jeudi 13 janvier 2022

Se débrouiller tout seul ! (2)


Bonjour, 

En réponse à l'article d'hier, sur le besoin de faire les choses par soi-même, de se "débrouiller tout seul", le livre de John Holt "Les apprentissages autonomes" me conforte dès les premières pages sur l'envie et le besoins de pouvoir "faire tout seul".

Même quand les enfants atteignent l'âge auquel ils commencent parfois, à apprendre consciemment et délibérément quelque chose qu'ils veulent apprendre, il ne s'en suit pas qu'il souhaitent toujours recevoir une explication. Un enfant bien portant préférera presque toujours comprendre les choses par lui-même. Il y a peu, un enseignant brillant a résumé admirablement ce phénomène : "Lorsqu'on souffle une solution à celui qui cherche, ça le met en rage !"

Je me suis alors demandé comment le coaching pouvait quand même être apprécié par ceux qui en font l'expérience. 

La réponse que j'imagine : toutes les fois où je le peux, je ne formule pas de réponses à vos questions. Je les écoute, je les reformule et d'une manière ou d'une autre, je vous les retourne : 

  • Qu'est-ce que VOUS auriez envie de faire ?

Pour la gestion du stress et les questions que vous pouvez vous posez, nous convenons qu'il faut les remplacer par des pensées qui vous rassurent, qui vous redonnent confiance en vous et en vos capacités. Je ne vous dis pas ce que vous devez penser, je vous interroge à nouveau. 

  • Qu'est-ce que vous vous dites quand tout va bien?
  • Qu'est-ce que vous vous dites dans les matières où ça se passe bien ?

 

Ces réflexions de John Holt expliquent aussi pourquoi il est si facile de se décourager en prépa : en ce qui me concerne, les informations/explications/apprentissages allaient bien au-delà du niveau d'information qui pouvait m'intéresser. 

A l'inverse, la philosophie, l'année précédente, répondait enfin à plein de questions que je me posais. 

John Holt parle d'apprentissage non sollicité : 

Nous pouvons aussi aider les enfants en répondant à leurs questions. Toutefois, nous, les adultes, devons faire attention sur ce point car nous avons tendance, quand un enfant nous pose une question, à en faire trop. "Ah ah ! pensons-nous, voilà une occasion de lui apprendre quelque chose" et on se retrouve en train de prononcer un discours d'un quart d'heure en guise de réponse.

 Et un peu plus loin :

A chaque fois que, sans y avoir été invité, sans qu'on vous l'ait vraiment demandé, nous essayons d'apprendre quelque chose à quelqu'un d'autre, à chaque fois, nous communiquons un double message :

- "Je vous enseigne quelque chose d'important, mais vous n'êtes pas assez intelligent pour voir à quel point c'est important. Si je ne vous l'avais pas appris, vous ne vous seriez probablement jamais donné la peine de vous renseigner"

- "Ce que je vous enseigne est si difficile que, si je ne vous l'enseigne pas, vous ne serez pas capable de l'apprendre"

Ce double message de manque de confiance et de mépris est clairement compris pas les enfants, parce qu'ils excellent à recevoir les messages émotionnels. Cela les rend furieux.

(...) Nous devons réfréner cette impulsion, cette habitude, ce besoin d'expliquer les choses à tout le monde... à moins qu'on nous l'ait demandé.

 

Pour appuyer ce passage, je voudrais vous partager les éléments suivants : 

Notre prof de maths de sup nous a expliqué que "tout ce que nous avions fait jusque là, ce n'était pas des maths". 

Les enseignements allaient beaucoup trop loin sur la plupart des sujets, mais surtout, ne répondaient à aucune question ! La plupart des enseignements devaient avoir assez de valeur en eux-mêmes pour justifier leur apprentissage. 

Illustration : Même le saut de l'électron dans la jonction P-N qui constitue l'élément de base du transistor en première année d'école d'ingénieur.  Il nous a fallu suivre 10 cours de 4h en amphi pour la beauté des sciences avant que l'explication de l'utilité ou du sens soit présenté, en fin de parcours...

Les enseignements de maths et physique fondamentales ne sont jamais repris dans le cursus de l'école d'ingénieur. A aucun moment il ne semblerait pertinent ou utile, que les enseignements exigés pour présenter les concours le soient parce qu'ils constituent les fondations des apprentissages à suivre. Non, il s'agit bien de l'utilisation de la "connaissance" comme d'un outil de sélection des étudiant(e)s sans autre lien qu'une "culture générale scientifique" pensée comme "indispensable".

 

Deux éléments ressortent de ces enjeux : 

1) Autant que possible, apprenez tous ces sujets pour vous-mêmes : continuez vos recherches sur les sujets qui vous intéressent, pour vous les approprier, vous y intéresser et rester passionné(e)s. Sinon, le danger c'est d'être rapidement "gavé" au deux sens du terme : trop d'informations, et saturation de l'obligation de les apprendre, non plus parce que ça vous intéresse ou que ça constitue le socle de votre formation, mais pour atteindre le niveau exigé au concours. 

2) Garder le plaisir et la satisfaction de trouver par vous-même les solutions aux enjeux que vous rencontrez : ne serait-ce qu'en parcourant les articles de ce blog, d'autres sources, d'autres apports. Sachez que l'accompagnement d'un Coach qui fait bien son boulot au sens du coaching professionnel vous accompagnera dans votre réflexion, sans interférer dans les décisions que VOUS prenez, pour VOUS-MEME. 

 

Finalement, ça me conforte dans le goût que j'ai de ce métier. Cette attirance que j'ai ressentie en 2005 en vivant moi-même un coaching et en ayant en face de moi cette professionnelle qui me renvoyait  à moi-même : "Vous me posez la question, mais en entrant dans la pièce, votre décision était déjà prise". 

 

Bon courage !

mercredi 12 janvier 2022

Se débrouiller tout seul !

 Bonjour, 

 

Moi aussi, j'ai fait maths sup et j'ai pensé qu'il fallait se débrouiller tout seul. 

Pas un seul instant, je n'ai pensé que je pouvais demander et recevoir de l'aide. 

Ni pour les maths.

Ni pour les difficultés que je rencontrais. 

 

Aujourd'hui encore, j'ai toutes les notions de management sur la nécessité de déléguer les tâches secondaires mais il me semble moins coûteux de faire moi-même mon marketing, ma communication, les prises de rendez-vous, les coachings, la facturation, la comptabilité. 

A la maison, j'ai fait appel aux services d'une femme de ménage mais je me dis désormais que ce n'est pas très respectueux de demander à quelqu'un d'autre de faire mon ménage, de nettoyer nos toilettes. 

Sans compter le coût... déraisonnable au regard de mes revenus.

 

Ce week-end, un étudiant semblait un peu réticent pour la séance de coaching prévue : il fallait la décaler de quelques heures. Lors de la première séance, au début des vacances, j'avais également entendu entre les lignes qu'il n'était "pas très chaud". A l'issue d'un échange sur les enjeux, je lui ai dit : 

"J'ai l'impression que vous avez surtout envie de vous débrouiller tout seul et je reconnais que ça peut être très important".

Dans ce cas, je lui ai proposé de continuer sur les avancées menées depuis la séance de décembre, de tester les nouvelles pistes identifiées lors de notre nouvel échange et de me recontacter quand il en ressentirait le besoin. 

 

Et puis aujourd'hui, cet article m'est venu. 

J'ai des difficultés dans mon couple ou avec mes enfants, le réflexe : je me débrouille tout seul.

Je veux développer une activité de formation professionnelle : une conférence me donne les clés et me propose un programme d''accompagnement sur 6 semaines, je me dis "Je ne peux pas dépenser la somme demandée, je vais me débrouiller seul !"

Mais quand on est dans l'enthousiasme d'un nouveau projet, de la création d'une activité ou d'une entreprise, on s'entoure : 

  • la boutique de gestion ou l'expert comptable qui accompagne la création
  • le banquier pour le compte professionnel et les moyens de paiement
  • les réseaux d'accompagnement
  • les réseaux d'affaires
  • les copains
  • la chambre de commerce
  • les associés du projet, les partenaires
  • l'agence à qui on fait appel pour le site internet, les cartes de visite, la charte graphique, l'identité visuelle
  • l'agence de relations presse 

Puis, dans les mois qui passent et la réalité du monde des affaires, on peut se décourager : 

  • l'agence de relations presse plutôt spécialisée dans les voyages et le "lifestyle" ne décroche pas d'articles sur l'accompagnement des élèves en difficultés en classes prépas
  • quelques années plus tard, l'agence de communication ne relance pas sur le paiement du site institutionnel Talents, Etudes, etc qui accompagne le blog Coaching Classes Prépas et le nom de domaine est récupéré par quelqu'un d'autre. Tout le contenu qui était hébergé par l'agence est perdu. L'interlocutrice dans l'agence était partie faire un tour du monde...
  •  La structure de société - création d'une SAS en 2011 - est beaucoup trop lourde et coûteuse pour une activité de coaching auprès des particuliers : 
    • il faut ajouter 20% de TVA à tous les prix
    • l'expert comptable prend déjà 1600 euros par an à lui tout seul
    • la banque demande entre 30 et 50 euros par mois pour 1 compte et 1 carte bancaire pro
  • Les réseaux d'affaires et rencontres BNI promettent des retours sur investissements, mais chaque professionnel cherche avant tout à mettre en avant sa propre activité : le droit d'entrée est de 500 euros HT, l'adhésion est de 1000 euros HT par an. 
  • les réseaux et associations de coaching fonctionnent sur le même principe : vous apparaissez dans le catalogue des coachs de l'association moyennant 400 euros par an. Et les années passent vite.

Alors 12 ans plus tard, je fais tout moi-même.  

J'en suis ravi : c'est l'activité qui me ressemble le plus, c'est celle qui "marche" depuis 12 ans puisque ce que je pensais commencer en parallèle des coachings professionnels en entreprise, m’amène une clientèle de 30 à 45 étudiants des classes prépas et leurs parents chaque année. 

Souvent je réussis à infléchir le problème identifié dès la première séance avec des éléments concrets, un plan d'action à mettre en œuvre immédiatement. Ensuite, nous consolidons les solutions mises en place sur quelques semaines supplémentaires. 


Alors, oui, comme moi aujourd'hui, vous pouvez continuer à vouloir vous débrouiller tout(e) seul(e). 


Vous vous débrouillez tout(e) seul(e) et vous vous reprochez votre perfectionnisme. Vous vous reprochez de ne pas être assez efficace. Vous culpabilisez de ne pas avoir pris de l'avance le week-end dernier. Vous vous demandez comment vous n'avez pas travaillé l'été dernier pour être mieux préparée pour la rentrée. 

Vous vous demandez si vous allez y arriver. Est-ce que vous avez votre place en prépa ? 

"Les vrais élèves de prépa, ils travaillent tout le temps, non ? Pourquoi pas moi ?"

Vous pensez que les autres n'ont pas de problème. De toutes façons, vous n'oseriez pas leur en parler. Ils ont tellement l'air d'assurer. 

"Et puis de toutes façons, ça fait quoi un coach ?
Encore un truc pour nous vendre du vent ?

Je n'ai pas le temps. Il faut que je travaille."


En fait, j'ai attendu la maths spé puis la 2e année de spé pour me rendre compte de mon erreur : 

Arrivé au lycée Lakanal en 5/2, les élèves de l'année précédente venaient nous revendre une pile de 15 bouquins pour une somme modique. 

A l'internat, Mehdi est venu travailler avec moi tous les dimanche pour avancer ensemble. 

En février je suis parti dans sa famille à Sfax pour travailler 14 jours et nous reposer 2 jours à Monastir. 

En Avril, nous sommes partis, ma sœur et moi, dans un lieu pour travailler avec d'autres étudiants de classes prépas ou de médecine qui préparaient les concours comme nous. 


En 2009, quand j'ai lancé ce blog, je trouvais difficile d'imaginer que l'on puisse faire appel à des profs particuliers pour réussir les classes prépas. Une évidence, c'est que les exercices, il vaut quand même mieux les chercher et les trouver seul pour réussir à les chercher ensuite en DS et trouver les réponses !

Il n'empêche que le prof particulier peut:

  • apporter un nouvel éclairage sur un sujet qui nous a paru difficile dans les explications proposées en classe
  • donner l'attention qu'un enseignant de classe prépa de 42 ou 46 élèves ne peut pas avoir
  • dynamiser la mise au travail le samedi après-midi ou le dimanche matin quand l'élève a du mal à s'y mettre par lui-même

Les prestataires et les élèves vont plus loin : 

  • ils assurent des stages pendant les vacances
  • des stages de pré-rentrées
  • des classes virtuelles les samedi après-midi

Un conseiller en création d'entreprise me l'avait indiqué dès le démarrage de mon activité : les cours de maths, ça rassure. 

Je dirais que ça a aussi une fonction implicite de "coaching" tel que je le décrivais ci-dessus : écoute, mise au travail, remotivation, dynamisation, ré-assurance pour les élèves qui peuvent perdre confiance... 


Pour aller plus loin et terminer ce texte, je voudrais vous parler de ce que j'ai évoqué ce matin avec une autre Coach qui s'intéresse à la situation des adolescents et qui fait écho à ce que peut vivre un(e) élève en classes préparatoires. En mentionnant Mathieu Brégégère de l'école de Méditation comme source, elle m'a parlé de la tyrannie de la perfection comme d'un fléau :

"Tout le monde est pris dans la tyrannie de la perfection mais tout le monde doit faire semblant qu'elle n'existe pas. Elle empêche les ados de se montrer vulnérables. Elle peut conduire à l'isolement : personne n'ose parler de ce qu'il vit." 

C'est pour moi exactement ce qui se passe pour certains élèves en classes prépas. Parfois, simplement s'ouvrir à un(e) élève vis à vis de qui on a une bonne intuition permet de se rendre compte qu'il/elle est dans la même situation. Une fois que la brèche est ouverte, on se rend compte que vous êtes très nombreux dans la situation : en difficulté mais dans un contexte où tout le monde doit faire semblant que "tout va bien". 


Qu'en pensez-vous ? 

Avez-vous levé cette barrière pour trouver des amies ?

Avez-vous fait appel à de l'aide extérieure pour avancer ?

 

De mon côté, j'ai conscience que je n'interviens qu'en dernier recours. J'aime la valeur ajoutée que ça peut apporter, d'intervenir là où les autres solutions envisagées n'ont pas fonctionné. 

Je me réjouis également qu'une, deux ou trois séances puissent suffire. C'est aussi plaisant de pouvoir accompagner sur plusieurs mois les étudiant(e)s qui apprécient un accompagnement dans la durée. 

Pour en savoir plus, vous pouvez me joindre au 06 33 85 53 27.

 

Bonne journée, 

Gabriel Brabant

lundi 10 janvier 2022

Un père d'élève en classes prépas très satisfait du coaching

Bonjour, 

Le plus difficile, quand on s'adresse à un professionnel, c'est de savoir à qui on a à faire. 

Pour vous éclairer sur les retours qui me sont faits et les situations rencontrées, voici quelques exemples collectés ce week-end.

 

Retour de Monsieur S. au sujet du coaching pour son fils en classes prépas

Nous avons pu échanger ce week-end avec Monsieur S. responsable d'université et père d'un élève de 5/2 d'un lycée parisien. Voici les éléments qu'il a mis en avant sur le travail réalisé avec son fils.

D'abord au sujet du travail pendant les vacances de Noël : 

"Le coaching l'a bien aidé. Il a bien su s'organiser. Il m'a semblé équilibré et à son aise."

"Nos relations se sont aussi apaisées. Quand je lui ai demandé comment ça se passait, il m'a montré son planning de travail pour les vacances et précisé où il en était. "

Ensuite, il poursuit au sujet de ces dernières semaines : 

"Il semble beaucoup plus confiant. Le coaching lui est très utile."

Enfin, dans une perspective plus "long terme" : 

"Il semble résolu et motivé, je sens que désormais il arrive à se projeter"

 

Deux séances de coaching et c'est reparti !

Dans les autres échanges du week-end, après une séance difficile le 20 décembre, un élève semblait assez réticent à la séance prévue : il fallait la décaler de quelques heures... Nous avons pris un moment pour échanger tous ensemble par visio, avec sa mère qui était demandeuse du coaching. 

Entre la séance du 20 décembre et ce week-end, les changements étaient déjà flagrants : 

- il faisait chaque exercice demandé le soir-même au lieu d'attendre la colle pour apprendre le cours

- il s'était mis au travail le dimanche matin alors qu'a priori, un des problèmes identifiés, c'était son incapacité à se mettre au travail le week-end. 

- nous avons identifié des solutions pour mieux travailler les maths, en tenant compte de sa manière à lui de travailler et du fonctionnement de son cerveau (plutôt dans une pensée en arborescence, intuitive, créative) et ses besoins spécifiques. 

- quand j'ai proposé de le débloquer sur des sujets difficiles en maths : ses deux camarades d'internat sont disponibles quand il peut avoir besoin de leur poser une question. 

Dans ce cas, pour moi, la situation va dans le bon sens. 

Je comprends aussi que c'est un besoin vital en prépa de pouvoir faire les choses par soi-même. 

La crise est passée : il reprendra contact s'il en ressent le besoin dans les prochains mois.  


Se mettre au travail !

Dans un contexte d'école d'ingénieurs à prépa intégrée, les échéances sont très différentes des classes prépas "classiques" : les partiels de janvier comptent pour 60% de la note. Quand on ne s'est pas encore vraiment mis au travail à la mi-décembre, la situation peut devenir tendue. 

L'étudiant n'a pour le moment pas vraiment réussi à se mettre au travail. Le samedi des vacances de Noël, un mois avant les partiels, il me contacte directement pour me demander ce que nous pouvons faire pour qu'il se mette au travail. Je lui donne quelques éléments pour le lendemain et nous convenons de nous reparler le lundi, avec l'accord de ses parents sur le principe d'un coaching. 

Le lundi, il s'engage sur 2 séances de travail par jour pour commencer. Deux séances de travail d'1h30 pour rattraper 4 mois de cours en quelques semaines, ça parait peu. En coaching, il faut bien tenir compte de la situation initiale. Passer de journées non travaillées, à une remise en confiance et une remise en route. 

Dans une situation de crise comme celle-là, nous pouvons rapprocher les séances. Le vendredi qui suit - 24 décembre quand même - tout cela est bien fragile. Il a réussi à travailler, c'est déjà ça, mais il se pose plein de questions : est-ce que ça va servir à quelque chose, est-ce qu'il va y arriver, est-ce qu'il aura le temps d'avoir assez avancé pour les partiels ?

Au rendez-vous suivant, tout va mieux : il a rencontré un ami de son lycée qui fait médecine, il est gonflé à bloc. Ce ne sont plus 2 séances par jour, mais 4. Il a très bien travaillé depuis. (Il s'agit pour le moment de 36 heures...) Les parents, eux, sont beaucoup plus inquiets, c'est avec eux que nous échangeons. 

Ce jeudi soir après la rentrée : 5 minutes d'échanges : des amis sont avec lui pour travailler. De mon côté, dans la posture du Coach, par principe, je lui fais confiance. Mais il peut vouloir simplement esquiver une séance qui lui paraitrait inconfortable ?

Les parents demandent un debrief dans le week-end, c'est l'occasion pour moi de poser la question : comment percevez-vous la situation ?

"Il s'est mis au travail. On sent que l'énergie est très différente. Pour nous aussi, on sent que quelque chose a basculé, notre inquiétude s'est transformée en autre chose. Nous voulons rester vigilants mais nous sentons qu'il travaille, qu'il est engagé, qu'il avance bien". 

Nous convenons que l'échéance des partiels aide à se motiver et se mobiliser et qu'il sera important de l'aider à continuer à travailler quand les partiels seront passés et la pression retombée. Ainsi, il pourra aborder les partiels de fin d'année plus sereinement et surtout en étant mieux préparé. 


Le mot du Coach

De mon côté, le seul enjeu c'est de trouver une solution aux difficultés rencontrées. Elles sont diverses. Différentes pour chacun ou chacune. Il n'y a pas de réponses stéréotypées. J'aime cette possibilité d'échanger à cœur ouvert sur ce qui leur arrive et identifier des clés uniques, des solutions sur mesure

L'échange, au cours de la séance, est une première clé. Nous discutons de tous les sujets qui les concernent dans le champ de leurs études. En une heure, une fois les enjeux et difficultés présentées, nous pouvons passer par ce qui les a conduit au choix des classes prépas, leurs envies pour l'avenir. Nous parlons de ce qu'ils aiment ou aimaient dans les matières qu'ils ont choisies. De leur manière de travailler, leur rythme, les différentes formes de mémoires. Nous parlons souvent du stress, de l'organisation du travail, des points forts et des points faibles, des difficultés rencontrées et des tentatives de solutions qui ne leur conviennent pas. 

C'est une manière de les rebrancher sur leurs envies, leurs talents, leur motivation initiale. C'est aussi une manière de prendre du recul, de changer de perspective

La posture du coaching n'impose rien. J'identifie, dans ce qu'ils me disent, ce qui pourrait leur convenir. Je leur demande ce qu'ils voudraient faire, ce qu'ils voudraient mettre en place. Ce qui les empêche de le faire. Puis je leur suggère des solutions possibles. Ils/Elles choisissent. Nous convenons des solutions et plans d'action retenus, à tester jusqu'à la prochaine séance

Idéalement, il faudrait s'inscrire dans la durée, prévoir les 8 à 10 séances de coaching de mes confrères pour assurer la consolidation du changement et des solutions - et aussi la viabilité de l'activité du coach ! - mais dans le cas des classes prépas, si les solutions sont en place, ils n'ont "pas de temps à perdre". 

J'aime savoir que pour une élève de PCSI dont le démarrage était difficile, trois séances entre septembre et octobre l'année dernière lui ont permis de trouver son rythme et de décrocher la classe étoile

J'aime pourvoir résoudre un blocage en maths entre le dimanche et le jeudi soir, en organisant d'aller voir le prof de maths le vendredi matin à la pause et que la situation soit résolue pour le DS de maths prévu le samedi matin. 

Les situations sont aussi variées que complexes. Leur point commun, c'est que ça semble a priori "impossible à résoudre" ou que l'étudiant ou l'étudiante a l'impression, avec ses parents, d'avoir "tout essayé". 

Si vous vous reconnaissez dans ces situations, c'est bien là qu'intervient le Coach : en dernier recours.

N'hésitez pas à prendre contact pour découvrir ce métier, cette démarche et voir ensemble si elle peut s'appliquer à votre situation. Les premiers échanges sont bien évidemment offerts. 

Bon courage !

 

Gabriel

06 33 85 53 27

Pour trouver d'autres témoignages d'étudiant(e)s et de parents : 

mercredi 5 janvier 2022

Janvier, la rentrée la plus difficile en classes prépas


 

La rentrée de janvier est la plus difficile des classes préparatoires. Même en troisième année, alors que tout se passait plutôt bien et que les résultats étaient au rendez-vous, le retour à l'internat le dimanche soir a été très dur. Heureusement, des amis étaient là pour me remonter le moral. 

On l'imagine assez bien, même s'il y a de l'inquiétude, la rentrée de septembre est aussi associée à une forme d'impatience, d'excitation : de savoir enfin ce qui nous attend en première année, de poursuivre l'aventure dans la classe qu'on a obtenue pour la deuxième. 

La rentrée de novembre peut commencer à être un peu plus délicate. De nombreux élèves peuvent se poser, déjà, un certain nombre de questions, s'inquiéter pour la suite. 

En janvier, on a rarement autant travaillé qu'on l'aurait voulu. On a de toutes façons pas rattrapé tout le retard qu'on pensait.

L'hiver est là. Les journées sont courtes. Il parait loin, le moment où les journées vont être plus longues, le soleil présent et la fin de l'année à l'horizon. 

Déjà, si vous êtes là, c'est que vous avez surmonté l'épreuve du dimanche, veille de la rentrée, et de la rentrée elle-même. 

J'ai entendu parler cette semaine d'un élève qui avait arrêté. Si vous êtes sur le point de le faire, une seule question : est-ce que vous arrêtez pour les bonnes raisons ? Avez-vous décidé que tout cela ne vous valait rien et qu'il était préférable de trouver un environnement où vos talents seront révélés ? Dans ce cas, c'est tout à votre honneur et je regrette parfois de ne pas avoir eu cette démarche. 

Par contre, si c'est parce qu'émotionnellement, vous ne supportez plus la charge de travail, le stess, les remarques des professeurs ou les mauvaises notes alors que vous en êtes persuadé, votre projet d'étude et d'école passe par les classes prépas, n'hésitez pas à prendre contact. 

En effet, il y a de nombreuses solutions à mettre en place pour améliorer la situation en classes prépas. 

Parfois, il suffit simplement d'arrêter d'écouter tous les conseils inutiles qu'on vous donne pour vous recentrer sur ce qui est bon pour vous, et uniquement pour vous.

Parfois, c'est le manque de sommeil qui pourrit tout et qui vous empêche de vous concentrer, d'être attentif, de participer puis de mémoriser vos cours. Ou simplement de trouver la réponse aux exercices. 

Pour d'autres, c'est d'avoir supprimé toute activité qui leur plait, toute pause "détente" ou "sport" pour décompresser, gérer le stress, relâcher la pression un moment et reprendre ensuite. 

Enfin, c'est quelquefois l'apprentissage avec "trois semaines de retard", c'est à dire la veille de la colle ou du DS au lieu de pouvoir suivre chaque jour le cours en ayant assimilé le plus possible le précédent. 

Dans tous les cas, une séance de coaching permet de faire la part des choses, de clarifier les envies et les écueils. 

Dans tous les cas, je vous souhaite une très bonne année, le meilleur dans vos études et dans tous les aspects de votre vie !

Gabriel