mercredi 11 janvier 2017

Que peut-on faire pour les élèves de prépa (le coaching)

Bonjour, 

Dans mon précédent article, je traite des cours particuliers auxquels font appel les élèves des classes préparatoires. Ce soir, je souhaite vous préciser pourquoi je préfère les outils du coaching professionnel ou scolaire pour accompagner les élèves des classes préparatoires. 

Dans la démarche des cours particuliers, un professeur plus ou moins compétent vient vous tenir la main et idéalement vous guider dans la résolution des exercices, sans les faire à votre place. 

Dans la posture de coaching, nous réfléchissons ensemble aux enjeux que vous rencontrez et nous explorons les solutions qui s'offrent à vous. Clarification, reformulation, effet miroir, le coach ne cherche pas à apporter des solutions toutes faites mais à construire la solution qui va vous convenir à vous. 

Ce qui est intéressant dans cette démarche, c'est que les solutions sont ensuite plus faciles à mettre en place puisque c'est vous qui les avez construites, choisies, validées. 

A l'inverse, j'entends de nombreux profs ou de nombreux parents m'expliquer ce qu'ils ont "conseillé" à l'élève de faire. J'en étais arrivé là, moi aussi, quand j'ai compris qu'il était temps de me remettre en question.

Avec la rentrée de janvier, vous êtes nombreux à m'appeler pour me demander de préciser ce que je peux proposer. Dans un premier temps, nous échangeons parents, élève et coach, sur la situation et les objectifs à atteindre. Ensuite je discute seul à seul par téléphone avec l'élève pour aller plus loin dans son ressenti et commencer à travailler sur les solutions. Pour terminer le premier rendez-vous, l'élève et les parents valident qu'ils sont intéressés par la démarche qu'ils viennent de découvrir et je confirme que je peux accompagner l'élève vers les objectifs fixés. J'annonce la durée que j'envisage pour atteindre les objectifs visés et les modalités du coaching en fonction de la situation qui m'a été présentée. 

Le rythme que je préfère est d'un rendez-vous tous les 15 jours. Dans des situations délicates, nous avons pu convenir qu'un rendez-vous hebdomadaire était plus approprié. 

Au vu du nombre croissant d'élèves que j'accompagne, j'essaie de voir avec vous si vous avez des disponibilités en journée pour ne pas passer toutes mes soirée en coaching. Les rendez-vous ont lieu par téléphone ou skype cette année puisque j'ai choisi d'installer toute ma famille en Auvergne, près des montagnes. 

Le coaching, c'est souvent la dernière option que l'on considère, après avoir essayé les autres possibilités. Quand vous prenez rendez-vous, on dit que "50% du travail est fait". C'est vrai qu'ensuite, les solutions peuvent être mises en places rapidement. Parfois ça prend un peu plus de temps. Ainsi, on arrête parfois le coaching au bout de 3 à 4 rendez-vous parce que la situation est rétablie. Si c'est nécessaire, on peut en faire 2 ou 3 de plus pour assurer la remontée des notes et l'accompagnement dans la durée vers la réussite. 

Ce qui est difficile pour moi, c'est quand les familles m'appellent alors que l'élève est à la limite du burn-out ou de la dépression. Les rendez-vous chez le psychiatre et les traitements anxiolytiques me semblent difficilement compatibles avec les études de haut niveau en prépas. Il semble que vous soyez quand même un certain nombre à "tenir le coup" grace à ces médicaments. Pour d'autres, c'est l'obligation d'une pause radicale pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois avant de vous sentir mieux et de vous reconstruire...

Et vous, vous en êtes où ?

Est-ce que vous êtes stressé(e) raisonnablement ou est-ce que vous sentez que vous aller craquer ?

Quand mes tantes voulaient me dissuader de faire 5/2 parce qu'elles disaient qu'il valait mieux une petite école que de "péter les plombs" avant les concours, j'avoue que ça a surtout touché mon égo et que j'ai foncé faire 5/2. Je mesure seulement aujourd'hui le risque dont elles parlaient. 

En ce qui concerne la 5/2, je disais à un élève ce soir que quand même, globalement, les élèves qui avaient fait 5/2 comme moi, je les trouvais "fatigués" une fois entrés en école...

Et vous, qu'en pensez-vous ? 

Moi, quand j'y pense, si c'était à refaire, je ne crois pas que je m'imposerais autant de stress et de souffrance pour apprendre un métier que je n'exerce pas ou peu... comme tant d'autres diplômés de grandes écoles...

Et vous, avez-vous fait les classes prépas ?
  • Si c'était à refaire, vous le referiez ?
  • Est-ce que vous faites le métier pour lequel vous avez autant trimé ?
  • Est-ce que vous le conseilleriez à vos amis ou à vos enfants ?
Je pense également à tous ces jeunes qui voient leur soeur ou leur frère aîné faire les classes prépas et qui décident, par ce qu'ils observent, qu'il est hors de question qu'ils y aillent !

Je pense aussi à tous ces gens qui ont fait une journée, une semaine ou trois mois en classes prépas avant de décider que ce n'est pas pour eux. Il semblerait que ce soient quand même 1 500 élèves chaque année... sur les 80 000 élèves des classes prépas...

Dans tous les cas, bon courage pour le mois de janvier et tous les autres...

Gabriel Brabant


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