mardi 23 avril 2019

Organisation du travail en vacances - révisions

Bonjour, 

Pour compléter l'article d'hier sur les révisions, je vous propose de vous décrire l'outil avec lequel j'ai travaillé ce matin avec un étudiant que j'accompagne. 

État d'esprit

Pour mieux organiser le travail pendant une période de vacances, il faut commencer par comprendre que vous n'avez pas autant de temps que vous pensez. 

En effet, après les périodes de cours surchargées, nous nous sommes tous dit un jour en démarrant les vacances : 
"j'ai le temps"

Pire : ça peut faire plusieurs semaines que nous nous disons : 
"je reverrai ça aux prochaines vacances". 

En fait, les vacances passent très vite. Si nous prenons le rythme en nous disant "j'ai le temps", nous pouvons croire que nous allons "tout faire" et commencer par reprendre tranquillement un chapitre de maths pour le faire "à fond". 

Quand nous nous retrouvons trois jours plus tard à avoir fait la moitié d'un chapitre, le découragement guette, le programme de travail s'auto-détruit. 

Aller à l'essentiel

Notre temps est précieux. Les vacances vont passer vite. Il y a des travaux à rendre à la rentrée. Il y a des DS à préparer pour la rentrée...

L'outil proposé consiste en six étapes :
  1. Faire la liste de ce qu'il y a à faire
  2. Imaginer le temps que ça peut prendre
  3. Établir les priorités
  4. Définir les journées qui seront travaillées
  5. Définir les plages de travail dans la journée
  6. Répartir les tâches impératives sur les journées de travail disponibles

 

1. Faire la liste de ce qu'il y a à faire

Si c'est vraiment indispensable, faites d'abord la liste de tout ce que vous aimeriez avoir fait pour la rentrée. 

Si vous n'avez déjà plus l'illusion de pouvoir tout faire, concentrez-vous sur ce qu'il est indispensable de rendre à la rentrée et ce qui vous semble le plus important.
La liste des tâches

2. Imaginer le temps que chaque tâche peut prendre

Pour être dans le concret, vous pouvez allouer à chaque tâche un temps donné. 

Le temps que vous imaginez que ça peut prendre me convient bien. 

Pour l'apprentissage un cours ou la recherche d'un DM, ça peut également être le temps que l'on ne veut pas dépasser pour accorder aussi du temps à autre chose. Ci-dessous, je vous invite aussi à découper le travail en tranches horaires et y accorder des priorités différentes.

3. Établir les priorités

Ce qui doit être rendu à la rentrée est souvent ***. La préparation des DS prévus à la rentrée aussi. 
Enfin, il peut y avoir des chapitres dans certaines matières qu'il faut absolument avoir revu.

Dans les filières littéraires, vous pouvez vouloir avoir au moins lu les 50 premières pages d'un ouvrage au programme pendant les vacances. Elles seront ***, le 50 suivantes **. Avoir terminé le livre sera optionnel. 

Vous pouvez aussi couper la préparation d'un DM en tranches. Avoir cherché et rédigé les premières questions pendant une durée de 4h est ***, y passer encore 4 heures de plus... est moins indispensable.

Les priorités ***, **, *
Ce sera aussi l'occasion d'ajouter les tâches auxquelles vous n'aviez pas pensées mais qui vous semblent importantes.



4. Définir les journées qui seront travaillées

Vous êtes en vacances. Vous avez "15 jours" pour travailler. L'infini ! 

Les jours disponibles

Ah, non, en fait, parce que nous sommes déjà mardi donc il en reste 12. Il y a aussi un repas de famille samedi, un déplacement dimanche. Le dimanche suivant, ce sera le retour à l'internat ou dans votre chambre à côté du lycée...

Peut-être que vous voudrez prévoir que le dernier week-end est "off". Repos avant d'attaquer la rentrée. 

Pour les vacances, vous allez peut-être passer quelques jours au ski ou à la mer, chez des amis ou dans votre famille. 

Vous établissez le tableau des jours travaillés.

Les jours travaillés

Dans tous les cas, après avoir banalisés ceux qui ne seront de toutes façons pas travaillés, je vous invite à laisser blanc le dernier ou les deux derniers : ce seront vos bonus pour terminer ce qu'il y a à faire ou pour faire ce qui vous fait le plus plaisir si tout le reste est fait avant. 

5. Définir les plages de travail dans la journée

Chacun de vous a ses préférences pour travailler. Pour certains, ce sera mettre un réveil, démarrer tôt, se sentir mieux une fois la tâche accomplie.

Pour d'autres, c'est le soir qu'ils sont le plus efficace. Pour eux, nous avions trouvé une astuce avec une étudiante il y a quelques années : l'objectif de la journée du mardi était réalisé dans la soirée du lundi. Ainsi, au lieu d'avoir toute la journée l'inquiétude de ne pas faire le soir ce qui est prévu, elle avait la satisfaction d'être "en avance" sur le planning.

Pour l'étudiant de ce matin, nous avons convenu d'une plage de travail le matin de 2 à 3h, puis une deuxième le soir de 20h à 22h. Ainsi, ses après-midi sont libérées pour d'autres activités.

2 plages de travail matin et soir

3 plages de travail en début de journée

 

6. Répartir les tâches indispensables ou impératives dans les journées disponibles

Le principe de l'outil, proposé par Dan Low dans ses formations de gestion des priorités pour les salariés et les managers, consiste à allouer 1/3 du temps disponible dans la journée de travail aux tâches impératives. Ainsi, on sait à tout moment qu'on aura le temps de les réaliser, que l'on soit coincé dans une réunion ou interrompu par un collègue pour un moment.

Dans les choix que nous avons faits ce matin avec l'étudiant que j'accompagnais, nous avons porté notre attention sur l'essentiel avec deux séquences de travail par jour et une coupure de 4 jours. Il m'a donc semblé que nous étions déjà sur cette répartition d'1/3 du temps pour faire l'essentiel pour ses travaux de prépa. 

Prévision des tâches dans les plages de travail disponibles

C'est dans le cas où vous vous dites que vous allez travailler 8 heures par jour que je vous invite à ne prévoir de travaux indispensables ou impératifs pour ce jour-là qu'à hauteur de 3 heures. 

Plusieurs raisons à cela : 
  • Si vous avez prévu qu'une tâche va vous prendre 2h alors qu'elle nécessite 4h, si votre planning est rempli de tâches heure après heure pendant 12 jours, vous n'avez plus cette flexibilité. 
  • Si vous imaginez pouvoir travailler efficacement 8h par jour vous allez planifier beaucoup trop de choses, peut-être secondaires, alors que vous n'aurez peut-être pas le temps de faire ce qui est réellement important parce que c'est à rendre à la rentrée.
  • Si vous vous découragez en chemin ce que vous pensiez être 96 heures disponibles peut se réduire dramatiquement. 
  • Si vous avez effectivement 3h de travail indispensable par jour, vous n'avez plus de raison de vous décourager
  • Si vous ne faites que ces 3h de tâches prioritaires, vous aurez la satisfaction d'avoir fait l'essentiel pour la rentrée
  • C'est par cette sérénité et cette satisfaction que vous allez faire beaucoup plus, en ajoutant toutes les tâches secondaires que vous avez envie de traiter à ce moment-là dans une énergie positive. 
J'espère que cet outil pourra vous aider à planifier votre travail le mieux possible pour atteindre vos objectifs de révision pour la rentrée. 

Si vous êtes bloqué·e, démotivé·e ou que vous ne vous sentez pas efficace, plutôt que de perdre ces 12 jours que vous pouvez utiliser à votre profit, je vous propose une séance de coaching. 

En une heure environ, je vous donne toutes les clés pour vous remettre au travail. 

Vous pouvez me joindre directement au 06 33 85 53 27. 

Gabriel Brabant








lundi 22 avril 2019

Révisions avril 2019


Bonjour, 

Que ce soit pour préparer les concours dans quelques jours ou pour réussir votre dernier trimestre jusqu'au passage en deuxième année, je vous propose des coachings et des révisions. 

Coaching révisions avril 2019

Si vous vous sentez bloqué·e dans vos révisions ou pas aussi efficace que vous pourriez l'être, nous pouvons débloquer la situation en 1h par skype, whatsapp, facetime ou par téléphone. C'est une période très précieuse dans votre vie d'étudiante·e des classes prépas et vous ne voulez pas perdre plusieurs heures ou plusieurs jours à cause du stress. 

Nous pouvons faire le point sur ce qui vous arrive et débloquer la situation. Si vous avez besoin de motivation, nous pouvons aussi faire des points rapides et réguliers pour vous donner la bonne dynamique, comme un coach sportif pour un athlète de haut niveau. 

Si vous vous inquiétez exagérément pour les concours et votre avenir, nous pouvons aussi faire le point pour vous permettre de prendre du recul, d'identifier des "plans B" si c'est utile pour réduire le stress et vous permettre d'aller passer vos concours dans de meilleures conditions. 

Les révisions des vacances de Pâques, pour moi, en sup, ça a été un grand moment de solitude passé dans mon lit dans les bouquins de thermodynamique. Ca a aussi été le moment de revoir tout le programme de maths pour un DS "compte double" où j'ai cartonné, gagné 20 places dans le classement à ce devoir et obtenu, à l'arrache, la classe "étoile". Pas toujours l'idéal, comme j'ai pu le décrire dans d'autres articles, mais c'était l'objectif que je m'étais fixé et j'étais bien content de l'atteindre. 

Et vous, quels sont vos enjeux pour ces quelques semaines : 
  • les concours dans quelques jours ?
  • le passage en classe étoile ?
  • le passe en deuxième année ?
  • décider si vous continuez l'année prochaine ou si vous allez faire autre chose ?
  • enfin vous penchez sur les programmes des écoles pour choisir une orientation/ des préférences d'écoles pour établir votre liste de voeux dans quelques mois
  • préparer votre entrée en prépa dans 5 mois ?

Séjours révisions avril 2019

Si vous cherchez un lieu pour aller réviser au calme ou avec quelques amis, voici une proposition complète : hébergement, repas, coaching, séances de travail.

Je peux vous accueillir dans un cadre parfait pour une semaine de révisions dès la semaine prochaine. Le camping du village où je suis installé depuis 3 ans, Bagnols (63810) dans le Puy de Dôme propose des chalets tout confort pour jusqu'à 6 personnes 

Ces chalets sont prévus pour des familles jusqu'à 6 personnes, mais il y a en fait 3 pièces et 4 lits distincts. Je vous suggère de prévoir d'être maximum 4. 

Le budget hébergement est de 49 euros par nuit. Pour une semaine de travail du lundi 29/04 au vendredi 3/05, le budget est de 196 euros à répartir sur l'ensemble des étudiant·e·s qui veulent venir réviser (+ 1 euros/adulte/nuit de taxe de séjour).

L'arrêt d'autocar TER le plus proche s'appelle "Tauves" et je peux venir vous y chercher. On y accède depuis la gare routière de Clermont-Ferrand par l'autocar SCNF en direction de Mauriac. La durée du trajet est 1h15. 

Pendant ces quatre jours de révisions, je vous propose : 
- un coaching d'1h30 dans la journée : organisation du travail, gestion des priorités, gestion du stress, préparation des concours ou des DS
- des séances de travail dans les matières que vous voulez
- les repas peuvent être pris au restaurant ou les plats "traiteur" de l'artisan boucher juste à côté. 

Pour vous ressourcer entre les séances de travail, des petites randonnées partent dans toutes les directions autour du village, nous sommes au pied du Massif du Sancy.

En ce qui me concerne, en 5/2, je suis parti 

  • en février : réviser 10 jours en Tunisie chez mon binôme Mehdi
  • en avril : réviser 8 jours dans un carmel près d'Orléans avec ma sœur en khâgne et des étudiant·e·s en médecine
Ces rythmes et lieux dédiés aux révisions, dans un environnement où nous sommes tous dans la même dynamique, sont très porteurs.

  • Avez-vous déjà testé les révisions à plusieurs ?
  • Travaillez-vous déjà en binôme ou trinôme les week-ends ?
  • Cherchez-vous des solutions pour éviter de vous décourager ou de vous retrouvez à avoir passé trop de temps devant votre ordi, des séries ou des jeux ?

Trop de stress

Comme je le disais en début d'article, si vous sentez que le stress est trop grand est qu'il ne vous permet pas de travailler dans les meilleures conditions, vous pouvez trouver de l'aide et des solutions.

Si vous culpabilisez parce que vous n'avez pas assez travailler et que ça vous empêche de vous y mettre aujourd'hui, je vous propose de couper la culpabilité pour enfin vous y mettre et être satisfait·e à la fin de la semaine !

N'hésitez pas à me faire part des autres enjeux que vous rencontrez et que vous voulez voir traités dans ces lignes.


Webinair / Conférence en ligne 

Mardi 23 avril à 18h et jeudi 25 avril à 20h, je vous propose des webinairs / conférences en ligne pour poser toutes vos questions sans avoir à demander de séance de coaching individuelle. Pensez à vous inscrire par mail à gabrielbrabant (arobase) yahoo . fr et je vous enverrai une invitation à la réunion "Zoom" par mail.



vendredi 12 avril 2019

Pourquoi tant de souffrance ?



Souvent, quand j'aborde le thème de la souffrance en prépa, on me dit que je noircis le tableau. 

L'enjeu n'est pas de noircir le tableau mais de proposer qu'on arrête de passer à côté d'une réalité pour un trop grand nombre d'étudiants et d'étudiantes sous couvert de valoriser l'institution et ce qu'elle apporte par ailleurs. 

Pour chaque élève qui se retrouve dans cette situation, la souffrance en prépa est d'abord :
- une nouveauté
- individuelle
- difficile à partager
- inattendue

 

La souffrance en prépa est une nouveauté

En effet, si chaque année des étudiants souffrent en prépa, c'est pourtant une expérience nouvelle pour chaque étudiant(e) qui rencontre cette situation. L'année précédente, tout allait bien. En tout cas, tout allait suffisamment bien pour envisager de demander les classes prépas et de les intégrer. 

La souffrance en prépa est une souffrance individuelle

Chaque élève qui souffre en prépa a l'impression d'être le seul / la seule à souffrir. Par construction-même de la prépa, les élèves font de leur mieux pour monter qu'ils y arrivent, qu'ils comprennent, que tout va bien. Celui qui commence à se poser des questions ou à se demander ce qu'il fait là n'osera dans un premier temps même pas l'exprimer.

 

La souffrance en prépa est difficile à exprimer ou à partager

S'il lui prenait l'envie de partager ce ressenti, il rencontrerait : 
  • soit de l'incompréhension de la part de gens qui ne voient pas de quoi il parle : "bien sûr, c'est dur, il faut travailler, mais le jeu en vaut la chandelle"
  • soit du déni de son entourage, ne mesurant pas ce qu'il est en train de vivre : "bien sûr, c'est dur, mais ne t'inquiète pas, tu vas y arriver". 

La souffrance en prépa est inattendue

Tout le monde sait qu'il y a de la souffrance en prépa, mais une chose est sûre, chaque élève se lance dans les classes prépas dans l'idée de les réussir. Au moment où la souffrance survient, c'est complètement inattendu. 
On peut se dire que l'élève peut s'attendre à ce qu'il y ait des mauvaises notes en prépas. Mais depuis 15 ans de scolarité, les mauvaises notes, c'est pour les autres : les mauvais élèves. 
Personne ne démarre les classes prépas en s'imaginant que l'année suivante, il/elle peut se retrouver avec des 3,5/20 en maths et 42e de la classe sur 45. 

Personne. 

Pourtant c'est le lot de nombreux élèves chaque année, dans chaque classe. 

Pour vous donner une idée, moi, 9,5/20 et 16e de la classe, ça me suffisait à me remettre en question. 
L'année suivante, en PSI*, 3,5/20 et 40e de la classe, ce n'était plus de la remise en question, j'avais basculé en mode "survie". 


La souffrance n'aide pas à réussir

Dans une culture de l'effort, on pourrait penser que cette souffrance et les efforts que l'on fait pour y arriver malgré les difficultés vont permettre de réussir. 

En fait, pas toujours. 

Ma croyance à moi, depuis 15 ans, c'est qu'il faut se sentir le mieux possible pour être le plus performant. 

Un étudiant ou une étudiante qui se met à souffrir en prépa va être moins performant(e). Il suffit ensuite qu'il/elle se sente obligé(e) de travailler plus tard, de dormir moins, pour mieux réussir et le cercle vicieux se met en place. 

Un étudiant ou une étudiante fatigué(e) est moins performant(e). 
Son attention. 
Sa concentration. 
Ses capacités de mémorisation. 
peuvent baisser. 

Il lui faudra ensuite plus de temps pour travailler les cours pendant lesquels il/elle aura été moins attentif(ve).

Un étudiant ou une étudiante qui se met à se poser des questions va peut-être mettre plus de temps à se mettre au travail en rentrant chez lui ou chez elle le soir. 

Ce temps perdu ne sera pas mis à profit pour apprendre les cours ou travailler les exercices. 
Ce temps perdu sera peut-être l'occasion de se mettre à culpabiliser. 

Le temps passé à culpabiliser sera également perdu pour les travaux à réaliser. 

Quand le découragement et la culpabilité se mettent en place, c'est toujours plus de difficultés à se mettre au travail, toujours plus de culpabilité de ne pas l'avoir fait, moins de temps pour travailler efficacement, le risque que les résultats s'en ressentent à la prochaine colle ou au prochain DS. 

Puis le phénomène s'amplifie. 

Si on n'est pas sûr d'être à sa place, des résultats qui baissent ne font que confirmer les craintes que l'on était en train de formuler. 

Je crois donc que la souffrance, les doutes, l'inquiétude vis-à-vis de l'avenir ne sont pas de bons moteurs en prépa. 

Au contraire, il me semble qu'il faut être très vigilant à prendre soin de soi. 
  • Prendre soin de son besoin de faire des pauses
  • Prendre soin de son besoin de voir des amis ou la famille
  • Prendre soin de son besoin de sommeil
Quels sont vos autres besoins ?
Avez-vous besoin de continuer les sports qui vous plaisent et vous détendent ?
Avez-vous besoin de continuer de pratiquer un instrument de musique ?

Moi, je me suis senti mieux quand j'ai remis du sport dans ma semaine de prépa.
Je me suis senti mieux quand j'ai pu aller courir toutes les fois où le stress montait trop.
Je me suis senti mieux quand je suis sorti de ce contexte où j'étais systématiquement dans les 10 derniers... (il a fallu pour cela attendre le passage en 5/2).

Ces jours-ci, j'ai été interpellé par un parent d'élève qui ne comprend pas que son fils ne soit pas un compétiteur. J'espère avoir l'occasion de reprendre la conversation avec son fils et lui prochainement.
  • Si vous n'êtes pas un compétiteur / une compétitrice
  • Si vous n'avez aucune envie "d'être le premier"
  • Si vous n'avez aucune envie de travailler tout le temps
  • Si vous n'avez pas d'ambition particulière à faire une école hyper prestigieuse
=> Soit ça vous permet de faire les classes prépas "avec du recul" et du mieux que vous pouvez, mais sans stress -> à condition quand même de ne pas aller à Louis-le-Grand ou Henri IV où on ne vous laissera pas faire.

=> Soit vous avez toutes les clés en main pour savoir que la prépa, "ce n'est pas pour vous" et que de très nombreuses autres voies existent pour vous mener là où vous le voulez !


jeudi 11 avril 2019

Coaching et soutien psychologique en prépa



Bonjour, 

Pendant des années, je ne voulais pas trop déranger et je ne voulais pas non avoir l'air d'avoir quelque chose à vendre. 

Pourtant, pendant ces mêmes années, j'essayais de rendre mes séances de coaching attrayantes pour avoir des étudiants à coacher, autrement dit, des clients. 
 
Ces derniers jours, j'ai parcouru facebook pour voir ce qui existait et me rendre plus visible. J'ai aussi découvert des chaînes youtube avec de nombreuses vues sur le thème des classes prépas, comme Loucaspatial et sa prépa mpsi.

Sur le thème des classes prépas et des conseils, on trouve aussi des pages très organisées comme Major-Prépa pour les prépa ECS et ECE. 

Sur facebook, on trouve également des groupes pour échanger sur les sujets de maths, partager des annales de concours, comme groupe Matheux.

Ces différentes approches m'ont fait prendre conscience que mon enjeu, à moi, n'est pas de fournir tout un ensemble de conseils pour les différentes périodes en prépa - et je n'ai jamais réussi à les organiser comme ils le font sur Major Prépa. 

Ce n'est pas non plus de suivre toutes les actualités des concours, des sujets, des barres d'admissibilité ou des dates d'oraux. 

Mon seul enjeu, à moi, c'est de témoigner que 
C'est possible de souffrir en prépa. 
Ce n'est pas normal ou obligatoire. 
Il est possible de trouver de l'aide ou de tout simplement quitter les classes prépas pour aller faire autre chose. 

Dans un premier temps, je n'osais pas trop dire que l'on pouvait arrêter les classes prépas, de peur que les gens qui lisent le blog ou qui me demandent des coachings soient influencés. Ce que j'ai compris depuis, c'est qu'assez peu d'étudiants ont besoin d'un coach pour arrêter. Ça peut se faire la première semaine, au bout d'un mois ou à la rentrée de janvier mais il y a rarement besoin d'aide pour arrêter. 

De fait, du coup, la plupart des étudiants que j'accompagne sont à la recherche de solutions pour continuer. Continuer, mais dans de meilleures conditions. 

Travailler beaucoup, travailler tout le temps, d'accord, mais à condition que les résultats suivent.
Travailler beaucoup, se forcer à s'y mettre les jours où ils n'en ont pas envie, mais à condition de croire encore qu'ils peuvent y arriver.
Travailler beaucoup, travailler tout le temps, mais à condition de prendre du recul sur les notes ou les critiques des profs pour pouvoir continuer en gardant confiance en soi et en ses capacités à réussir. 

Continuer les classes prépas après des premières semaines douloureuses, ça peut aussi consister à revoir ses rêves et des objectifs d'école à la baisse. 

Est-ce que ça vaut encore la peine de faire maths sup si je ne peux pas avoir de classe étoile l'année prochaine ?
Est-ce qu'en classe "sans étoile" je pourrai quand même présenter Supaéro dont je rêve ?
Est-ce que si je ne suis pas sûr(e) d'avoir Supaéro, ça vaut encore la peine de faire tous ces sacrifices ?
 (Questionnement issu d'une élève du Lycée Saint Louis il y quelques années)


Nous sommes 10 ans plus tard et je peux peut-être l'écrire ici. Mon accompagnement, sous couvert de coaching, est bien une aide psychologique par l'écoute, la bienveillance, la recherche et la construction de solutions concrètes à mettre en place. 

Mais surtout, c'est une manière de rebrancher l'étudiant sur 
  • ce qu'il veut vraiment
  • ce qui est important pour lui
  • ce qui le motive
  • ce qui a du sens
  • ce qui lui plait
  • sa manière à lui de travailler et de réussir, quelle que soit la pression externe.
C'est aussi une manière de débrancher : 
  • du discours interne de dévalorisation qui s'est peut-être mis en place
  • de la pression externe
  • de l'impression de devoir faire "comme les autres"
  • de la croyance qu'il faut travailler "tout le temps". 
Mon enjeu, désormais, n'est plus d'avoir quelque chose à vendre, mais bien que les étudiants concernés par ces enjeux, et leurs parents, puissent me trouver plus facilement. 

Mon enjeu n'est pas de savoir si ma séance est plus accessible à 60 euros qu'à 150, mais bien de pouvoir proposer ces séances à ceux qui en ont besoin et qui n'avancent plus parce qu'ils sont bloqués dans leurs difficultés. 


mercredi 3 avril 2019

Un accompagnement au coeur de la prépa


Le temps, ressource la plus précieuse des élèves de prépa

La plus grande peur des élèves des classes prépas, c'est de perdre leur temps. On leur propose des séances de sophrologie, des stages, des cours particuliers, du coaching. 

Est-ce que ça va leur apporter quelque chose ou vont-ils simplement perdre leur temps ?

Submergés par les offres diverses, nous sommes les premiers à nous méfier, nous demander ce qui se cache derrière. 

articles et témoignages créent la confiance

Pendant toutes ces années, ce sont mes articles qui ont permis que certains élèves et leurs parents me fassent confiance pour les accompagner. 

Je les en remercie. 

Aujourd'hui, je fête les 10 ans d'activité de Coaching Classes Prépas et je me faisais la réflexion qu'il n'y a pas véritablement d'échecs. Certes, tous les élèves accompagnés ne font pas HEC ou Polytechnique, mais à partir de la situation vécue, nous trouvons les meilleures actions à mettre en place pour améliorer les choses. 

Je travaille particulièrement sur les émotions et le besoin de prendre du recul, de retrouver confiance en soi, de développer sa motivation. 

Les outils sont ceux du coaching professionnel. Ma spécificité c'est un questionnement qui apaise les émotions comme l'anxiété ou le stress. Ce questionnement itératif me permet aussi de faire émerger des solutions, de se rebrancher sur ce qui marche, sur ce en quoi on croit. 

Une élève m'écrivait aujourd'hui : 

Grâce à vos conseils j’arrive à appréhender la prépa différemment et surtout à rester optimiste au regard de mes capacités à progresser.

C'est donc un état d'esprit sur lequel nous travaillons. Nous discutons de situations, de méthodes, d'organisation et d'outils tout à fait concrets mais c'est le fond du problème que nous traitons. 

Retrouver confiance en soi. Oser y croire. Y croire et agir. 

Je crois qu'un des premiers enjeux cachés de la prépa, c'est la frustration : on a l'impression de ne jamais travailler assez, de ne jamais en faire assez, de ne jamais avoir véritablement terminé quelque chose. Et si c'était le cas, il y en a dix autres qui nous attendent. 

Travailler sur les émotions, sans vraiment le dire, c'est réguler le stress, l'anxiété. Autant le pic de stress lié à une colle ou un DS que ce stress permanent, cette tension que ressentent en permanence les élèves. 

Une montagne infranchissable ?

Il peut arriver que les classes prépas et les concours deviennent aux yeux de l'élève une montagne infranchissable. J'aime imaginer que je commence par couper la montagne en deux avant de tailler avec eux les premières marches. 

Ils voient mieux l'horizon. Ils voient mieux où ils veulent aller. Ils arrêtent de "s'en faire toute une montagne" justement. Et surtout, ils font les premiers pas et peuvent constater que ça redevient possible. Le chemin se trace au fur et à mesure. L'essentiel est fait. Le reste est secondaire. 

Dans ce travail de remise en perspective des objectifs, nous faisons un tour du côté de l'orientation, du projet professionnel, du métier ou des secteurs d'activité envisagés. Je leur parle des passerelles. Je leur parle des différentes manières d'arriver là où ils veulent aller. 

Rassurés sur toutes les options possibles pour y arriver, ils peuvent se remettre dans leur travail quotidien sans s'inquiéter autant de "ne pas y arriver". 

Enfin, c'est la démarche qui consiste à voir les colles et les DS comme des outils à LEUR service et pas seulement des évaluations qui leur permet de remettre les choses en perspective et de réduire le stress. 

Une écoute attentive complètement dédiée. 
Un questionnement précis. 
Des solutions qui se construisent. 
Des actions très concrètes proposées. 
Essayer et voir que ça marche. 

Le cercle vertueux se met en place et porte ses fruits. 

Et vous, vous auriez envie d'essayer ?

Bonne journée, 

Gabriel