mercredi 7 septembre 2016

La rentrée en classes prépas

Bonjour, 

Ces derniers mois, je proposais des "conseils" pour mieux réussir en prépa. Un père de famille m'a signalé au mois d'août que son fils trouvait qu'évidemment ce serait bien de suivre mes conseils mais que justement, c'était difficile, voire impossible, de travailler régulièrement, se coucher tôt...

J'ai trouvé que sa remarque était juste et que mon blog pouvait, de ce fait, avoir basculé du côté des "donneurs de leçons". Du côté des profs qui peuvent dire "il suffit de travailler plus". Moi, je me suis mis à écrire, "je vous invite à travailler mieux". 

Ca me semblait déjà un progrès mais c'est sans compter sur le fait que c'est justement ce que vous faites tous les jours. Vous avez choisi les classes prépas ou vous avez décidé d'y aller "pour voir" et vous faites de votre mieux pour répondre aux attentes, pour apprendre votre cours et pour réussir les devoirs, DM, DS et autres concours blancs. 

Ce que j'ai oublié d'écrire, quand je me suis mis à faire des listes de conseils de "ce qui me semble le mieux", c'est peut-être que ce qui est important dans l'accompagnement, ce n'est pas de recevoir une liste de conseils. 

Ce qui est important, c'est de pouvoir être écouté. C'est de pouvoir être entendu. C'est de pouvoir faire le point sur une situation qui parait difficile pour identifier, justement, ce qui est difficile pour vous et pas pour les autres. A partir de l'analyse de votre situation, à vous et à personne d'autre, de construire des solutions, pour vous et pour personne d'autre. 

Dans la démarche, prendre le temps de se poser 30 minutes ou 1 heure, pour faire le point sur ce qui marche, ce qui ne marche pas, ça peut aussi être l'occasion de retrouver de l'énergie, de la motivation pour se remettre au travail. 

Souvent, les parents m'appellent pour me demander ce que je peux faire, ce que je propose et combien ça coûte. C'est toujours une question, ça, de savoir combien ça coûte. Je me rends compte que je ne suis pas tellement plus à l'aise pour dire ce que je fais. 

En fait, la première chose que je fais, c'est que j'écoute. J'écoute ce que les parents ressentent de la situation de leur fils ou de leur fille. Ensuite je pose des questions pour clarifier ce qu'ils sont en train de m'expliquer. Par mes questions, je les amène à faire le tour d'une situation. Ensuite, ou simultanément, j'écoute l'étudiant en classes prépas m'expliquer la manière dont lui ou elle vit les choses. De la même manière, je pose des questions pour mieux comprendre et ça les amène aussi à voir les différents aspects de leur situation. 

Ensuite, je ne propose pas de solutions toutes faites. Je demande ce qu'ils ont déjà essayé. Je leur demande ce qui a marché, ce qui a moins bien marché. Je leur demande ce qu'ils veulent faire maintenant et ils construisent leur propre mode d'emploi pour la suite. 

Seulement quand ils ont besoin d'un avis, d'un conseil, je vais piocher dans ma boîte à outils ce qui me semble le plus pertinent. Ca peut être dans l'organisation du temps de travail, dans la méthodologie ou dans les outils de gestion du stress...

En ce qui concerne le tarif, j'aime travailler pour un tarif de 300 euros par mois. Ca me place en dessous des cours de maths à 100 euros par séance, toutes les semaines. Ce qui ne se voit pas non plus, c'est que je travaille rarement plus de trois mois avec un élève. Au bout de trois mois, comme toutes les solutions viennent de vous et que vous les avez choisies/construites/mises en place vous-même, vous n'avez plus besoin de moi. 

Au contraire d'un prof de maths qui vous sert de béquille pour vous aider à vous mettre au travail ou pour vous donner l'impression que vous travaillez plus efficacement. Je viens d'avoir le témoignage d'une étudiante qui a fait appel à un prof pour aller plus vite mais qui n'est pas tout à fait satisfaite de ses résultats à l'écrit. 

Vous ne pouvez pas faire l'économie du temps de la recherche en maths. Si vous prenez un prof de maths - ce que vous êtes de plus en plus nombreux à faire - pensez-y : il ne faut pas que votre prof vous souffle la réponse. Acceptez l'incertitude de trouver par vous-même. Quitte à ce que le prof particulier vous tienne la main pour le faire. Sinon, comment ferez-vous devant l'exercice de colle ou de DS cette semaine et au concours dans les prochains mois ?

Si vous souhaitez en savoir plus ou prendre rendez-vous, je vous invite à m'appeler directement sur mon portable au 06 33 85 53 27. Vous pouvez me laisser un message. Entre nous, je dois avouer que j'ai du mal à répondre aux sms qui ne sont pas signés.

Bonne rentrée

Gabriel Brabant
Coach en classes prépas depuis 2008
Auteur de ce blog

06 33 85 53 27







lundi 4 juillet 2016

Oraux et choix d'écoles... et la valeur du coaching

Bonjour,

Un petit message pour souhaiter bon courage à ceux qui sont en plein oraux et qui, je leur souhaite, vont devoir choisir une école.

Bon été aussi aux autres, qu'ils passent en 2e année, fassent 5/2 ou cubent, ou simplement entrent en prépa à la rentrée.

Petit changement sur le blog, google ne propose plus la gestion des noms de domaine. Comme je l'ai acheté par blogger / google, j'ai laissé tomber coachingclassesprepas.com pour revenir à coachingclassesprepas.blogspot.com. C'est moins pro mais c'est pérenne et ça m'évitera de perdre tout le référencement du blog simplement parce que le renouvellement ne se fait pas.

Edit 5 juillet 2016 : c'est bon, j'ai réussi à accéder à l'administration de sites de google et à réactiver www.coachingclassesprepas.com... sinon vous arriviez sur :

Je vous laisse les questionnements et "l'introspection du coach" du début du mois de juillet, déclenchés par ces difficultés avec la gestion du nom de domaine...


De toutes façons, ce blog est fait avec des bouts de ficelle. Il ne respecte pas la règle des photos indispensables pour faire vivre un blog. Il n'est pas moderne avec des pages qui défilent vers le bas comme tous les sites récents que j'ai pu voir. Il n'est pas non plus une machine à clic, à pub, à liens sponsorisés ou à captation de vos emails pour vous vendre des choses. Il n'est pas non plus un "canal de vente" avec paiement en ligne sécurisé par carte bleue au bout du chemin.

Ce blog est bien gratuit. Original. Authentique. Il n'agrège pas le contenu des autres. Il ne recense pas les recettes miracles pour entrer à Polytechnique ou à HEC. Il ne référence pas les 200 profs particuliers, les 50 organismes de prépa à la prépa ou de stages pour les vacances en échange de liens ou de rémunération.

Ce blog n'est pas une entreprise. C'est éventuellement, pour quelques uns d'entre vous, une proposition d'accompagnement et de réfléchir ensemble pour trouver des solutions aux difficultés que vous rencontrez.

Les difficultés que moi je rencontre, c'est que le mot coaching a un sens différent pour chaque personne qui l'utilise :
- coaching/conseils : fais ce que je te dis et tu vas y arriver,
- coaching sportif : programme d'entraînement intensif imposé par l'entraîneur pour réussir une épreuve de concours

Ce que je fais moi est défini dans les chartes de coaching professionnel : vous accompagner dans votre réflexion, vous accompagner par des questions et des reformulations dans la construction de vos propres solutions, vous accompagner dans vos prises de décisions.

Je ne sais jamais à votre place.
Je n'ai pas d'avis sur ce que vous "devriez" faire.

J'aime savoir écouter ce que vous me dites, être vigilant au non-verbal et à tout ce que vous dites sans le formuler. J'aime vous poser des questions qui vous font avancer dans votre réflexion sans chercher à vous manipuler, à vous faire aller dans un sens ou dans l'autre.

Enfin, la difficulté que je rencontre, c'est que je ne travaille pas assez pour me contenter de la rémunération dégagée par cette activité. Dans le même temps, une offre de "coaching" passe forcément pour une offre "pipo" et/ou "trop chère" pour la majorité d'entre-vous.

C'est dommage que la société de l'évaluation permanente dans laquelle nous vivons (Booking, Airbnb, le président de la république...) ne nous permette pas d'évaluer précisément les choses et la qualité des prestations.

Ce qui est important pour moi, c'est que chaque personne avec qui je travaille repart, autonome, en ayant développé des outils pour mieux se défendre face aux difficultés rencontrées, que ce soit à travers la gestion du stress, la gestion des priorité, l'organisation de son temps dans sa journée ou sa semaine (travail mais aussi loisirs et repos pour aller bien), son efficacité, la qualité de son attention et de sa concentration, ses projets d'orientation ou projets professionnels quand c'est le sujet.

Ai-je dit aussi que les séances de discussion ensemble autour des situations rencontrées, des objectifs et des envies permet de se recentrer sur sa confiance en soi et en ses capacités, de prendre du recul sur des notes basses, des résultats pas suffisants par rapport au travail fourni ou des remarques des profs parfois désagréables, quelquefois cassantes...

Se rebrancher sur ses talents, sur ses envies, sur ses projets. Faire la part belle au succès, à la réussite, au plaisir dans l'apprentissage, ce n'est pas anodin dans un contexte où parfois seule la capacité à répondre aux attentes d'un système ou d'une épreuve de concours est évaluée.

D'ailleurs, un certain nombre de personnalités particulièrement brillantes par leur talent et leurs capacités intellectuelles ou leur sensibilité à saisir les lois de la physique, des maths ou de la littérature ne voient en rien leurs résultats correspondre à leur talent pourtant observé aussi bien par leurs profs, leurs camarades de classes ou leur famille...

D'autres encore ne sont pas faits pour être mis sous pression pendant aussi longtemps. Certains auront su choisir une autre voie d'étude. D'autres feront une journée ou une semaine avant de passer à autre chose, frappés par une sorte d'évidence que "ce n'est pas pour eux". De mon côté, j'ai commencé à me poser la question en rentrant des vacances de la Toussaint de sup et je suis allé jusqu'au bout de ma 5/2.

A la fois la preuve de la ténacité attendue en prépas. Une forme d'oubli de soi pour la performance que l'on peut aussi payer longtemps après.

En tout cas, si ces sujets vous intéressent, je suis disponible pour en discuter. Comme je l'écrivais, je n'en vis pas, mais j'aimerais bien. Pour que ça marche, je vous propose de payer le prix que vous voulez, à l'issue de l'échange ou des séances d'accompagnement, pour que vous vous sentiez en confiance.

Pour poser quand même la valeur que, moi, je mets sur ce travail de réflexion sur les classes prépas depuis que je les ai faites en 1997 - 2000 et les formations au coaching et à l'accompagnement suivies depuis 2007 (Analyse transactionnelle, puis coaching professionnel et scolaire), je propose un tarif de coaching à 150 euros par séance, soit 300 euros par mois pour un accompagnement dans la durée au rythme d'une séance tous les 15 jours. Sur les montants versés, vous bénéficiez de 50% de réduction ou crédit d'impôts au titre des Services à la personne, Soutien scolaire.

Pour ceux qui souhaitent faire appel à mes services sans pouvoir mettre ce type de montants dans la balance, votre prix sera le mien. Je serai ravi de vous aider. Nous convenons simplement du prix ensemble avant de commencer pour conclure le "contrat de coaching" indispensable pour travailler.

Les dernières 30 min passées au téléphone pour aider une mère de famille à faire le point sur la situation de son fils, je ne sais pas dans quelle mesure ça l'a aidée. Je ne sais pas non plus à combien elle estime qu'elle aurait voulu me rémunérer.

Une chose me parait évidente aujourd'hui, il n'y a pas de raison que ce soit gratuit entièrement : de mon côté :
- j'anime ce blog et je rédige des articles pour qu'il reste "vivant", visible (référencé naturellement et gratuitement par google) et intéressant
- je paie l'hébergement du nom de domaine (au moins jusqu'à aujourd'hui puisque je n'y arrive plus)
- je paie mon abonnement internet
- je paie mon abonnement téléphone pour être joignable
- je prends 30 min dans ma journée pour pouvoir échanger sur ses interrogations

Pour être disponible pour les élèves de prépas et mes autres clients de coaching, je ne vais pas travailler chaque jour dans une multinationale en échange d'un gros salaire. Pour vous répondre à 15h, prendre un rendez-vous pour un coaching à 18h, voire un samedi il faut bien que tout le reste autour de moi soit organisé pour que l'espace d'une heure ou deux, je vous soit complètement dédié.

Un mécanicien chez Peugeot est facturé 91 euros HT, soit 109 euros TTC de l'heure.
Un avocat facture ses clients "à la minute" sur des bases de 250, 350, 450 euros HT ou plus... selon les sujets qu'il traite...

Quelle valeur ça a ?
Quelle coût ça peut avoir ?

Sur cette année, j'ai accompagné un manager de 100 personnes chez ERDF sur 5 séances sur plusieurs mois. A la fin j'ai senti qu'il était content de son coaching et content de le payer.

Il y a quelques années, j'ai accompagnée une jeune étudiante qui arrivait de Tahiti et quand ses parents sont venus en France, j'ai reçu de nombreux cadeaux.

J'ai envie de penser que ces signes-là sont la preuve que j'apporte vraiment quelque chose aux clients que j'accompagne. Même pour moi, j'avoue que c'est difficile d'imaginer que simplement en étant là, à l'écoute, vigilant à ce qui se passe pour eux, je leur apporte quelque chose. Alors qu'en plus ça puisse valoir de l'argent et que je pourrais en vivre, c'est difficile à croire.

Si vous avez envie d'essayer, je vous invite à le faire. Pour débloquer les choses, peut-être, pour un certain nombre d'entre-vous qui hésitent, je vous propose une garantie "satisfait ou remboursé". Dans ma vision du coaching, ce n'est pas un message marketing où je vous garantirais les résultats.  A mes yeux, ce serait mentir et ça ne colle pas avec mon tempérament d'ingénieur.

Par contre, j'ai assez confiance en mon travail et ce que j'ai observé depuis 2008 avec mes coachés pour savoir qu'ils ont effectivement avancé, significativement, vers les objectifs que nous avons clarifiés en début de coaching.

C'était peut-être d'avoir une classe étoile.
C'était peut-être une école ou une autre.
C'était peut-être un passage en deuxième année.

Réussi ou pas, en termes de "résultat" pur du concours ou de l'année, ce qui est certain c'est qu'ils ont construit les solutions, ils les ont mis en place, ils ont pris du recul ou au contraire ils ont appuyé sur l'accélérateur et obtenu ce qu'ils voulaient.

Sur ce "petit message" qui est devenu long, je vous souhaite un très bel été, de belles vacances et je vous retrouve volontiers à la rentée ou avant, si vous le souhaitez !

A bientôt

Gabriel

06 33 85 53 27





jeudi 23 juin 2016

Eté et préparation de la rentrée



Bonjour, 

Lors de mon dernier échange téléphonique avec un étudiant de maths sup, nous avons parlé de la préparation de la rentrée. 

Je trouve qu'il est particulièrement difficile pour les futurs prépas de savoir quoi faire pendant l'été. 

Deux points de vue peuvent se défendre : 

La prépa n'a rien à voir avec le lycée et ça va tellement vite que ce n'est pas la peine de vouloir faire "tout seul" un début de programme sur lequel on va passer beaucoup d'heures, sans grand succès.

Ou

Tout ce qui est acquis, c'est du temps gagné pour les années de prépas et en particulier pour faire "un bon départ". 

Pendant longtemps, j'étais plutôt sur la première posture. Il ne me semble pas essentiel de passer l'été à vouloir travailler sans être vraiment efficace. Ensuite, la prépa c'est fait pour montrer ses capacités donc il faudra faire de son mieux. 

En fait, je ne dirais plus ça aujourd'hui. A la fois, je reste persuadé qu'il faut arriver à la rentrée en pleine forme et surtout pas épuisé par un été à tourner en rond chez soi à essayer de travailler sans y arriver vraiment... et en même temps, je mesure que des élèves arrivent mieux préparés que d'autres pour leur entrée en prépa. 

Dans les grands lycées parisiens, il est connu qu'une partie du programme de sup est traité en terminale. 

Au lycée Lakanal (Sceaux) où je suis entré en maths spé pour faire 5/2, j'ai pu mesurer la différence avec le lycée Pothier à Orléans. En effet, à Orléans, nous étions chacun dans notre galère sans le moindre "coaching" à l'époque, même si le mot n'existait pas. 

Au contraire au Lycée Lakanal, les élèves des années précédentes reviennent à la rentrée pour vendre leurs livres. Ça permet deux choses : 
- une transmission des livres et de l'intérêt d'en avoir. 
- un échange de conseils divers et variés sur les classes prépas, les concours, les écoles intégrées. 

On peut imaginer qu'un échange du même ordre avait lieu à Orléans aussi, au sein de l'internat. Mais pour les élèves restés chez leurs parents, c'est chacun se débrouille. Tant que tout va bien, ça va. Quand ça commence à être difficile, on se retrouve seul avec ses difficultés. 

Depuis maintenant 8 ans que j'interviens auprès des élèves de prépas, je mesure aussi le nombre d'élèves qui font appel à des cours particuliers. J'avoue qu'en maths sup à Orléans en 1997, ça ne me serait jamais venu à l'esprit. 

Entre-temps, les offres de cours particuliers, de coaching de maths, de stages pendant les vacances, et même de coaching "professionnel" comme ce blog se sont très largement développées...

Pour cet été, vous pourrez faire votre programme au cas par cas. Avant ma rentrée en sup, j'étais parti un mois aux Etats-Unis, ça a fait beaucoup de bien à mon anglais, et j'ai repeins ma chambre... sans commentaire. 

Ce que je pense important en ce qui concerne une entrée en maths sup : 
- prévoir de lire les livres au programme de français. C'est difficile de trouver le temps pendant l'année. Ceux qui n'aiment pas ça repoussent aux vacances de Toussaint, puis de Noël et ne les lisent parfois jamais...
- prévoir de faire des maths et/ou de la physique si vous aimez ça. Pourquoi pas sur un programme un peu intense d'une, deux ou trois semaines, pour ensuite avoir du temps pour partir en vacances à la mer, à la montagne, à l'étranger, en famille, avec des amis...

Dans tous les cas, il faut arriver à la rentrée en pleine forme.

Ensuite, il faut être très vigilant sur le rythme de vos journées et de vos nuits : être en forme, attentif et motivé va avoir un bien meilleur impact que de travailler tard la nuit. Surtout à long terme. Ce qui est la seule chose qui devrait vous intéresser : vous préparez des concours. 

Pensez à organiser votre rentrée en gardant au moins une des activités que vous aimiez, que ce soit peinture, natation, aikido, guitare ou équitation. Les élèves les plus déprimés en novembre sont ceux qui ont tout arrêté pour ne faire "que travailler" et qui s'épuisent. 

Si vous pensez votre prépa comme un athlète de haut niveau, vous n'essaierez pas de vous présenter aux J.O. épuisé par un manque de sommeil chronique. Pour le cerveau c'est pareil, ça marche mieux quand c'est bien alimenté et bien reposé. 

Si vous souhaitez réfléchir à ce qui serait votre programme idéal pour l'été, nous pouvons y réfléchir ensemble. En 20 à 30 minutes au téléphone, vous construisez votre réflexion et votre programme sur mesure en fonction de vos objectifs et de "qui vous êtes". Moi, je ne suis là que pour vous écouter et vérifier la cohérence de ce que vous êtes en train de planifier.

Pour cet été, je propose ces formules simples : 

- planifier mon été en une séance de 20 à 30 minutes au téléphone / 60 euros
- je préfère échanger par mail ( 5 à 6 échanges de mails sur 10 à 15 jours) / 30 euros
- je voudrais un accompagnement plus complet : une session dans l'été et deux sessions à la rentrée et 15j après la rentrée, soit trois rendez-vous de coaching par téléphone : 180 euros

Sinon, j'espère que ces quelques conseils vous permettront de planifier votre été au mieux. 

Si vous voulez me soutenir dans la rédaction de ce blog d'aide aux élèves des classes prépas, vous pouvez désormais contribuer sur Tipeee : https://www.tipeee.com/coaching-classes-prepas


Gabriel

Pour me joindre : 
06 33 85 53 27
gabrielbrabant (arobase) yahoo.fr

jeudi 9 juin 2016

Classes prépas, attention danger !

Bonjour,

Déjà le mois de juin. La fin de l'année ou presque pour les 1ères années, les résultats des écrits et la préparation des oraux pour les 2e et 3e année.

J'ai reçu un mail ce matin abordant la question de la 5/2 quand on est déçu des résultats des écrits : je vous invite à passer quand même les oraux du mieux que vous pouvez, ne serait-ce que pour vous entraîner pour ceux de l'année prochaine.

En ce qui concerne une intégration dès cette année sur les concours CCP ou Petites Mines, voici les réflexions que je me suis faites en réponse au mail :

Aujourd'hui, nous sommes 16 ans après ma 5/2 et je me rends compte que je ne serais pas du tout prêt à refaire une 5/2. Pas parce que mes tantes avaient peur que je "pète les plombs" et que je n'aie rien, mais parce que :

- un copain a fait l'ENSIMAG sur le concours CCP et était très content de l'école, a choisi de faire une année supplémentaire à Dauphine à la fin de ses études, fait une très belle carrière dans les télécoms (Bouygues en stage, Siemens en SSII, Alcatel comme premier boulot pendant 8 ans, Total dans le service Télécom à l'international aujourd'hui)

- j'ai intégré Télécom Bretagne en 5/2, j'étais même admissible à Normale Sup donc c'était un joli succès d'estime. Pour ce que j'en ai fait après mes études : passer 5 ans à essayer de quitter le monde des ingénieurs pour travailler plutôt avec les gens, je ne suis pas sûr qu'une autre école n'aurait pas été aussi efficace. Bon, il y a le prestige du concours Mines-Ponts, que je continue d'apprécier, même si certains parents de copains disaient des trucs du genre "Télécom Bretagne c'est vraiment la lose..."

- j'ai pu constater que les 5/2 globalement, sont épuisés quand ils arrivent en école. En tout cas, entre un 3/2 qui entre à Télécom Bretagne et un 5/2 qui entre à Télécom Bretagne, il y en a au qui a passé les classes prépas "plutôt bien" et l'autre qui est "à bout de souffle". Vous pouvez  le mesurer puisqu'on peut avoir été un bon élève en MP* dans un bon lycée parisien sans pour autant réussir à entrer sur Mines-Ponts en 3/2.

Ces dernières semaines, j'ai aussi rencontré un étudiant qui a fait un burn-out en MP* à Versailles. Je voudrai renouveler mes recommandations de vigilance pour les proches et les parents d'étudiants qui souffrent en prépas.

Souffrir en prépas, ça peut sembler "normal" mais ça dépend du degré de souffrance, de la durée et de la récurrence des moments de stress ou de découragement. Je vous invite à rester vigilant aux symptômes de stress pour réagir avant la dépression ou le burn-out. Ces mots sont bien évidemment tabous. Ca n'arrive évidemment à personne, mais quand c'est votre fils ou votre fille et qu'on vous informe avec deux mois de retard parce qu'il est à l'internat ou seul dans une chambre en ville, il faut de nombreuses semaines pour remonter la pente.

Ce blog existe pour dire que la souffrance est bien réelle en prépa. La souffrance existe parce qu'il y a la quantité de travail et des notes qui ne sont pas bonnes, par construction : tous les premiers de la classe de l'année dernière sont évalués sur un barème principalement de 4/20 à 10/20 alors qu'ils étaient habitués à des notes de 15 à 20/20.

"Bien" c'était 14 et ça ne leur semblait pas assez. Aujourd'hui, "8", c'est la moyenne de classe de ceux qui ont eu mention bien ou très bien au bac l'année dernière ou l'année d'avant. Ensuite, quand on "prend le mur" en sup, en hypokhagne ou l'année suivante en "étoile", c'est 3,5/20 de manière récurrente et aucun moment pour souffler.

Il faut bien penser que dans certaines classes, un élève qui arrête ou qui s'effondre, ça fait de la place pour les autres. Dans une certaine prépa militaire, j'ai accompagné un élève à qui ses profs ont dit pendant six mois que ce serait mieux d'arrêter...

Dans les média, on rentre à chaque fois sur de grandes débats de principe sur les classes prépas. Quand c'est votre fille ou votre fils qui décroche, il ne s'agit plus de grands principes sur la valeur de l'effort, la méritocratie ou la constitution des élites, c'est beaucoup plus simplement un(e) jeune d'une vingtaine d'année qui souffre et qui perd confiance en soi et en ses capacités.

En termes d'accompagnement, j'avoue que je suis en grande difficulté quand on en est au stade de la dépression ou du burn-out et des médicaments, anxiolytiques ou anti-dépresseurs. D'abord, je pense que ces substances attaquent très fort la capacité de concentration et la mémoire, ou simplement l'attention. Je serais beaucoup plus à l'aise si vous me proposez de faire le point quand les premiers signaux d'alerte se manifestent.

Ainsi, on peut choisir de remettre les choses dans le bon ordre, garder une hygiène de vie indispensable à la réussite (le sommeil en particulier), un équilibre bien plus satisfaisant que des efforts démesurés et vains. La plupart du temps, je travaille sur les méthodes de travail efficace pour l'étudiant (et pour personne d'autre), l'organisation de son travail et de ses loisirs : on réinjecte souvent une activité sportive ou artistique dans l'agenda de la semaine, sa confiance en lui et en ses capacités à réussir. La motivation revient toute seule.

En classes prépas, l'enjeu n'est pas d'avoir une classe étoile à tout prix, mais bien d'aller au bout des écrits et des oraux pour obtenir une école qui vous mène à une formation et à un métier. Et même, à des métiers.

News :
Très bientôt, vous pourrez soutenir Coaching Classes Prépas par un don sur Tipeee.com. J'ai créé la page aujourd'hui et elle est en attente de validation. Ainsi, sans avoir à faire appel à un coaching payant, vous me permettez de continuer mon action de sensibilisation et la rédaction des articles de ce blog que je souhaite gratuit et sans pub.

Je vous souhaite un beau mois de juin et un bel été. Peut-être en attente d'ateliers ou de conseils pour préparer la rentrée au mieux !

Gabriel Brabant
Coach en prépa depuis 2008

06 33 85 53 27 

 

vendredi 1 avril 2016

dernière ligne droite

Bonjour,

Que ce soit pour les concours en 2e et 3e année ou pour terminer l'année le mieux possible, vous êtes dans la dernière ligne droite.

En reprenant aujourd'hui ma présentation et les quelques pages directement accessibles par la barre de menu, je me souviens que pendant ma 3/2, j'ai fait tout ce que j'ai pu pour tenir jusqu'aux écrits et après, j'ai décroché.

Enfin, j'avais déjà décroché avant, mais j'ai fait de mon mieux pour les écrits. Après, j'avais du mal à y croire et j'ai eu du mal à me mobiliser pour la préparation des oraux.

C'est un peu dommage, parce que l'on ne sait jamais vraiment où on se situe par rapport aux autres.

D'abord il s'agit d'un concours donc rien n'est joué avant. Ensuite il y a les autres classes, les autres lycées, les autres villes... Il n'est donc pas possible, malgré le classement chaque année, des lycées, de savoir où on en est.

Le ressenti n'a souvent rien à voir avec la réalité. Le ressenti dépend de la pression que vous vous mettez, de votre ambition et de votre niveau d'exigence avec vous-même.

Du coup, en 3/2, je n'étais pas bien préparé pour les oraux que j'ai obtenus. Pour dire les "actes manqués" et les difficultés dans lesquels je me suis mis, peut-être du fait de mon état de fatigue, de perte de confiance en moi, de démotivation ? :

- depuis Orléans, je suis venu à Paris pour passer certains oraux. Déjà, c'est beaucoup plus compliqué que pour un parisien qui est dans son univers avec le métro, le RER, etc. L'année suivante, j'étais à Lakanal et j'étais habitué à "tout ça".

- pour les oraux de Navale, j'ai voulu prendre mes rollers pour descendre la rue du Ranelagh (ou une autre à côté) jusqu'au RER pour rejoindre le lycée Louis le Grand où avaient lieu les épreuves. Je vous suggère de ne pas faire ce genre de choses : j'ai commencé la journée par une chute en bas de la rue (qui est une grande descente)... je suis donc allé passer mes oraux choqué et avec le genou en sang sous mon jean...

- pour les épreuves sportives à Navale, j'avais pris mes lunettes de piscine. J'ai voulu plonger avec et je les ai évidemment perdues quand j'ai plongé. J'ai pris une seconde pour les remettre mais je n'ai pas compris pourquoi l'autre candidat n'était pas à côté de moi et je me suis... retourné !!!... il nageait tranquillement la brasse... j'avais perdu 2 fois du temps, et j'ai eu seulement 11 à une épreuve où j'aurais pu avoir 4 à 5 points de plus...

- pour les oraux des CCP à Savigny-sur-Orge (?) je n'en menais pas large. J'avais l'impression d'avoir perdu tous mes moyens...

- il n'y a finalement que les épreuves de personnalité où je me sentais bien. J'ai été classé 4e pour une école qui établissait son classement final sur cette épreuve pour choisir des candidats qui leur allaient bien.

L'année suivante.

- Admissibilité - surprise - à Normale Sup. Un excès de doute ou de modestie font qu'on n'imagine pas être admissible à certaines écoles. Je n'étais donc pas du tout préparé à des épreuves très exigeantes. Pourtant le prof de SI avait passé l'année à dire "vous verrez, aux oraux de l'ENS" Eux, ils y croyaient pour nous !

- Aux épreuves de Mines-Ponts, je ne faisais pas le fier non plus. maths et physiques, au coeur du mois de juillet, après 3 ans de prépas, et une année à me coucher à 1h du matin pour me lever à 7h... ce que je ne recommande pas trop... autant dire que j'étais épuisé.

Les épreuves avaient lieu dans ce qui était encore l'ENSTA sur les boulevards des Maréchaux près de Porte de Versailles. J'ai été victime d'une escroquerie classique : le type doit rentrer d'urgence en Italie. Il a quelques manteaux de marque qu'il ne veut pas ramener et qu'il peut vendre pour "pas cher" au point de nous accompagner au distributeur d'argent.
Doublement berné par l'envie de rendre service et de profiter d'une aubaine... l'escroquerie qui laisse "sonné" par la vitesse à laquelle elle a eu lieu et l'évidence d'un manteau signé "V" qui n'est évidemment pas Valentino... et les oraux qui reprennent quelques minutes plus tard...

Je pense que pendant ces périodes d'immense stress et parfois aussi d'immense fatigue, on peut être particulièrement fragilisé dans des risques qu'on aurait pu éviter en ayant tous nos moyens (l'escroquerie) ou dans les risques du quotidien qu'il est préférable de ne pas prendre dans ces périodes critiques (les rollers).

Certains choisissent par exemple de remettre les vacances au ski à l'année suivante, pour ne pas risquer de se tordre le poignet un mois ou deux avant les épreuves écrites. Pour d'autres, il s'agira de prendre un hotel à côté du centre d'examen pour éviter les risques de grèves ou de retards sur les transports en commun.

Nous avions pris cette option avec un ami de l'internat. Nous y sommes restés une nuit. Entre l'hotel miteux près du Parc Floral de Vincennes et notre chambre d'internat à une heure de RER A et B, c'était tout vu. Heureusement, il n'y a eu ni grève, ni retard significatif ce mois-là.

Pour terminer et en un mot : travaillez bien et soyez prudent.

Bon courage,

Gabriel

06 33 85 53 27






 

lundi 14 mars 2016

Coaching et Résultats en prépas

Bonjour,

Je suis content de ce que j'arrive à faire avec les étudiants que je rencontre, mais par discrétion, je me rends compte que je n'en parle pas beaucoup.

C'est aussi parce que je ne m'attribue pas des résultats qui par définition sont les leurs, puisque bien évidemment, je ne fais rien à leur place.

Comme j'ai pris conscience il y a quelques semaines que j'aime avoir les avis des utilisateurs quand je réserve un hébergement pour les vacances, il m'a semblé évident qu'il était temps de créer la page "Témoignages et résultats" même si vous comprendrez que je ne ferai probablement jamais de vidéos de mes élèves expliquant qu'ils sont les meilleurs.

Je remercie ici tous les étudiants et tous les parents qui m'ont fait confiance en prenant rendez-vous sur la base simplement des témoignages et des articles qu'ils ont trouvé sur ce blog.

J'invite tous ceux qui le souhaitent à apporter également leur contribution à ces pages. Je l'explique dans mes deux articles précédents :
 Etats des lieux et coopération
Eco-entrepreneuriat et coaching

Ce soir, j'ai mis à jour toutes les pages qui répondent aux questions que vous pouvez vous poser en arrivant sur ce blog et au sujet du coaching que je propose pour les étudiants des classes prépas :

Pour qui ?
"Pourquoi ?" - La raison d'être et  "Pour quoi ?" - Les objectifs
Comment ?

Bonne lecture

Gabriel Brabant

06 33 85 53 27

Etat des lieux et Coopération

Comme je le décris dans mon article de février 2016 : Eco-entrepreneuriat et coaching j'ai besoin d'aide pour accompagner le plus grand nombre d'élèves.

Je rédige ce blog depuis 2008 et j'ai toujours choisi de le proposer sans aucune publicité, ni échanges de liens payants ou autres pollutions de la lecture. 

Comme il est lu par 10 000 personnes par an pour environ 50 000 pages parcourues par an, j'imagine que ce projet remplit bien son rôle de témoigner de ce que l'on peut ressentir en prépa, des questions qu'on peut se poser et des solutions que l'on peut mettre en place.



Comme j'accompagne 20 à 40 élèves par an en fonction de mes disponibilités et des demandes, je ne suis plus à l'aise à l'idée de continuer d'augmenter mes tarifs tout en ne pouvant pas vivre de cette activité.

Dans l'article cité ci-dessus, je fais appel à ceux qui veulent bien contribuer :
- par la proposition d'un article, d'un témoignage, de leurs astuces et méthodes...
- par le parrainage, mentoring, tutorat, coaching d'un ou plusieurs élèves en prépas
- par le montage d'un petit groupe de parrains au sein d'une grande école ou d'un quartier pour les classes prépas locales (ou d'autres plus loin par téléphone)
- par l'ajout de fonctionnalités à ce blog : contribution financière de ceux qui le souhaiteraient comme je l'ai vu sur d'autres blogs, mise en forme, ... tout ce pour quoi je n'ai pas vraiment de talent, comme en témoigne la forme de ce blog, que j'ai longtemps revendiqué - les élèves de prépas s'attachent plus au fond qu'à la forme... mais là, ça devient un peu trop vieillissant et ça manque des dernières fonctionnalités utiles : constituer une communauté, un forum d'échange (ou en rejoindre un existant comme prepas.org)



Coopération

Pour revenir sur la coopération, si vous avez bénéficié d'un coaching ou simplement que vous avez fait les classes prépas et que vous en avez tiré quelques leçons pour vous-même, je vous invite à témoigner de ce qui vous aide autour de vous, dans votre classe, auprès de vos proches et pourquoi pas, sur ce blog.

Si vous souhaitez monter un groupe d'entre-aide dans votre lycée, je peux mettre un article dans ce blog sans forcément citer votre nom et ensuite mettre en relation les élèves que ça intéresse de se retrouver tout en restant discret ou au contraire en le proposant à de nombreux élèves de leur classe ou de leur lycée.

Je serais ravi d'accompagner gratuitement de telles initiatives pour démultiplier ce que j'ai essayé de faire en créant ce blog en 2008 : dire qu'il y a effectivement des difficultés en prépas mais qu'on n'est pas obligé de souffrir et qu'on n'est pas obligé de rester seul pour essayer de les résoudre.

L'engagement et la co-responsabilité dans le Coaching

Le coaching nécessite pour le Coach de ne pas prendre en charge son client/coaché plus qu'il ne se prend lui-même en charge. Cette année j'ai eu une question "par sms" de la part d'une personne qui n'a pas signé son message. Quand j'ai proposé d'appeler, j'ai eu une réponse "je préfère par sms". Je l'ai fait, mais je ne le referai pas.

En effet, je ne pense pas qu'il puisse y avoir "coaching" par sms. Un coaching c'est un contrat entre le coach et le coaché / client. Même si on décide que le tarif est "gratuit" il faut avoir pris le temps de le décider ensemble.

Si vous êtes étudiant, que vous ne voulez pas en parler à vos parents et que vous voulez une écoute attentive ou quelques réponses à vos questions, proposez-moi le tarif qui vous convient ou proposez-moi d'écrire un article de blog, un témoignage, de publier nos échanges comme illustration de mon travail. Sinon, en coaching - et ailleurs - ça s'appelle "un passager clandestin" ;-)

lundi 15 février 2016

Eco-entrepreneuriat et coaching


Bonjour,

J'espère que vous allez bien et que vous profitez des vacances pour ceux qui y sont déjà ou que vous vous y préparez pour ceux qui terminent à la fin de la semaine.

De mon côté, je travaille sur les notions d'éco-entrepreneuriat et de coopération. Depuis longtemps, j'aurais voulu que cette aventure de "Coaching Classes Prépas" soit une aventure de coopération. 

Ca a été le cas un temps avec l'aide de Sophie Degât qui avait eu la gentillesse de faire un "stage" avec moi en terminant l'ESSEC. Comme me l'avait écrit sa maman, elle était une "coach" née et elle coachait déjà tous ceux qui en avaient besoin pour les oraux des grandes écoles de commerce. 

Ensuite, c'était aussi un projet collaboratif et coopératif, parce que l'air de rien, Karen Tuyserne apportait beaucoup au projet, à travers nos rendez-vous rituels du lundi matin aux Editeurs à Odéon.
  

A l'époque, j'avais fini par être maladroit et je mesure aujourd'hui tout le travail que nous avions pu faire ensemble. J'espère que Karen y a trouvé également son compte, en tout cas, je suis tout à fait épaté par ce qu'est devenu son projet : d'un site passionnant de recensement des formations en France, ORIENTEZ-MOI, elle propose maintenant l'accompagnement des jeunes mamans dans le monde du travail : http://orientezmoi.com/maman/

http://orientezmoi.com/maman/

Aujourd'hui, le temps que me prennent les accompagnements individuels et les tarifs que je tente de pratiquer ne me conviennent pas. D'abord, ils ne me permettent pas d'accompagner assez d'élèves ou d'étudiants chaque année, ensuite il ne me permettent pas d'en vivre. C'est ce qui m'a conduit à travailler 2 ans comme salarié entre 2013 et 2015, chez Ponts Formation Conseil la formation continue de l'Ecole des Ponts ParisTech d'abord, chez Altedia, ensuite.

Ce que je voudrais, c'est mettre en place un réseau d'élèves de grandes écoles qui puissent accompagner, coacher, mentorer, parrainer des élèves des classes prépas - et pas forcément seulement ceux qui se retrouvent en difficulté.

Si on reprend les choses à la base, il faudrait aussi faire évoluer l'éducation en France pour que les élèves fassent vraiment des études qui leur plaisent et pas seulement "les plus difficiles" ou "les plus prestigieuses". J'aimerais aussi penser que les enseignants pourraient faire évoluer leurs pratiques pour développer les talents de leurs élèves comme certains d'entre-eux le font déjà, au lieu de participer à la caricature des classes prépas qui existe encore malheureusement.

Je pense que ce changement viendra d'eux et pas d'un coaching extérieur... à l'image de l'initiative de la chercheuse - et un peu enseignante - Céline Alvarez pour les petites classes.
https://lamaternelledesenfants.wordpress.com/

Appel à participations
Vous êtes en prépa ? vous voulez devenir ambassadeur et déjà aider par votre témoignage dans ce blog, par vos astuces, vos méthodes, ceux qui galèrent en prépas ?

Vous êtes en école et vous êtes prêt à donner un coup de main, des astuces ou simplement soutenir moralement un élève ou des élèves d'une prépa près de votre école ? 

Vous avez fait les classes prépas il y a 10, 20, 30 ans et vous pensez que vous pourriez être une oreille attentive pour les coup de blues ou les doutes des élèves des classes prépas ? 

Faites-moi signe, dites-moi ce que vous voulez faire, par téléphone ou près de chez vous.

Pour commencer, je peux proposer de parler à 10 élèves en même temps par "webinar" pour 10 euros par personne plutôt que de demander 100 euros à un seul pour l'aider... si ça peut vous intéresser, faites moi signe. 

J'ai également vu les blogs où l'on peut verser quelques euros pour soutenir l'auteur. Ca permettrait d'éviter qu'il y ait, comme aujourd'hui, soit la lecture gratuite - et sans pub ! - du blog, soit un coaching individuel cher...

Je parlais en démarrant cet article de coopération. Je me rends compte que pour avancer, il faudra que je fasse appel au talent de ceux qui savent faire. Moi, la seule chose que j'aime, c'est échanger à travers mes quelques articles de blog et/ou en rendez-vous pour trouver avec vous des solutions. 

Pour en savoir plus sur l'éco-entrepreneuriat : Les Amanins 

Bon travail et bonne coopération ! En prépa aussi, ça fait toute la différence...

Gabriel

gabrielbrabant (arobase) yahoo . fr
06 33 85 53 27

   





jeudi 7 janvier 2016

Les classes prépas en difficulté

Bonjour,

Les années se suivent et ne se ressemblent pas. Heureusement quand on décide d'écrire un article le 7 janvier...

Pour les élèves des classes prépas, la rentrée de janvier me parait une des plus difficiles. Je le rappelais ce matin dans une réponse à un mail reçu hier.

La rentrée de janvier cumule :
- la fatigue des 4 premiers mois de prépa (ou 16 mois, voire 28 mois - et je n'ose pas y penser !)
- les vacances de Noël où l'on s'est rarement reposé et où l'on a rarement travaillé comme on aurait voulu le faire (fêtes de famille, passage des cousins, tantes, grands-parents... Noël, Réveillon, 1er janvier)
- l'hiver, le froid, la pluie... en perspective pour quelques mois.

A cela peut s'ajouter le stress : l'inquiétude de ne pas y arriver, le découragement ou pour les deuxième et troisième années, l'arrivée des concours !

Je vous rappelle ce qui me semble essentiel :
- se reposer suffisamment. Encore plus en ces périodes difficiles. Se reposer suffisamment, ça ne veut pas forcément dire dormir 9 heures par nuit. Ça peut consister à faire une petite sieste quand on en a la possibilité à l'internat par exemple. Vous pouvez également être vigilant à vous coucher un peu plus tôt une veille de DS. Le week-end, une bonne nuit récupératrice vous fera plus de bien pour les jours qui suivent qu'une sortie tardive pour "se défouler".

- trouver des occasions de pratiquer une activité sportive et/ou de passer un peu de temps dehors. C'était vrai pour un étudiant rencontré en octobre qui venait de la campagne. C'est certainement vrai aussi pour tous les étudiants qui viennent de pays où il fait toujours beau. Vu le goût des parisiens pour les terrasses, tout le monde semble avoir conscience de l'importance de prendre un peu de soleil ou au moins de "lumière du jour" pour aller bien. (La vitamine D, non ?) On vous appelle les "taupins" pour un certain nombre d'entre-vous, les "khâgnes" pour une autre partie. Il me semble que ceux qui s'en sortent le mieux sont ceux qui évitent de nourrir ces clichés à 100%.
Sortez.
Prenez l'air.
Profitez du moindre rayon de soleil.
Faites du sport. Même marcher 20 minutes jusqu'au lycée une fois par semaine !

- retrouver ce qui faisait votre motivation pour faire les classes prépas. Vous voulez travailler pour la NASA ? Vous voulez devenir philosophe ? pensez-y et rêvez grand, ça vous aidera à tenir.

- travailler ses points forts. Quand on est épuisé - ou découragé - c'est encore plus important de travailler ce que vous aimez - ou aimiez avant d'en faire 10 heures par jour ! - et vos points forts. Vos points forts le deviennent parce que pour le même effort, vous avez de meilleurs résultats. Dans l'adversité et au seuil du découragement, ce n'est pas le moment de passer vos soirées à travailler les matières qui ne vous plaisent pas et dans lesquelles vous rencontrez des difficultés.

// si tout est devenu très difficile : maths, physique et SI en maths sup ou spé, par exemple, il est peut-être temps de remettre les choses dans l'ordre. Dans ce cas, mes conseils sont simples, même si j'ai passé les 8 dernières années à ne pas "donner de conseils" mais plutôt construire des solutions sur mesure pour des cas toujours particuliers !

  • Travailler chaque cours au jour le jour :
    • pour chaque cours de 2h, prendre 10 à 20 minutes le soir-même pour identifier ce qui a été le plus important dans le cours. Savoir de quoi il s'agit, vérifier que vous avez compris l'essentiel. C'est indispensable avant de retourner en cours le lendemain. C'est également très bénéfique pour la mémorisation à long terme.
  •  Chercher les exercices.
    • Que ce soit pour préparer le TD du lendemain ou pendant le TD de maths ou de physique, il est indispensable de chercher. Vous cherchez idéalement les premiers exercices avant le TD. Pendant leur correction, vous cherchez les suivant. Si la feuille de TD est distribuée au début du TD ou l'énoncé seulement écrit au tableau le jour-même, c'est moins facile. Faites l'effort de chercher. Même 30 secondes si le prof corrige tout de suite. 
  • Ne vous contentez jamais de recopier. 
    • Vous ne pouvez pas imaginer recopier un cours sans écouter avec l'intention de le comprendre et de l'apprendre plus tard. Il n'y aura jamais de "plus tard". Croyez-moi, j'ai copié un an de cours de spé sans jamais avoir le temps des les rouvrir. C'est pertinent de copier parce que ça fait jouer votre mémoire pendant l'écriture - kinesthésique - mais ce n'est pas suffisant. 
    • Pour les corrections d'exercices, c'est beaucoup plus pertinent d'écouter et d'essayer de comprendre que d'avoir pris en note les corrigés de 20 exercices que vous ne relirez pas...


Si ces éléments vous parlent mais ne vous suffisent pas, un coaching pourra vous aider.

Nous pourrons également aborder vos projets et votre orientation.
Nous pourrons travailler sur les difficultés que vous rencontrez et ce qui ne marche pas.
Nous irons chercher ce qui marche ou ce qui marchait pour vous les années précédentes puisque si vous êtes arrivé(e) là, c'est que vous avez un certain nombre de talents !

Une chose est sûre, en faisant le point sur votre manière de travailler et votre organisation, nous arrivons à remonter vos notes de colles en trois semaines, et celles de devoirs écrits dans la foulée.

Bon courage

Gabriel

Pour prendre rendez-vous pour un coaching en personne ou par téléphone : 06 33 85 53 27

dimanche 6 décembre 2015

Déjà décembre

Bonjour, 

J'espère que vous allez bien. 

Si ce n'est pas le cas et que vous sentez la fatigue ou le découragement vous tomber dessus, ne vous laissez pas faire. 

De nombreux étudiants vivent ce que vous ressentez et se font aider. Ils prennent un prof particulier, s'inscrivent à un stage pour les vacances. D'autres arrêtent la prépa. 

Si vous avez le sentiment que vous travaillez beaucoup mais que les résultats ne sont pas à la hauteur, je peux faire quelque chose pour vous. En quelques semaines, je vous aide à ce que les notes montent. 

Si vous n'y arrivez pas alors que les classes prépas sont indispensables pour votre projet professionnel, je peux vous donner les clés et les principes qui permettent de retrouver des résultats indispensables pour continuer les études que vous avez choisies (ou pas...)

1) dormir suffisamment / un nouveau témoignage sur l'article consacré

2) travailler le plus possible au jour le jour / je le développe dans l'article  "Ne prenez pas trois semaines de retard"

3) bossez vos points forts !

4) restez centré sur votre manière à vous de travailler, pas celle des autres... surtout si vous êtes plutôt doué

N'hésitez pas à me dire sur quoi vous voulez travailler et je peux le traiter dans un article. 

Plus que 2 semaines avant Noël, accrochez-vous !

Gabriel 
06 33 85 53 27

vendredi 20 novembre 2015

Créativité et scolarité

Bonjour,

Lundi, je vous parlais des classes prépas et des raisons de s'interroger sur la pertinence d'y entrer : Les classes prépas, c'est pas l'idéal.

Je voudrais revenir sur le thème de la créativité.

Depuis plusieurs années, je travaille à partir des ouvrages de Béatrice Millêtre sur la thématique des enfants et des adultes doués. Ce que j'ai pu comprendre, c'est qu'un certain nombres des maux que je décris dans mes articles de blog font réagir étudiants et parents parce qu'ils reconnaissent ce qu'ils sont en train de vivre.

Pour un étudiant "doué" au sens de Béatrice Millêtre, l'apprentissage passe par une approche globale, intuitive, qui nécessite du temps pour "souffler", pour remettre en ordre ses idées et pour se sentir bien, aussi.

A l'inverse, les classes prépas privilégient un mode d'apprentissage quantitatif. Un étudiant qui est capable de faire 4 heures de maths, puis 4h de physique avant de reprendre les maths peut se trouver très avantagé dans ses apprentissage par rapport à un étudiant qui aurait tendance à travailler par tranches de 45 min et aurait besoin de changer de sujet, de faire des pauses, d'aller faire du sport ou de prendre sa guitare.

Quand les parents parlent de leur enfant en terminale : "il avait des facilités, il ne travaillait pas beaucoup". Quand je creuse un peu la question, la situation est régulièrement la même : l'étudiant était particulièrement attentif en classe. Autrement dit, "il ne travaillait pas beaucoup" - en dehors des 35 heures de cours qu'il avait déjà !

De plus, pour être efficace et réussir, il avait besoin de beaucoup de temps le soir pour faire autre chose : des activités différentes ou tout simplement "rien".

Dans les ouvrages de Béatrice Millêtre ou les formations de Dan Low (World Education) "ne rien faire" est très important pour la créativité. Aller se balader, discuter avec un ami, lire... sont des activités qui permettent au cerveau de réorganiser les informations accumulées pour en faire des raisonnements nouveaux.

Vous l'aurez peut-être constaté : quand vous reprenez le sujet d'un devoir de maths après quelques heures pour essayer de voir si vous avez plutôt réussi votre épreuve du matin, vous en arrivez à vous demander "mais comment est-ce que je n'ai pas réussi à faire cet exercice ce matin ?"

Deux explications possibles : la première sur laquelle je travaille bien souvent : votre niveau de stress en DS est tel qu'il vous fait perdre vos moyens. C'est un axe de travail classique pour permettre à des élèves qui travaillent beaucoup mais dont les résultats ne suivent pas de retrouver le chemin de la réussite en prépas.

La proposition d'explication issue de la pensée de Béatrice Millêtre, c'est que c'est exactement la démarche qu'il faut suivre pour résoudre un problème difficile. Il faut commencer par travailler sur le sujet autant que possible. Quand ça bloque complètement et après avoir tenté plusieurs approches, fait des liens avec le cours, relu le cours correspondant si nécessaire, il est temps de "faire une pause".

En prépas, vous n'avez pas beaucoup de temps, vous pouvez choisir de faire une autre matière. Différente. Peut-être du français ou de l'anglais. Sinon, c'est l'occasion de faire une vraie pause sans culpabilité : aller marcher, aller courir ou faire un autre sport. Aller prendre son repas. Discuter avec des amis ou ses parents. Après avoir "laissé reposer", vous vous remettez sur le sujet du problème et de nouvelles idées ou approches viennent à vous.

...

Ce que je reproche aux classes prépas, c'est qu'il est difficile de pouvoir travailler selon la méthode que je viens de proposer quand le temps est tellement limité. Les journées de cours sont construites dans une accumulation qui vient saturer tout le processus de compréhension et la créativité pour résoudre les problèmes.

Seuls quelques uns réussissent à ne pas se laisser "saturer" par les connaissances à accumuler. L'étudiant auquel je pense - J - j'imagine qu'il avait un fonctionnement plutôt en "linéaire". Il était vraiment capable de ne faire qu'une seule chose pendant des heures. Il était brillant dans sa manière de travailler mais il faut reconnaître qu'il était aussi capable de ne s'intéresser qu'aux 5 matières proposées en prépas et à rien d'autre. Ce qui me laisse un peu perplexe...

Un autre exemple dans mes camarades de lycée qui nous avaient rejoints en prépa - D - est lui l'exemple typique de l'étudiant doué qui connait son mode de fonctionnement. Comme souvent dans ces cas-là, il avait un an d'avance et fonctionnait "pas comme les autres". C'est bien plus tard, avec les lectures que je mentionne en début d'article, que j'ai pu comprendre les choix qu'il avait fait.

D semblait passer son temps à jouer au basket. Pour un élève de prépa, c'était très étonnant. Il jouait à la pause de 10h. Il jouait entre midi et deux. Il jouait longuement le soir. Quand il a fallu choisir la deuxième année, il ne voulait pas faire de classe "étoile". Il savait qu'il devait préserver avant tout un rythme de travail qui lui convenait. Il a intégré l'ENSIMAG en 3/2.

J, lui, a été admis à Normale Sup en 3/2. Il a préféré faire 5/2 et entrer à Polytechnique.
Une autre anecdocte à son sujet pour vous montrer son niveau : En sup, le prof de maths se servait habituellement de la copie du premier pour fixer le "20" et noter les autres en fonction. Toute la durée de notre année de sup', il a dû faire autrement pour ne pas "écraser" toute les notes de la classe... la note de notre "génie" était de 35 ou 37/20 et le suivant avait entre 12 et 17/20...

Moi, je j'aurais sûrement mieux fonctionné en faisant comme D. Mais je n'avais personne pour me l'expliquer. Tout le système et le prof de maths en particulier, me disait : "Travaille plus". Travailler plus, quand on est déjà saturé, c'est la garantie d'arriver à l'essoufflement. Puis au découragement.

Comme je n'arrivais pas à travailler "tout le temps", je prenais des pauses qui se révélaient salutaires : discussions avec les élèves d’hypokhâgnes, soirées cinéma ou théâtre, lectures. Malheureusement, je vivais ces pauses indispensables pour moi avec une grande culpabilité. Je me reprochais tout le temps "perdu".

Ce qui est sûr, c'est que les classes prépas valorisent très clairement un mode de fonctionnement personnel qui permet de ne faire "que travailler" toute la journée. Il manque trop souvent le temps nécessaire au bon fonctionnement des élèves doués, intuitifs, créatifs...

J'aimerais penser que le concours qui a lieu plus tard laisse la chance à l'étudiant intuitif d'avoir laissé murir un grand nombre des sujets qu'il a appris. Malheureusement, les étudiants travaillent le plus possible jusqu'aux épreuves écrites et ils n'ont donc vraiment pas beaucoup de temps pour ce travail de maturation qui leur est nécessaire pour une meilleure compréhension.

Entre-temps, un certain nombre d'entre-eux se sentent en difficulté. Ils ne comprennent pas "ce qui ne marche plus". Ils essaient de travailler autrement que ce qui a toujours marché pour eux. Ils limitent les heures de sommeil pour essayer de compenser. Ils essaient de travailler encore plus... et ça marche encore moins.

Pour terminer sur une note plus globale, pour ceux qui peuvent suivre en anglais, je vous invite à regarder la conférence TED de Ken Robinson : Do schools kill creativity? Ce que je décris sur les classes prépas, certains le vivent dès l'école...

Bon courage !

Gabriel Brabant
 
Update :

Le lien direct de la vidéo avec les sous-titres en français (sinon, vous pouvez les ajouter dans 59 langues)... à titre d'info sur le succès de cette conférence, elle a été visionnée 36 millions de fois...






lundi 16 novembre 2015

Les classes prépas, c'est pas l'idéal

Bonjour,

Si vous en êtes au stade du choix, pour l'année prochaine, de faire une classe prépa, il est peut-être temps d'ouvrir les yeux.

En effet, ayant fait les classes prépas en 1997 - 2000, j'avais déjà pu observer que les classes prépas ne rendaient pas heureux. Elles ne rendaient pas heureux, elles ne donnaient pas le goût d'apprendre, elles n'aidaient pas à l'épanouissement.

En plus, en arrivant en école d'ingénieur, j'avais pu constater qu'elles étaient également fondées sur une promesse mensongère du type "c'est super, après".

Après 7 ans à accompagner les classes prépas en rendez-vous de coaching en Ile de France et au téléphone dans toute la France, j'ai pu constater que les élèves continuent de souffrir en prépa. Et qu'ils n'en sont pas les seuls responsables comme on peut le lire parfois : ils seraient "les faibles" qui n'ont rien à faire en prépa et ils n'ont qu'à s'accrocher pour prouver le contraire.

Aujourd'hui, deux chemins de pensée permettent de s'interroger sur la pertinence des classes prépas. Oui, je dis bien "s'interroger". En effet, ce que j'ai pu comprendre depuis quelques semaines sur ma difficulté à donner des réponses, c'est que je préfère - et de très loin - les questions.

1. Les classes prépas, c'est pas indispensable.

La première idée que je souhaite partager avec vous, c'est qu'il n'est plus indispensable de faire les classes prépas pour faire les grandes écoles que l'on souhaite.

Les grandes écoles ouvrent leurs portes aux universitaires, aux BTS, etc. C'était déjà le cas en 2000 à Télécom Bretagne où la promo de 140 élèves de prépa s'enrichissait l'année suivante de 80 "AST" ou Admis sur Titre (autrement dit, après une maîtrise - maintenant cela s'appelle un Master 1). Ensuite, il y a eu les "FIP" Formation d'Ingénieur en Partenariat pour les alternants. Puis on pouvait ajouter les Espagnols, les Chinois, les Marocains, etc. de tous les partenariats internationaux de l'école !

Les journaux titrent régulièrement sur ces sujets. Au lieu d'y voir un "prépa bashing" comme le mentionne un commentaire sur le site du Monde, on peut y relever une évolution claire des 20 dernières années et en tirer les conclusions dès aujourd'hui sur les opportunités variées qui s'offrent à nous et à nos enfants.





2. Les classes prépas ne développent pas la créativité

Albert Jacquart en parlait déjà en 2001 quand il est venu animer une conférence à Télécom Bretagne. Il comparait alors le nombre de prix Nobel issus de Polytechnique à Paris et des Ecoles  Polytechniques de Lausanne (EPFL) et Zurich (ETH).

Aujourd'hui, je suis passionné par les travaux de Céline Alvarez et l'expérience qu'elle a menée dans une classe à Gennevilliers : https://lamaternelledesenfants.wordpress.com/lequipe/

J'ai également été interpellé par les qualités des enfants dont les parents choisissent de ne pas les mettre à l'école dans le documentaire Etre et Devenir de Clara BELLAR qu'il est possible de trouver en DVD, d'aller voir au Saint André des Arts chaque dimanche matin ou de vérifier les projections en France et à l'étranger sur cette page



A partir de ces deux constats, 

1 - que les classes prépas ne sont pas indispensables pour faire les plus grandes et prestigieuses écoles
2 - que les classes prépas ne vous assurent pas : ni de vous faire plaisir, ni de nourrir votre goût pour les maths ou le latin, ni votre épanouissement personnel

et à partir de mon expérience d'avoir plutôt : 
- souffert sans être entendu
- détesté les maths quand il a fallu en faire jusqu'à 4 à 6 heures par jour tous les jours
- détesté être en compétition permanente avec des gens pas tellement plus doués que moi mais parfois beaucoup plus "bornés" et en tout cas capables de faire "une seule chose", toute la journée, tous les jours, sans s'intéresser à rien d'autre (ce qu'Albert Jacquart appelle unidimensionnel)
- été infiniment déçu de l'école d'ingénieur qui m'avait tellement été présentée comme un "Eldorado" merveilleux

et à partir de mon expérience de coach et auteur de ce blog: 
- d'être lu par 800 élèves chaque mois sur les thèmes de la confiance en soi, de la motivation, des difficultés rencontrées en prépas
- d'entendre le désarroi des parents devant la souffrance ou les difficultés de leurs enfants qui étaient de brillants élèves quelques mois plus tôt
- le nombre d'élèves qui s'arrêtent parce que "ce n'est pas fait pour eux" et surtout parce que personne dans la classe ou l'établissement n'est là pour prendre en compte leur spécificité, leurs besoins. 
- ceux qui souffrent simplement de ne plus pouvoir "aller au bout des choses", comprendre, "avoir une vision d'ensemble du sujet", prendre le temps de travailler. 

Je trouve qu'aujourd'hui, la question des classes prépas se pose, plus que jamais.

La question qu'on peut se poser parfois : Et si c'était à refaire ? Le plus souvent, on répond "je le referais". Ne serait-ce que parce que c'est ce qui nous constitue, c'est ce qui nous a construit. Comment pourrais-je aujourd'hui aider les élèves des classes prépas, si je ne les avais pas vécues ?

En fait, lors du stage de parentalité bienveillante fait cet été, j'ai découvert que cet argument sert parfois aux défenseurs de la fessée. "J'en ai reçu quand j'étais petit et je n'en suis pas mort" ou "J'en ai reçu quand j'étais petit et ça ne m'a pas empêché de réussir". 

Ca a été pour moi comme un nouvel éclairage. "Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort" ne tient pas. Les enfants qui sont les plus à même de supporter les difficultés ne sont pas ceux qui en ont subies très jeunes, mais ceux qui ont eu tout l'amour dont ils sont besoin.

Autrement dit,  je ne conseillerai pas les classes prépas à ceux qui peuvent trouver une voie d'études qui leur permet d'accéder au métier qu'ils souhaitent sans passer par les classes prépas. Comme nous le disions avec mon binôme de première année lors de notre déjeuner tout à l'heure, les alternatives, aujourd'hui, ne sont pas très heureuses. 

Il nous reste à les construire. Céline Alvarez a commencé pour les tout-petits. Poursuivons, pour les autres.   

Gabriel Brabant
Ancien élève de prépas, mais aujourd'hui aussi père de 3 enfants qui se demande quelle scolarité éducation proposer à ses enfants !



 


vendredi 16 octobre 2015

Vacances de la Toussaint en prépas

Bonjour,

C'est le moment de faire le point ? de reprendre son souffle ? de recharger les batteries ?

Pour mois, les vacances de la Toussaint de Sup ont été le début des interrogations. Parti avec un bon rythme et des résultats finalement plutôt bons - mais que je n'ai pas vécus comme tels - je me sentais épuisé voire découragé.

Une chose est sûre, je n'avais pas très envie d'y retourner à la rentrée. Un peu comme cette étudiante rencontrée en 2009 et qui avait fait l'objet du reportage Complément d'Enquête sur la prépa : elle dormait 12h à 14h par nuit et ses parents, inquiets, avaient pris rendez-vous avec moi. La situation était simple pour elle : elle ne voulait pas continuer. C'était plus difficile de l'annoncer à ses parents.
Finalement elle s'est engagée à trouver autre chose rapidement et les parents, rassurés, ont accepté. Elle s'est inscrite à l'université de Sceaux et a pu prendre un nouveau départ.

Pour la plupart d'entre-vous, l'enjeu c'est de continuer.

Peut-être même de profiter des vacances pour travailler, rattraper le retard...

Ce n'est pas toujours facile. J'ai accompagné sur ce sujet un étudiant étranger qui avait déjà eu du mal à s'installer à Orléans pour faire maths sup pour la rentrée. Il se sentait loin de sa famille et isolé. En chambre en ville, il devait gérer pour lui-même un grand nombre de choses que ses parents géraient pour lui jusque-là. Pour ce qui est de se mettre au travail, il passait ses journées de vacances de la Toussaint à se reprocher de ne pas s'y être mis dès le début des vacances.

Un peu comme si chaque jour vous vous reprochiez de ne pas vous y être mis la veille. Le seul moyen pour casser cette répétition, c'est de s'y mettre aujourd'hui. Comme dirait le moine bouddhiste, "hier n'est plus". "Hier n'existe pas".

Vous avez la chance d'avoir "aujourd'hui" pour vous y mettre.


Pour moi, je trouve que ces questions étaient le symptôme d'un enjeu plus profond. En fait, la manière de travailler en prépa n'était probablement pas celle qui m'aurait permis de réaliser tout mon potentiel. Je l'ai compris depuis et je sais désormais que je suis beaucoup plus efficace et créatif dans les solutions que je trouve pour mener à bien mes projets quand je ménage des temps de pause dans mes journées.

Ca reste un enjeu quand je suis salarié et que je suis censé être au bureau en continu. Quand je travaille à mon compte, c'est avec la culpabilité que je peux ressentir que je dois composer.

Quand je rencontre des étudiants qui n'ont pas l'impression de faire aussi bien que ce qu'ils pourraient avec tout le travail qu'ils abattent, je leur propose de remettre dans leurs semaine les activités qui leur faisaient du bien l'année précédente et qui contribuaient à leur succès.

Est-ce que c'était le piano, la guitare, le trombone ? le tennis, le basket, le foot ? le dessin, la peinture, autre chose ?

Pour certains, leur redonner l'autorisation ou le conseil de courir / jouer au foot / faire du sport au moins une fois par semaine, de faire des pauses dans leur journée, de passer du temps à l'extérieur - même quelques minutes par jour - c'est leur permettre de respirer, de reprendre leur souffle, de retrouver de l'énergie. Et le sourire.

Pour les vacances de la Toussaint 2015, je vais reprendre mon souffle avec mes enfants, mes parents puis mes amis :

- dans la région d'Orléans et Blois du 17/10 au 23/10
- dans la région des Landes et du Pays-Basque du 24/10 au 31/10

Si pour vous, c'est l'occasion d'un rendez-vous en personne au lieu de devoir se contenter du téléphone : faites-moi signe ! 

Bonnes vacances / révisions / repos !


Gabriel BRABANT

06 33 85 53 27

Séance en groupe :
Je vous propose aussi, si vous êtes quelques-uns dans une classe ou un lycée à vouloir travailler ensemble lors d'une séance de coaching, nous pouvons nous retrouver sur skype, google talks ou facetime et répondre à toutes vos questions !