samedi 14 janvier 2023

Coaching de maths & physique

Bonsoir,

Il semble tout à fait important d'apprendre à travailler les maths et la physique. Une approche intuitive peut suffire pour réussir le lycée et le bac, mais quelque chose change quand on arrive aux études supérieures, aux années après le bac. 

En particulier en maths sup, il faut cesser de "bachoter". Apprendre des corrigés d'exercices par cœur, souvent sans même les avoir cherchés, ça ne marche pas. 

En DS / DST, vous êtes évalué sur votre capacité à chercher et trouver des exercices, idéalement nouveaux, innovants. En tout cas, différents de ceux qui ont été cherchés en cours. 

Ceux qui ont une très bonne mémoire et se reposent sur cette capacité à retenir les corrections peuvent s'y trouver piéger : ça suffisait largement au lycée, mais ça devient un piège en maths sup. Ils passent à côté de la subtilité de l'exercice. Certes, ils ont la bonne méthode, l'astuce nécessaire, mais ils n'ont pas vu la différence dans les hypothèses ou les conditions initiales qui en fait un exercice nouveau. 

 A un autre niveau, c'est une injonction des profs de maths qui peut poser problème. Notre prof de maths sup, passionné et passionnant, écrivait au tableau ses axiomes pour la réussite : 

Votre salut passe par la connaissance des cours

Mais alors qu'il n'avait encore que quelques premières années d'enseignement derrière lui, il avait dû ajouter 

et la recherche des exercices !

A penser que l'on peut apprendre les mathématiques comme une poésie, on oublie que ce sont des sciences. 

Il serait même préférable d'amener chacun à reconstruire le cours de maths entièrement, à partir de ses connaissances, sa compréhension.

Depuis des années, je propose "l'apprentissage dynamique du cours" c'est-à-dire un apprentissage du cours en lien direct avec les exercices : en lien direct avec son application. 

Chercher les exercices. Constater qu'on n'y parvient pas. Parcourir le cours pour trouver quel théorème peut s'appliquer à partir des hypothèses de l'énoncé, en déduire ce qu'il y a à déduire. Comprendre ce qui se joue. Et retenir enfin ce théorème et sa démonstration parce qu'il est utile !

En physique, il me semble qu'il faudrait aussi pour chaque théorème, chaque cours proposé, des applications tout à fait réelles, concrètes, applicables dans nos vies. Seuls les cours de PSI* à Lakanal ont fait sens pour moi, avec les propositions d'observations réelles de notre prof : les effets de moiré, le bleu du ciel, le soleil qui devient orange et presque rouge à l'horizon. Ce sont des choses dont je parle volontiers à mes jeunes enfants des années plus tard. 

Tout le reste ? Passé à la trappe de l'oubli. 

Dans mes coachings j'aborde : 

  • mieux apprendre ses cours... de maths et les autres aussi
  • étaler la recherche des exercices sur plusieurs séances de travail et sur plusieurs jours
  • apprendre ses cours de maths le soir en se couchant
  • mettre des formulaires un peu partout dans son quotidien
  • s'interroger pour vérifier ses apprentissages
  • débloquer les recherches d'exos ou de DM avec ses camarades de classe
  • travailler en binôme ou en groupe pour se motiver, se débloquer, les dimanche ou les vacances
  • Jouer sur la créativité, l'intuition
  • Ne jamais rejeter une idée qui nous vient sans l'avoir testée, analysée... 

Quelles sont vos astuces ? 

Quelles sont vos méthodes ? 

N'hésitez pas à nous en faire part dans les commentaires !

 

Si vous voulez en savoir plus sur les cours et coachings de maths que je peux proposer, n'hésitez pas à m'appeler au 06 33 85 53 27

 

Bonne soirée et bon courage

Gabriel

 

Pour soutenir mon travail vous pouvez contribuer d'un petit montant ponctuel ou mensuel sur la page Tipeee Coaching Classes Prépas


 

mercredi 11 janvier 2023

Quel est le bon prix ? Quel engagement dans le coaching ?

Bonjour, 

Aujourd'hui, ce que je voudrais, c'est vous parler du prix du coaching.

Pendant, longtemps, mes tarifs étaient annoncés sur ma page "nos offres".

Depuis plusieurs mois, je me pose des questions, je m'interroge. 

Deux modèles sont possibles : 

- un prix fixe et ceux qui le souhaitent peuvent appeler, prendre rendez-vous et payer le prix. 

- un modèle plus ajusté, qui prend en compte les enjeux, les objectifs, les moyens à prévoir (nombre de séances, durée des séances, rythme des séances, durée du coaching), le budget prévu...

Dans mon cas, je n'aime pas la séance de clarifications des objectifs gratuite parce que j'aime rentrer dans le vif du sujet et démarrer le travail dès la première séance. 

Il n'est pas possible pour moi de passer une heure à clarifier les objectifs, les moyens, le budget, le tarif... sans permettre à l'élève d'avoir des réponses à ses difficultés dès cette première séance. 

Alors j'avais fini par l'écrire : souvent les situations sont résolues très rapidement, en 1, 2 ou 3 séances. 

Mais j'aurais voulu revenir à des formats de coaching : que les parents et l'élève puissent s'engager à travailler sur au moins 8 séances et/ou 4 mois, comme je l'ai moi-même vécu la première fois que j'ai fait un coaching. 

 

Mais je dois le dire, l'écrire, ces engagements ne sont que théoriques : un(e) étudiant(e) en classes prépas pour qui ça va mieux, qui réussit à se remettre au travail, qui a définit une meilleure organisation, qui a retrouvé sa motivation et sa confiance en ses capacités pour réussir... arrête les séances. 

C'est normal et c'est même pour cela que j'avais choisi le coaching : 

  • chercher ensemble les réponses aux questions que l'on se pose
  • trouver ensemble les solutions aux difficultés rencontrées
  • me baser sur ce que j'ai entendu pour toutes les pistes que je peux proposer
  • me baser sur ce qui marche pour moi et pour d'autres élèves pour toutes les recommandations d'outils (de gestion du stress par exemple) ou d'organisation personnelle du travail...
  • laisser l'étudiant(e) totalement libre et autonome dans ses choix, ses décisions, son implication, son travail
  • et enfin être un coach "biodégradable" qui disparait quand on n'a plus besoin de lui.

Alors c'est bien joli de vouloir un "modèle économique" plus pérenne, des revenus plus réguliers, un engagement dans la durée... mais c'est un peu exactement l'inverse de ce que je fais effectivement. 

Parfois, en août, une seule séance suffit à rassurer un(e) étudiant(e) qui se pose beaucoup de questions sur la rentrée. Cette année c'était Camille, le 26 août, avant sa rentrée en khâgne. 

Parfois en septembre, deux séances suffisent à donner les codes de la prépa à ceux qui arrivent par exemple de l'étranger et qui se prennent "comme un mur en pleine tête". Cette année, c'était Paul-Arthur qui arrivait du Luxembourg. Nous avons un peu reparlé pendant les vacances de Noël, mais surtout pour se dire qu'il me referait signe s'il avait besoin. 

En octobre, une séance a permis à Louis de décider qu'il ne resterait pas à Marseille faire sa prépa mais qu'il rentrerait faire sa rentrée de novembre à Montpellier retrouver sa famille, ses amis... et je n'ai pas eu de nouvelles à la rentrée jusqu'à en demander à son père.

En décembre, c'est l'idée de tout arrêter et de rentrer à Marseille qui semble avoir permis à Anton de découvrir qu'il pouvait vivre la prépa sans stress et qu'il voulait désormais rester à Sainte Geneviève.

Je me réjouis aussi des coachings où je peux accompagner sur 4 mois une remontée progressive par une meilleure organisation, retrouver la motivation, remettre les choses dans l'ordre : 

  • mieux participer
  • mieux travailler
  • et plus régulièrement
  • mieux apprendre : pour le long terme
  • mieux chercher les exercices - et les chercher déjà !
  • mieux gérer le stress en colle et en DS
  • trouver des manières d'être plus efficace
  • articuler les points forts et les points faibles
  • savoir gérer un planning de travail en vacances/révisions

Mais je dois me rendre à l'évidence, un coaching "de crise" est un coaching court.  J'en témoigne sur trois cas plus anciens sur la page "nos offres" pour le blocage en maths, la décision d'abandon, et "trop de pression dans un lycée parisien". 

Dans ce cas, c'est bien "tout de suite", "sur mesure" et parfois en quelques jours. Alors il n'est pas utile de parler d'engagement sur 4 mois ou sur des séances tous les 15 jours. Parfois en 3 jours c'est fait, même si ça a pris trois séances rapprochées.

Pour vous donner un ordre de grandeur, après les premières années où je demandais 120 euros la séance, je demande 150 euros la séance d'1h30 depuis 2012. A l'époque, il est vrai que la plupart des séances avaient lieu à la sortie du lycée, dans un café sympa où il était possible de travailler, près de la gare St Lazare pour Condorcet, près de la Sorbonne pour St Louis, Louis-le-Grand, Henri 4. J'ai souvenir aussi de séances de Coaching Porte Maillot, le soir avec les parents ou à l'Hotel Océania Porte de Versailles quand je me suis mis à habiter Issy les Moulineaux. 

Petite parenthèse - précision qui me semble importante : 

Sur ces 150 euros, vous pouvez bénéficier de 50% de réduction ou de crédit d'impôts au titre des services à la personne et du soutien scolaire.

Le coût après cette réduction est donc de 75 euros la séance d'1h30.

A raison de 2 séances par mois et de l'idée de développer l'autonomie de l'élève, c'est donc moins que le "panier moyen" Acadomia pour des cours en sup, spé, etc. 

En effet, la facturation d'Acadomia pour des cours de soutien que j'ai pu assurer en maths, physique et SI la première année de mon activité de coach en prépa pour mieux connaître mon marché était (en 2009) de 100 euros pour 2h de cours, 4 fois par mois, soit 400 euros par mois. 

Le coût moyen de mes coachings est de 300 euros par mois, avec l'objectif de s'arrêter au bout de 3 à 4 mois et pas de durer sur toute l'année scolaire.

 

J'allais même jusqu'à faire des séance à l'étage du MacDo de Versailles pour un étudiant de Hoche le samedi matin. 

Les choses ont changé quand un élève de Sainte Geneviève m'a expliqué que ça lui prenait trop de temps de me rejoindre au centre de Versailles ou que des étudiants se sont mis à m'appeler depuis Lyon, Bordeaux ou Toulouse. 

Depuis 2016, je suis installé dans un petit village du Puy de Dôme et j'ai assumé un positionnement 100% en ligne pour les classes prépas, tout en acceptant un poste de professeur de maths remplaçant au collège, des cours de maths de soutien, des formations professionnelles sur place.  

Depuis toujours, je propose des tarifs adaptés aux élèves dont la situation financière le nécessite : par exemple il m'est arrivé de diviser par 3 mon tarif pour des étudiants boursiers. Ce n'est pas toujours à bon escient. 

Mais que ce soit à 50 euros ou 150 euros la séance, il convient toujours d'être vigilant et de rappeler aux étudiants et/ou à leurs parents, qu'il s'agit bien de mon métier et que ça conditionne toute mon organisation.


Je ne peux pas "reporter la séance d'1h parce que je suis dans les transports", "reporter la séance à la semaine prochaine parce que je suis très occupé" quand on me le demande quand je suis installé à mon bureau, à l'heure même de la séance. Je demande un délai de 48h pour une modification. Ca me permet rarement de caler une séance dans le créneau qui s'est libéré, mais ça me permet au moins de m'organiser autour de séances qui ont vraiment lieu. 

L'année dernière, le premier rendez-vous en autonomie avec un élève prévu un vendredi soir à 20h est manqué. Aucune nouvelle jusqu'au lendemain midi : je peux vous rappeler de l'aire d'autoroute... C'était surréaliste. J'ai choisi de poursuivre et nous avons pu travailler 4 mois sur le coaching, les maths, la physique et il a pu terminer son année et passer à autre chose. Mais le ton était donné. 

Aux vacances de Noël 2021, je m'étais rendu disponible pour remettre sur les rails un étudiant qui n'arrivait pas à travailler. C'était assez intense et un peu "spécial" de me rendre aussi disponible pendant quelques jours chez nos amis. De retour à Valence il n'était pas disponible pour les séances prévues, prenait 5 minutes pour le répondre "ça va, je bosse"... Ce n'était pas possible de demander, même le tiers de ma facturation habituelle à ses parents, pour des séances qui n'avaient pas lieu. J'ai demandé un rendez-vous tous ensemble, nous avons fait le point et mis fin au coaching. 

Pour cette année 2023, je propose de partir sur le tarif à la séance de 160 euros pour la première séance qui permet : 

  • d'entendre le brief parental avant et/ou au démarrage de la séance 
  • de vivre une séance complète de coaching et de déterminer si ça convient à l'étudiant(e)
  • de décider ensemble de la suite à donner, de l'accompagnement adapté. 

Ensuite, je proposerai un format d'accompagnement au forfait sur lequel nous nous engageons tous et payable d'avance.  

Ainsi, un coaching qui réussit très rapidement devient "une prime de réussite". 

Un coaching qui devient compliqué, un étudiant qui ne respecte pas les séances prévues : elles sont déduites du forfait prévu ou ajoutées à ce qui avait été convenu. Les séances non prestées deviennent un dédommagement pour non respect de l'engagement pris. 

A l'issue de ce premier forfait, il est alors possible de se mettre d'accord sur un fonctionnement "à la carte" ou "à la séance".

A ce forfait pour les séances de coaching, s'ajoutent ce qui est prévu en termes de débrief des séances pour les parents : 

  • un débrief à l'issue de la première phase d'accompagnement définie ensemble
  • un débrief de quelques lignes par mail
    • à chaque séance
    • chaque fin de mois
  • un débrief possible par téléphone par mois et/ou à la demande
  • sur la base de 30€/debrief par mail et 100€/rendez-vous téléphonique.

En effet, après les premiers échanges qui sont nécessairement gratuits et ne débouchent pas forcément sur la mise en place d'un coaching, il m'est désormais indispensable de demander une rémunération pour l'ensemble des étapes de mon travail. 

Ce qui reste invisible en termes de temps passé et de facturation, c'est tout le temps passé entre deux séances, à réfléchir aux enjeux rencontrés par l'étudiant(e), à la recherche de solutions innovantes, créatives, personalisées ou à la recherche d'outils dédiés. 

Je prends beaucoup de notes à chaque séance et c'est une manière pour moi de pouvoir faire des liens, tisser des solutions à partir de plusieurs mois d'analyse de la situation, de la personnalité, des enjeux rencontrés.  

C'est aussi une manière de pouvoir re-questionner les étudiant(e)s sur des sujets qu'ils n'abordent pas à chaque séance et avec l'éclairage de l'échange préalable avec les parents. 

N'hésitez pas à me dire si vous avez d'autres questions et interrogations.
J'en profiterai pour compléter ces lignes et ces articles à partir de vos questions. 


Bonne journée, 

Gabriel

06 33 85 53 27

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mardi 10 janvier 2023

Le choc des cultures

Bonjour, 

Après mon envolée lyrique dans mon dernier article, j'aimerais écrire aujourd'hui sur le choc des cultures. 

En particulier sur l'élève qui arrive de province, d'Espagne ou du Luxembourg pour les lycées parisiens pour ses classes prépas. 

Dans le petit milieu des classes prépas, il est connu que les élèves des lycées parisiens les plus côtés ont parfois jusqu'à un trimestre d'avance sur les étudiants qui les rejoignent pour la prépa. 

Mais les élèves sont-ils au courant quand leurs résultats stratosphériques au lycée français de Madrid, du Luxembourg ou simplement du Parc à Lyon ou de Kléber à Strasbourg les propulsent à Paris pour la suite ?

L'année dernière c'était un étudiant de Sainte Geneviève qui arrivait d'Espagne. L'année d'avant c'était une autre étudiante de BCPST de Sainte Geneviève qui arrivait des Pays-Bas. Cette année, c'est un étudiant du Luxembourg qui arrive dans un autre grand lycée parisien. 

Il y a plusieurs années, c'était un étudiant de Normandie qui avait rejoint Hoche pour les classes prépas. 

Souvent, c'est le choc des cultures : 

  • le milieu socio-culturel familial
  • la culture éducative du lycée à l'étranger
  • VS le système franco-français des classes prépas
  • VS l'élitisme "à la française"

Même d'une classe prépa à l'autre, on oscille entre : 

- "Vous êtes les meilleurs, vous serez l'élite de la nation" et

- "Vous êtes nuls !" (collectif) : "Je n'ai jamais une classe aussi nulle !" ou

- "Vous êtes nul !" (individuel) : "Vous n'avez rien à faire ici !"

Ce qui m'épate toujours, dans ce jugement radical, dénigrant - stigmatisant souvent, puisque c'est dit devant toute la classe - c'est qu'il s'agit bien d'un élève qui a été accepté sur dossier, par la même équipe éducative qui devrait constater son propre échec - de recrutement, de formation, peu importe - au lieu de chercher à jeter l'opprobre sur un étudiant qui se contente souvent de faire de son mieux pour répondre aux attentes de ses profs. 

Il faut savoir que le jugement des profs est souvent simpliste : soit un étudiant réussit, soit c'est qu' "il ne travaille pas". 

C'est bien connu que les étudiants choisissent régulièrement de venir "glander" en prépas. 

Ce jugement à l'emporte pièce permet d'éviter toute réflexion de fond : 

- sur ce qui pourrait aider l'étudiant à réussir

- sur ce qui dysfonctionne en classes prépas pour sélectionner chaque année les étudiants perçus comme "les meilleurs" et en laisser ensuite une partie sur le bord de la route en se contentant d'un : 

"- Il n'était pas fait pour les classes prépas".

Est-ce que 200 ans après la fondation de l'X, il ne serait pas possible que le processus de sélection des étudiants pour les classes prépas soit capable de détecter ceux qui ne seraient, soit disant, "pas faits pour les classes prépas". 

 

Quand nous avons échangé avec la mère de Capucine qui s'était suicidée il y a quelques années à Hoche, sa mère m'avait dit : les enseignants et l'équipe éducative n'y sont pour rien : "elle était haut-potentiel non diagnostiquée". 

 

Ne serait-ce pas normal que ces enseignants et équipes éducatives qui prétendent accompagner nos "champions olympiques des maths et de l'intellect" soient les premiers formés à détecter et diagnostiquer les étudiants haut-potentiels et donc souvent hautement sensibles ?

 

En ce qui me concerne, il me semble qu'il ne faut plus envoyer les étudiants faire les classes prépas scientifiques ou commerciales "parce que ça garde toutes les portes ouvertes". 

Je pense qu'il faut cesser de penser que c'est la "voie royale". Au contraire, il me semble que c'est tout à fait inadapté pour les étudiants les plus géniaux, les plus hauts potentiels, les plus sensibles. 

J'éviterais d'y envoyer les cerveaux en arborescence, les intuitifs : toutes ces maths sans conscience, toutes ces sciences sans applications concrètes les vident de leur intérêt, de leur attrait, de leur grandeur. 

Notre prof de mathématiques nous disait "les maths c'est beau". J'ai envie de lui répondre : si vous aimez les maths, ne faites pas les classes prépas. 

Un étudiant de Condorcet qui aimait vraiment les maths, qui allait approfondir des concepts dans des cours de 4e année d'université, qui aimait faire des liens, chercher à comprendre... a détesté les maths de prépas : 

  • aller vite
  • apprendre le plus vite possible
  • retenir les démonstrations... pour la colle
  • être évalué au DS, beaucoup trop tôt dans ses mécanismes de compréhension d'un ensemble cohérent de notions...
  • utiliser les maths pour "classer" les individus
  • utiliser ultimement les maths pour leur donner accès à une école ou à une autre 

Il a rejoint une licence 2 de maths en fin de sup et a poursuivit des études de maths. La plupart des autres élèves arrêtent les maths à la fin des oraux des concours.

La plupart des élèves qui peuvent être intuitifs, créatifs, souvent brillants ont de très nombreux centres d'intérêts. Ils travaillent peu en rentrant des cours, mais ils ont des activités sportives, musicales, artistiques ou mêmes amicales qui les nourrissent, qui les ressourcent, qui leur assurent la respiration dont leur cerveau a besoin pour fonctionner. 

Dites-leur de ne travailler que maths et physique toute la journée et ils perdent leur énergie, leur intérêt, leur curiosité. Leurs cerveaux s’asphyxient. Eux-même se sentent "saturés". Ils n'ont plus envie.

Ils se demandent ce qu'ils font là. 

Ils se demandent "mais pourquoi autant de maths ?" 

Et moi aussi. 

Bonne journée, 

Gabriel

06 33 85 53 27

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lundi 9 janvier 2023

Janvier !


Bonjour

Cet après-midi, Frédérique - avec qui nous travaillons sur nos projets respectifs en co-coaching - me fait remarquer : "je suis retournée lire tes articles, j'attendais un article pour janvier."

J'avoue que je ne sais plus trop si je dois continuer à écrire sur ce blog, j'ai peur de radoter, de me répéter, de ressortir les "marronniers" comme la presse, de vous lasser. 

C'est oublier que c'est peut-être pour vous la première visite. 

C'est oublier que pour vous, la prépa, c'est peut-être la première fois. 

 

Moi, ça fait désormais 20 ans que j'ai fait les classes prépas. Je les ai démarrées il y a 25 ans pour être précis. Oui, vous l'avez vu - ou vous le verrez - dans les vidéos, il est temps que je change ma photo de profil. Même celle de mon compte facebook désormais supprimé était plus récente...

J'ai 43 ans. Je coach des étudiants des classes prépas toutes filières confondues - et des professionnels* dans leurs enjeux d'entrepreneurs, de professionnels libéraux, de cadres sup débordés, de jeunes ingénieurs ou diplômés d'écoles de commerce dans leurs recherches de stage ou de premier emploi - depuis 15 ans !

 

*Je le précise ici parce que des amis que je côtoie régulièrement en étaient surpris ce week-end quand je leur ai parlé de mes clients et coachés 

  • qui ont monté une agence d'architecte, 
  • qui sont Responsable événementiel Europe chez Apple, 
  • qui quittent Larousse pour se construire un nouveau métier ou
  • qui préparent leurs entretiens et obtiennent un poste,
    • chez Axa pour la gestion des sinistres 
    • de management d'équipe dans une grande entreprise française de courtage en assurances...  

Coach professionnel, je le suis donc pour ces professionnels qui cherchent une meilleure efficacité, une meilleure organisation, plus de satisfaction dans leur métier, dans leur poste ou qui mettent toutes les chances de leur côté pour leur prochaine opportunité. 

Je le suis aussi pour ces étudiants des classes prépas qui ont des emplois du temps de ministre, qui ont beaucoup de compétences mais qui ne savent plus où donner de la tête. 

Qui découvrent un "système" qui parfois ne leur convient que partiellement, dont ils ont besoin de comprendre les codes le plus rapidement possible...

Ils partent également à la découverte d'eux-mêmes pour revoir leurs méthodes d'apprentissages, leur rythme, les meilleurs moments pour travailler, les meilleures manières de retenir ce qu'ils ont à apprendre. 

Mais aussi l'articulation entre l'apprentissage du cours et la recherche des exercices, dynamiser son apprentissage des cours par l'articulation avec les exercices. Cesser penser apprendre des exercices "types" pour les avoir trouvés par soi-même avant...

Un coaching, c'est aussi prendre en compte la motivation personnelle de l'étudiant, se raccrocher à ses points forts pour retrouver du plaisir et des résultats, trouver des stratégies pour les points faibles, des astuces, des "mises en sandwich" entre deux moments consacrés à des matières fortes.

 Pourquoi pas : 

  • lire un article ou écouter un podcast en anglais/allemand/espagnol à chaque trajet ou le soir en se couchant ?
  • relire son cours de maths avant de s'endormir
  • mettre ses formules de chimie ou ses citations de philo sur une fiche sur sa table de petit déj, à côté du lavabo où l'on se lave les dents, sur sa table de nuit !
  • oser demander de l'aide à ses amis pour finir le DM, le faire ensemble, se retrouver le dimanche ou les vacances pour travailler ?

Un coaching, c'est aussi souvent l'occasion de réarticuler les relations dans la famille, la communication, les enjeux, les engagements, la confiance réciproque. 

Etre haut potentiel et/ou hautement sensible a souvent permis d'être brillant tout au long de sa scolarité, avec plus ou moins de "facilités" comme on dit, avec plus ou moins de travail après les cours. 

Quand les parents me disent "il n'a jamais travaillé". Discours tellement entendu... je précise : "Vous voulez dire qu'il ne travaillait pas en dehors des 30 à 35 heures qu'il passait au lycée..."

On me répond "oui, oui, bien sûr..." mais une prise de conscience se met en route. Ce qui s'enraye, c'est tout le mécanisme de concentration, d'apprentissage, de confiance en soi. 

Ce qui parfois se met en place dans un cercle vicieux, c'est le doute, l'inquiétude, les difficultés à se mettre au travail, un sentiment de saturation. Une perte de goût, de motivation, d'envie. 

Si ça ne se passe pas bien, est-ce que je vais avoir cette école prestigieuse que je visais ?

Si je ne suis pas sûr d'avoir cette école, est-ce encore valable de faire tous ces efforts, de consacrer ces deux années à préparer les concours ?

J'aime prendre le temps de remettre en perspective ces enjeux. 

  • Est-ce que l'on base son projet professionnel, son projet de vie sur une école ?
  • Est-ce que nos qualités sont validés par les notes ?
  • Est-ce que nous sommes nos notes ?
Pour avoir plus confiance en eux, me disent-ils, il faudrait qu'ils aient de meilleures notes. 
 
Un coaching, c'est mettre les choses dans l'autre sens : choisir de reconstruire sa confiance en soi et en ses capacités à réussir. 
 
  • Faire ce qu'il y a à faire. 
  • Apprendre ce qu'il y a à apprendre. 
  • S'organiser dans son travail. 
  • Gérer son temps et ses priorités. 
  • Gérer le stress au quotidien, pour les colles, pour les DS. 
Puis récolter les fruits de son travail, d'abord en colle, puis à l'écrit. 
 
Je ne suis pas sûr que l'on puisse trouver de l'aide sur les choses les plus essentielles de sa vie. Je ne suis pas sûr qu'on puisse imaginer d'un professionnel va nous aider sur l'essence-même de ce qui se joue pour nous. Je ne suis pas sûr, moi-même, de vouloir absolument trouver de l'aide extérieure pour les situations difficiles. 
 
Tout se rejoue toujours. 
 
Parfois, s'imaginer qu'on ne peut compter que sur soi-même, c'est justement notre croyance la plus forte. 
 
Parfois on fait tout un travail pour faire changer les choses, améliorer une situation et on voit la situation se présenter à nouveau dans un autre contexte, un peu plus tard sur le chemin. 
 
Est-ce moi qui aide les étudiants des classes prépas dans ce qu'ils ont à vivre. Ou est-ce que ce sont les étudiants des classes prépas qui m'aident, moi, à vivre ce que j'ai à vivre ?
 
Est-ce que ce sont les relations entre les parents et leurs enfants qui me font rejouer, retravailler - comme en systémique ou dans un stage de "constellations familiales" - les influences qui m'ont amené à choisir les classes prépas, à y rester quand c'était difficile, à obtenir une bonne (?) école en 5/2. 
 
A devoir ensuite changer de métier parce que je ne voulais pas passer mes journées dans un bureau à gérer des projets et attendre que la journée passe parce que 2 ou 3h de travail me suffisaient pour réaliser ce qui était attendu de moi ?

Nous enseignons souvent ce que nous devons apprendre. Apprendre à avoir confiance en soi, à gérer le stress, à vivre avec le doute permanent sur le sens de la vie, des états d'âme, des questions existentielles. 

Ne pas douter de soi, cesser de se comparer, accepter d'être différent, oser imaginer que ces différences sont peut-être des talents. 

Être intuitif dans un système qui se voudrait pure rationalité. 
Être sensible dans un système qui prône la compétitivité.
 
Viser l'école la plus prestigieuse quand elle conduit à l'échec des plus grandes instances nationales. 
 
Trouver des postes dans les multinationales qui spéculent sur les matières premières alimentaires, s'imaginer "trader" dans un monde qui continue d'appauvrir les plus pauvres, développer la technologie qui permettra les prochains missiles, les prochaines armes nucléaires, l'hégémonie française dans la vente d'arme. 

Alors, oui, il en faut du courage pour faire les classes prépas aujourd'hui. 

Et parfois, il faudrait pouvoir s'arrêter cinq minutes pour réfléchir sur le sens de ce qu'on fait, sur le sens de ce qu'on nous demande, sur le sens de ce qui est attendu. 

Ces 5 minutes, on croit ne pas les avoir, mais quelque chose, à l'intérieur, s'enraie, se bloque, s'arrête. Il faut alors retrouver du sens, des raisons de s'accrocher, des moyens de se remettre au travail. Il faut se rebrancher sur sa motivation initiale ou sur de nouvelles raisons d'y croire. 

N'est-ce pas un peu ce que nous pouvons faire chaque jour ?
N'est-ce pas un peu ce que nous propose la philosophie, la spiritualité ?

C'est ainsi que toutes ces années après, sur le prétexte-même des classes prépas (scientifiques) qui m'ont détourné d'études possibles de philosophie, les grandes questions s'appliquent. 

Et les outils du coaching me permettent d'être dans ma posture-même : celle de celui qui ne sait pas. Qui ne sait pas mais qui trouve un plaisir immense à réfléchir. Et donc un plaisir immense à réfléchir avec vous sur ce qui ne va pas et la manière dont vous voudriez vous y prendre pour que ça aille mieux. 

Capable, en tout cas, d'entendre que ça ne va pas, quand votre entourage pense que "ça devrait aller". "Il a tout pour réussir". "Il a toujours été le premier de sa classe". "Elle a toujours réussi tout ce qu'elle a entrepris"...
 
C'est donc ce que je propose : 
  • analyser ce qui ne va pas
  • réfléchir avec vous sur ce que vous voulez mettre en place pour que ça aille mieux
  • vous proposer tous les outils glanés au fil des années pour mieux comprendre, mieux gérer les situations que vous rencontrez
  • vous laisser choisir ce que vous voulez essayer, ce que vous voulez faire
  • vous laisser le faire 
  • et vérifier avec vous, 15 jours plus tard, ce qui marche, ce qui ne marche pas et ce qu'il convient d'ajuster...
     
Je vous souhaite un très bon mois de janvier et une bonne année 2023 !
 
Gabriel
06 33 85 53 27

PS : si vous voulez soutenir mon travail, vous pouvez contribuer d'un petit montant sur la page Tipeee Coaching Classes Prépas !

  


samedi 19 novembre 2022

Vidéo - Quel coaching fais-tu ?

Bonjour, 

Il fait bon se sentir vieux, aimer les livres et rédiger de longs articles sur un blog personnel. 

Il fait bon être Coach, vouloir aider les étudiantes et étudiants des classes prépas mais rester caché chez soi. 

L'idée de ce blog, au-delà de vous soutenir par des articles de fond sur ce que vous pouvez vivre en prépa, ce que j'observe et les solutions identifiées, c'est aussi de pouvoir aider le plus grand nombre d'élèves en difficulté. 

Il est donc peut-être intéressant de trouver de nouveaux outils de communication, de publier des vidéos et de faire connaître ma proposition d'aide pour les étudiants en difficulté et leurs parents qui cherchent des solutions...

Alors voici une nouvelle vidéo sur "ce que je fais comme coaching"

Avec quelques grands thèmes régulièrement abordés : 

- un coaching de crise quand on n'arrive plus à se mettre au travail, quand on se demande ce qu'on fait là, quand on se met à douter de pouvoir réussir les concours...

- un coaching sur mesure : à l'écoute de ce que vous vivez et de ce que vous avez à dire, des solutions construites à partir de ce que j'ai identifié dans ce que vous me dites, à partir de ce qui marchait pour vous jusque là. 

- et les premières pistes quand même : 

  • le sommeil
  • la régularité du travail (comment faire?)
  • des explications sur la motivation interne et la motivation externe...

J'avais démarré les vidéos avec les bonnes pratiques pour la rentrée dans cet article mais aussi directement là : 

https://youtu.be/ZrGnAc11hfU

https://youtu.be/c1rb7gZyHxc

et ma présentation sur cette page.


N'hésitez pas à m'envoyer les sujets sur lesquels vous voudriez des pistes de réflexion ou à m'appeler pour prendre rendez-vous pour des coachings individuels. 


Autre piste : seriez-vous intéressez par des webinaires, des ateliers de coaching en ligne en groupe ?


Bonne journée 

Gabriel Brabant

06 33 85 53 27

lundi 7 novembre 2022

De quoi avez-vous besoin ?

 


Bonjour, 

J'espère que vous allez bien et que votre rentrée se passe bien. 



La question que je me pose ce matin est la suivante : 

De quoi auriez-vous besoin ?



De mon côté, je propose des séances de coaching et un accompagnement pour surmonter les difficultés que vous rencontrez. Le plus souvent : la gestion du stress lié à la quantité de travail, aux exigences des professeurs, aux très nombreuses colles et DS toutes les semaines. 



Je travaille avec vous sur une meilleure organisation du travail, améliorer l'efficacité de ce que vous faites, vous rassurer sur le fait que vous allez y arriver. 



Comme je coach 40 élèves chaque année sur 80 000 élèves de prépa, ça fait 1 pour 2 000. Certains d'entre-vous, 2000 lecteurs par mois, se contentent de conseils, de témoignages que vous trouvez sur le site. 



Mais une mère de famille s'ouvrait à moi il y a quelques semaines : c'est peut-être difficile de recommander un coach aux autres parents, avec l'investissement que ça représente. 



Nous nous sommes également demandé si sa fille prendrait plus de séances si elles étaient moins chères. 

 

J'ai surtout l'impression que ce que vous ne voulez pas, c'est "perdre du temps". Pour d'autres, ce serait moins prestigieux de réussir en ayant eu besoin d'aide. 

 

Je peux le comprendre, parce que je le vis à titre personnel : ce serait sûrement plus efficace de faire appel à un coach pour développer mon activité professionnelle, à des prestataires pour la communication...



Je l'ai fait d'ailleurs, au fur et à mesure des années : 

- L'agence "Chez Vous" pour développer le site institutionnel "Talents, Etudes, etc" en 2010 et désormais disparu

- L'agence Conbini et sa dirigeante Kyong-Soo pour développer la marque et le site internet Artisan Coach



Ce qui marche le mieux, c'est ce que j'ai fait moi-même, avec mon intuition et la certitude que c'est ce qu'il fallait que je fasse : le blog Coaching Classes Prépas, avec le nom de domaine coachingclassesprepas.com et des articles personnels et authentiques, même si l'aspect est parfois un peu trop "artisanal"...



C'est ce site que vous trouvez quand vous tapez vos recherches au sujet des classes prépas. C'est ce blog qui m'apporte chaque année des lecteurs, des contacts, des clients. 



Il y a quand même un biais dans cette envie de tout faire soi-même quand on se trouve confronté à une difficulté. En effet, un simple échange avec une amie graphiste m'a fait gagné en professionnalisme en découvrant le site "unsplash" où l'on peut trouver des photos de qualité professionnelle et disponibles gratuitement. 

 

Pour la gestion du stress, j'ai travaillé plusieurs années avec Dan Low et Patricia Sommier. Sur la relation à l'argent, je suis allé aux formations dédiées aux professionnels libéraux de Christian Junod.

 

Ce que j'ai pu observer c'est que les coachs qui sont visibles sur internet, qui interviennent sur les radios ou dans des "sommets" en ligne, se font accompagner eux aussi, par des coachs plus expérimentés sur ces sujets. 

 

Pour faire le parallèle avec les étudiants en prépas, là où nous pensions au lycée Pothier qu'il fallait "nous débrouiller tout seul" et que nos parents n'avaient de toutes façons pas les moyens de nous faire aider... l'arrivée au lycée Lakanal, c'est la découverte que tous les élèves se procurent au moins des bouquins sur l'ensemble des sujets et que nombre d'entre-eux font appels à des cours particuliers ou des stages de vacances en complément. 

 

Moi, je ne souhaite pas être l'intervenant dont l'étudiant pourrait devenir dépendant pour faire ses exos de maths. Ça me semble même un contre-sens en prépa (et même avant). Par contre, il me semble essentiel de pouvoir avoir accès aux clés de réussite spécifiques de la prépa plutôt que de continuer de se heurter à un mur avec la fierté de le faire seul. 

 

Pour terminer cet article, je reviens sur ma question : 

De quoi avez-vous besoin ? 

A l'époque, nous supprimions la télé : facile en internat, plus difficile chez soi. Nous évitions de passer trop de temps sur l'internet naissant. Nous évitions d'avoir accès à des jeux vidéos qui étaient de toutes façons sur un PC ou une console... Mais maintenant que tout est accessible et addictif sur votre smartphone, comment gérez-vous ?

 

Les lycéens travaillent avec des notifications toutes les 20 secondes. 

Est-ce que vous essayez de réussir les classes prépas avec le même type d'interruptions ?

 

Tout le programme est désormais allégé, pré-mâché, pré-digéré et le bac acquis d'avance. Comment faites-vous pour passer au rythme et au niveau d'exigence de la prépa ?

 

Quelles sont vos principales difficultés ?

Quels sont les enjeux que vous rencontrez et que vous ne trouvez pas dans ces pages ?

 

J'attends vos réponses en commentaire ou par mail à gabrielbrabant (arobase) yahoo.fr

Bonne rentrée !

Gabriel 


samedi 8 octobre 2022

Faire le bilan de la situation en prépa !


Séances de coaching à Paris

 

Bonjour, 

Les vacances de la Toussaint sont le moment d'un premier bilan :

 

Comment je me sens ?

Où j'en suis de ma motivation, de mes objectifs, de ma confiance en moi et en mes capacités à réussir ce défi que j'ai choisi ?

Est-ce que j'arrive à travailler régulièrement ?

Est-ce que mes résultats sont à la hauteur de mon investissement travail ?

Est-ce que le stress m'empêche de travailler correctement ?

Est-ce que je ressens trop souvent du découragement qui m'empêche de m'y mettre ?

 

Les premières vacances, pour les élèves de première année, que ce soit en maths sup, en prépa HEC, en hypokhâgne ou en prépa BCPST, c'est aussi l'occasion de faire une erreur : vouloir tout reprendre depuis le début de l'année. 

C'est une erreur parce que vous n'aurez ni le temps ni le courage de le faire. 

Si vous le tentez, consciencieusement, au bout de trois jours, vous aurez fait les 4 premiers jours de la prépa, vous prendrez conscience qu'il vous faudrait un mois pour arriver au bout de votre programme et vous allez vous décourager...

 

Une autre difficulté possible : dans les accompagnements que j'ai menés, le grand risque c'est de ne pas réussir à s'y mettre tout de suite après la fin des cours et de se dire ensuite "j'aurais dû commencer hier"... J'ai vu un élève me dire ça le lundi des vacances... et le dire encore le vendredi suivant !

 

Pour gérer votre travail pendant les vacances, je vous recommande de prendre les choses par l'autre bout : que voulez vous avoir fait pour la rentrée ? 

- liste de tout ce qu'il y aurait à faire

- établissement des priorités

- choix des jours travaillés

- choix de la structure de travail des journées travaillées

- remplissage des "temps de travail" par les tâches identifiées...

J'ai détaillé cet outil d'organisation et de planification du travail ici. Je vous guide volontiers pour le mettre en place au début de vos vacances ou de vos révisions. C'est très efficace et très apprécié de tous les élèves qui l'utilisent désormais !  

 

Lors d'une rencontre au moment de mon passage à Paris, nous pouvons faire connaissance, travaillez sur les enjeux que vous rencontrez, partager les "bonnes pratiques", mettre en place l'outil ci-dessus si besoin... et poursuivre ensuite le coaching par téléphone ou visio comme je le fais désormais le plus souvent. 

Ces outils de travail "à distance", nous les avons apprivoisés lors des contraintes de confinement et nous sommes ravis de nous en passer toutes les fois où c'est possible. 

De mon côté, j'avais commencé 10 ans avant, avec un élève de Sainte Geneviève qui m'avait dit : "ça me prend trop de temps de vous retrouver à Versailles, je préfère qu'on puisse le faire par téléphone". 

Et effectivement, quand on est dans le cœur du sujet, quand on trouve les outils les plus adaptés, quand on veut être efficace, parfois 30 min à 40 min suffisent largement quand l'essentiel du travail est mis en place lors de séances un peu plus longues au démarrage du coaching. 

 

Et puis si vous n'êtes pas à Paris ou pas disponible à ces dates, nous pouvons aussi démarrer le coaching à tout moment par téléphone ou par visio, comme c'est déjà le cas pour les élèves que j'accompagne depuis la fin août, le 15 septembre ou la semaine dernière...

 

Enfin, je voudrais vous souhaitez bon courage pour aller jusqu'aux vacances. Pensez à ne pas relâcher la dernière semaine sur le mode "je reverrai ça aux vacances"... c'est vraiment un piège. 

 

Prenez soin de vous

Gabriel

 

Pour plus d'informations ou pour prendre rendez-vous : 

06 33 85 53 27 ou gabrielbrabant (arobase) yahoo.fr

 

Crédit photo : Anthony Delanoix, Unsplash

mardi 27 septembre 2022

Des séances de coaching utiles !

Crédits photo : @johanemanuel
 Bonjour, 

J'ai le plaisir de vous partager le retour d'une mère qui fait appel à moi pour le coaching de son fils pour son entrée en classes prépas MPSI dans une prépa prestigieuse.

Par respect de la confidentialité de tous mes coachings, j'ai enlevé le nom et la ville... 

 

"Bonjour M Brabant ,

Et merci pour ce retour. Je crois que vos interventions sont très précieuses pour XXX. Ça va l'aider à prendre un peu de hauteur pour avoir une vue d'ensemble. J'étais à YYY pour le voir ce week-end et je trouve qu'il a très fort le syndrome de culpabilité et d'imposteur. Il ne se sent pas à sa place. Et il se sent coupable dès qu'il ne bosse pas. J'essaie de le convaincre de retourner courir plusieurs fois par semaine et que son travail n'en sera que plus efficace. Que sa façon de s'organiser peut faire sa force et ne doit pas être la même que celles de ces voisins. Mais je ne suis que sa mère et je pense que ça a beaucoup plus de poids quand ça vient de vous. 

Encore merci et bonne semaine"


Je souhaite vous partager ce retour parce que tous les sujets abordés lors de mes coachings semblent être résumés en quelques lignes. 

Bien sûr, nous parlons d'organisation du travail, de méthodologie, de gestion du temps et des priorités, de gestion du stress. 

Mais finalement, nous parlons aussi de la relation avec les professeurs et les camarades de classe, de la manière de travailler en coopération ou en compétition les uns avec les autres. 

L'enjeu d'être "à sa place" en classe prépa revient souvent. 

Suis-je "à ma place" ?

Est-ce que je vais y arriver ? 

Est-ce qu'au contraire, je devrais renoncer ? Mais pour faire quoi ?


Pour le reste tout est dit : 

- votre manière de travailler et de vous organiser vous est propre : il n'y a que vous qui travaillez comme ça, que vous qui vous organisez comme ça. C'est votre spécificité. C'est "dangereux" de vouloir chercher à faire autre chose que ce qui vous convient. 

Souvent, j'aide les étudiants à se réapproprier leurs méthodes qui fonctionnent. 

Parfois, je les invite à "bouger un peu le curseur" : si vous passez tout votre temps sur la recherche des DM, quel temps vous reste t'il pour apprendre le cours et chercher les exercices ?

Si vous êtes débordé(e) et que vous recopiez le cours avec 2 tableaux de retard sans réussir à écouter les explications du prof en vue de le relire plus tard... il faut chercher d'autres stratégies !

 

Les classes prépas ne "pardonnent" pas. Nous réussissons beaucoup mieux à trouver la "bonne voie" en quelques semaines en octobre, que remonter la pente d'une année difficile entre mars et juin...

Si vous voyez que quelque chose ne va pas, pour vous, pour votre camarade de classe, pour votre cousin un peu plus loin ou pour votre fils, votre fille ou votre neveu, j'ai créé ce blog pour vous il y a 14 ans. 

Parce que j'ai vécu moi-même la difficulté à être coincé entre ses parents et ses profs sans trop savoir quoi faire. Je suis donc un "tiers" qui permet de réfléchir sereinement à la situation face à vous. 

Comme le dit ma cliente :

"Mais je ne suis que sa mère et je pense que ça a beaucoup plus de poids quand ça vient de vous."  

Je termine par un témoignage qui m'a rappelé à quel point nous pensons tous pouvoir nous débrouiller tout seul et la chance qu'on peut avoir de trouver de l'aide sur sa route : 

 

Merci pour vos retours, vos succès, votre satisfaction : c'est ce qui me nourrit au quotidien. 

La joie de trouver des réponses, des solutions. 

De vous voir vous brancher sur vos envies, vos désirs, vos rêves aussi, jusqu'à vous donner les moyens de progresser, avancer, réussir !

Bonne semaine, 

Gabriel

 

Plus d'information et prise de rendez-vous au 06 33 85 53 27

Ou par mail gabrielbrabant (arobase) yahoo.fr

Je réponds également à vos questions en commentaire !

 

samedi 24 septembre 2022

Premier bilan de l'année

Bonjour, 

Nous sommes déjà le 24 septembre. Comment se passe votre début d'année ?

Avez-vous trouvé vos marques ? votre rythme ?

 

Les premières colles ont eu lieu. Le premier DS est peut-être aujourd'hui, ou c'est le 2e ?

En deuxième année, ça a peut-être démarré très fort ?

J'ai entendu parler d'un lycée où 5 élèves de khâgne auraient démissionné la première semaine. En particulier, le premier de la classe l'année précédente. 

Qu'a t'il pu se passer ?

Est-ce que la perspective de "reprendre" a été trop douloureuse ?

Est-ce que les profs se sont lâchés sur le mode :

"L'année dernière on a été sympa mais cette année, ça va être l'horreur" ?

 

Comment vous sentez-vous ?

Est-ce que vous arrivez à suivre les cours ?

Est-ce que vous arrivez à les retravailler, les apprendre ?

Est-ce que vous vous sentez motivé(e), engagé(e) et même content(e) ?

Je me souviens d'avoir démarré ma maths sup dans une super énergie. Consciencieux, j'ai travaillé tous les moments disponibles, dès les premiers jours, avec l'excitation du défi à relever. 

Au premier DS, j'ai eu 9,5/20 et j'étais 16e de la classe. 

Malheureusement, je n'ai eu personne pour m'expliquer que c'était bien. Je n'avais pas la moyenne. J'étais "seulement" 16e alors que je n'avais fait que travailler, que j'avais tout appris, que j'avais cherché tous les exercices demandés. 

Je n'ai su qu'en mars l'année suivante, que c'était une très bonne performance par rapport à mon dossier scolaire et mon niveau en arrivant. 

Pour moi, le doute commençait à s'installer doucement. 

C'est ensuite le dernier jour des vacances de la Toussaint où nous avions décidé de retourner en Irlande avec ma sœur dans ma famille d'accueil de l'année précédente que je me suis posé la question : "Pourquoi autant de maths ?"

Aujourd'hui, je saurais que c'est parce que j'ai besoin de me nourrir de beaucoup de matières, beaucoup de sujets, beaucoup de changement. Je l'ai su intuitivement, sans en être vraiment conscient : j'ai passé mon année à discuter avec les hypokhâgnes à la pause - déjà c'était beaucoup plus féminin comme environnement ! - puis à aller au cinéma d'arts et essais, au théâtre d'Orléans, le CADO : de Peer Gynt aux rétrospectives de Fassbinder...

Vous retrouverez dans ce blog différents outils et astuces pour tous les sujets qui vous concernent : motivation, se mettre au travail, gérer le stress... 

Mon sujet dans cet article, c'est comment vous vous sentez, là, maintenant ?

Est-ce que vous sentez que vous allez décrocher l'Everest ou est-ce que vous vous demandez ce que vous faites là et si c'est bien la peine de rester?

Est-ce que vous arrivez à vous mettre au travail partout tout le temps ou est-ce que vous vous sentez saturé(e), débordé(e), inquiet(e), découragé(e). 

Avec les classes prépas, vous pouvez tout vivre, ça peut ressembler aux montagnes russes. Ce qui est sûr, c'est que vous y arriverez mieux en sachant : 

- Quels sont vos meilleurs moments pour travailler

- Comment rester efficace le plus possible :

    - avec des tranches de travail de 1h, 2h ou 45 min?

    - en faisant des pauses ou en switchant seulement d'une matière à l'autre ?

Si vous sentez le stress monter, est-ce que vous mettre au travail ça vous calme ou est-ce que vous sentez que vous avez besoin d'aller courir 20 minutes ?

Une chose est sûre, rester assis à son bureau en croyant travailler ne garantit en rien la réussite. 

On tient tout un discours sur les efforts et le côté "consciencieux" dont je parlais tout à l'heure, mais seuls les résultats comptent : vous n'êtes pas là pour "faire plaisir" mais pour réussir un concours. 

Si vous arrivez à retenir les choses en les criants dans un parc, c'est ce qu'il faut faire. 

Si vous êtes performant en dormant une heure de plus que les autres, c'est votre priorité. 

Si vous survivez à la prépa en jouant 20 minutes de batterie tous les soirs, foncez !


De mon côté, la rentrée est lancée, j'accompagne déjà quelques élèves pour les brancher sur leur confiance en eux et leurs capacités à réussir, même si démarrer dans l'un des plus grand lycée parisien peut être stressant ou reprendre pour l'année du concours peut faire monter la pression !

Si vous sentez le besoin d'un accompagnement global vers la réussite, n'hésitez pas à me contacter le plus tôt possible : les bons outils au bon moment assurent d'aller beaucoup plus vite dans la bonne direction. 

Bon courage

Gabriel

06 33 85 53 27


 

jeudi 15 septembre 2022

Rentrée ? Vous avez dit rentrée ?

Bonjour, 

Nouvelle rentrée, nouveau format. 

Voici mes premiers conseils pour une bonne rentrée, en vidéo !




Les vidéos sont aussi disponibles ici : https://youtu.be/ZrGnAc11hfU

                                                             https://youtu.be/c1rb7gZyHxc

 


Pour ceux qui n'aiment pas les vidéos, parce que "c'est comme les boîtes de chocolats, on sait jamais sur quoi on va tomber" : 

- je parle de l'importance du sommeil pour être en forme, attentif en classe, participer et pour la mémoire à long terme. 

http://www.coachingclassesprepas.com/2013/06/se-coucher-tot-en-classes-prepas.html 

- je parle de l'importance de chercher les exercices pour ne pas se contenter d'apprendre les corrigés du prof. 

http://www.coachingclassesprepas.com/2014/01/lorganisation-du-travail-quotidien.html 

Pour mon article complet sur le sujet, qui date simplement de l'année dernière : 

http://www.coachingclassesprepas.com/2021/08/reussir-sa-rentree-en-classes-prepas.html

 

Enfin, pour ceux qui souhaitent un accompagnement personnalisé, je propose des séances individuelles pour aborder les sujets qui VOUS intéressent et construire des solutions sur mesure pour vous. 

Gabriel Brabant

Auteur et Coach du blog Coaching Classes Prépas

06 33 85 53 27

dimanche 31 juillet 2022

Comment travailler cet été ?

Bonjour, 

Vous avez envie de travailler cet été mais vous ne savez pas comment vous y prendre. 

Pour moi, travailler sur de longues périodes revient à avancer tout en prenant soin de soi. 

 

Il faut aussi prendre soin de sa motivation pour la garder sur la journée, sur la semaine, sur plusieurs semaines. 

 

Voici différentes astuces ou stratégies qui pourront vous aider. 

 

D'abord, qu'allez vous faire ?

Ce n'est pas la peine d'imaginer que vous allez reprendre tout le programme de l'année précédente. C'est l'écueil principal : chaque année, aux vacances de la Toussaint la première idée c'est de "tout reprendre depuis le début de l'année". 

 

Bilan : trois jours à fond sur les 10 ou 20 premières pages du cours de maths puis on arrête tout, désespéré parce que ça va prendre trop de temps et qu'on n'y arrivera jamais. 

 

Ce qu'il faut, c'est faire ce qui vous semble le plus utile, le plus important comme si la rentrée était demain. 

Une manière de faire la liste de l'essentiel : imaginez que vous êtes la veille de la rentrée : que voulez-vous avoir fait ?

 

Si vous entrez en prépa scientifique, vous pouvez parcourir le document proposé dans mon précédent article : http://www.coachingclassesprepas.com/2022/07/comment-preparer-sa-rentree-en-classes.html

Il ne faut pas non plus que ça vous fasse peur. 

 

Rendre ses journées dynamiques

Une fois que vous savez un peu mieux ce que vous voulez faire, je vous propose de construire une dynamique dans vos journées. 

Vous ne pouvez pas vous permettre de dormir sur vos cahiers en espérant que ça constitue du "travail". 

Pour apprendre un cours long : après une première lecture ou la compréhension globale des enjeux, je vous invite à ne pas chercher à l'apprendre "par coeur" à tout prix, en y passant des heures. Servez-vous des exercices pour un apprentissage "dynamique" du cours. 

Vous cherchez l'exercice sans le cours sous les yeux. 

Si vous parvenez à le résoudre, vous pouvez passer au suivant. Si vous ne parvenez pas à le résoudre, vous parcourez le cours en vous interrogeant : 

  • est-ce que ce théorème peut me servir ?
  • est-ce qu'il s'applique ?
  • est-ce que les hypothèses sont vérifiées ?
    • oui -> je le tente
    • non, je passe au théorème, à la proposition ou à la définition suivante et je vérifie si elle peut me servir.

Ainsi, vous êtes dans une dynamique. Vous êtes bien en train de travailler, vous êtes bien en train d'apprendre et vous gardez la motivation. 

Dans un deuxième temps, il vous faudra vérifier que vous connaissez bien les théorèmes par cœur avec toutes leurs hypothèses. Sinon vous ne pourrez pas vous en servir correctement en colle ou en DS. 

 

Quand vous saturez d'une matière, vous pouvez faire une pause, boire un verre d'eau, aller marcher 5 ou 15 min, et vous pouvez changer de matière. 

 

Des maths, vous pouvez prendre un temps pour la physique ou la SI. Une fois que vous n'avez plus d'énergie pour les matières scientifiques, vous pouvez lire les oeuvres au programme de lettres, réviser de l'anglais...

Ça marche aussi pour les différentes matières des programmes des prépas ECS et ECE...

 

En hypokhâgne, il y a tellement de livres à lire que vous pouvez être découragé(e) de passer votre été dans des livres qui pourraient prendre un an à être étudiés pleinement. Ça tombe bien : ce sera l'objet de votre année. 

Je vous invite à ne pas vouloir tout ficher, tout retenir, ne rien faire d'autre de votre été. Au cours de l'année vous allez gagner en efficacité, vous saurez mieux ce qu'on attend de vous, ce qui peut être important ou secondaire. 

Tentez plutôt de vous imprégnez des thèmes, des styles, des thèses défendues par les auteurs. Gardez du plaisir, des envies, lisez "à côté" si besoin. 

 

Quand travailler ?

Je ne crois pas qu'on puisse vouloir tout garder pour les 15 derniers jours. Il serait bien plus malin d'insérer 2h de travail efficace le matin ou le soir de journées sympas en famille, entre amis, à la mer ou la montagne ou chez ses grands-parents que de croire pouvoir "ne faire que ça" entre le 15 août et le 1er septembre. 

Déjà, avec l'approche de la rentrée, on sent le stress monter. On ne sait pas précisément ce qui nous attend, mais on sait que ça va être exigeant. 

Alors, oui, les profs vous diront peut-être, comme le nôtre, que tout ce qu'on a fait jusque-là, "ce n'était pas des maths". 

Mais se servir des maths à haute dose pour se permettre de noter, juger, classer, sélectionner, détruire parfois, les élèves, ce ne sont pas des maths non plus. 

Alors il faut imaginer tracer votre chemin, être le plus autonome possible dans vos analyses et dans vos méthodes, savoir pourquoi vous êtes là et où vous allez. 


Comme pour certains ce n'est pas tout à fait clair, une grande partie de vos "concurrents" vont travailler tout le temps. Ils savent pourquoi ils font les classes prépas. Ils veulent les plus grandes écoles. Ils sont boostés à l'esprit de compétition parfois depuis des années. 


Alors si vous faites les classes prépas "pour garder des portes ouvertes" soyez avertis, c'est un peu "casse gueule." On ne peut pas réussir ses premières colles et ses premiers DS si on ne se met pas au travail tout de suite. 

On ne se remet pas facilement d'avoir eu 3,5/20 au premier DS de maths parce qu'on pensait attendre de mieux connaître les attentes du professeur pour s'y mettre. 

On ne rattrape pas facilement 3 semaines de cours en prépa parce qu'on a attendu les premières colles pour apprendre le cours.  


Si vous voulez en savoir plus, n'hésitez pas à poster vos questions en commentaire. Je me ferai une joie d'y répondre. 

Je pense prévoir aussi un webinair si vous êtes quelques-uns à vous manifester avec une demande par mail à gabrielbrabant (arobase) yahoo.fr ou par le formulaire de contact dans la colonne de droite.

Je propose aussi des séances individuelles de préparation de la rentrée si besoin !

Bon mois d'août !

Gabriel


 

 

Bonjour,

lundi 25 juillet 2022

Comment préparer sa rentrée en Classes Prépas ?

Bonjour, 

En cette fin du mois de juillet, j'ai pensé qu'il était important d'aborder avec vous le sujet de la préparation de la rentrée. 

Vous pouvez commencer par lire l'avis d'un professeur de maths sup de Louis le Grand sur le sujet, interrogé par le Figaro Etudiant : 

Nicolas Tosel "Avant d'entrer en prépa il faut bien se reposer"

Ensuite, voici un document proposé par un collectif de professeurs de Louis le Grand pour les maths. Ce document est présenté dans cet autre article : Les exercices de maths conseillés pour préparer sa rentrée

 

Pour reprendre les éléments du débat autour du travail pendant les vacances avant la rentrée en classes prépas ou entre les deux années de prépas, voici ce que j'ai pu collecter au fur et à mesure des années. 

 

Pour mon entrée en sup, j'avais lu les oeuvres au programme. Au lieu de faire une semaine de maths avant la rentrée, j'ai choisi de repeindre ma chambre. 

A la rentrée, ça m'a semblé une bonne idée, notre professeur de maths et aussi professeur principal nous a expliqué que ce que nous avions fait jusque là n'était pas des maths. 

"Faisons table rase du passé !"

Depuis, je m'insurge contre cette posture. 

D'abord, c'est prendre de haut ses confrères professeurs au lycée. 

Ensuite, c'est prendre les élèves pour des cons que de leur dire que tout ce qu'ils ont fait jusque là n'avait servi à rien. C'est peut-être une tradition parce qu'il m'a semblé également qu'il n'y avait à peu près aucun lien entre le niveau attendu pour les concours, les compétences acquises et les programmes de cursus ingénieur en Grande Ecole. 

 

"Se reposer, c'est naïf"

Le titre de l'article du Figaro reprend l'idée qu'il faut d'abord bien se reposer. Les élèves l'entendront certainement comme moi il y a 20 ans : je prends des vacances, je profite, "ils m'ont dit de me reposer". 
 
En fait, ceux qui veulent réussir les concours les plus prestigieux ont commencé bien avant. 
 
Dans les lycées parisiens comme Louis le Grand ou Henri IV le programme de sup est déjà bien entamé depuis la terminale. Alors ils peuvent "se reposer" mais comme par hasard on se rend compte qu'un document leur est proposé qui peut aussi les inviter à travailler tout l'été. 

On peut imaginer que si ce document est en ligne cette année, ça fait des années que de manière plus ou moins formelle, de telles consignes étaient mises à disposition des élèves, soit par les équipes enseignantes, soit par les anciens élèves. 

C'est une des grandes différences que j'ai pu constater entre mes années de prépas au lycée Pothier à Orléans et mon arrivée au Lycée Lakanal en 5/2 (ou cube, troisième année de prépa après un premier passage des concours en "3/2" ou "carré"). 

A Lakanal, la première semaine, les étudiants ayant intégré sont venus nous proposer leurs livres à la vente : les Méthodix, Eyrolles, Dunod, ... Méthodologie, livres de cours, annales de concours, tout était bon pour trouver du soutien, des solutions, des aides. Dans un monde où internet démarrait tout juste. 

Un bouquin adapté, c'est la possibilité de comprendre un cours en quelques pages quand celui du prof ne nous convient pas ou s'étale sur 20 pages recopiées "à l'arrache". 

Des exercices corrigés, c'est la possibilité de comprendre et de traiter celui du poly qui nous pose problème. 

Des annales, c'est préparer les DS et les concours en ayant accès aux sujets qui tombent, aux questions types pour mieux comprendre les attentes des professeurs, des correcteurs. 

Alors ne soyez pas aussi naïf que moi, préparez-vous. 

J'ai envie de vous dire : préparez-vous au pire. 

Pour chaque personne qui témoigne que la prépa a été dure pour lui, vous trouvez un ensemble de profs ou d'anciens élèves pour vous rassurer "Les classes prépas, c'est pas le bagne". 

Des classes prépas encore plus dures qu'avant

Contrairement à ce qu'on pourrait penser, les classes prépas sont devenues plus dures qu'avant. On pourrait croire qu'elles se sont "humanisées", que les professeurs sont devenus des Coachs d'athlètes olympiques en voie pour la médaille d'or. 
 
Pas du tout. 
 
La psychologie qui continue de régner en maître, c'est : 
" Si tu n'y arrives pas, c'est que tu n'étais pas fait pour ça"

"Si tu n'y arrives pas, il faut travailler plus"... à des élèves qui ne font déjà que travailler. 

 

Je vois deux raisons pour lesquelles les classes prépas sont plus dures qu'avant : 

  1. le niveau au lycée s'est écroulé
  2. les élèves ne sont plus habitués à "obéir" ou à "se soumettre à l'autorité"

On pourra m'opposer que l'on dit que le niveau baisse chaque année, depuis 20 ans ou 40 ans, voire depuis 5000 ans, en citant ce texte sur la jeunesse qui nous parait actuel mais qui date en fait de 5000 ans. 

 

Mais ne nous y trompons pas, les niveaux atteints sont plus faibles que ceux qui étaient atteints il y a 20 ou 40 ans. Malgré les 20/20 en maths au bac. Ou à cause des 20/20 en maths au bac. 


Avec ces notes, les élèves sont "arrivés". Ils pensent qu'il ne peut rien leur arriver. Alors qu'avec un 12 ou 13 arraché difficilement en spécialité math on savait qu'il restait du travail à faire. 


Pour le second point, les classes prépas sont construites sur des valeurs qui n'existent plus. J'ai enseigné un an au collège de la Tour d'Auvergne, dans le puy de Dôme et j'ai mis un an, après cette expérience déroutante, pour comprendre ce qui se passe. 

Les élèves et étudiants ne vivent plus dans un monde où ils sont soumis à l'adulte, à son bon vouloir et à ce qu'il dit. Le collège comme les classes prépas, repose sur un système où l'adulte - ou l'institution - décide à la place de l'élève de ce qu'il doit faire, à quelle heure et dans quel ordre. 

Les classes prépas, ça pourrait être un régime quasi-militaire où l'on fait ce qu'on nous dit, dans une confiance aveugle et au sacrifice de tout le reste, la famille, les amis et nous-mêmes pour réussir l'objectif, battre l'ennemi, gagner la guerre. 

Mais les étudiants aujourd'hui, sont peu nombreux à "jouer le jeu". 


Pour un élève que j'accompagne à retrouver un équilibre parce qu'il travaillait trop - ce qui était l'essentiel de mon activité pendant 10 ans, pour des profils à haut potentiel et à haute sensibilité - j'en ai désormais deux à qui il faudrait faire comprendre qu'on est là pour travailler. 

C'est difficile pour moi, parce que ça fait 12 ans que je m'interpose à la croyance et l'injonction du "Il faut travailler plus" simpliste et réducteur pour la plupart des élèves en difficulté que j'accompagne. 


Alors, oui, aujourd'hui et pour ceux qui ont un doute, je l'écris : ce qui serait bien, s'il est encore temps pour vous, c'est de vous mettre au travail dès aujourd'hui et le plus possible. 


Vous pouvez : 

  • vous renseigner sur ce qui est attendu
  • lire les programmes
  • lire les compte-rendus des concours avec les remarques des correcteurs comme celui-ci

 

Vous pouvez aussi :

  • vous renseigner sur les écoles, et pas seulement Polytechnique, Centrale ou HEC
  • construire votre projet professionnel
    • je souhaite être "ingénieur"
      • qu'est-ce qu'"ingénieur" ?
        • en quoi ça consiste ?
        • qui je connais qui fait ce métier ?
        • qu'est-ce que j'imagine ?
      • quels sont les secteurs d'activité qui m'intéressent?
        • automobile
        • aéronautique
        • génie civil et construction
        • finance
        • nouvelles technologies, télécommunications, informatique
           
      •  est-ce que je me vois plus comme 
        • un expert technique, 
        • un chef de projet, 
        • un chef d'équipe ?
    • Je souhaite faire une école de commerce ou de management
      • ai-je une idée des métiers proposés ?
        • communication, marketing, vente et développement commercial, management de projets ou d'équipes, ...
           
      • ai-je un secteur d'activité privilégié ?
        • luxe, automobile, finance, banques, assurances, aéronautique, tertiaire...
    • Je souhaite étudier les lettres, les langues, l'économie...
      • est-ce que j'envisage d'être enseignant, traducteur, éditeur, auteur, chercheur...
      • en université ? dans la fonction publique ? dans le privé ? 

 

 Pour chaque période de vacances, vous allez vous retrouver avec ces questions qui peuvent se poser : 


  • Qu'est-ce que j'ai à faire ?
  • Par quoi je commence ?
  • Combien de temps je travaille ?
  • A quel moment dans la journée ?
  • Comment je fais pour rester motivé(e) ?
  • Est-ce que ça sert à quelque chose ? Est-ce que je suis assez efficace ? est-ce que je vais assez vite ? 

Pour cela, établissez la liste de ce que vous imaginez pouvoir faire. 

Pensez que vous êtes la veille de la rentrée : qu'est-ce que vous voulez/devez impérativement avoir fait ? Ce sont vos "***" ou "trois étoiles". Allez voir l'article Travailler pendant les vacances pour la suite de la méthode.


Et si vous n'y arrivez pas mais que vous pensez qu'il faut vous "débrouiller tout seul", les articles de janvier 2022 sont là pour vous : 

 

Se débrouiller tout seul !

Se débrouiller tout seul (2)

Un coaching ?

En ce qui me concerne, je suis coach. Comme chacun sait, les cordonniers sont les plus mal chaussés. Je n'ai pas de todo list, je n’établis pas de planning, je travaille "au feeling", je range la maison avant de me mettre au travail, j'ai envie d'écrire un livre mais je ne sais pas comment m'y prendre ou par quoi commencer. 

J'accompagne des étudiants à réussir ce que je sais pas faire pour moi-même : s'accepter comme ils sont, se faire confiance, développer leur motivation et leurs capacités à réussir. 

Pour cet été, une invitation : ne faites rien. Reposez-vous. Et constatez par vous-même. On n'a qu'une vie, la sienne, et il faut faire ses propres expériences. 

 

Prenez soin de vous et à bientôt

Gabriel

lundi 30 mai 2022

Trop d'écrans ?



 

 

Bonjour, 


A la lecture de la Fabrique du crétin digital - sous-titré "les dangers des écrans pour nos enfants", je prends conscience que je ne parle pas assez du sujet avec les étudiants que j'accompagne. 


C'est un sujet abordé la semaine dernière avec Monsieur A-A, oncle de L, en prépa à Paris, et sur lequel je commençais justement la lecture de cet ouvrage de Michel Desmurget sur la recommandation de ma bibliothécaire de génie. 


En prenant mon ordi c'est à mon frère - amateur de films violents qui ne reconnaitrait pas comme tel - et à ma mère, amateure, de toujours de séries que je pensais écrire. 


Ca tombe bien, ma mère est abonnée à mes articles et ce message lui parviendra donc. 


Je mesure rétrospectivement la chance que nous avons eue de ne regarder que 30 minutes de télé "en rentrant de l'école" - c'était plutôt à partir du collège : "Sauvé par le gong !" et autres séries des années 90 après une enfance "Olive et Tom" - pour le foot - et "Jeanne et Serge" pour le volley ball. Pour Les cités d'or, il fallait viser : un épisode de temps en temps le dimanche, les amis qui ont vu la série complète dans le bon ordre ont attendu de retrouver les épisodes sur les sites de téléchargement une fois arrivés en école d'ingénieurs. 


Une pensée émue pour Benoit qui nous avait gravé des cd de plein de films à l'époque. 


La moyenne, aujourd'hui, c'est 3h jusqu'à 12 ans, 4h40 au-delà. PAR JOUR. C'est une moyenne. Chacun semble sous-estimer sa propre consommation. Les chiffres de "temps d'écran" que me sort mon smartphone chaque semaine me font halluciner. 


Moi aussi, entre les séances de coaching en visio parfois passées de mon téléphone, les échanges whatsapp en tout genre, les appels et facebook, je passe beaucoup de temps sur mon écran. 


Dans la Fabrique du crétin digital, il distingue le temps d'écran des usages du numérique "récréatif". Ce temps, où j'écris cet article de blog, est anecdotique dans la consommation d'écran générale. 


Il sert pourtant de prétexte à nous équiper tous d'outils que nous allons ensuite détourner pour jouer, regarder des vidéos, suivre les réseaux sociaux. 


Tout cela ne nous fait aucun bien. 


Pourtant, pour chaque publication et étude qui le prouve un pseudo-expert va être positionné face au scientifique pour le décrédibiliser, quand ce n'est pas le journaliste qui le fait lui-même. 


Alors en tant que parent, je mesure la difficulté à limiter l'usage des écrans pour nos enfants. Ce n'est pas parce qu'ils crient qu'il faut le leur laisser. Testé depuis 13 ans : plus ils en ont, plus ils en veulent. Il n'y a pas de seuil de satiété où ils en auraient eu "assez". 

En tant qu'utilisateur, j'ai essayé plusieurs fois de supprimer mon compte facebook. Ils mettent 30 jours de délai avant de le faire vraiment : on a largement le temps de se faire piéger et de réactiver notre compte d'une simple connexion "pour voir". 


Depuis aujourd'hui, 30 mai, j'ai supprimé mon compte et la page "Coaching Classes Prépas" qui va avec. Sans regret, quoi que j'en pense, la page Facebook ne m'a jamais amené le moindre client. Comme entrepreneur, on croit que c'est indispensable, qu'on ne peut pas faire sans. Au contraire, il faudrait l'alimenter tous les jours, échanger avec "sa communauté" (c'est désormais payant pour faire parvenir des publications à des membres qui se sont pourtant abonnés à la page !), développer ensuite instagram et maintenant TikTok. 


Il faudrait faire des vidéos. J'avais essayé. Elles n'étaient pas assez bien aux yeux de mon épouse. Désormais je suis dédouané : oui, je peux faire des formations/coaching en vidéo pour vous les vendre. Mais c'est prouvé : on n'apprend pas si bien que ça par vidéo, quoi que l'éducation nationale essaie de nous faire croire en suivant les recommandations des vendeurs de technologie... et en rêvant des économies réalisées dans un monde sans profs. 


J'ai testé l'enseignement "numérique" au collège en 2016 en arrivant en Auvergne : 

- les élèves de 13 ans n'ont plus de livre de maths, ils doivent se connecter sur l'ENT pour un livre en pdf. 

Je n'étais pas convaincu : 

  • difficile de naviguer
  • aucune idée de passer par le sommaire pour trouver un chapitre
  • impossibilité de s'arrêter "par hasard" sur une page qui nous attire
  • dans un milieu rural où le réseau n'est "pas terrible" - c'est un euphémisme
  • dans un milieu rural où l'ordinateur familial est partagé - et c'est tant mieux - mais donc pas disponible quand l'enfant pourrait faire ses devoirs. 

J'ai donc voulu des livres pour mes élèves. 

Par ailleurs, 

- les élèves ne prennent plus les devoirs à faire en note : c'est au prof de "les mettre sur l'ENT"

- dans la salle dédiée au numérique et à l'informatique équipée de 18 ordinateurs - oui ils ne sont que 18 élèves par classe, les malheureux ! - l'accès est possible à tout. 

L'enseignant peut voir sur l'ordinateur central qu'ils sont bien tous sur... YOUTUBE à regarder des clips et sûrement pas sur "scratch" logiciel censé leur donner les bases de développement et programmation informatique.  

 

Mon article est long - et désormais j'assume si ce n'est pas dans les standards de l'époque : et oui, il faut lire, ça fait plus que 140 caractères et ce n'est pas rempli de smiley, nouvelle tendance des écrits et emails en mode startup / réseaux sociaux / digital natives...


Ce qui compte aujourd'hui, c'est vous. 


Est-ce que sans vous en rendre compte, votre usage des écrans, smartphones et sms, whatsapp et autres, vous prend : 

  • jusqu'à 3h ou 4h40 par jour
  • joue sur la qualité de votre sommeil - comme c'est démontré malgré la "norme" de regarder un film / une série / son smartphone / les réseaux sociaux / ses mails avant de se coucher...
    • la qualité de votre sommeil c'est déjà dit sur ce blog, c'est votre attention la journée, la qualité de votre concentration, la mémorisation à court et long terme...
 
et vous prend tout ce temps au détriment de votre travail personnel ?
 
Il me semble qu'il est essentiel de réagir.
 
Pour nous et pour les autres. 
Dans l'ordre, on commence par soi puis on sensibilise autour de soi si possible. 
 
Dans notre entourage, un jeune couple avec deux enfants était en difficulté avec leur enfant de 2 ans qui ne parlait pas et exigeait le smartphone de sa mère à tout moment. 
 
Nous les avons invités : 
  1. à éteindre la télé qu'ils ne regardaient pas dans le salon
  2. à enlever le smartphone de leur enfant, malgré ses protestations
  3. à limiter le temps de télé 
En quelques semaines l'enfant se mettait à formuler des mots puis des phrases. 
 
Pendant ce temps-là, la professionnelle qui avait tiré la sonnette d'alarme se faisait critiquer dans tous les médias parce qu'elle avait parlé de symptômes autistiques

Puisque vous avez lu jusque là, j'attends votre réaction dans les commentaires ou par mail : gabrielbrabant (at) yahoo . fr. 


Prenez soin de vous. 

J'allais écrire "éteignez la télé" mais on se sent "tout puissant" parce qu'on n'en a pas. Mais qui consomme encore majoritairement de la télévision aujourd'hui ? Nos séries sont sur netflix, nos films téléchargés ou en DVD sur l'ordi...

Je n'ai pas su dire à mon beau-frère de ne pas mettre son fils de 18 mois sur l'Ipad. Je n'ai pas su dire à mon neveu de maintenant 14 ans de lever le nez de la tablette le week-end dernier et mes enfants sont les premiers à nous faire la remarque : vous y êtes bien tout le temps, vous, sur vos écrans !!?? Indignation maximale ;-)