samedi 14 janvier 2023

Coaching de maths & physique

Bonsoir,

Il semble tout à fait important d'apprendre à travailler les maths et la physique. Une approche intuitive peut suffire pour réussir le lycée et le bac, mais quelque chose change quand on arrive aux études supérieures, aux années après le bac. 

En particulier en maths sup, il faut cesser de "bachoter". Apprendre des corrigés d'exercices par cœur, souvent sans même les avoir cherchés, ça ne marche pas. 

En DS / DST, vous êtes évalué sur votre capacité à chercher et trouver des exercices, idéalement nouveaux, innovants. En tout cas, différents de ceux qui ont été cherchés en cours. 

Ceux qui ont une très bonne mémoire et se reposent sur cette capacité à retenir les corrections peuvent s'y trouver piéger : ça suffisait largement au lycée, mais ça devient un piège en maths sup. Ils passent à côté de la subtilité de l'exercice. Certes, ils ont la bonne méthode, l'astuce nécessaire, mais ils n'ont pas vu la différence dans les hypothèses ou les conditions initiales qui en fait un exercice nouveau. 

 A un autre niveau, c'est une injonction des profs de maths qui peut poser problème. Notre prof de maths sup, passionné et passionnant, écrivait au tableau ses axiomes pour la réussite : 

Votre salut passe par la connaissance des cours

Mais alors qu'il n'avait encore que quelques premières années d'enseignement derrière lui, il avait dû ajouter 

et la recherche des exercices !

A penser que l'on peut apprendre les mathématiques comme une poésie, on oublie que ce sont des sciences. 

Il serait même préférable d'amener chacun à reconstruire le cours de maths entièrement, à partir de ses connaissances, sa compréhension.

Depuis des années, je propose "l'apprentissage dynamique du cours" c'est-à-dire un apprentissage du cours en lien direct avec les exercices : en lien direct avec son application. 

Chercher les exercices. Constater qu'on n'y parvient pas. Parcourir le cours pour trouver quel théorème peut s'appliquer à partir des hypothèses de l'énoncé, en déduire ce qu'il y a à déduire. Comprendre ce qui se joue. Et retenir enfin ce théorème et sa démonstration parce qu'il est utile !

En physique, il me semble qu'il faudrait aussi pour chaque théorème, chaque cours proposé, des applications tout à fait réelles, concrètes, applicables dans nos vies. Seuls les cours de PSI* à Lakanal ont fait sens pour moi, avec les propositions d'observations réelles de notre prof : les effets de moiré, le bleu du ciel, le soleil qui devient orange et presque rouge à l'horizon. Ce sont des choses dont je parle volontiers à mes jeunes enfants des années plus tard. 

Tout le reste ? Passé à la trappe de l'oubli. 

Dans mes coachings j'aborde : 

  • mieux apprendre ses cours... de maths et les autres aussi
  • étaler la recherche des exercices sur plusieurs séances de travail et sur plusieurs jours
  • apprendre ses cours de maths le soir en se couchant
  • mettre des formulaires un peu partout dans son quotidien
  • s'interroger pour vérifier ses apprentissages
  • débloquer les recherches d'exos ou de DM avec ses camarades de classe
  • travailler en binôme ou en groupe pour se motiver, se débloquer, les dimanche ou les vacances
  • Jouer sur la créativité, l'intuition
  • Ne jamais rejeter une idée qui nous vient sans l'avoir testée, analysée... 

Quelles sont vos astuces ? 

Quelles sont vos méthodes ? 

N'hésitez pas à nous en faire part dans les commentaires !

 

Si vous voulez en savoir plus sur les cours et coachings de maths que je peux proposer, n'hésitez pas à m'appeler au 06 33 85 53 27

 

Bonne soirée et bon courage

Gabriel

 

Pour soutenir mon travail vous pouvez contribuer d'un petit montant ponctuel ou mensuel sur la page Tipeee Coaching Classes Prépas


 

mercredi 11 janvier 2023

Quel est le bon prix ? Quel engagement dans le coaching ?

Bonjour, 

Aujourd'hui, ce que je voudrais, c'est vous parler du prix du coaching.

Pendant, longtemps, mes tarifs étaient annoncés sur ma page "nos offres".

Depuis plusieurs mois, je me pose des questions, je m'interroge. 

Deux modèles sont possibles : 

- un prix fixe et ceux qui le souhaitent peuvent appeler, prendre rendez-vous et payer le prix. 

- un modèle plus ajusté, qui prend en compte les enjeux, les objectifs, les moyens à prévoir (nombre de séances, durée des séances, rythme des séances, durée du coaching), le budget prévu...

Dans mon cas, je n'aime pas la séance de clarifications des objectifs gratuite parce que j'aime rentrer dans le vif du sujet et démarrer le travail dès la première séance. 

Il n'est pas possible pour moi de passer une heure à clarifier les objectifs, les moyens, le budget, le tarif... sans permettre à l'élève d'avoir des réponses à ses difficultés dès cette première séance. 

Alors j'avais fini par l'écrire : souvent les situations sont résolues très rapidement, en 1, 2 ou 3 séances. 

Mais j'aurais voulu revenir à des formats de coaching : que les parents et l'élève puissent s'engager à travailler sur au moins 8 séances et/ou 4 mois, comme je l'ai moi-même vécu la première fois que j'ai fait un coaching. 

 

Mais je dois le dire, l'écrire, ces engagements ne sont que théoriques : un(e) étudiant(e) en classes prépas pour qui ça va mieux, qui réussit à se remettre au travail, qui a définit une meilleure organisation, qui a retrouvé sa motivation et sa confiance en ses capacités pour réussir... arrête les séances. 

C'est normal et c'est même pour cela que j'avais choisi le coaching : 

  • chercher ensemble les réponses aux questions que l'on se pose
  • trouver ensemble les solutions aux difficultés rencontrées
  • me baser sur ce que j'ai entendu pour toutes les pistes que je peux proposer
  • me baser sur ce qui marche pour moi et pour d'autres élèves pour toutes les recommandations d'outils (de gestion du stress par exemple) ou d'organisation personnelle du travail...
  • laisser l'étudiant(e) totalement libre et autonome dans ses choix, ses décisions, son implication, son travail
  • et enfin être un coach "biodégradable" qui disparait quand on n'a plus besoin de lui.

Alors c'est bien joli de vouloir un "modèle économique" plus pérenne, des revenus plus réguliers, un engagement dans la durée... mais c'est un peu exactement l'inverse de ce que je fais effectivement. 

Parfois, en août, une seule séance suffit à rassurer un(e) étudiant(e) qui se pose beaucoup de questions sur la rentrée. Cette année c'était Camille, le 26 août, avant sa rentrée en khâgne. 

Parfois en septembre, deux séances suffisent à donner les codes de la prépa à ceux qui arrivent par exemple de l'étranger et qui se prennent "comme un mur en pleine tête". Cette année, c'était Paul-Arthur qui arrivait du Luxembourg. Nous avons un peu reparlé pendant les vacances de Noël, mais surtout pour se dire qu'il me referait signe s'il avait besoin. 

En octobre, une séance a permis à Louis de décider qu'il ne resterait pas à Marseille faire sa prépa mais qu'il rentrerait faire sa rentrée de novembre à Montpellier retrouver sa famille, ses amis... et je n'ai pas eu de nouvelles à la rentrée jusqu'à en demander à son père.

En décembre, c'est l'idée de tout arrêter et de rentrer à Marseille qui semble avoir permis à Anton de découvrir qu'il pouvait vivre la prépa sans stress et qu'il voulait désormais rester à Sainte Geneviève.

Je me réjouis aussi des coachings où je peux accompagner sur 4 mois une remontée progressive par une meilleure organisation, retrouver la motivation, remettre les choses dans l'ordre : 

  • mieux participer
  • mieux travailler
  • et plus régulièrement
  • mieux apprendre : pour le long terme
  • mieux chercher les exercices - et les chercher déjà !
  • mieux gérer le stress en colle et en DS
  • trouver des manières d'être plus efficace
  • articuler les points forts et les points faibles
  • savoir gérer un planning de travail en vacances/révisions

Mais je dois me rendre à l'évidence, un coaching "de crise" est un coaching court.  J'en témoigne sur trois cas plus anciens sur la page "nos offres" pour le blocage en maths, la décision d'abandon, et "trop de pression dans un lycée parisien". 

Dans ce cas, c'est bien "tout de suite", "sur mesure" et parfois en quelques jours. Alors il n'est pas utile de parler d'engagement sur 4 mois ou sur des séances tous les 15 jours. Parfois en 3 jours c'est fait, même si ça a pris trois séances rapprochées.

Pour vous donner un ordre de grandeur, après les premières années où je demandais 120 euros la séance, je demande 150 euros la séance d'1h30 depuis 2012. A l'époque, il est vrai que la plupart des séances avaient lieu à la sortie du lycée, dans un café sympa où il était possible de travailler, près de la gare St Lazare pour Condorcet, près de la Sorbonne pour St Louis, Louis-le-Grand, Henri 4. J'ai souvenir aussi de séances de Coaching Porte Maillot, le soir avec les parents ou à l'Hotel Océania Porte de Versailles quand je me suis mis à habiter Issy les Moulineaux. 

Petite parenthèse - précision qui me semble importante : 

Sur ces 150 euros, vous pouvez bénéficier de 50% de réduction ou de crédit d'impôts au titre des services à la personne et du soutien scolaire.

Le coût après cette réduction est donc de 75 euros la séance d'1h30.

A raison de 2 séances par mois et de l'idée de développer l'autonomie de l'élève, c'est donc moins que le "panier moyen" Acadomia pour des cours en sup, spé, etc. 

En effet, la facturation d'Acadomia pour des cours de soutien que j'ai pu assurer en maths, physique et SI la première année de mon activité de coach en prépa pour mieux connaître mon marché était (en 2009) de 100 euros pour 2h de cours, 4 fois par mois, soit 400 euros par mois. 

Le coût moyen de mes coachings est de 300 euros par mois, avec l'objectif de s'arrêter au bout de 3 à 4 mois et pas de durer sur toute l'année scolaire.

 

J'allais même jusqu'à faire des séance à l'étage du MacDo de Versailles pour un étudiant de Hoche le samedi matin. 

Les choses ont changé quand un élève de Sainte Geneviève m'a expliqué que ça lui prenait trop de temps de me rejoindre au centre de Versailles ou que des étudiants se sont mis à m'appeler depuis Lyon, Bordeaux ou Toulouse. 

Depuis 2016, je suis installé dans un petit village du Puy de Dôme et j'ai assumé un positionnement 100% en ligne pour les classes prépas, tout en acceptant un poste de professeur de maths remplaçant au collège, des cours de maths de soutien, des formations professionnelles sur place.  

Depuis toujours, je propose des tarifs adaptés aux élèves dont la situation financière le nécessite : par exemple il m'est arrivé de diviser par 3 mon tarif pour des étudiants boursiers. Ce n'est pas toujours à bon escient. 

Mais que ce soit à 50 euros ou 150 euros la séance, il convient toujours d'être vigilant et de rappeler aux étudiants et/ou à leurs parents, qu'il s'agit bien de mon métier et que ça conditionne toute mon organisation.


Je ne peux pas "reporter la séance d'1h parce que je suis dans les transports", "reporter la séance à la semaine prochaine parce que je suis très occupé" quand on me le demande quand je suis installé à mon bureau, à l'heure même de la séance. Je demande un délai de 48h pour une modification. Ca me permet rarement de caler une séance dans le créneau qui s'est libéré, mais ça me permet au moins de m'organiser autour de séances qui ont vraiment lieu. 

L'année dernière, le premier rendez-vous en autonomie avec un élève prévu un vendredi soir à 20h est manqué. Aucune nouvelle jusqu'au lendemain midi : je peux vous rappeler de l'aire d'autoroute... C'était surréaliste. J'ai choisi de poursuivre et nous avons pu travailler 4 mois sur le coaching, les maths, la physique et il a pu terminer son année et passer à autre chose. Mais le ton était donné. 

Aux vacances de Noël 2021, je m'étais rendu disponible pour remettre sur les rails un étudiant qui n'arrivait pas à travailler. C'était assez intense et un peu "spécial" de me rendre aussi disponible pendant quelques jours chez nos amis. De retour à Valence il n'était pas disponible pour les séances prévues, prenait 5 minutes pour le répondre "ça va, je bosse"... Ce n'était pas possible de demander, même le tiers de ma facturation habituelle à ses parents, pour des séances qui n'avaient pas lieu. J'ai demandé un rendez-vous tous ensemble, nous avons fait le point et mis fin au coaching. 

Pour cette année 2023, je propose de partir sur le tarif à la séance de 160 euros pour la première séance qui permet : 

  • d'entendre le brief parental avant et/ou au démarrage de la séance 
  • de vivre une séance complète de coaching et de déterminer si ça convient à l'étudiant(e)
  • de décider ensemble de la suite à donner, de l'accompagnement adapté. 

Ensuite, je proposerai un format d'accompagnement au forfait sur lequel nous nous engageons tous et payable d'avance.  

Ainsi, un coaching qui réussit très rapidement devient "une prime de réussite". 

Un coaching qui devient compliqué, un étudiant qui ne respecte pas les séances prévues : elles sont déduites du forfait prévu ou ajoutées à ce qui avait été convenu. Les séances non prestées deviennent un dédommagement pour non respect de l'engagement pris. 

A l'issue de ce premier forfait, il est alors possible de se mettre d'accord sur un fonctionnement "à la carte" ou "à la séance".

A ce forfait pour les séances de coaching, s'ajoutent ce qui est prévu en termes de débrief des séances pour les parents : 

  • un débrief à l'issue de la première phase d'accompagnement définie ensemble
  • un débrief de quelques lignes par mail
    • à chaque séance
    • chaque fin de mois
  • un débrief possible par téléphone par mois et/ou à la demande
  • sur la base de 30€/debrief par mail et 100€/rendez-vous téléphonique.

En effet, après les premiers échanges qui sont nécessairement gratuits et ne débouchent pas forcément sur la mise en place d'un coaching, il m'est désormais indispensable de demander une rémunération pour l'ensemble des étapes de mon travail. 

Ce qui reste invisible en termes de temps passé et de facturation, c'est tout le temps passé entre deux séances, à réfléchir aux enjeux rencontrés par l'étudiant(e), à la recherche de solutions innovantes, créatives, personalisées ou à la recherche d'outils dédiés. 

Je prends beaucoup de notes à chaque séance et c'est une manière pour moi de pouvoir faire des liens, tisser des solutions à partir de plusieurs mois d'analyse de la situation, de la personnalité, des enjeux rencontrés.  

C'est aussi une manière de pouvoir re-questionner les étudiant(e)s sur des sujets qu'ils n'abordent pas à chaque séance et avec l'éclairage de l'échange préalable avec les parents. 

N'hésitez pas à me dire si vous avez d'autres questions et interrogations.
J'en profiterai pour compléter ces lignes et ces articles à partir de vos questions. 


Bonne journée, 

Gabriel

06 33 85 53 27

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mardi 10 janvier 2023

Le choc des cultures

Bonjour, 

Après mon envolée lyrique dans mon dernier article, j'aimerais écrire aujourd'hui sur le choc des cultures. 

En particulier sur l'élève qui arrive de province, d'Espagne ou du Luxembourg pour les lycées parisiens pour ses classes prépas. 

Dans le petit milieu des classes prépas, il est connu que les élèves des lycées parisiens les plus côtés ont parfois jusqu'à un trimestre d'avance sur les étudiants qui les rejoignent pour la prépa. 

Mais les élèves sont-ils au courant quand leurs résultats stratosphériques au lycée français de Madrid, du Luxembourg ou simplement du Parc à Lyon ou de Kléber à Strasbourg les propulsent à Paris pour la suite ?

L'année dernière c'était un étudiant de Sainte Geneviève qui arrivait d'Espagne. L'année d'avant c'était une autre étudiante de BCPST de Sainte Geneviève qui arrivait des Pays-Bas. Cette année, c'est un étudiant du Luxembourg qui arrive dans un autre grand lycée parisien. 

Il y a plusieurs années, c'était un étudiant de Normandie qui avait rejoint Hoche pour les classes prépas. 

Souvent, c'est le choc des cultures : 

  • le milieu socio-culturel familial
  • la culture éducative du lycée à l'étranger
  • VS le système franco-français des classes prépas
  • VS l'élitisme "à la française"

Même d'une classe prépa à l'autre, on oscille entre : 

- "Vous êtes les meilleurs, vous serez l'élite de la nation" et

- "Vous êtes nuls !" (collectif) : "Je n'ai jamais une classe aussi nulle !" ou

- "Vous êtes nul !" (individuel) : "Vous n'avez rien à faire ici !"

Ce qui m'épate toujours, dans ce jugement radical, dénigrant - stigmatisant souvent, puisque c'est dit devant toute la classe - c'est qu'il s'agit bien d'un élève qui a été accepté sur dossier, par la même équipe éducative qui devrait constater son propre échec - de recrutement, de formation, peu importe - au lieu de chercher à jeter l'opprobre sur un étudiant qui se contente souvent de faire de son mieux pour répondre aux attentes de ses profs. 

Il faut savoir que le jugement des profs est souvent simpliste : soit un étudiant réussit, soit c'est qu' "il ne travaille pas". 

C'est bien connu que les étudiants choisissent régulièrement de venir "glander" en prépas. 

Ce jugement à l'emporte pièce permet d'éviter toute réflexion de fond : 

- sur ce qui pourrait aider l'étudiant à réussir

- sur ce qui dysfonctionne en classes prépas pour sélectionner chaque année les étudiants perçus comme "les meilleurs" et en laisser ensuite une partie sur le bord de la route en se contentant d'un : 

"- Il n'était pas fait pour les classes prépas".

Est-ce que 200 ans après la fondation de l'X, il ne serait pas possible que le processus de sélection des étudiants pour les classes prépas soit capable de détecter ceux qui ne seraient, soit disant, "pas faits pour les classes prépas". 

 

Quand nous avons échangé avec la mère de Capucine qui s'était suicidée il y a quelques années à Hoche, sa mère m'avait dit : les enseignants et l'équipe éducative n'y sont pour rien : "elle était haut-potentiel non diagnostiquée". 

 

Ne serait-ce pas normal que ces enseignants et équipes éducatives qui prétendent accompagner nos "champions olympiques des maths et de l'intellect" soient les premiers formés à détecter et diagnostiquer les étudiants haut-potentiels et donc souvent hautement sensibles ?

 

En ce qui me concerne, il me semble qu'il ne faut plus envoyer les étudiants faire les classes prépas scientifiques ou commerciales "parce que ça garde toutes les portes ouvertes". 

Je pense qu'il faut cesser de penser que c'est la "voie royale". Au contraire, il me semble que c'est tout à fait inadapté pour les étudiants les plus géniaux, les plus hauts potentiels, les plus sensibles. 

J'éviterais d'y envoyer les cerveaux en arborescence, les intuitifs : toutes ces maths sans conscience, toutes ces sciences sans applications concrètes les vident de leur intérêt, de leur attrait, de leur grandeur. 

Notre prof de mathématiques nous disait "les maths c'est beau". J'ai envie de lui répondre : si vous aimez les maths, ne faites pas les classes prépas. 

Un étudiant de Condorcet qui aimait vraiment les maths, qui allait approfondir des concepts dans des cours de 4e année d'université, qui aimait faire des liens, chercher à comprendre... a détesté les maths de prépas : 

  • aller vite
  • apprendre le plus vite possible
  • retenir les démonstrations... pour la colle
  • être évalué au DS, beaucoup trop tôt dans ses mécanismes de compréhension d'un ensemble cohérent de notions...
  • utiliser les maths pour "classer" les individus
  • utiliser ultimement les maths pour leur donner accès à une école ou à une autre 

Il a rejoint une licence 2 de maths en fin de sup et a poursuivit des études de maths. La plupart des autres élèves arrêtent les maths à la fin des oraux des concours.

La plupart des élèves qui peuvent être intuitifs, créatifs, souvent brillants ont de très nombreux centres d'intérêts. Ils travaillent peu en rentrant des cours, mais ils ont des activités sportives, musicales, artistiques ou mêmes amicales qui les nourrissent, qui les ressourcent, qui leur assurent la respiration dont leur cerveau a besoin pour fonctionner. 

Dites-leur de ne travailler que maths et physique toute la journée et ils perdent leur énergie, leur intérêt, leur curiosité. Leurs cerveaux s’asphyxient. Eux-même se sentent "saturés". Ils n'ont plus envie.

Ils se demandent ce qu'ils font là. 

Ils se demandent "mais pourquoi autant de maths ?" 

Et moi aussi. 

Bonne journée, 

Gabriel

06 33 85 53 27

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lundi 9 janvier 2023

Janvier !


Bonjour

Cet après-midi, Frédérique - avec qui nous travaillons sur nos projets respectifs en co-coaching - me fait remarquer : "je suis retournée lire tes articles, j'attendais un article pour janvier."

J'avoue que je ne sais plus trop si je dois continuer à écrire sur ce blog, j'ai peur de radoter, de me répéter, de ressortir les "marronniers" comme la presse, de vous lasser. 

C'est oublier que c'est peut-être pour vous la première visite. 

C'est oublier que pour vous, la prépa, c'est peut-être la première fois. 

 

Moi, ça fait désormais 20 ans que j'ai fait les classes prépas. Je les ai démarrées il y a 25 ans pour être précis. Oui, vous l'avez vu - ou vous le verrez - dans les vidéos, il est temps que je change ma photo de profil. Même celle de mon compte facebook désormais supprimé était plus récente...

J'ai 43 ans. Je coach des étudiants des classes prépas toutes filières confondues - et des professionnels* dans leurs enjeux d'entrepreneurs, de professionnels libéraux, de cadres sup débordés, de jeunes ingénieurs ou diplômés d'écoles de commerce dans leurs recherches de stage ou de premier emploi - depuis 15 ans !

 

*Je le précise ici parce que des amis que je côtoie régulièrement en étaient surpris ce week-end quand je leur ai parlé de mes clients et coachés 

  • qui ont monté une agence d'architecte, 
  • qui sont Responsable événementiel Europe chez Apple, 
  • qui quittent Larousse pour se construire un nouveau métier ou
  • qui préparent leurs entretiens et obtiennent un poste,
    • chez Axa pour la gestion des sinistres 
    • de management d'équipe dans une grande entreprise française de courtage en assurances...  

Coach professionnel, je le suis donc pour ces professionnels qui cherchent une meilleure efficacité, une meilleure organisation, plus de satisfaction dans leur métier, dans leur poste ou qui mettent toutes les chances de leur côté pour leur prochaine opportunité. 

Je le suis aussi pour ces étudiants des classes prépas qui ont des emplois du temps de ministre, qui ont beaucoup de compétences mais qui ne savent plus où donner de la tête. 

Qui découvrent un "système" qui parfois ne leur convient que partiellement, dont ils ont besoin de comprendre les codes le plus rapidement possible...

Ils partent également à la découverte d'eux-mêmes pour revoir leurs méthodes d'apprentissages, leur rythme, les meilleurs moments pour travailler, les meilleures manières de retenir ce qu'ils ont à apprendre. 

Mais aussi l'articulation entre l'apprentissage du cours et la recherche des exercices, dynamiser son apprentissage des cours par l'articulation avec les exercices. Cesser penser apprendre des exercices "types" pour les avoir trouvés par soi-même avant...

Un coaching, c'est aussi prendre en compte la motivation personnelle de l'étudiant, se raccrocher à ses points forts pour retrouver du plaisir et des résultats, trouver des stratégies pour les points faibles, des astuces, des "mises en sandwich" entre deux moments consacrés à des matières fortes.

 Pourquoi pas : 

  • lire un article ou écouter un podcast en anglais/allemand/espagnol à chaque trajet ou le soir en se couchant ?
  • relire son cours de maths avant de s'endormir
  • mettre ses formules de chimie ou ses citations de philo sur une fiche sur sa table de petit déj, à côté du lavabo où l'on se lave les dents, sur sa table de nuit !
  • oser demander de l'aide à ses amis pour finir le DM, le faire ensemble, se retrouver le dimanche ou les vacances pour travailler ?

Un coaching, c'est aussi souvent l'occasion de réarticuler les relations dans la famille, la communication, les enjeux, les engagements, la confiance réciproque. 

Etre haut potentiel et/ou hautement sensible a souvent permis d'être brillant tout au long de sa scolarité, avec plus ou moins de "facilités" comme on dit, avec plus ou moins de travail après les cours. 

Quand les parents me disent "il n'a jamais travaillé". Discours tellement entendu... je précise : "Vous voulez dire qu'il ne travaillait pas en dehors des 30 à 35 heures qu'il passait au lycée..."

On me répond "oui, oui, bien sûr..." mais une prise de conscience se met en route. Ce qui s'enraye, c'est tout le mécanisme de concentration, d'apprentissage, de confiance en soi. 

Ce qui parfois se met en place dans un cercle vicieux, c'est le doute, l'inquiétude, les difficultés à se mettre au travail, un sentiment de saturation. Une perte de goût, de motivation, d'envie. 

Si ça ne se passe pas bien, est-ce que je vais avoir cette école prestigieuse que je visais ?

Si je ne suis pas sûr d'avoir cette école, est-ce encore valable de faire tous ces efforts, de consacrer ces deux années à préparer les concours ?

J'aime prendre le temps de remettre en perspective ces enjeux. 

  • Est-ce que l'on base son projet professionnel, son projet de vie sur une école ?
  • Est-ce que nos qualités sont validés par les notes ?
  • Est-ce que nous sommes nos notes ?
Pour avoir plus confiance en eux, me disent-ils, il faudrait qu'ils aient de meilleures notes. 
 
Un coaching, c'est mettre les choses dans l'autre sens : choisir de reconstruire sa confiance en soi et en ses capacités à réussir. 
 
  • Faire ce qu'il y a à faire. 
  • Apprendre ce qu'il y a à apprendre. 
  • S'organiser dans son travail. 
  • Gérer son temps et ses priorités. 
  • Gérer le stress au quotidien, pour les colles, pour les DS. 
Puis récolter les fruits de son travail, d'abord en colle, puis à l'écrit. 
 
Je ne suis pas sûr que l'on puisse trouver de l'aide sur les choses les plus essentielles de sa vie. Je ne suis pas sûr qu'on puisse imaginer d'un professionnel va nous aider sur l'essence-même de ce qui se joue pour nous. Je ne suis pas sûr, moi-même, de vouloir absolument trouver de l'aide extérieure pour les situations difficiles. 
 
Tout se rejoue toujours. 
 
Parfois, s'imaginer qu'on ne peut compter que sur soi-même, c'est justement notre croyance la plus forte. 
 
Parfois on fait tout un travail pour faire changer les choses, améliorer une situation et on voit la situation se présenter à nouveau dans un autre contexte, un peu plus tard sur le chemin. 
 
Est-ce moi qui aide les étudiants des classes prépas dans ce qu'ils ont à vivre. Ou est-ce que ce sont les étudiants des classes prépas qui m'aident, moi, à vivre ce que j'ai à vivre ?
 
Est-ce que ce sont les relations entre les parents et leurs enfants qui me font rejouer, retravailler - comme en systémique ou dans un stage de "constellations familiales" - les influences qui m'ont amené à choisir les classes prépas, à y rester quand c'était difficile, à obtenir une bonne (?) école en 5/2. 
 
A devoir ensuite changer de métier parce que je ne voulais pas passer mes journées dans un bureau à gérer des projets et attendre que la journée passe parce que 2 ou 3h de travail me suffisaient pour réaliser ce qui était attendu de moi ?

Nous enseignons souvent ce que nous devons apprendre. Apprendre à avoir confiance en soi, à gérer le stress, à vivre avec le doute permanent sur le sens de la vie, des états d'âme, des questions existentielles. 

Ne pas douter de soi, cesser de se comparer, accepter d'être différent, oser imaginer que ces différences sont peut-être des talents. 

Être intuitif dans un système qui se voudrait pure rationalité. 
Être sensible dans un système qui prône la compétitivité.
 
Viser l'école la plus prestigieuse quand elle conduit à l'échec des plus grandes instances nationales. 
 
Trouver des postes dans les multinationales qui spéculent sur les matières premières alimentaires, s'imaginer "trader" dans un monde qui continue d'appauvrir les plus pauvres, développer la technologie qui permettra les prochains missiles, les prochaines armes nucléaires, l'hégémonie française dans la vente d'arme. 

Alors, oui, il en faut du courage pour faire les classes prépas aujourd'hui. 

Et parfois, il faudrait pouvoir s'arrêter cinq minutes pour réfléchir sur le sens de ce qu'on fait, sur le sens de ce qu'on nous demande, sur le sens de ce qui est attendu. 

Ces 5 minutes, on croit ne pas les avoir, mais quelque chose, à l'intérieur, s'enraie, se bloque, s'arrête. Il faut alors retrouver du sens, des raisons de s'accrocher, des moyens de se remettre au travail. Il faut se rebrancher sur sa motivation initiale ou sur de nouvelles raisons d'y croire. 

N'est-ce pas un peu ce que nous pouvons faire chaque jour ?
N'est-ce pas un peu ce que nous propose la philosophie, la spiritualité ?

C'est ainsi que toutes ces années après, sur le prétexte-même des classes prépas (scientifiques) qui m'ont détourné d'études possibles de philosophie, les grandes questions s'appliquent. 

Et les outils du coaching me permettent d'être dans ma posture-même : celle de celui qui ne sait pas. Qui ne sait pas mais qui trouve un plaisir immense à réfléchir. Et donc un plaisir immense à réfléchir avec vous sur ce qui ne va pas et la manière dont vous voudriez vous y prendre pour que ça aille mieux. 

Capable, en tout cas, d'entendre que ça ne va pas, quand votre entourage pense que "ça devrait aller". "Il a tout pour réussir". "Il a toujours été le premier de sa classe". "Elle a toujours réussi tout ce qu'elle a entrepris"...
 
C'est donc ce que je propose : 
  • analyser ce qui ne va pas
  • réfléchir avec vous sur ce que vous voulez mettre en place pour que ça aille mieux
  • vous proposer tous les outils glanés au fil des années pour mieux comprendre, mieux gérer les situations que vous rencontrez
  • vous laisser choisir ce que vous voulez essayer, ce que vous voulez faire
  • vous laisser le faire 
  • et vérifier avec vous, 15 jours plus tard, ce qui marche, ce qui ne marche pas et ce qu'il convient d'ajuster...
     
Je vous souhaite un très bon mois de janvier et une bonne année 2023 !
 
Gabriel
06 33 85 53 27

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