Pourquoi tant de souffrance ?



Souvent, quand j'aborde le thème de la souffrance en prépa, on me dit que je noircis le tableau. 

L'enjeu n'est pas de noircir le tableau mais de proposer qu'on arrête de passer à côté d'une réalité pour un trop grand nombre d'étudiants et d'étudiantes sous couvert de valoriser l'institution et ce qu'elle apporte par ailleurs. 

Pour chaque élève qui se retrouve dans cette situation, la souffrance en prépa est d'abord :
- une nouveauté
- individuelle
- difficile à partager
- inattendue

 

La souffrance en prépa est une nouveauté

En effet, si chaque année des étudiants souffrent en prépa, c'est pourtant une expérience nouvelle pour chaque étudiant(e) qui rencontre cette situation. L'année précédente, tout allait bien. En tout cas, tout allait suffisamment bien pour envisager de demander les classes prépas et de les intégrer. 

La souffrance en prépa est une souffrance individuelle

Chaque élève qui souffre en prépa a l'impression d'être le seul / la seule à souffrir. Par construction-même de la prépa, les élèves font de leur mieux pour monter qu'ils y arrivent, qu'ils comprennent, que tout va bien. Celui qui commence à se poser des questions ou à se demander ce qu'il fait là n'osera dans un premier temps même pas l'exprimer.

 

La souffrance en prépa est difficile à exprimer ou à partager

S'il lui prenait l'envie de partager ce ressenti, il rencontrerait : 
  • soit de l'incompréhension de la part de gens qui ne voient pas de quoi il parle : "bien sûr, c'est dur, il faut travailler, mais le jeu en vaut la chandelle"
  • soit du déni de son entourage, ne mesurant pas ce qu'il est en train de vivre : "bien sûr, c'est dur, mais ne t'inquiète pas, tu vas y arriver". 

La souffrance en prépa est inattendue

Tout le monde sait qu'il y a de la souffrance en prépa, mais une chose est sûre, chaque élève se lance dans les classes prépas dans l'idée de les réussir. Au moment où la souffrance survient, c'est complètement inattendu. 
On peut se dire que l'élève peut s'attendre à ce qu'il y ait des mauvaises notes en prépas. Mais depuis 15 ans de scolarité, les mauvaises notes, c'est pour les autres : les mauvais élèves. 
Personne ne démarre les classes prépas en s'imaginant que l'année suivante, il/elle peut se retrouver avec des 3,5/20 en maths et 42e de la classe sur 45. 

Personne. 

Pourtant c'est le lot de nombreux élèves chaque année, dans chaque classe. 

Pour vous donner une idée, moi, 9,5/20 et 16e de la classe, ça me suffisait à me remettre en question. 
L'année suivante, en PSI*, 3,5/20 et 40e de la classe, ce n'était plus de la remise en question, j'avais basculé en mode "survie". 


La souffrance n'aide pas à réussir

Dans une culture de l'effort, on pourrait penser que cette souffrance et les efforts que l'on fait pour y arriver malgré les difficultés vont permettre de réussir. 

En fait, pas toujours. 

Ma croyance à moi, depuis 15 ans, c'est qu'il faut se sentir le mieux possible pour être le plus performant. 

Un étudiant ou une étudiante qui se met à souffrir en prépa va être moins performant(e). Il suffit ensuite qu'il/elle se sente obligé(e) de travailler plus tard, de dormir moins, pour mieux réussir et le cercle vicieux se met en place. 

Un étudiant ou une étudiante fatigué(e) est moins performant(e). 
Son attention. 
Sa concentration. 
Ses capacités de mémorisation. 
peuvent baisser. 

Il lui faudra ensuite plus de temps pour travailler les cours pendant lesquels il/elle aura été moins attentif(ve).

Un étudiant ou une étudiante qui se met à se poser des questions va peut-être mettre plus de temps à se mettre au travail en rentrant chez lui ou chez elle le soir. 

Ce temps perdu ne sera pas mis à profit pour apprendre les cours ou travailler les exercices. 
Ce temps perdu sera peut-être l'occasion de se mettre à culpabiliser. 

Le temps passé à culpabiliser sera également perdu pour les travaux à réaliser. 

Quand le découragement et la culpabilité se mettent en place, c'est toujours plus de difficultés à se mettre au travail, toujours plus de culpabilité de ne pas l'avoir fait, moins de temps pour travailler efficacement, le risque que les résultats s'en ressentent à la prochaine colle ou au prochain DS. 

Puis le phénomène s'amplifie. 

Si on n'est pas sûr d'être à sa place, des résultats qui baissent ne font que confirmer les craintes que l'on était en train de formuler. 

Je crois donc que la souffrance, les doutes, l'inquiétude vis-à-vis de l'avenir ne sont pas de bons moteurs en prépa. 

Au contraire, il me semble qu'il faut être très vigilant à prendre soin de soi. 
  • Prendre soin de son besoin de faire des pauses
  • Prendre soin de son besoin de voir des amis ou la famille
  • Prendre soin de son besoin de sommeil
Quels sont vos autres besoins ?
Avez-vous besoin de continuer les sports qui vous plaisent et vous détendent ?
Avez-vous besoin de continuer de pratiquer un instrument de musique ?

Moi, je me suis senti mieux quand j'ai remis du sport dans ma semaine de prépa.
Je me suis senti mieux quand j'ai pu aller courir toutes les fois où le stress montait trop.
Je me suis senti mieux quand je suis sorti de ce contexte où j'étais systématiquement dans les 10 derniers... (il a fallu pour cela attendre le passage en 5/2).

Ces jours-ci, j'ai été interpellé par un parent d'élève qui ne comprend pas que son fils ne soit pas un compétiteur. J'espère avoir l'occasion de reprendre la conversation avec son fils et lui prochainement.
  • Si vous n'êtes pas un compétiteur / une compétitrice
  • Si vous n'avez aucune envie "d'être le premier"
  • Si vous n'avez aucune envie de travailler tout le temps
  • Si vous n'avez pas d'ambition particulière à faire une école hyper prestigieuse
=> Soit ça vous permet de faire les classes prépas "avec du recul" et du mieux que vous pouvez, mais sans stress -> à condition quand même de ne pas aller à Louis-le-Grand ou Henri IV où on ne vous laissera pas faire.

=> Soit vous avez toutes les clés en main pour savoir que la prépa, "ce n'est pas pour vous" et que de très nombreuses autres voies existent pour vous mener là où vous le voulez !


Coaching et soutien psychologique en prépa



Bonjour, 

Pendant des années, je ne voulais pas trop déranger et je ne voulais pas non avoir l'air d'avoir quelque chose à vendre. 

Pourtant, pendant ces mêmes années, j'essayais de rendre mes séances de coaching attrayantes pour avoir des étudiants à coacher, autrement dit, des clients. 
 
Ces derniers jours, j'ai parcouru facebook pour voir ce qui existait et me rendre plus visible. J'ai aussi découvert des chaînes youtube avec de nombreuses vues sur le thème des classes prépas, comme Loucaspatial et sa prépa mpsi.

Sur le thème des classes prépas et des conseils, on trouve aussi des pages très organisées comme Major-Prépa pour les prépa ECS et ECE. 

Sur facebook, on trouve également des groupes pour échanger sur les sujets de maths, partager des annales de concours, comme groupe Matheux.

Ces différentes approches m'ont fait prendre conscience que mon enjeu, à moi, n'est pas de fournir tout un ensemble de conseils pour les différentes périodes en prépa - et je n'ai jamais réussi à les organiser comme ils le font sur Major Prépa. 

Ce n'est pas non plus de suivre toutes les actualités des concours, des sujets, des barres d'admissibilité ou des dates d'oraux. 

Mon seul enjeu, à moi, c'est de témoigner que 
C'est possible de souffrir en prépa. 
Ce n'est pas normal ou obligatoire. 
Il est possible de trouver de l'aide ou de tout simplement quitter les classes prépas pour aller faire autre chose. 

Dans un premier temps, je n'osais pas trop dire que l'on pouvait arrêter les classes prépas, de peur que les gens qui lisent le blog ou qui me demandent des coachings soient influencés. Ce que j'ai compris depuis, c'est qu'assez peu d'étudiants ont besoin d'un coach pour arrêter. Ça peut se faire la première semaine, au bout d'un mois ou à la rentrée de janvier mais il y a rarement besoin d'aide pour arrêter. 

De fait, du coup, la plupart des étudiants que j'accompagne sont à la recherche de solutions pour continuer. Continuer, mais dans de meilleures conditions. 

Travailler beaucoup, travailler tout le temps, d'accord, mais à condition que les résultats suivent.
Travailler beaucoup, se forcer à s'y mettre les jours où ils n'en ont pas envie, mais à condition de croire encore qu'ils peuvent y arriver.
Travailler beaucoup, travailler tout le temps, mais à condition de prendre du recul sur les notes ou les critiques des profs pour pouvoir continuer en gardant confiance en soi et en ses capacités à réussir. 

Continuer les classes prépas après des premières semaines douloureuses, ça peut aussi consister à revoir ses rêves et des objectifs d'école à la baisse. 

Est-ce que ça vaut encore la peine de faire maths sup si je ne peux pas avoir de classe étoile l'année prochaine ?
Est-ce qu'en classe "sans étoile" je pourrai quand même présenter Supaéro dont je rêve ?
Est-ce que si je ne suis pas sûr(e) d'avoir Supaéro, ça vaut encore la peine de faire tous ces sacrifices ?
 (Questionnement issu d'une élève du Lycée Saint Louis il y quelques années)


Nous sommes 10 ans plus tard et je peux peut-être l'écrire ici. Mon accompagnement, sous couvert de coaching, est bien une aide psychologique par l'écoute, la bienveillance, la recherche et la construction de solutions concrètes à mettre en place. 

Mais surtout, c'est une manière de rebrancher l'étudiant sur 
  • ce qu'il veut vraiment
  • ce qui est important pour lui
  • ce qui le motive
  • ce qui a du sens
  • ce qui lui plait
  • sa manière à lui de travailler et de réussir, quelle que soit la pression externe.
C'est aussi une manière de débrancher : 
  • du discours interne de dévalorisation qui s'est peut-être mis en place
  • de la pression externe
  • de l'impression de devoir faire "comme les autres"
  • de la croyance qu'il faut travailler "tout le temps". 
Mon enjeu, désormais, n'est plus d'avoir quelque chose à vendre, mais bien que les étudiants concernés par ces enjeux, et leurs parents, puissent me trouver plus facilement. 

Mon enjeu n'est pas de savoir si ma séance est plus accessible à 60 euros qu'à 150, mais bien de pouvoir proposer ces séances à ceux qui en ont besoin et qui n'avancent plus parce qu'ils sont bloqués dans leurs difficultés. 


Ateliers et coachings individuels à Paris - 15, 16 et 17 avril


Bonjour, 

J'ai le plaisir de vous proposer des ateliers et des coachings individuels à Paris la semaine prochaine, les lundi 15, mardi 16 et mercredi 17 avril 2019

En fonction de votre préférence et de vos disponibilités, nous pouvons nous retrouver pour une séance de coaching individuelle ou un atelier de coaching en groupe !

Les thèmes que je vous propose : 
- gérer le stress en prépa
- mieux s'organiser pour travailler plus efficacement
- mieux gérer ses épreuves écrites (pour les concours dans quelques semaines ou pour les DS toute l'année)
- surmonter une période de démotivation
- réussir à se mettre au travail plus rapidement et pour plus longtemps

Pour toute information complémentaire et pour vous inscrire, vous pouvez m'envoyer un mail à gabrielbrabant@yahoo.fr

En fonction des demandes, nous pouvons nous retrouver dans un lieu proche de votre lycée, à la sortie de vos cours. 

Je pense en particulier aux lycées 
- Pasteur à Neuilly : le café au bout de la rue
- Condorcet à Paris : le Hilton Paris Opéra et son bar très pratique pour travailler, rue Saint Lazare
- Janson de Sailly à Paris : vous me direz un lieu qui vous convient à côté
- Henri IV, Louis-le-Grand, Saint-Louis, nous pouvons nous retrouver dans le quartier, devant la Sorbonne
- Chaptal, Boulevard des Batignolles
- Buffon, à proximité du métro Pasteur, c'est mon point d'attache, je suis donc sur place.

Au fil des années, je suis allé à peu près partout pour des rendez-vous. 
C'est également possible de se retrouver au Café Zimmer, sur la place du Châtelet, pour un lieu central dans Paris. 

Enfin, il est possible de prévoir un atelier si un certain nombre d'élèves de terminale veulent se retrouver pour décider s'ils veulent faire les classes prépas. 
Atelier "Orientation prépas" 
Décider de faire les classes prépas
Connaître les critères pour mieux décider
Pour cet atelier, je vous propose en particulier le mercredi 17 avril 2019 à 16h si vous êtes disponibles. Décalé à 18h si vous avez cours jusque-là. 

N'hésitez pas à m'écrire pour me dire ce que vous souhaiteriez. 
Des séances individuelles sont également possibles sur cette période du 15 au 17 avril.

 
https://www.facebook.com/events/279268609678242/


Un accompagnement au coeur de la prépa


Le temps, ressource la plus précieuse des élèves de prépa

La plus grande peur des élèves des classes prépas, c'est de perdre leur temps. On leur propose des séances de sophrologie, des stages, des cours particuliers, du coaching. 

Est-ce que ça va leur apporter quelque chose ou vont-ils simplement perdre leur temps ?

Submergés par les offres diverses, nous sommes les premiers à nous méfier, nous demander ce qui se cache derrière. 

articles et témoignages créent la confiance

Pendant toutes ces années, ce sont mes articles qui ont permis que certains élèves et leurs parents me fassent confiance pour les accompagner. 

Je les en remercie. 

Aujourd'hui, je fête les 10 ans d'activité de Coaching Classes Prépas et je me faisais la réflexion qu'il n'y a pas véritablement d'échecs. Certes, tous les élèves accompagnés ne font pas HEC ou Polytechnique, mais à partir de la situation vécue, nous trouvons les meilleures actions à mettre en place pour améliorer les choses. 

Je travaille particulièrement sur les émotions et le besoin de prendre du recul, de retrouver confiance en soi, de développer sa motivation. 

Les outils sont ceux du coaching professionnel. Ma spécificité c'est un questionnement qui apaise les émotions comme l'anxiété ou le stress. Ce questionnement itératif me permet aussi de faire émerger des solutions, de se rebrancher sur ce qui marche, sur ce en quoi on croit. 

Une élève m'écrivait aujourd'hui : 

Grâce à vos conseils j’arrive à appréhender la prépa différemment et surtout à rester optimiste au regard de mes capacités à progresser.

C'est donc un état d'esprit sur lequel nous travaillons. Nous discutons de situations, de méthodes, d'organisation et d'outils tout à fait concrets mais c'est le fond du problème que nous traitons. 

Retrouver confiance en soi. Oser y croire. Y croire et agir. 

Je crois qu'un des premiers enjeux cachés de la prépa, c'est la frustration : on a l'impression de ne jamais travailler assez, de ne jamais en faire assez, de ne jamais avoir véritablement terminé quelque chose. Et si c'était le cas, il y en a dix autres qui nous attendent. 

Travailler sur les émotions, sans vraiment le dire, c'est réguler le stress, l'anxiété. Autant le pic de stress lié à une colle ou un DS que ce stress permanent, cette tension que ressentent en permanence les élèves. 

Une montagne infranchissable ?

Il peut arriver que les classes prépas et les concours deviennent aux yeux de l'élève une montagne infranchissable. J'aime imaginer que je commence par couper la montagne en deux avant de tailler avec eux les premières marches. 

Ils voient mieux l'horizon. Ils voient mieux où ils veulent aller. Ils arrêtent de "s'en faire toute une montagne" justement. Et surtout, ils font les premiers pas et peuvent constater que ça redevient possible. Le chemin se trace au fur et à mesure. L'essentiel est fait. Le reste est secondaire. 

Dans ce travail de remise en perspective des objectifs, nous faisons un tour du côté de l'orientation, du projet professionnel, du métier ou des secteurs d'activité envisagés. Je leur parle des passerelles. Je leur parle des différentes manières d'arriver là où ils veulent aller. 

Rassurés sur toutes les options possibles pour y arriver, ils peuvent se remettre dans leur travail quotidien sans s'inquiéter autant de "ne pas y arriver". 

Enfin, c'est la démarche qui consiste à voir les colles et les DS comme des outils à LEUR service et pas seulement des évaluations qui leur permet de remettre les choses en perspective et de réduire le stress. 

Une écoute attentive complètement dédiée. 
Un questionnement précis. 
Des solutions qui se construisent. 
Des actions très concrètes proposées. 
Essayer et voir que ça marche. 

Le cercle vertueux se met en place et porte ses fruits. 

Et vous, vous auriez envie d'essayer ?

Bonne journée, 

Gabriel

Pourquoi tant de souffrance ?

Souvent, quand j'aborde le thème de la souffrance en prépa, on me dit que je noircis le tableau.  L'enjeu n'est pas de ...