se disant qu'ils ne sont pas "suffisant".

J'ai déjà mentionné dans ces lignes que notre professeure de français de PSI* à Lakanal y voyait une bénédiction. Le début de la sagesse : "Je sais que je ne sais pas".

C'est une chose d'accéder à la sagesse en découvrant que plus on apprend plus on se rend compte de l'étendue de ce que nous avons à apprendre. C'en est une autre de se sentir insuffisant.


J'ai intitulé cet article "Vous n'avez pas assez d'une vie pour faire les classes prépas" parce que ça prend trop de temps, ensuite, pour se reconstruire. Pour se rebrancher sur ce qui fait votre estime de vous et votre confiance en vous et en vos capacités.

Parce que nous n'avons plus le temps non plus, en tant que collectivité, que vous preniez 20 ans pour vous rebrancher sur vos talents, vos désirs, la réalité des choses... pour vous construire une vie inspirée et inspirante. et parfois pour reconnaître l'erreur que ça peut-être de faire une école de commerce...

J'ai fait HEC et je m'en excuse - Editions Stock


Bon, et si vous y êtes déjà, en prépa, je vous invite à vous brancher sur ce qui fait que vous y êtes bien. A vous brancher sur vos talents et vos points forts. A ne vous comparer à personne. A vous entourer de personnes inspirantes.

Chaque jour, vous pouvez vous féliciter de tout ce que vous faites déjà. Chaque jour, vous pouvez vous féliciter de tout ce que vous avez appris et du moindre progrès.

Vous pouvez remercier les DS, les colles, les enseignants : ils sont simplement les outils que vous avez choisis de mettre en place pour apprendre et vérifier l'avancement de votre apprentissage.

...

Pour rendre hommage aux prépas tout de même, certains élèves s'y sentent comme un poisson dans l'eau. Leur recette du succès, à mon avis :

Le choix d'une prépa adaptée à leur niveau
Du recul sur les objectifs, sur les remarques des profs, sur les notes
Du recul sur la pression, pour garder une vie "quasi normale". 

Explications : 

1) le premier de notre classe en sup qui a pris le melon "tellement il était bon" n'aurait peut-être pas fait long feu à Louis le Grand. Il a bien fait de choisir Orléans pour vivre cette sensation de succès incommensurable, au point de refuser Normale Sup en 3/2 pour Polytechnique l'année suivante. En queue de classe à Louis le Grand il aurait sûrement eu une autre expérience de la prépa et de la réussite.

2) un très bon copain de Télécom Bretagne a choisi de vivre la prépa "tranquille" à Jacques Decours à Paris. Au fond de la classe et à son rythme, il faisait ce qu'on lui demandait, sans plus. Pas d'émotion. Pas de stress sur les notes. N'écoute pas les remarques désagréables des profs. A fait 5/2 tout en douceur pour avoir une école qui lui convient.  Atout de son côté : avait développé le talent de ne pas écouter les remarques désagréables de son père qui lui en faisait tout le temps. Et qui jugeait indispensable de nous dire les années qui ont suivies "Télécom Bretagne, c'est quand même pas terrible". Ces propos lui appartiennent et comme le suggère Jacques SALOME, je les lui rends :-)

3) les élèves doués que j'ai vus rester doués - ou que j'aide lors de mes accompagnements à retrouver leur niveau - continuent à faire les activités qui sont indispensables à leur équilibre : dormir assez, faire du sport, voir des amis et leur famille, écouter ou jouer de la musique, aller au cinéma ou ailleurs, en fonction de leurs goûts et de ce qui va leur permettre de reconstituer leurs réserves d'énergie, de se sentir bien, de garder la motivation

Contre-exemple
Moi, pour tout dire, je ne suis pas dans les deux derniers points. Je suis sensible. Je suis émotif. J'ai écouté les remarques désagréables qui ne me concernaient pourtant pas - et d'ailleurs, là aussi, je leur rends, à tous, leurs remarques désagréables. J'avais envie de réussir malgré les difficultés alors je me suis mis la pression. Souvent, je n'ai pas assez dormi (d'ailleurs même l'année de 5/2 qui s'est bien passée, je ne dormais pourtant pas assez), je n'ai fait des pauses ou des sorties ciné que dans une culpabilité qui prenait bientôt toute la place...

En faisant tout mon possible pour obtenir la PSI* en deuxième année, je me suis mis dans la galère concernant le point 1 : je me suis retrouvé dans une classe dont le niveau ne me convenait pas.

Résilience
Alors ouf, j'ai pu faire preuve de résilience et en 5/2, j'ai trouvé ce cocon de gens inspirés et inspirants pour réussir.

Des profs passionnants. Des élèves qui s'entraident. Un internat de solidarité. Et puis entre-temps, je crois que j'avais aussi lâché sur la pression. Au quotidien, je faisais simplement de mon mieux pour avancer. Pour apprendre. Quand je faisais une pause, c'était pour passer des maths à l'anglais ou pour aller courir dans le Parc de Sceaux quand la pression était quand même trop forte.

Et puis je parlais des gens inspirants, il y a les rencontres incroyables. Les étudiants venus d’Équateur pour faire Normale Sup. En toute simplicité. Et qui passent le concours. Sont admissibles. Sont admis. et font Normale Sup. En toute simplicité.

C'est inspirant. C'est gratifiant d'être leur ami. C'est passionnant de les écouter. De suivre ensuite leurs recherches... à l'école Polytechnique. Toujours en toute simplicité.


La résilience, c'est pouvoir penser que toutes les difficultés que vous vivez aujourd'hui, vous allez les surmonter, vous allez y trouver des solutions - ou pas - et finir par en faire des atouts dans votre cursus, dans votre métier, dans votre vie.
Pour finir, éviter si vous pouvez l'impatience et les peurs. Prenez votre temps, faites ce que vous avez à faire, ne vous inquiétez pas pour les DS, les colles et les concours au loin. Faites simplement, au jour le jour, ce qui a du sens pour vous, ce qui vous semble important.
Apprenez comme vous seul pouvez le faire.
Mémorisez comme vous seul pouvez le faire.
Progressez, pour vous seul.
Entourez-vous de gens sympa auxquels vous ne vous comparez pas, mais qui vous inspirent.
Soyez content et faites preuve de gratitude pour tout ce qui se passe bien pour vous.

Et puis si les classes prépas n'ont rien à voir avec ce que vous voudriez vraiment vivre, alors faites autre chose. Si vous mettez toute cette énergie que vous dépensez en prépa au service de votre véritable projet, vous décrocherez les étoiles.

Si vous aviez 14h par jour, 7 jours par semaine, pendant 2 ou 3 ans à consacrer à un projet qui vous tient vraiment à cœur, vous feriez quoi ?

Moi, je sais que je les ai passé à réfléchir et à écrire sur ce qui peut vous aider. Je sais que ce soir, j'ose écrire que pour certains d'entre-vous qui se posent seulement la question pour l'année prochaine, d'autres options, plus favorables, plus adaptées, plus inspirantes peuvent s'offrir à vous.

Jusque-là, je n'osais peut-être pas le faire. J'avais peut-être peur de ce que vous pourriez penser. Aujourd'hui, je n'ai pas peur. Ceux pour qui les classes prépas se passent bien n'ont pas de raison de lire ces lignes. Ceux pour qui les classes prépas posent question, ma "réponse", mon analyse s'affine au fil des semaines.

Plus je me réconcilie avec l'idée d'avoir fait les classes prépas, plus j'accepte l'idée qu'elles m'ont permis de devenir qui je suis, plus je me sens libre de vous suggérer de faire autre chose si vous en avez la possibilité.

Alors les parents comme les élèves peuvent se dire que la compétition des classes prépas a le mérite de préparer à la compétition sur le marché du travail et au sein des entreprises. C'est vrai. Mais on peut aussi ouvrir les yeux et voir, quand on les ouvre, le nombre de jeunes diplômés et jeunes salariés qui refusent les règles de l'entreprise. Qui ne souhaitent plus passer leur journée à attendre la prochaine promotion en s'ennuyant jusqu'au "bore out" ou en supportant des "petits chefs" merdiques jusqu'au "burn out"...

Et dès qu'on sort de chez soi, on en croise... Le bore out dans le Monde

et des pros qui quittent le "job de leur rêve" chez Apple...
http://www.huffingtonpost.fr/jordan-price/pourquoi-jai-quitte-mon-job-chez-apple_b_4780968.html

Ce qui est certain, c'est que sa vie professionnelle, aujourd'hui, on peut la construire. Même dans les grandes écoles, l'entrepreneuriat prend désormais toute la place pour des jeunes qui veulent donner un sens à leur travail

http://www.lenouveleconomiste.fr/un-tsunami-entrepreneurial-secoue-les-campus-des-grandes-ecoles-33966/
  

 ou à leur vie





Bonne route !

Gabriel


mercredi 1 février 2017

Article du Monde : les classes prépas, un marathon pour les parents



Bonjour, 

Je ne sais pas si vous avez lu l'article du Monde : Les classes prépa, un marathon pour les parents.

Pour commencer, je voudrais féliciter le journaliste par la justesse de son analyse. Je partage cet article avec vous parce que c'est ce que j'étais en train de ressentir depuis plusieurs mois, et ce, plus que les années précédentes. 

Quand j'ai les parents au téléphone, ils n'ont souvent pas encore parlé de leur démarche à leur fils ou à leur fille. Ils espèrent que je vais pouvoir l'aider et mènent une "enquête préliminaire". 

En fait, il me semble aujourd'hui que mon activité a évolué et s'il n'est pas trop possible de le dire ouvertement, je deviens moi aussi un "central téléphonique" pour parents épuisés par la situation de leur enfant en prépa. 

Il faudrait peut-être que je le propose plus ouvertement sur ce blog. 

"Vous êtes épuisé par l'accompagnement de votre fils ou de votre fille en prépa".
"Vous avez besoin de solutions nouvelles..."
"Vous avez besoin que quelqu'un d'autre prenne le relais..."
"Vous avez besoin, vous-même, de faire le point pour savoir comment mieux l'accompagner ou pour relâcher la pression..."

De mon côté, du côté du professionnel qui voulait pouvoir être cette "tierce" personne qui ne soit ni un parent, ni un prof, pour faire le point avec un élève qui en aurait besoin, la situation a beaucoup évolué au fil des années. 

Quand j'ai lancé mon blog en 2008 - 2010, les élèves appelaient parfois eux-mêmes pour prendre rendez-vous. D'autres m'envoyaient un mail pour une question ou un conseil. 

Désormais, ce sont principalement des parents qui appellent. Ou envoient un sms. Ou envoient un mail.  

Dans leurs écrits, je découvre le désarroi qui est décrit dans l'article du Monde : 

extrait de l'article du Monde "Les classes prépa, un marathon pour les parents"

extrait de l'article du Monde "Les classes prépa, un marathon pour les parents"







Mon analyse de la situation en prépa n'est alors peut-être plus tout à fait d'actualité. Si nous pouvions certainement être insupportables avec nos parents pendant nos années de prépas, et nous appuyer sur eux pour toute la partie "intendance" comme c'est mentionné dans l'extrait ci-dessus, je n'ai pas l'impression qu'ils étaient également nos psy, nos coachs, nos "chauffeurs"...

J'ai créé ce blog sur l'idée que justement, l'élève était un peu "coincé" entre une équipe enseignante parfois sourde à la souffrance avec une réponse "travaille plus" un peu trop systématique et des parents inconscients de ce que nous étions en train de vivre. 

Aujourd'hui, les parents sont "cellule de soutien" en permanence et "cellule de crise" peut-être un peu trop régulièrement. 

Reste un constat. 

Il ne me semble pas normal de souffrir autant en prépa. 

Il ne me semble pas normal de faire appel à une "cellule de crise" aussi fréquemment. 

Il n'est pas possible d'être "en crise" ou en "souffrance" - comme je le dis, moi, dans ce blog, et contre toute les formules marketing qui devraient être employées pour une offre "commerciale" - pendant aussi longtemps sans en vivre, ensuite, les séquelles de nombreux mois après. 

En témoigne, d'ailleurs, la création du blog "Stop suicide et dépression" en prépa. Un blog créé cet été pour dénoncer des faits toujours actuels certes... mais qui ont eu lieu il y a 15 ou 20 ans. 

C'est dire si le travail de reconstruction est long. 

J'en suis d'ailleurs le premier témoin : j'ai fait les classes prépas entre 1997 et 2000 et je suis toujours sensible à ce sujet pour ceux qui vivent ces situations aujourd'hui. 

Alors à tous les élèves de prépa et à leurs parents : bon courage !





Ce que j'ai aimé en prépas - épisode 2

Bonjour,

J'ai commencé à vous parler hier de ce que j'ai aimé en prépa.

Les amis.
Les profs.
Progresser et se dépasser.

5. L'autonomie

Aujourd'hui, j'ai pensé que ce que j'ai aimé aussi, en allant à l'internat à Lakanal en 5/2, c'est la découverte de l'autonomie. Si c'était très sympa d'être resté chez moi et d'avoir pu garder toutes mes habitudes les deux premières année, j'étais très content de quitter la maison pour l'année suivante.

Je n'étais pas un aventurier : ma soeur avait ouvert la voie en quittant la maison avant moi pour aller faire hypokhâgne B/L à Lakanal dès l'année précédente. C'était aussi très amusant d'y retrouver notre cousin qui avait choisi A/L.

Aller à l'internat, c'est arriver la veille de la rentrée pour découvrir sa chambre. A Lakanal en deuxième année, on a la chance d'avoir une chambre individuelle. En première année, je pense que j'aurais eu beaucoup de mal à partager une chambre avec deux autres élèves pour faire une prépa.

Dans l'article du Figaro Etudiant sur Ginette cette semaine, le directeur explique qu'il faut "être taillé pour la vie en communauté. Ce qui est vrai pour cet établissement prestigieux où les élèves travaillent jusqu'au samedi soir, viennent de loin et restent donc régulièrement le dimanche, vaut aussi pour les autres internats.

6. L'entraide 

Avec une chambre individuelle à l'internat, c'était le bon équilibre pour moi : un lieu pour rester seul quand on le souhaite ou qu'on en a besoin, une communauté d'entraide quand on en a besoin.  

De ce point de vue, j'ai beaucoup apprécié, tout au long de ma scolarité en classes prépas, aussi bien en sup et en spé à Orléans qu'ensuite, en 5/2 à Sceaux, d'avoir un binôme.

Se retrouver pour chercher les DM. S'expliquer mutuellement les points difficiles. Se dynamiser pour se mettre au travail. A l'internat, c'était même un moyen de travailler efficacement et longuement le dimanche.

A tel point que nous avons choisi de partir chez mon binôme pour réviser pendant les vacances de février. Je n'avais jamais autant travaillé en restant chez moi.




mardi 31 janvier 2017

Ce que j'ai aimé en prépas

Bonjour, 

Ce matin, j'ai choisi de vous parler de ce que j'ai aimé en prépas. 

1. Les amis

En réfléchissant à ce que j'ai aimé en prépas, la première chose qui m'est venue à l'esprit, ce sont les noms des amis. Ceux qui ont été mes binômes pour travailler. Ceux que je retrouvais pour la récréation ou pour le déjeuner et avec qui j'ai pu refaire le monde. Ceux que je retrouvais pour le dîner pendant l'année d'internat à Lakanal. 

Ceux avec qui je prenais le RER à la dernière minute pour arriver juste à temps pour le film à la séance de ciné à Montparnasse.

Ceux chez qui je suis allé réviser en Tunisie pour les vacances de février. 

Ceux aussi, que je n'ai jamais revus mais avec qui j'ai joué au foot ou au volley toutes les semaines pour me sentir mieux et tenir le coup. 

Ceux à qui je suis allé rendre visite jusqu'à Orsay ou Zurich quand ils ont intégré Supélec puis l'école polytechnique de Zurich. 

Ceux que j'ai retrouvés plus tard, au hasard des poursuites d'études, des voyages à l'étranger ou simplement des lieux de vie. 

...

2. Les profs

La deuxième chose à laquelle j'ai pensé, en reprenant ma réflexion, ce sont les profs. 

Le prof de maths de sup, inoubliable. 
"Votre salut passe par la connaissance du cours... et la recherche des exercices."
"Les maths, c'est beau"
"Les irréductibles unitaires"
et "2713"
Le prof de français aussi. Que j'avais eu en "Lettres" les mercredi après-midi l'année précédente en terminale. 

L'équipe des profs de Lakanal, aussi bien en physique et en SI par leur préparation rythmée et complètement maîtrisée, des concours écrits et des oraux, que le prof de maths qui me semblait enseigner les maths comme un artiste. 

Un artiste qui remplissait le tableau d'une écriture fine et ciselée et qui semblait enseigner une autre matière que tout ce que l'on avait fait jusque là. Au lieu de corriger à toute vitesse une feuille de TD comme une autre, il semblait nous emmener pour un voyage, à traiter ensemble un sujet ou un problème pendant 2 heures. J'avoue que j'ai apprécié comme 5/2, tout en me demandant comment les 3/2 faisaient ?

La prof de français aussi, qui bénissait notre découverte de notre ignorance, enfin, dans un monde où les enfants et les jeunes (et les autres aussi) croient "tout savoir".

3. Progresser

Une chose est sûre, en prépa, on peut toujours progresser. J'ai démarré la sup comme un sportif de haut niveau préparerait une compétition. Je me suis mis au travail immédiatement. J'ai appris chaque cours, au jour le jour, aussi bien que je pouvais. J'ai cherché les exercices. J'ai trouvés les réponses et j'ai continué. C'était grisant d'apprendre autant, de travailler autant et de se sentir dans la course. 

Ensuite, j'ai eu du mal à comprendre ce qui m'arrivait. En fait, j'ai compris plus tard que j'avais fait un très bon démarrage. Mon prof de maths m'a dit plus tard que mon dossier ne laissait pas supposer que j'allais pouvoir être 16e comme je l'ai été au premier devoir. 

Moi, je n'avais pas compris que 16e c'était bien. Alors je célèbre cette victoire rétrospectivement, quand j'y pense. On ne peut pas toujours vivre les choses du premier coup, mais on peut toujours se féliciter pour ce qu'on a accomplit, une fois qu'on se rend compte de l'exploit. 

4. Se dépasser

Tant que l'on va bien, les classes prépas, c'est quand même le lieu idéal pour se dépasser. Maintenant que j'enseigne à des élèves de 4e qui jugent inhumain d'apprendre 10 lignes de cours par semaine, je me rends compte à quel point on peut aller loin quand on a le goût de l'effort et le plaisir du travail bien fait. 

Notre cerveau est beaucoup plus fort que ce que l'on veut bien nous laisser penser. Il suffit de s'atteler sérieusement à l'apprentissage d'une langue, d'une matière, d'un sujet qu'on aura choisi, pour s'en rendre compte. 

En prépa, choisissez bien les matières qui peuvent vous intéresser jusqu'à l'overdose et allez-y : vous n'apprendrez jamais ailleurs, autant que dans un contexte où tout est fait pour que vous puissiez vous y consacrer pleinement : parents, profs, internat ou pas, soirs et week-ends : tout votre temps est dédié à cette nouvelle passion qu'est la prépa. 

N'imaginez pas ensuite, que vous pourrez comme ça, passer 70 heures minimum sur un sujet. Vous aurez un logement à tenir en ordre, des courses et des repas à faire, puis des enfants à élever...

A moins de devenir chercheur ?

(A suivre...)
 


mardi 24 janvier 2017

Les classes prépas : pourquoi c'est si dur ?

Bonjour, 

Pour répondre à un témoignage/commentaire, j'ai pris conscience que ce qui est le plus difficile en prépa, c'est que les classes prépas 
  1. nous font perdre le goût des matières que nous aimons
  2. nous font perdre de vue nos rêves
Ce sont pourtant les deux leviers de la motivation !

1. Les matières que nous aimons


Les matières que nous aimons, le plaisir de trouver la solution d'un exercice de maths, le plaisir de comprendre un phénomène physique, parfois simplement le goût du travail bien fait, la construction d'un raisonnement philosophique, économique ou scientifique... ce sont les petits plaisirs quotidien, conscients ou non, du "bon élève". 

Celui qui fait un parcours presque sans faute jusqu'au bac pour avoir envie de faire les classes prépas. 

2. Nos rêves

Les élèves qui entrent en classes prépas ont de l'ambition. Ils n'ont probablement pas peur de beaucoup travailler. Mais surtout, ils sont portés par un rêve. Si le rêve s'incarne simplement dans une Grande Ecole, il ne "porte" pas beaucoup ou pas autant qu'on le voudrait, certains samedi après-midi ou autres lundi soir où l'on aurait besoin de beaucoup d'énergie pour se mettre au travail.

Les élèves des classes prépas sont pour la plupart des élèves avant tout généreux et portés par des rêves généreux et humanistes : devenir pilote à l'ENAC, travailler dans l'aérospatial, imaginer un jour changer le monde. 

Pour ceux qui veulent à 18 ans travailler dans la finance pour gagner plein d'argent, en passant par l'école de commerce comme par l'école d'ingénieur, je ne me fais pas de souci pour eux. Ou, au contraire, je me fais beaucoup de souci après avoir vu tant de - plus ou moins - copains aller se brûler les ailes dans les mathématiques financières avant la crise de 2008. 

Pour ceux qui y sont encore - ou qui en rêvent encore - j'imagine qu'il faudra plus qu'un article dans un petit blog confidentiel pour leur faire ouvrir les yeux sur les dégâts qu'ils causent partout. 

Revenons aux élèves généreux et portés par des rêves personnels, scientifiques ou humanistes... la prépa fait beaucoup de mal à ces rêves et beaucoup de mal à ces élèves. 


3. Des professeurs à la fois enseignants et bourreaux

Elle fait d'autant plus de mal que ce sont les mêmes enseignants pour lesquels ces élèves consciencieux étaient prêts à se démener les années précédentes qui sont porteurs d'un discours réducteur et cassant, ou simplement apporteurs de notes toujours "médiocres" dans le référentiel de l'année précédente où en-dessous de 14, on peut se dire assez sérieusement, qu'on est "à côté de la plaque". 

Faire table rase du passé. Dire que les maths, "on va tout reprendre depuis le début, parce que ce que vous avez fait jusque-là, ce n'est pas vraiment des maths". En faire jour, soir et parfois nuit, tous les jours, jour après jour, et même le week-end. Et même les vacances. Jusqu'à la nausée. C'est dommage. 

Les plus mathématiciens d'entre-eux n'accepteront d'ailleurs pas cette manière de détruire le raisonnement mathématiques par la vitesse, la quantité, et - osons le dire - le bourrage de crâne. 

Je me souviens très bien de l'accompagnement, toute l'année, de Youval, passionné de mathématiques, qui a tout fait pour aller jusqu'au bout de l'année et valider son inscription en L2 en maths. De l'année, il n'a pas eu le sentiment que la matière qu'il aimait lui était proposée en maths sup à Condorcet. Courir, se dépêcher, apprendre tout si possible, le plus vite possible. Quand lui avait besoin d'aller au bout du chapitre, d'en avoir une vision d'ensemble avant de commencer à comprendre, avant de commencer à pouvoir seulement apprendre. 

Tristesse


Alors continuez, les profs, à défendre votre système comme un super système d'excellence, continuez, l'Union des Professeurs de Spéciale à penser que c'est le lycée qui provoque un abaissement du niveau :

http://prepas.org/ups.php?article=846

Ce qui se passe, c'est que les élèves avertis devraient refuser de tenter le rouleau compresseur de la prépa.

Ce qui se passe, c'est que les élèves sensibles et créatifs devraient refuser de tenter le rouleau compresseur de la prépa.

Ce qui se passe aussi, c'est que les élèves portés par un rêve et par le goût des matières scientifiques ou littéraire ramassent les miettes du plaisir qu'ils avaient après l'essorage à 1600 tours qu'ils subissent parfois en prépas.

Je mets "parfois" par politesse. 

Albert Jacquard, depuis des années, proposait une critique des classes prépas sur la propension à mettre en valeur des personnes unidimensionnelles quand nous avons tant besoin d'ingénieurs, d'économistes et d'intellectuels à dimensions et curiosités multiples. 

Ceux qui traversent les classes prépas sans trop de dommage ne sont ni sensibles ni créatifs. Ils sont capables de travailler les matières essentielles pendant des journées entières sans regretter ni le temps qu'ils ne passent pas avec leur famille ou leurs amis, ni les activités sportives ou artistiques, ni même l'étude d'autres sujets qui peuvent les intéresser. 

 

Espoir

 

Ce qui me donne de l'espoir, c'est que les choses sont en train de changer. 
  • De plus en plus d'écoles recrutent de plus en plus d'élèves en dehors des classes prépas. 
  • De plus en plus d'écoles recrutent par d'autres systèmes de préparation, plus courts, comme les prépas ATS après un DUT. 
  • De plus en plus d'élèves refusent de passer par la case "prépa" que ce soit 
    • parce qu'ils ont vu un frère ou une soeur aînée s'y casser les dents, 
    • parce qu'ils ont compris en quelques jours à la rentrée que la prépa n'est pas faite pour eux ou simplement 
    • parce qu'ils "ne le sentent pas". 

     Et vous, vous en êtes où ?

    Avez-vous réussi à garder le goût de ce que vous aimiez ?
    Avez-vous réussi à garder confiance en vos projets, en vos rêves ?

    Bon courage !

    Gabriel

     

     



 

mercredi 11 janvier 2017

Que peut-on faire pour les élèves de prépa (le coaching)

Bonjour, 

Dans mon précédent article, je traite des cours particuliers auxquels font appel les élèves des classes préparatoires. Ce soir, je souhaite vous préciser pourquoi je préfère les outils du coaching professionnel ou scolaire pour accompagner les élèves des classes préparatoires. 

Dans la démarche des cours particuliers, un professeur plus ou moins compétent vient vous tenir la main et idéalement vous guider dans la résolution des exercices, sans les faire à votre place. 

Dans la posture de coaching, nous réfléchissons ensemble aux enjeux que vous rencontrez et nous explorons les solutions qui s'offrent à vous. Clarification, reformulation, effet miroir, le coach ne cherche pas à apporter des solutions toutes faites mais à construire la solution qui va vous convenir à vous. 

Ce qui est intéressant dans cette démarche, c'est que les solutions sont ensuite plus faciles à mettre en place puisque c'est vous qui les avez construites, choisies, validées. 

A l'inverse, j'entends de nombreux profs ou de nombreux parents m'expliquer ce qu'ils ont "conseillé" à l'élève de faire. J'en étais arrivé là, moi aussi, quand j'ai compris qu'il était temps de me remettre en question.

Avec la rentrée de janvier, vous êtes nombreux à m'appeler pour me demander de préciser ce que je peux proposer. Dans un premier temps, nous échangeons parents, élève et coach, sur la situation et les objectifs à atteindre. Ensuite je discute seul à seul par téléphone avec l'élève pour aller plus loin dans son ressenti et commencer à travailler sur les solutions. Pour terminer le premier rendez-vous, l'élève et les parents valident qu'ils sont intéressés par la démarche qu'ils viennent de découvrir et je confirme que je peux accompagner l'élève vers les objectifs fixés. J'annonce la durée que j'envisage pour atteindre les objectifs visés et les modalités du coaching en fonction de la situation qui m'a été présentée. 

Le rythme que je préfère est d'un rendez-vous tous les 15 jours. Dans des situations délicates, nous avons pu convenir qu'un rendez-vous hebdomadaire était plus approprié. 

Au vu du nombre croissant d'élèves que j'accompagne, j'essaie de voir avec vous si vous avez des disponibilités en journée pour ne pas passer toutes mes soirée en coaching. Les rendez-vous ont lieu par téléphone ou skype cette année puisque j'ai choisi d'installer toute ma famille en Auvergne, près des montagnes. 

Le coaching, c'est souvent la dernière option que l'on considère, après avoir essayé les autres possibilités. Quand vous prenez rendez-vous, on dit que "50% du travail est fait". C'est vrai qu'ensuite, les solutions peuvent être mises en places rapidement. Parfois ça prend un peu plus de temps. Ainsi, on arrête parfois le coaching au bout de 3 à 4 rendez-vous parce que la situation est rétablie. Si c'est nécessaire, on peut en faire 2 ou 3 de plus pour assurer la remontée des notes et l'accompagnement dans la durée vers la réussite. 

Ce qui est difficile pour moi, c'est quand les familles m'appellent alors que l'élève est à la limite du burn-out ou de la dépression. Les rendez-vous chez le psychiatre et les traitements anxiolytiques me semblent difficilement compatibles avec les études de haut niveau en prépas. Il semble que vous soyez quand même un certain nombre à "tenir le coup" grace à ces médicaments. Pour d'autres, c'est l'obligation d'une pause radicale pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois avant de vous sentir mieux et de vous reconstruire...

Et vous, vous en êtes où ?

Est-ce que vous êtes stressé(e) raisonnablement ou est-ce que vous sentez que vous aller craquer ?

Quand mes tantes voulaient me dissuader de faire 5/2 parce qu'elles disaient qu'il valait mieux une petite école que de "péter les plombs" avant les concours, j'avoue que ça a surtout touché mon égo et que j'ai foncé faire 5/2. Je mesure seulement aujourd'hui le risque dont elles parlaient. 

En ce qui concerne la 5/2, je disais à un élève ce soir que quand même, globalement, les élèves qui avaient fait 5/2 comme moi, je les trouvais "fatigués" une fois entrés en école...

Et vous, qu'en pensez-vous ? 

Moi, quand j'y pense, si c'était à refaire, je ne crois pas que je m'imposerais autant de stress et de souffrance pour apprendre un métier que je n'exerce pas ou peu... comme tant d'autres diplômés de grandes écoles...

Et vous, avez-vous fait les classes prépas ?
  • Si c'était à refaire, vous le referiez ?
  • Est-ce que vous faites le métier pour lequel vous avez autant trimé ?
  • Est-ce que vous le conseilleriez à vos amis ou à vos enfants ?
Je pense également à tous ces jeunes qui voient leur soeur ou leur frère aîné faire les classes prépas et qui décident, par ce qu'ils observent, qu'il est hors de question qu'ils y aillent !

Je pense aussi à tous ces gens qui ont fait une journée, une semaine ou trois mois en classes prépas avant de décider que ce n'est pas pour eux. Il semblerait que ce soient quand même 1 500 élèves chaque année... sur les 80 000 élèves des classes prépas...

Dans tous les cas, bon courage pour le mois de janvier et tous les autres...

Gabriel Brabant


mardi 10 janvier 2017

Que peut-on faire pour les élèves de prépa ? (les cours particuliers)

Bonjour, 

Que ce soit en tant que parent, proche ou coach, je m'interroge sur ce que l'on peut faire pour les élèves de prépa. 

Dans les dernières conversations avec les parents, nous avons évoqué la recherche de cours complémentaires en maths. Pour l'un, il ne trouvait pas vraiment de professeur au niveau recherché. Pour l'autre, l'élève de 3e année d'école de commerce ne répondait pas vraiment aux attentes de sa fille en prépa ECS. 

Je m'interroge depuis le démarrage de ce blog sur la question des cours particuliers en prépa. Ma réponse en 2009 était assez tranchée : je ne voyais pas comment c'était possible de prendre des cours particuliers en prépa. 

Il faut reconnaître que je restais dans cet esprit un peu "puriste" et un peu "maso" de la maths sup : tu galères mais c'est normal et tu ne peux compter que sur toi-même. 

Depuis, j'ai pris conscience que de très nombreux élèves font appel à des cours particuliers, s'inscrivent à des "coaching de maths" en petit groupe le samedi après-midi ou font un stage pendant les vacances. 

Quand je regarde la quantité d'offres et les démarches marketing et commerciales qui vont avec, j'ai parfois envie de passer mon chemin et d'aller faire autre chose. Je ne me reconnais pas dans ces approches. Pourtant, de manière très pragmatique, l'absence de mise en valeur de mon offre ne me permet pas de gagner assez d'argent pendant les périodes où je dédie tout mon temps à "Coaching Classes Prépas", ce qui fait que je suis "coincé" pour nourrir ma famille. Régulièrement, je suis retourné travailler comme salarié ou sur d'autres projets, tout en poursuivant Coaching Classes Prépas en parallèle d'une autre activité. 

Ces offres répondent à une demande. Je cite souvent Alain Ordronneau, expert en accompagnement des porteurs de projet et des créateurs d'entreprise : "le marché ce sont les cours de maths !"

Il faut reconnaître que c'est rassurant, pour beaucoup de parents, de pouvoir proposer un prof particulier en maths ou en physique à leur fils ou à leur fille qui se met à avoir des difficultés en prépa. Avec des enseignes comme Acadomia ou en passant en direct auprès d'étudiants de grandes écoles, on peut même trouver quelqu'un de compétent. 

Compétent ou pas, le prof particulier va pouvoir venir "tenir la main" de l'élève pour travailler les maths ou la physique le samedi après-midi ou le dimanche matin, des périodes où il peut être difficile de se mettre au travail. 

En ce qui me concerne, j'ai déjà raconté dans ce blog comment j'avais donné des cours de SI le dimanche matin à un élève de MP* de Janson de Sailly. En une année scolaire de dimanche matin, il avait pu reprendre pied dans une matière qu'il avait jusque là négligé parce que ce n'était pas sa priorité. Au départ il avait demandé un prof de maths. Mais qui peut être à la hauteur pour accompagner un élève de MP* en maths ? A part un prof de prépa en exercice, qui sera difficilement disponible le dimanche matin pour des cours particuliers...

Ce qui m'épate dans tout ça, ce sont les élèves qui voudraient un prof qui leur permette d'avoir la synthèse de 6 heures de cours de la semaine, chaque semaine et sur mesure. Si possible pour 50 euros...

Les élèves ont 6 à 8 heures de maths par semaine. Ils ont des exercices à préparer, des colles, des DS. Quel "prof" miracle peut leur faciliter l'apprentissage, d'un coup de baguette magique, de ces 6 heures de cours, chaque semaine ?

Dans les exemples que j'ai rencontrés, j'ai plutôt eu des témoignages de l'inverse. Après avoir "délégué" la recherche des exercices à un prof particulier qui les guide à chaque fois qu'ils bloquent sur l'exercice, certains élèves voient leurs notes chuter à l'écrit. 

En effet, notre prof de maths sup disait : Votre salut passe par la connaissance du cours et la RECHERCHE des exercices". 

Les élèves qui oublient de chercher et qui voudraient des solutions toutes prêtes ou qui se jettent sur les corrections dans leur livre ou sur internet pour tenter de les mémoriser, vont se trouver en difficulté lors du prochain DS. Devant leur copie, ils se retrouvent seuls pour chercher. Une démarche qu'ils ont tenté de s'épargner au maximum le reste de la semaine, sous le prétexte que ça semble leur prendre trop de temps. 

En ce qui me concerne, je commence à me faire à l'idée que proposer des cours de maths pourrait être une bonne idée. Par contre, au niveau demandé, j'imagine que le tarif horaire doit inciter l'élève à chercher le plus possible par lui-même et ne faire appel à son "soutien" qu'en dernier recours. 

J'imagine également qu'un bon prof particulier en prépa serait un prof qui ne fait rien. C'est-à-dire qu'il se contente d'obliger l'élève à faire des liens. 

"Quand vous lisez le sujet de cet exercice, est-ce que ça vous évoque un théorème, une propriété ?"

"A quelle partie du cours, cet exercice se rapporte-t-il ?"

"J'entends que vous bloquez sur la recherche de cet exercice, ce que je vous propose, c'est que vous en cherchiez un autre et que vous reveniez dessus plus tard, après une pause". 

  • Et vous, faites-vous appel à un prof particulier ? 
  • Est-ce que vous attendez de lui qu'il fasse les choses à votre place ? 
  • Espérez-vous qu'il soit capable de vous faire la synthèse du cours chaque semaine ? 
  • Est-ce plutôt une aide pour vous mettre au travail à un moment où vous ne seriez pas motivé ?

Mode d'emploi de la prépa

Bonjour,  C'est à vous de faire votre propre "mode d'emploi" de la prépa selon ce qui "marche" pour vou...