mardi 16 novembre 2021

Le coaching, en quoi ça vous aide ?

Bonjour,

En arrivant en maths sup, à Orléans, en 1997, il n'était pas question de demander de l'aide. 

Des cours particuliers ? Ça nous aurait paru hautement improbable. 

Nous ne nous achetions même pas de bouquins complémentaires aux cours des profs.

Au cours de l'année, j'ai découvert qu'il était utile d'acheter des bouquins pour mieux comprendre, parfois aller à l'essentiel en 1 page quand le cours fait 20 copies doubles. 

 

En arrivant à Lakanal en 5/2 c'était une institution : vente de bouquins par les internes de l'année d'avant pour les nouveaux arrivants. MethodiX et tous les autres...

 

Aujourd'hui, il y a internet, vous avez probablement accès à 20 ans d'annales de concours, aux corrigés de vos DM...

 

Quand j'ai lancé mon blog de coaching fin 2008, je ne voyais pas comment les cours particuliers pouvaient aider. Le copain qui accompagne la création d'entreprise m'a annoncé le contraire : "si tu veux que ton entreprise fonctionne, propose des cours de maths !" "C'est là qu'est le marché".

 

Depuis les cours de maths sont devenus des coachings de maths. 

Olivier SARFATI propose des classes virtuelles de maths les samedi après-midi et 190 h d'accompagnement à travers des séances collectives pendant les vacances, des sessions enregistrées, des coachings par son équipe... sur le site très soigné MyPrepa.fr

Quand on cherche des coachings pour les étudiants des classes prépas, on est passé de 3 interlocuteurs en 2008 : Sylvaine PASCUAL à Versailles, Sylvie AUDIBERT à Saint Germain en Laye à plus de 25 offres diverses et variées.

De mon côté, je continue à croire à l'autonomie de l'étudiant et à une approche globale du coaching. 

Ce que j'aime dans ma proposition d'accompagnement, c'est de remettre un étudiant sur pied en 1h ou 1h30. De pouvoir m'assurer qu'ensuite tout se passe mieux sur 6 semaines. 

 Ce n'est évidemment pas un modèle économique très efficace. Proposer des formules annuelles alléchantes garantissant l'intégration d'HEC est evidemment plus satisfaisant commercialement. 

Les familles sont prêtes à dépenser beaucoup pour l'avenir de leurs enfants. 

Des articles circulent cette semaine :

 

De mon côté, quand je demande quelques centaines d'euros, je trouve que c'est déjà beaucoup pour plusieurs semaines d'accompagnement. 

Je propose des coachings solidaires selon la charte de déontologie de l'association européenne de coaching : pour les élèves boursiers, les familles qui ont moins de moyen. 

J'en viens au sujet de cet article : comme "coaching" ça veut tout et rien dire à le fois, de quoi s'agit il exactement ? En quoi ça peut aider les étudiants ?


J'ai l'impression que le plus important, c'est que j'assure la gestion de crise. 


Il n'y a pas pas de coaching si tout va bien ou que c'est supportable. 


Les étudiants n'ont pas le temps de parler à un inconnu s'ils ne ressentent pas au fond d'eux-mêmes qu'il faut trouver une solution aux difficultés qu'ils rencontrent. Parents, profs et amis ont fait le nécessaire. Ils ont un prof particulier ou y réfléchissent. Ils font des stages aux vacances pour trouver la motivation de travailler...

Et si on prenait le problème dans l'autre sens ?

  • que voulez-vous ?
  • pourquoi faites-vous les classes prépas ?
  • qu'attendez-vous de ce métier, de ces écoles ?
  • qu'est-ce qui vous plait dans les maths, la physique ? ou l'économie, la gestion, le marketing ? la philo, les lettres, les langues ?
  • faut-il vraiment travailler tout le temps ou gérer les priorités ?
  • faut-il travailler tout le week-end ou prévoir un programme de travail et des pauses ?
Le plus important, ensuite, c'est la confiance en soi et en sa capacité à réussir.

On n'en parle pas explicitement, mais tous les sujets autour nous permettent exactement ça : vous rebrancher sur :

  • votre confiance en vous et en vos capacités à réussir
  • le sens de tout ça
  • votre intérêt pour les matières enseignées
  • la valeur de l'effort quand il permet d'obtenir des résultats
  • la satisfaction de trouver un exercice de maths, de rédiger une dissertation de philo sur un sujet qui nous interpelle, comprendre un phénomène physique ou les évolutions économiques 

Le chemin des classes prépas et des études supérieures est un parcours engagé et exigeant à un âge où d'autres peuvent avoir décroché depuis longtemps. 

Il est basé sur un contrat de retour sur investissement dont on peut douter tant qu'on n'a pas obtenu l'école visée, dans un quotidien où les certitudes flanchent... 

Il peut être tentant de trouver injuste de ne pas profiter, nous aussi, de nos soirées pour voir nos amis, des samedis pour nous coucher à 3h, de nos vacances pour ne rien faire...

Où que vous en soyez dans ces réflexions ou inquiétudes, quand vous passez plus de temps à douter qu'à travailler, plus de temps à vous dire que "vous devriez vous mettre au travail" qu'à travailler, une séance de coaching vous ferait du bien.

Le plus souvent, ce sont les parents qui identifient ce besoin. Malheureusement, les jeunes font comme nous tous quand ils n'ont pas envie de voir le problème : jeux vidéos, temps passé sur internet "à regarder des vidéos sur youtube".

A l'époque déjà, c'était plus facile d'être à l'internat qu'à la maison avec la tentation de la télé, de l'ordinateur ou de la console de jeux. Désormais, ils ont dans leur poche ou sur leur bureau la télé, l'ordi et la console. Je les plains. Bravo à ceux qui arrivent à couper leur téléphone ou au moins les notifications des réseaux sociaux et autres groupes whatsapp.

Ce week-end chez des amis pour la préparation d'un exposé d'une élève de 13 ans en 4e son smartphone affichait des notifications toutes les 5 à 15 secondes. Comment se concentrer dans ces conditions ?

Je vous souhaite bon courage !

Gabriel 

06 33 85 53 27  

lundi 20 septembre 2021

Une seule manière de travailler : la vôtre !



Bonjour, 

Régulièrement j'accompagne des élèves qui se posent plein de questions sur leur manière de travailler ou qui se reprochent de ne pas travailler assez, de ne pas être assez efficace. 



Est-ce que vous êtres vraiment en mesure de choisir à quelle vitesse vous apprenez un cours de maths ? 

Est-ce que vous êtes vraiment en mesure de choisir à quelle vitesse vous allez trouver la solution du problème, de l'exercice ?



Quand vous travaillez toute une après-midi, est-ce que vous choisissez si vous arrivez à rester concentré(e) 4 heures ou si toutes les heures vous avez besoin de vous levez pour aller faire un tour ?

Quand vous n'arrivez pas à vous y mettre en rentrant de votre journée de cours ou le dimanche matin est-ce que vous le choisissez ?



Je vous propose donc de prendre le sujet dans l'autre sens : 

Pour réussir à vous y mettre : qu'est-ce qui vous fait envie, qu'est-ce qui vous motive ? Faut-il commencer par vos points forts ? Par un sujet qui vous intéresse ? 

Faut-il prendre un temps pour vous rebrancher sur votre motivation d'origine : repenser à l'école ou au métier qui vous a fait choisir les classes prépas ?



Pour vous sentir efficace : identifiez vos priorités, ce qui est le plus important, ce que vous voulez avoir fait plutôt que la liste de "tout ce qu'il faudrait faire". 

Ainsi, quand votre séquence de travail se termine, vous savez que le plus important est fait. 



Tous les moments que vous passez à vous interroger, à vous remettre en question, à culpabiliser de ne pas avoir assez travaillé sont contre-productifs. 



Peut-être pouvez-vous imaginer que la seule manière que vous avez de comprendre, apprendre, travailler, c'est la vôtre. A partir de là, vous avez la chance de pouvoir avancer chaque jour dans la bonne direction. 



Et si vous avez le sentiment que vous n'avancez pas dans la bonne direction, il est alors possible de prendre un temps pour savoir vers quoi vous aimeriez aller, ce qui vous conviendrait mieux. 



Une chose est sûre, souffrir pendant ses études n'est pas la garantie, ni d'être au bon endroit ni d'être en mesure de montrer et développer ses talents. Au contraire. 

Si pour vous, c'est le moment de faire le point sur ce qui marche, ce qui ne marche pas, votre organisation, la gestion du temps et des priorités, gérer vos points forts et vos points faibles et vous sentir plus satisfait de votre travail, mes séances de coaching sont là pour ça. 

 

Bon courage !

Gabriel

06 33 85 53 27






lundi 13 septembre 2021

En quoi est-ce difficile de ne plus être le premier ?


Bonjour, 

 

Pour faire suite à mon article d'hier sur Les difficultés en classes prépas j'ai eu envie de développer. 

 

Finalement, la question se pose : En quoi est-ce difficile de ne plus être le premier ?

 

On pourrait se dire que quand on démarre les classes préparatoires aux grandes écoles, que ce soit maths sup, prépa HEC, une hypokhâgne, BCPST pour préparer l'agro ou véto, ou toute autre prépa, comme la première année de médecine, on est prévenu :

 

Ça va être dur. 
Il va falloir travailler. Beaucoup. Tout le temps. 
Les concours ne feront pas de cadeaux. 
Seuls les meilleurs vont y arriver. 

 

On est prévenu mais on fait les classes prépas pour réussir, comme on a tout réussi jusque-là. 

L'école primaire comme premier de la classe. Le collège avec 19,5/20 en maths et 40/40 au brevet. La première S sur la même lignée pour certains, avec plus d'efforts pour d'autres, mais toujours dans une dynamique d'être dans la meilleure classe du lycée, parmi les premiers ou en progressant rapidement dès qu'on travaille ce qui est nécessaire. 

La fameuse classe d'allemand première langue au collège, celle de latin au lycée. 

 
Alors quand on démarre les classes prépas, c'est pour continuer d'être le premier. C'est pour faire Centrale Paris ou Polytechnique, éventuellement l'ENS si on a une vocation pour enseigner. 
 
Je ne connais personne qui démarre les classes prépas pour faire une petite école inconnue dans une ville où il n'est jamais allé. 
 
Même mon école préférée aujourd'hui, l'ESTIA à Bidart, posée à quelques km des plages de surf, ça ne m'aurait pas semblé sérieux. 
 
 
Des mauvaises notes, c'est cesser tout à coup d'être "validé" par l'extérieur. 
 
C'est cesser de savoir que l'on fait ce qu'il faut parce que la note, le résultat, l'appréciation le dit, le rappelle : "Très bien", "Très satisfaisant", "Excellent". 
 
4,5/20 "A revoir"
 
Ça ne dit pas  : tu as bien travaillé, continue comme ça, ça vaut la peine, tu vas y arriver. 
 
4,5/20 quand "bien" ça commençait à 14/20 pour les autres et à 16/20 pour soi... c'est difficile à avaler. 
 
Être en dessous de la moyenne, c'était interdit. 
Être en dessous de la moyenne de la classe ! 
 
Ça veut dire que je suis moins bon que les autres ?
Ça veut dire que je ne travaille pas assez - alors que je ne fais que ça ?
Ça veut dire que je ne suis pas assez intelligent ? que je ne suis pas fait pour les classes prépas ? que je n'ai pas ma place ici ?            
 
Un échange avec le prof de maths : "Il faut travailler plus". 
 
Il faut travailler plus ? 
 
Mais je travaille tout le temps, autant que je peux. J'ai arrêté toutes mes activités. Je viens au lycée, je travaille. A la pause, je travaille. Je rentre chez moi je travaille. Je me couche, je dors et je recommence.  
J'ai tout appris, cherché et trouvé tous les exercices, appris toutes les démonstrations et j'ai 9,5 ?
 
 
La perte de sens
 
A quoi ça sert alors ?
De toutes façons, à quoi ça sert de faire des maths toute la journée ? 
Je ne vais quand même pas continuer à y passer tous mes dimanches et mes vacances ?
 
 
Le manque de sommeil
 
Pour d'autres, travailler plus ça veut dire dormir moins. 
 
Dans un premier temps, ça peut marcher. On arrive à apprendre plus de cours, à chercher plus d'exos.     

Dans un deuxième temps, ça peut être le début d'un cercle vicieux: fatigué, j'ai du mal à me lever. Arrivé tant bien que mal en cours, j'ai du mal à suivre, je suis moins attentif. Il me faudra plus de temps pour apprendre le cours, pour le retenir. Je n'aurais pas eu l'énergie de chercher les exercices proposés par le prof, je participe moins. Je laisse filer ce que je ne comprends pas au lieu de poser une question.

 Le soir, je n'arrive plus à m'y mettre, je ferai peut-être une petite sieste avant de travailler, quitte à me coucher encore plus tard.

Le mémoire à long terme est affectée par le manque de sommeil. 

On va gérer : réussir les colles apprises la veille, les DS révisés jusqu'à "pas d'heure". Mais que restera t'il de tout cela 12 mois plus tard au concours ? Encore un peu plus tard aux oraux ?

 

Cercle vicieux

Le cercle vicieux de la fatigue fonctionne aussi avec la perte de sens et donc de motivation. 
 
On n'arrive plus à s'y mettre en rentrant. Ensuite on se reproche de n'avoir pas travaillé. On se demande si ça vaut bien la peine de continuer.
 
J'ai ainsi accompagné un élève du lycée Pothier à Orléans (c'était aussi mon lycée pour la sup et la spé 3/2) qui s'est dit pendant presque toutes les vacances, 
"c'est peine perdue, j'aurais dû commencer hier" 

Comme on s'est rencontré pour un coaching le lundi des vacances, j'ai essayé de le rassurer :  "Si vous avez simplement fait la pause du week-end, ça va bien se passer, je vous propose de faire un planning."

"oui, mais j'aurais dû commencer hier"

Une semaine plus tard, il n'avait pas démarré et pouvait renforcer sa culpabilité et son découragement : 

"j'ai perdu une semaine, je ne rattraperai jamais..."

 

L'ambition, les projets

Alors oui, c'est difficile d'avoir des mauvaises notes, de ne plus être le premier.

 

"Si je ne suis pas parmi les premières, je n'aurais pas la classe étoile ? Si je n'ai pas la classe étoile, j'ai peu de chances d'intégrer Supaéro, est-ce que ça vaut le coup que je continue ?"

C'est la question d'une étudiante de Saint Louis, en maths sup PCSI il y a quelques années. 

Quelques semaines après la rentrée, avec l'arrivée des premières notes.

 

La question mérité d'être posée. 

Si je ne veux que "Polytechnique" et que j'ai des difficultés en prépa, qu'est-ce que je fais ?

Est-ce que je renonce à mon projet ? 

Est-ce que je renonce à Polytechnique ? 

Est-ce que je renonce aux classes prépas ?

 

Chaque réponse se construit individuellement à partir d'une petite enquête : 

  • pourquoi je voulais faire Polytechnique ou Supaéro ?

Est-ce pour faire un métier dans la technologie, l'ingénierie ?

Est-ce pour le prestige de l'école et de la formation ?

Est-ce pour travailler dans les Grands Corps d'Etat, comme fonctionnaire ?

Est-ce parce que mon grand-père/mon père/mon oncle a fait Polytechnique ?

(Oui, c'est sexiste, c'est malheureusement encore rarement parce que ma grand-mère a fait Polytechnique, et j'ai envie de croire que les mères qui ont fait Polytechnique sont un peu plus subtiles que nous les hommes et autorisent leurs enfants à faire autre chose - je suis féministe.) 

 

 

  • Pourquoi est-ce que j'ai choisi les classes prépas ?

Est-ce parce que mes professeurs m'ont invité à aller en classes prépas parce que j'avais des bonnes notes et que je ne savais pas trop quoi faire ? 

Est-ce pour me laisser "toutes les portes ouvertes" ? comme je l'entends trop souvent (cf. mon coup de gueule à ce sujet de janvier dernier : 

Les classes prépas ne sont pas un moyen de "se garder les portes ouvertes"

Est-ce parce que j'aime les maths, la physique, la chimie / les lettres, la philo, les langues / l'économie, la gestion, les sciences humaines... ?

Est-ce parce que je suis intéressé par un secteur d'activité ou un métier auquel me donnera accès mon école d'ingénieur, de management, véto, agro, l'ens... 


On voit bien que dans certains cas ce sera facile de retrouver sa motivation initiale et de s'accrocher pour traverser la tempête. Dans d'autres cas, il faudra se reconstruire une motivation propre ou aller voir ailleurs. 

J'ai la croyance désormais qu'on ne choisit pas une orientation par hasard, même si on se laisse influencer par l'extérieur. 

Mon driver, ma motivation à moi, c'était "si c'est dur c'est que c'est bien". Disons que c'était mon système de croyances - pardon pour le jargon de coach/psy. On voit que ça répond : 

  • au principe de sélection par les maths de notre système français
  • au principe de (sur-)valorisation de l'effort.

Depuis j'ai largement revu mon système de croyance : 

  • il faut faire ce qu'on aime
  • si c'est "facile" ça a d'autant plus de valeur : "c'est facile pour moi et (peut-être) pas pour les autres" = un talent ?

J'ai tout un travail autour des points forts et des points faibles avec les étudiants que j'accompagne. Heureusement, la plupart ont choisi les classes prépas qui leur conviennent à partir de leurs points forts, mais passent parfois ensuite trop de temps sur les matières où ils ont le plus de mal...

 

Paradoxalement, ces classes préparatoires peuvent nous imposer de sortir : 

  • de la comparaison ou de la compétition quand ça empêche de travailler sereinement
  • de l'approbation de l'autre parce qu'il faut retrouver une motivation interne et personnelle pour continuer à travailler dans l'adversité
  • de la perspective de grandes écoles prestigieuses comme seule raison de travailler puisqu'à un moment il faut accepter de ne pas être sûr de les avoir, dans le principe même des concours !
C'est tout ce qui me vient pour ce matin. N'hésitez pas à me contacter si vous voulez poursuivre la discussion ou vous faire accompagner pour traverser un moment difficile de votre prépa. 
 
Vous pouvez aussi poster vos remarques en commentaire pour alimenter la discussion ici. 
 
Gabriel Brabant
06 33 85 53 27

J'avais aussi pris le temps d'écrire à ce sujet ici : " La perte de valorisation
 
"Passer d'un statut d'élève reconnu pour ses mérites scolaires par les profs, les parents, la famille et la société en général à une situation de difficulté, d'échec, ou simplement de notes basses, puisque c'est la règle en prépa." 

dimanche 12 septembre 2021

Les difficultés en classes prépas




Ce qui fait la spécificité de ce blog, ce n'est pas seulement de donner des conseils pour que tout se passe bien en classes prépas, mais de mettre des mots sur les difficultés que l'on peut y rencontrer.

En effet, si pour des raisons "marketing" et "communication" dès les premiers jours de sa création des coachs m'ont invité à parler de "Défis à relever" mais j'ai toujours voulu présenter les choses à partir des difficultés rencontrées. 

Je proposais même un sous-titre : 

Accompagnement des élèves des classes prépas pour surmonter les difficultés rencontrées.

En effet, si depuis quelques années, je me prête au jeu des « conseils pour la rentrée » il faut bien se rendre compte que s'il était possible de

  • travailler le plus possible et le plus efficacement possible
  • apprendre son cours et être toujours à jour
  • chercher et trouver les exercices
  • rendre les DMs
  • réviser les colles et les DS
  • et ce, pour toutes les matières... 

il n'y aurait pas d'échec, pas de souffrance, pas besoin de coaching.

 

Le stress

Le premier problème en prépa, c'est le stress.

Mais le stress, c'est aussi le premier moteur : l'envie de bien faire, de se surpasser, de travailler plus, plus efficacement, plus longtemps. L'esprit de compétition qui va avec : faire mieux que les autres, réussir les DS, être le premier, progresser dans le classement, faire mieux que son voisin, faire mieux que son ancien camarade classe parti dans une autre prépa, réussir les concours, intégrer la meilleure école possible. 

Ça devient problématique quand ça empêche de se mettre au travail, de répondre correctement en colle, de chercher sereinement le DS...

C'est un sujet à part entière que je développe sur une page dédiée : Gestion du stress


Ne plus être le premier


Une autre grande difficulté en classes prépas, c'est de ne plus être le premier ou le troisième ou « dans le top 5 de la classe ».


Les élèves y sont pourtant habitués depuis les plus jeunes classes : s'ils sont là, en classes prépas, c'est souvent que leur scolarité s'est passée sans problème. Ils avaient « des facilités » pour reprendre un discours qu'on entend beaucoup.


Etre parmi les premiers de la classe, c'est se nourrir de sa propre satisfaction, de celle de ses parents, de celle de ses profs.


Les premières « mauvaises » notes en prépas (elles sont systématiquement mauvaises quand on compare à un bac où les élèves ont maintenant 20 en maths!) peuvent être l'occasion de profondes remises en question :


  • Qu'est-ce que j'ai fait de mal ?

  • Il faut que je travaille plus

  • Il faut que je travaille plus efficacement


Puis peut arriver le début des vrais problèmes avec :

  • il faut que je travaille autrement


« Il faut que je travaille autrement », c'est se débrancher de ce qui a toujours marché pour soi, jusque là. Comme si on pouvait se mettre à comprendre plus vite, à apprendre plus vite.


« Il faut que je travaille plus » c'est prendre le risque de travailler en prenant sur ses heures de sommeil de manière excessive. Parfois jusqu'à l'épuisement, dans un cercle vicieux où quand on est trop fatigué, on a du mal à suivre en classe, on a du mal à comprendre, on prend deux fois plus de temps pour apprendre son cours, on le retient peu (la mémoire à long terme fonctionne la nuit).



Des enjeux de démotivation et de doute

Vivre tout cela peut amener à s'interroger sur sa place au sein de la classe, sur sa place en classes prépas. C'est parfois renforcé par des remarques, des critiques des professeurs. Souvent, les notes obtenues suffisent à déstabiliser.


20 ans plus tard, je suis « réconcilié » avec mon 9,5 au premier devoir de maths et 16e de la classe. Surtout quand c'est remis en perspective par mon enseignant quelques mois plus tard « avec ton dossier d'admission on n'avait aucune idée que tu pouvais faire un si bon démarrage d'année »... J'en étais tombé de ma chaise : dans mon ressenti à moi, avoir travaillé tous les moments disponibles, dès les premiers jours, pendant trois semaines et n'avoir pas la moyenne. N'être que 16e...


J'ai aussi remis en perspective les notes et les classements de mon année de spé en PSI* : être parmi les 10 derniers c'est normal quand il y a 12 redoublants devant et qu'on a été admis justesse en classe « étoile ».


Mais au moment où je l'ai vécu je me suis posé beaucoup de questions.


  • qu'est-ce que je fais là ?

  • Est-ce que les classes prépas c'est vraiment fait pour moi ?

  • Moi c'est de la philo que je voulais étudier de toutes façons...


Les questions que l'on se pose, c'est autant de temps et de disponibilité que l'on n'a pas pour son travail : on peut avoir du mal à s'y mettre, on peut avoir du mal à rester concentré.


Je fuyais dans un bouquin, des conversations avec d'autres, un cinéma quand le stress devenait trop fort... et ça déclenchait des périodes de culpabilité infinie de « tout ce temps perdu qu'il aurait fallu passer à travailler ».


Aujourd'hui les élèves doivent lutter contre youtube, netflix, leur smartphone et les réseaux sociaux. Nous n'avions « que la télé et les jeux vidéos ». Il suffisait de ne pas l'allumer, de ne pas en avoir chez soi ou dans sa chambre d'internat. Je n'ose imaginer le temps passé chaque jour par ces milliers d'élèves quand on ouvre instagram « pour 2 minutes », quand les notifications whatsapp peuvent pleuvoir toute la journée.


J'imagine que quand on est motivé, on coupe son téléphone. On le laisse dans une autre pièce. On le met en mode avion. Mais quand ce sera le mois de novembre et qu'il pleuvra, le samedi après-midi ? comme nous avait prévenu notre professeur de latin de terminale, également professeur de lettres en khâgne...


Haut potentiel et hypersensibilité

Au fil des années de coaching et de d'accompagnement, qui se sont associées pour moi à des formations, des lectures, des découvertes, j'ai pu voir le lien qu'il pouvait également y avoir entre le haut potentiel ou en tout cas l'hypersensibilité et les difficultés en prépa.


Ça en devient ironique parce que ça inverse le discours qu'on entend tous les jours.


  • « Elle n'était pas faite pour ça »

  • « Il n'avait pas les épaules »


Ce sont les plus talentueux, les plus « géniaux » qui peuvent se sentir le plus mal en prépa. En effet, jusque là « ils avaient des facilités » « ils ne travaillaient pas beaucoup » quand d'autres étaient déjà capables de passer leurs samedi après-midi sur la préparation d'un DS de maths ou une dissertation de philo.


Mais être sensible n'est pas un atout en prépa. Il est étudié qu'il n'est pas nécessaire d'être la cible de moqueries et des critiques pour en souffrir : voir son frère, sa sœur ou son camarade de classe critiqué, humilié par un parent, par un prof peut être tout autant source de souffrance. A laquelle s'ajoute l'incapacité, l'impossibilité de le défendre, de le protéger, d'empêcher les choses.


Cette notion aussi a été un éclairage important dans mon analyse de la souffrance en prépa. Je n'avais pas à me plaindre : c'est de Jérôme qu'on se moquait.


Pourtant :

  • je souffrais pour lui

  • je souffrais avec lui

  • je n'étais pas en mesure de m'interposer

  • je culpabilisais de ne pas être en mesure de m'interposer

  • je me reprochais d'être « une petite nature » puisqu'à moi, on ne « faisait rien ».



Alors c'est vrai qu'en « négatif » de toutes ces difficultés identifiées, je propose de faire au mieux pour :

  • préserver son sommeil à tout prix

  • travailler autant qu'on peut mais avec des pauses ressourcantes

  • faire au moins une activité sportive pour décharger la tension et le stress dans la semaine

  • il n'y a qu'une seule manière de travailler : la vôtre

  • si c'est « facile » ça a de la valeur : « c'est facile pour vous, mais pas forcément pour les autres ». Ce n'est pas la peine de passer sa vie à vouloir combler ses poins faibles, pour un concours il vaut mieux tabler sur ses points forts et en faire des atouts


C'est de tous ces sujets dont je parle avec les élèves de PC et PC* 3/2 et 5/2 qui m'ont contacté avec leurs parents cette semaine. Pour les élèves de première année, les appels arrivent un peu plus tard, avec les premières notes, les premières déceptions parfois.


Dans tous les cas, depuis 12 ans je souhaite être cette personne entre des profs « il faut travailler plus » et les parents qui essaient du mieux qu'ils peuvent de vous soutenir et de vous rassurer.


Cette souffrance existe, ces doutes se vivent parfois jusqu'aux concours, le stress peut vous pourrir la vie.


Si vous arrivez à travailler 4h de maths puis 4h de physique évidemment, non seulement vous n'avez pas besoin de moi, mais vous n'êtes de toutes façons pas en train de lire ce blog.


Si vous vous trouvez « pas assez efficace », que vous mettez « trop de temps à vous y mettre », que vous n'arrivez pas à vous motiver le dimanche, que vous vous demandez un jour sur deux si vous feriez mieux d'aller faire autre chose, sachez

  • que vous êtes nombreux dans cette situation

  • que ça vaut la peine d'en parler à un autre élève dans votre classe qui vit la même chose

  • que la solution n'est pas de « travailler plus »

  • mais de travailler « mieux »

  • et de vous rebrancher sur ce qui vous faisait envie, sur vos talents

  • et de retrouver confiance en vous et en vos capacités à réussir.


C'est à ça que servent les séances que je peux proposer, vous accompagner à retrouver le meilleur de vous-même pour reprendre très rapidement les choses en main, retrouver votre satisfaction à travailler et voir vos notes remonter, vos classements s'améliorer. 

 

Bonne journée, 

 

Gabriel 

06 33 85 53 27 

J'ai poursuivi ma réflexion sur ce thème :

En quoi est-ce difficile de ne plus être le premier ?

lundi 30 août 2021

Réussir sa rentrée en classes prépas




Bonjour, 

J'aime beaucoup les séances de coaching au cours de l'été pour prévoir au mieux la rentrée en classes préparatoires. 

Maintenant que l'été est passé, c'est un peu tard pour se demander si on va travailler un peu, beaucoup, passionnément ou "à la folie" entre juillet et août. 

Parfois, l'écart est grand entre les envies et les objectifs imaginés fin juin et la situation au 30 août. 

Certains disent que ça ne sert à rien... d'autres ont déjà un trimestre d'avance par rapport à d'autres parce qu'ils étaient dans les plus grands lycées parisiens. 

Avez-vous au moins lu les œuvres au programme de français ? Aviez-vous l'intention de le faire mais repoussé chaque fois que l'occasion se présentait parce que ce n'est "vraiment pas votre truc" ?



Jeudi, c'est la rentrée. 

Voici les thèmes sur lesquels je vous propose de réfléchir ou d'être vigilant. 

 

1. Le sommeil

Se coucher à 1h du matin tous les jours "pour travailler plus" n'est possible que pour certains élèves. Pour d'autres, c'est le début d'un cercle vicieux qui vous mène à votre perte. 

Être trop fatigué en classe, c'est ne plus être en mesure de faire ce qui va assurer votre réussite : 

  1. être attentif en classe

  2. chercher les exemples, exercices qui sont présentés tout au long du cours

  3. chercher à répondre aux questions qui sont posées par le prof

  4. poser les questions sur les points que vous ne comprenez pas

  5. chercher à retenir tout, tout de suite. 

En effet, trop souvent, on se dit "je verrai ça plus tard" : 

"Je verrai ça ce soir"
 "je verrai ça ce week-end..."
"Plus que quelques jours à tenir, je verrai ça aux vacances"

Idéalement, vous cherchez à comprendre, apprendre, trouver les exercices, répondre aux questions le plus possible, dès maintenant. 

 

2. Le sport

Il y aura forcément quelqu'un pour vous expliquer que vous n'avez pas le temps de faire du sport. 

Dans mon cas, c'est le prof de maths et professeur principal de sup qui nous a présenté l'emploi du temps prévu avec 2h de sport en ricanant. Ah ah ah le sport.

J'ai écrit à plusieurs endroit de ce blog que le sport a tout changé pour moi en 5/2, avec la possibilité de chausser mes baskets et d'aller courir toutes les fois où le stress devenait trop fort. 

Dans les accompagnements que je propose, j'invite tous les élèves, après avoir vérifié leur rythme de sommeil, à reprendre une activité qui leur fera du bien. 

Sport ou musique, il vous faut une activité qui vous permet de décompresser au moins une fois dans la semaine. 

Parfois, dans la conversation, les élèves qui pensaient ne pas avoir la moindre activité sportive se rendent compte qu'ils avaient quand même 15 minutes de marche de leur chambre en ville à leur lycée. 



3. Des pauses qualitatives

Sport, musique, peinture, piscine, marche à pied, jogging, caresser son chat... tout est bon dans la mesure où vous prévoyez dans votre emploi du temps une plage "ressource" dans votre semaine. 

Au téléphone tout à l'heure, une élève de 5/2 m'expliquait qu'elle n'avait eu aucun temps pour le sport pendant 2 ans. Normal, rien n'est fait pour l'inciter... 

Mais elle avait besoin de "se changer les idées" et passait parfois plusieurs heures le soir sur son portable avant de se coucher. 

Ma proposition : toute pause doit être une pause qualitative. 

  • Retrouver des amis et amies le samedi

  • Rentrer le week-end voir sa famille, ses parents, ses frères et soeurs

  • Prévoir un moment de détente avec eux à un moment précis si vous être resté(e) sous leur toit

  • 30 minutes de marche en forêt (ou dans le quartier)

  • 30 minutes de piscine s'il y en a une accessible

  • Guitare / Flute / Piano / Batterie ?

  • Lecture 

  • Un film ? Un Ciné dans la semaine ?

 

La différence entre passer 2h sur son téléphone parce qu'on n'en peut plus ou qu'on en a ras-le-bol et des pauses ressources qualitatives, c'est la culpabilité. 

 

Quand on choisit qu'on sera un meilleur élève de prépa avec un programme hebdomadaire qui nous permet d'aller bien en gardant des activités qui nous tiennent à coeur, qui nous font du bien, on ne ressent pas le culpabilité de l'élève qui n'a pas réussi à se mettre au travail, qui s'est laissé décourager, qui s'est laissé submerger par le stress. 

 

Quand j'allais au cinéma la veille d'un DS parce que je n'en pouvais plus, je vous laisse imaginer le stress et la culpabilité le lendemain !

 

Quand avec José, l'ami équatorien rencontré à Lakanal, nous décidions au dernier moment d'aller au cinéma à Montparnasse le samedi soir et que nous sautions dans le RER, je ne vous raconte pas le kif et les souvenirs que ça laisse. 


Entre temps, le samedi après-midi après les DS était également consacré à une grande partie de foot avec les élèves de la classe et quelques autres : détente, plein air, sport, convivialité, esprit de groupe, partage, solidarité, entraide...

 

C'est tout le reste de la semaine qui prenait une autre tournure.  



Objection : je n'ai pas le temps !

Je vous confirme : vous n'avez pas le temps. 

Il y a trop de travail, trop de cours, trop de leçons à apprendre, d'exercices à chercher (j'y reviendrai : c'est également une priorité), de DM à rendre. 

Vous n'aurez pas le temps mais il faudra bien le prendre. 

De toutes façons, vous ne pourrez pas travailler tout, tout le temps. 

(Sinon, vous ne seriez pas en train de lire ce blog mais en train de travailler ;-)  )

 

4. Organisation - gestion du temps et des priorités

Prévoir des tranches de travail de la durée où vous êtes le plus efficace. 

4h de maths puis 4h de physique. 

Ou plutôt 1h15, changement, 1h15, pause 10' et on recommence ?

Comme vous avez trop de choses à faire, il vous faut aller à l'essentiel et gagner du temps. 

 

4.1 Etre à jour

La première des choses, c'est d'être à jour. 

Chaque jour, vous essayez de comprendre et d'apprendre le plus possible directement en cours ! 

Ensuite, idéalement, vous relisez rapidement votre cours dès le soir pour retenir tout ce que vous pouvez dès la première nuit. 

 

4.2 Gérer les priorités

A) apprendre le cours. Pour être efficace, c'est ce que je dis juste au dessus :

  • pendant le cours en étant attentif, concentré et en participant le plus possible (recherche des exercices, essayer de répondre aux questions du prof)

  • Dès le soir-même avec la question "qu'est ce qui est le plus important ?" (idéalement vous avez mis du rouge pour les théorèmes et tous les moments où le prof dit "ça c'est important" "ça il faut le retenir")

  • A minima avant le cours suivant : être à jour, c'est pouvoir comprendre ce qui va être ajouté à ce qui précède. Perdre 2h d'efficacité parce qu'on ne sait pas de quoi parle le prof, c'est le début de la fin. 

B) Chercher les exercices

C'est absolument indispensable. 

A aucun moment vous pouvez vous contentez de vous dire "je verrai avec la correction". 

En DS vous être principalement évalué sur la recherche d'exercices nouveaux. 

Il ne faut en aucun cas vous retrouvez à être évalué sur quelque chose que vous ne faites pas de la semaine. 

 

Il ne faut pas : 

- se contenter d'apprendre des corrigés de TD

- recopier un DM parce qu'on n'a pas eu le temps de la faire 

 

Ça n'a aucun sens. 

 

 

Voilà ce qui me vient pour aujourd'hui. 

N'hésitez pas à me dire si vous voulez que j'aborde d'autres sujets dans ces lignes. 

 

Bonne rentrée !

 

Gabriel 

Auteur et Coach de Coaching Classes Prépas

 

Pour prendre rendez-vous : 06 33 85 53 27

 

Quelques articles des années précédentes sur la rentrée : 

Les enjeux de la rentrée en prépa

La rentrée, mais quelle rentrée ? (de nombreuses rentrées possibles)

Eté et préparation de la rentrée

Rentrée en classes prépas

 

La page dédiée au même sujet :

Réussir les classes prépas

 


mardi 27 juillet 2021

Est-ce une bonne idée de faire les classes prépas ?

 


 Bonjour,


Ces temps-ci je me demande si c'est une bonne idée de faire les classes prépas. 

Certes, j'en ai une vision déformée puisque j'accompagne depuis 12 ans ceux qui se trouvent en difficulté. 


Ce qui me laisse perplexe, c'est l'idée que les établissements les plus prestigieux sont capables de recruter les "meilleurs élèves" de France pour leur expliquer dans les semaines qui suivent la rentrée : 

" Votre place n'est pas ici "

" Vous n'avez rien à faire là "

" Il faut vous mettre au travail "

Je ne connais pas d'élève qui fait les classes prépas pour se la couler douce. Je ne connais pas d'élève qui "ne travaille pas". 

 

Au contraire, je vois des élèves fatigués, déboussolés, désarçonnés, qui font tout ce qu'ils peuvent pour "raccrocher les wagons". 

A ceux-là, chaque année, les profs disent "ils faut travailler plus". 

 

Alors, hier, ils étaient brillants, ils ont eu 20 au bac, ils ont passé leur scolarité à associer piano, flute traversière, équitation, basket en compétition... mais là, tout à coup, ils seraient paresseux et inefficaces et il faudrait qu'ils "se mettent au travail" ?


Pour moi, les équipes éducatives - mais peut-on les appeler ainsi ? - des classes préparatoires sont les meilleures mais aussi les plus nulles de France. 


Les profs experts en leur matière, n'ont semble-t'il aucune notion de psychologie de base. Sauf peut-être celle qui courrait que si on tape sur un enfant il va se tenir tranquille. Si on l'humilie il va se ressaisir pour répondre aux attentes de l'adulte.

 

Mais en sommes-nous encore là ?

 

A quoi sert un 3,5/20 quand on sait qu'un enfant ne s'épanouit que dans un environnement où il se sent serein, en sécurité et valorisé ?

 

Pour moi, les classes prépas ne sont possibles qu'à l'issue d'une scolarité dédiée à la notation et à la compétition. Je ne pense pas qu'un élève anglo-saxon ou allemand puisse tenir une semaine dans ce qu'on impose aux élèves français en classes prépas. 

 

En effet, les élèves anglo-saxons sont valorisés, soutenus, accueillis dans leurs envies d'activités diverses, de centres d'intérêts variés. On peut faire 4 ans d'histoire avant de choisir une spécialité pour un métier sans être stigmatisé. 

Dans l'image que j'ai des élèves allemands, ils ne supporteraient pas de se retrouver ainsi dévalorisés par un 3,5/20 alors qu'ils ont appris leur leçon, fait les exercices demandés, préparé l'évaluation. 

 

C'est pourtant ce qui arrive à quelques élèves, chaque année, dans chaque classe de CPGE de France. Et sur 80 000 élèves en prépa, ça en fait quand même quelques milliers !

Des élèves, je le répète, brillants l'année précédente, investis dans leurs études, motivés par les métiers d'ingénieur, de management, littéraires ou qui préparent véto, agro... 


Pour certains, c'est l'arrêt immédiat. 

Ma belle-sœur a fait une semaine d'Hypokhâgne. 

Pour d'autres c'est une année d'enfer. 

Une amie a tenu un an sous les quolibets et les moqueries avant de jeter l'éponge. 

Pour d'autres encore, c'est la douche froide : après un an à Sainte Geneviève ou Henri IV ils découvrent en juin qu'ils ne sont pas les bienvenus à la rentrée suivante. 


C'est pour ces raisons que je m'interroge aujourd'hui sur la pertinence de faire les classes prépas. Il est désormais étudié qu'il n'est pas nécessaire de souffrir soi-même des moqueries et humiliations pour être traumatisé par les mauvais traitements. Les voir infligés à un camarade de classe peut être tout à fait traumatisant également. 


Je ne reprendrai pas ici ce que j'ai observé il y a 20 ans mais je continue d'avoir des témoignages, année après année, de notes disqualifiantes, d'humiliations devant toute la classe, de remises en cause radicales des compétences, de l'intelligence, de la légitimité de l'élève à être dans la classe. 


Alors je ne sais pas pour vous, mais je me demande aujourd'hui si c'est bien pertinent de laisser ses enfants aller en classes prépas. Je ne sais même pas si c'est bien pertinent de les laisser faire leur scolarité dans le système scolaire. 

Pour Siefried Cey qui a créé "l'université des hauts potentiels", une chose est sûre pour les enfants hauts potentiels, "si on peut il faut les sortir de là", dit-il en parlant de l'école. Alors les classes prépas !


Je termine en reprécisant que je témoigne simplement pour ceux pour qui les classes prépas ne sont pas adaptées, que ce sont eux, et leurs parents, que j'ai au téléphone et en séance et que je ne peux manquer de préciser ici que de nombreux élèves souffrent chaque année en prépa. La souffrance n'a jamais été le gage de la réussite. 

Bon été !

Gabriel

 

Pour prendre rendez-vous pour une séance de coaching ou un accompagnement pour répondre à toutes vos questions sur ces sujets : 06 33 85 53 27

mardi 1 juin 2021

Les stress des oraux


Bonjour, 

Il peut sembler qu'on s'entraîne toute l'année pour les oraux avec les colles mais tout à coup le stress s'emballe. 

Lors de notre échange le week-end dernier avec une étudiante, nous avons pu identifier que même les oraux blancs pouvaient déjà installer un niveau de stress supérieur :  

 "Je suis seule avec l'examinatrice alors que nous étions trois..."

Pour certain, toute l'année, un examinateur qui porte un regard sur son travail par dessus son épaule, c'est déjà un stress intense. 

Pour d'autres, le fait que ce soit un entraînement, une certaine confiance en eux, l'énergie (ou la surveillance) qui se répartit sur trois personnes, ça permet de rester plus ou moins serein pendant les colles. 

Les oraux blancs, c'est aussi l'annonce des oraux. L'annonce des "choses sérieuses". Dans un stress relatif toute l'année, ça peut devenir très différent pour ceux qui ont tout à coup l'impression "de jouer leur vie". 

Et vous, comment vivez-vous cette période ?

Avez-vous des outils à votre disposition pour faire diminuer le stress au moment de l'épreuve ?

Dans mes échanges avec les étudiants des classes prépas, je mesure que tous ces outils peuvent se révéler insuffisants quand la pression monte vraiment trop. 

 Dans un accompagnement sur l'année, il semble important de mettre en place une activité sportive régulière pour véritablement évacuer la pression, souffler, décompresser. 

Vous autorisez-vous à aller courir 20 minutes pour évacuer la pression ?

Quand c'est possible, allez-vous à la piscine 1h dans la semaine pour aller mieux et être plus efficace tout le reste de la semaine ?


Lors de mon année de sup, notre prof de maths s'était moqué des 2h de sport prévues dans l'emploi du temps. Nous n'avions donc pour ainsi dire pas fait de sport de l'année du fait de son ascendant, de son rôle de référent. 

J'ai par ailleurs, parlé d'un élève qui lui, connaissant ses besoins - et dans une autre classe donc peut-être pas sous cette influence peu constructive - faisait du basket à toutes le pauses et en fin de journée. 

C'est deux ans plus tard, à Lakanal, que j'ai mis en place le même type d'organisation : chaque sortie de devoir le samedi était l'occasion de se retrouver quelques heures pour jouer au foot. Nous avions accès au gymnase tous les midis pour aller jouer au volley ou au badminton. Pendant les périodes de révisions pour les oraux - et même avant cela - chaque fois que la pression montait trop je partais courir dans le Parc de Sceaux. 

C'est désormais ce que je recommande. 

Quand la pression monte trop pour être en état de travailler efficacement, sereinement, il faut s'autoriser à aller évacuer physiquement la pression. 

Se mettre sur son téléphone ou devant une série "pour ne pas y penser" n'est pas une solution. Quand il est temps de reposer son téléphone ou d'arrêter de regarder ce qui nous change les idées, au stress s'ajoute la culpabilité du temps perdu qu'on aurait dû passer à travailler. 

Par contre, s'autoriser à aller courir, c'est savoir que c'est un investissement de 30 minutes pour travailler efficacement, sereinement toute la semaine. 


Au delà, de ce stress lié à la volonté de réussir le plus souvent et à l'inquiétude de ne pas y arriver... je voudrais également parler de la difficulté à répondre à l'attente des examinateurs. 

Dans les consignes données, il me semble compliqué de concilier : 

A l'EDHEC il ne faut pas faire trop long pour ne pas perdre l'attention du jury.

et 

A l'EM Lyon il est attendu une réponse développée et détaillée. 

Donc le jury de l'oral blanc va juger favorablement ou défavorablement une réponse selon qu'on envisage qu'on simule l'EDHEC ou l'EM ? En psychologie, on parle des doubles contraintes comme des éléments les plus complexes à gérer. J'ai l'impression que là, c'est de cela qu'il s'agit. 

Développer sa réponse mais ne pas faire trop long...

 

Enfin, il y a aura toutes les situations où le jury va volontairement mettre en doute la parole de l'étudiant pour le déstabiliser plutôt que de l'accompagner à montrer le meilleur de lui-même. On ne sait plus, alors, si on est là pour évaluer des compétences ou un comportement sous stress. 

Quand c'est pour un entretien d'embauche ou pour l'entretien de personnalité, ça peut permettre de cerner des traits de personnalité. Mais quand c'est pour évaluer un niveau de compétences en chimie, est-ce vraiment utile ? Légitime ?

 

Enfin, si vous avez des oraux, c'est déjà très bon signe pour vous et je vous en félicite. 

Bon courage pour les préparer, les passer, les réussir et choisir ensuite les écoles qui vous conviendront le mieux. 

Pour tout cela, si vous avez besoin de faire le point, n'hésitez pas. 

  • Avoir des outils avec soi pour gérer au mieux le stress d'une épreuve. 
  • S'organiser pour être prêt à passer les épreuves. 
  • Faire le point pour savoir choisir l'école ou le cursus d'étude qui vous conviendra le mieux. 
  • Prendre une décision importante...
Autant de sujets sur lesquels j'accompagne des étudiants tous les jours depuis 2009. 

Bon mois de juin !

Gabriel 

06 33 85 53 27

 

 

mercredi 19 mai 2021

Lettre de motivation - Entretien de motivation -> parlez de vos atouts !


 

Bonjour, 

Un article ce matin pour vous inviter, dans la rédaction de vos lettres de motivation et dans la préparation de vos entretiens de motivation, à parler plutôt de vos atouts ! 

En effet, le nom de ces lettres peut vous induire en erreur mais expliquer dans vos courriers pourquoi un établissement prestigieux comme Louis le Grand ou HEC vous attire ne vous fera pas gagner de points dans la course aux admissions ! 

S'il faut préciser votre projet professionnel et en quoi ces parcours vous permettront de les réaliser, ce qui intéresse le jury c'est ce qui fait que vous êtes un bon candidat. Pour cela, cherchez à identifier : 

 - les compétences pré-requises 

- les compétences de l'ensemble des candidats 

- les compétences que vous avez et que les autres n'ont pas et qui peuvent constituer des ATOUTS ! 

Pour chacune de ces catégories de compétences, précisez que vous les avez et apportez-en la PREUVE par des faits, des actions, des réalisations, des expériences professionnelles ou extra-professionnelles. 

C'est une démarche que je construis avec les personnes que j'accompagne également dans la construction de leur CV et de la présentation de leur parcours d'études et professionnel. 

Ça fait une différence significative en termes d'impact : 

 - les courriers de motivation et CV transformés en mise en avant des atouts + preuves mènent à des entretiens 

- les entretiens menés au regard des atouts pour le cursus d'études ou le poste visé aboutissent à l'admission ou à l'embauche ! 

Pour en savoir plus ou vous faire aider dans cette démarche - ce n'est jamais facile de se mettre soi-même en valeur, n'hésitez pas à me contacter. 

Bonne journée, 

 

Gabriel Brabant 

Coaching Classe Prépas mais aussi Coaching Pro pour la recherche de stages ou d'emplois ! 

Pour prendre rendez-vous, vous pouvez me joindre directement au 06 33 85 53 27  

mardi 19 janvier 2021

Des témoignages qui font plaisir

Bonjour, 

 

En ce début d'année, j'ai reçu des voeux et des nouvelles d'anciens élèves accompagnés en coaching.

Voici les nouvelle de Simon via sa maman :

 


Voici des nouvelles d'Amélie : 

 



jeudi 14 janvier 2021

Une diplôme d'ingénieur ou une école de commerce ne permet pas de "tout faire"


Pour continuer l'article d'hier, précisant que  Les classes prépas ne sont pas un moyen de se "garder les portes ouvertes" je reviens sur l'idée qu'un diplôme d'ingénieur ou une école de management ne permet pas de "tout faire".

30 ans après le "passe ton bac d'abord", c'est devenu,  

"passe ton diplôme d'ingénieur d'abord !"
Il me semble que parents et enseignants le font en toute bonne foi.

L'élève est bon en maths et en physique en terminale, il ne sait pas spécialement ce qu'il veut faire, ne s'autorise de toutes façons aucun projet un peu audacieux... 

- fais les classes prépas

- tu as le potentiel pour faire les classes prépas

- tu pourrais préparer un diplôme d'ingénieur

associé à : 

- ça te donne deux ans de plus pour réfléchir

- tu te gardes toutes les portes ouvertes

- tu pourras faire ce que tu veux.

Le premier reproche que je peux faire à ce système, c'est que les jeunes de 17 ans sont complètement "désorientés", c'est le cas de le dire, à l'idée même de devoir choisir une orientation, un projet professionnel, un métier ou même simplement un secteur d'activité.

Depuis 12 ans, j'ai des enfants, et tous les enfants de 1 à 12 ans que je côtoie ont tous de très nombreuses idées de métiers, parfois plusieurs et qui peuvent changer chaque année : éleveur de chiens de traineaux ou "musher", conductrice de déneigeuse, institutrice, coiffeur, juge pour enfants, infirmière, médecin et évidemment, pompier, gendarme, pilote d’hélicoptère, d'avion, astronaute.

Je me suis donc demandé longtemps pourquoi les jeunes de 15-18 ans ne savent plus. 

Pour y avoir beaucoup réfléchi, j'ai fini par comprendre pourquoi. Il y a deux raisons principales. 

La première est donnée par la pédagogie positive ou l'éducation bienveillante qui nous invite à ne pas "casser les rêves des enfants". Vous savez, ces petites phrases qui se veulent "réalistes" ou "pragmatiques" mais qui sont en fait seulement "cassantes". 

- Architecte ?... avec ton niveau en dessin, tu n'y penses pas !

- Champion de tennis ? ... mais mon pauvre il aurait fallu commencer à 4 ans !

- Astronaute ? avec ton NIVEAU EN MATHS !!!

- Coiffeur, mais c'est pour les filles ?

Je vous invite donc, parents, à vous retenir de ce genre de réponses à vos enfants quand ils vous parlent de leur envies ou de leurs rêves. 

Je vous invite, les jeunes perdus dans leur "non-envies" à réfléchir à ce que vous aimiez et ce que vous vouliez "quand vous étiez petits". 


La deuxième raison, c'est que ceux qui se retrouvent dans une situation de réussite au collège et au lycée sont ceux qui se soumettent le mieux au désir ou au contrôle de l'adulte ou du système. Pendant 15 ans on vous impose de faire des maths à 8h, de l'histoire-géo à 9h et du sport à 10h. On vous indique et on vous impose les devoirs à faire à la maison. 

Après 15 ans de passivité, on se met à vous demander : que veux-tu faire plus tard ? Et là, vous êtes perdus. Ou vous continuez, simplement à vouloir faire plaisir. Les profs disent que les classes prépas, c'est bien ? Je vais faire les classes prépas. Les parents disent que ça permet de garder toutes les portes ouvertes et de faire ce qu'on veut après ? Je vais faire les classes prépas. Ce sera difficile et il faudra travailler, mais je vais y arriver ? Ok, je ferai les efforts nécessaires, jusque là j'ai toujours réussi. 


A l'arrivée, ce n'est pas vrai. 

Les écoles d'ingénieurs ou de management ne sont pas un "eldorado" merveilleux où l'on nage dans le bonheur. 

En ce qui me conserne, l'électronique analogique, l'électronique numérique, l'informatique, les amphi de 8h à 12h le vendredi matin par une enseignante-chercheuse m'ont semble d'un ennui mortel. D'ailleurs nous n'étions que 20 à 30 élèves "consciencieux" sur une promo de 130 élèves. Depuis les cours sont de plus en plus obligatoires dans des écoles soit disant passionnantes et merveilleuses. 

Alors, oui, les élèves font la fête et picolent plus que de raison. 

D'autres passent leur semaine à aller du club d'escalade à la sortie voile. 

C'est évident que nous faisons deux à trois années d'efforts intensifs en maths, physique, SI, chimie, ou économie, culture générale, philo, lettres pour avoir le droit de faire de l'escalade ou de la voile...

Ce n'est pas parce que nous pensions pouvoir piloter des avions de chasse ou envoyer des fusées sur la lune. Ce n'était pas non plus pour pouvoir construire des ponts à l'autre bout du monde ou maîtriser les enjeux de la finance internationale. 

Non, c'était pour faire du sport et se bourrer la gueule le jeudi soir. et pour certains, le vendredi soir, le samedi soir. 


Ce n'est pas non plus vrai, que le diplôme d'ingénieur obtenu, "on peut tout faire". 

Dès les classes prépas scientifiques choisies, on a rayé de la liste : 

- médecin, infirmier, vétérinaire, agronome

- avocat, magistrat, notaire

- cinéaste, réalisateur, acteur

- les carrières dans les langues, les lettres, l'histoire-géo, la philo

mais aussi tous les métiers manuels, l'artisanat, l'art, la photo, le dessin... tous ces métiers si peu considérés dans les ex-terminales S de nos lycées de centre-ville. 

Si de nombreux métiers se retrouvent dans les annuaires d'anciens, ce n'est pas parce que les écoles ouvrent à tous ces métiers comme on continue de le dire à des générations d'élèves, mais bien que dégoutés par tous les efforts fournis pour y entrer et la déception à l'arrivée, heureusement ces élèves doués et plein de ressources sont capables de rebondir. 


Ils choisissent d'intégrer la 3e année de médecine après Télécom Bretagne quand c'était encore possible. Ils choisissent d'intégrer une formation de pilote d'avion de ligne parce que c'est ce dont ils ont toujours rêvés. 


Il y a 40 ans l'exemple c'était Antoine, chanteur Yéyé issu de Centrale paris. 

Il y a 20 ans, nombre de nos amis issus des grandes écoles voulaient autre chose. L'année de mon diplôme, j'ai présenté la Fémis pour les 5 places de réalisteur. C'était un peu comme présenter l'X en candidat libre après le bac... 

Il n'empêche qu'y échouer m'a conduit ensuite à choisir de travailler. Un boulot sympa d'assistant RH n'étant pas assez prestigieux, je me suis senti obligé de le quitter pour aller faire un travail de "consultant en stratégie marketing dans les assurances". Prestigieux et bien payé, certes, mais que j'ai détesté dès les premiers jours. En quelques semaines, j'en étais convaincu : le "bleu ciel" de la slide powerpoint n'était pas le bon "bleu ciel" de la charte graphique. Par contre, le contenu, peu importe !

D'autres ont choisi d'écrire des scénarios pour le cinéma, avec plus ou moins de succès, entre deux missions pour des sociétés de services pour avoir quand même des revenus. 

Depuis 10 ans, le changement de métier avant même d'avoir commencé est devenu monnaie courante, comme en témoigne l'ouvrage "Réinventer sa vie professionnelle quand on vient de la commencer" de Marion de la Forest Divonne, publié chez Eyrolles. 


Vous comprendrez au ton de mon article que c'est un sujet qui me tient à coeur. 

Que vous ayez 15 ans et besoin de construire un projet d'orientation ou 21 ans à la fin de 5 ans d'errance entre choix difficiles et décisions manquées, je peux vous accompagner pour y voir plus clair !


Gabriel

Pour un Happy 2021 !

06 33 85 53 27