Motivation

La motivation est essentielle en prépa.

Si vous êtes sur cette page, c'est peut-être qu'après avoir choisi les classes prépas avec enthousiasme, vous n'arrivez plus à vous mettre au travail, vous êtes devant votre bureau mais vous n'avancez plus, vous avez tout le week-end devant vous mais tellement de travail que vous ne savez pas par quoi commencer ou pas envie de vous y mettre !

La motivation pour les classes prépas, c'est souvent une très belle école, très prestigieuse, un métier ambitieux, une carrière rêvée...

Faire plaisir à ses parents, suivre les conseils de ses profs de terminale, se construire une formation solide, suivre des études exigeantes, apprendre plein de choses et viser un métier solide.

Comme nous avertissait notre prof de latin de terminale, vous êtes maintenant coincé à votre bureau un samedi après-midi pluvieux de novembre ou au contraire ensoleillé du mois de mai et vous vous demandez ce que vous faites là.

Vous vous interrogez même  : suis-je fait pour la prépa ? Comment dois-je m'y prendre pour aller plus vite ? Pour en faire plus ? Pour que mes notes montent, que mon classement s'améliore ?

Je vous propose de réfléchir à la motivation sous deux angles.

1) La motivation interne

La motivation interne et quotidienne, c'est celle qui fait que vous travaillez les matières parce qu'elles vous intéressent.

Je le disais hier en coaching, en classes prépas, c'est difficile de garder le plaisir d'apprendre, mais ce serait l'idéal. Pour la plupart, au mieux, c'est la satisfaction d'avoir fait ce qui était demandé, d'avoir préparé la colle de mercredi, d'avoir appris le chapitre prévu au DS de samedi.

Si vous pouvez choisir les classes prépas qui correspondent aux matières que vous aimez le plus, vous aurez déjà fait un grand pas.

D'abord, parce que ce que l'on aime, on l'apprend et on le retient sans effort.
Ce que l'on apprécié, on peut passer des heures dessus sans se rendre compte du temps qui passe.
Ce qui nous intéresse, c'est aussi là où nous avons du talent.

Quand j'ai fait de la philo en terminale, j'étais passionné : j'avais le sentiment que les cours répondaient à des questions que je m'étais posé toute ma vie. A l'inverse, quand j'ai choisi de faire les classes prépas scientifiques, j'ai fait de mon mieux, j'ai appris du mieux que je pouvais mais j'ai vraiment passé 2 ans à me dire que tout cela répondait à des questions que je ne me posais pas.

Il me semble également évident que la mémoire à long terme n'est possible que pour les sujets qui nous intéresse voire qui nous passionnent. 

J'avais beau apprendre les cours de mon mieux, comme ça ne m'intéressait pas, c'était un effort permanent. Pour les oraux, ça a été significatif : trois mois après les écrits j'avais l'impression de ne plus connaître ce qui pouvait sembler les bases du cours.
Vingt ans plus tard, ce sont les explications qui permettent de comprendre pourquoi le ciel est bleu et le soleil orangé à l'horizon dont je me souviens : c'est la seule partie du cours de physique qui m'a passionné et je suis encore reconnaissant à mon professeur de spé d'avoir choisi ces applications concrètes.

Cette motivation interne, vous pouvez la consolider en travaillant vos points forts. Pour cela, il faut donc bien avoir choisi les classes prépas en fonction des sujets sur lesquels vous êtes les plus à l'aise. Ensuite, au sein des matières, vous pouvez faire votre propre sélection.

Comme vous ne pouvez pas délaisser tout le reste : "c'est au programme des concours", je vous invite à mettre les matières qui vous posent le plus de difficulté :

- au moment de la journée où vous avez le plus d'énergie
- en sandwich entre deux matières ou sujets qui vous plaisent, vous ressourcent, vous redonnent de l'énergie.

Si vous ne faites que passer votre temps sur vos points faibles, sur les matières où vous avez le plus difficultés, le plus besoin de progresser, vous verrez que vos efforts seront vains, que les résultats ne s'amélioreront que partiellement, que votre énergie s'épuisera pour le reste aussi.

2) La motivation externe 

La motivation externe, c'est le but que vous cherchez à atteindre.

Viser une école pour le prestige, choisir les classes prépas pour faire plaisir à ses parents ou ses profs, ou pour garder "le plus de portes ouvertes" sans avoir réfléchi à un projet professionnel, c'est risqué.

Ca n'aide pas à trouver le courage de continuer quand ça devient difficile ou décourageant.

Par contre, si vous savez où vous allez, si vous avez choisi les classes prépas en vue d'un métier ou d'un secteur d'activité, vous n'avez pas de raison de vous décourager.

Vous voulez devenir ingénieur : vous y parviendrez.
Vous voulez étudier les lettres et la philo en vue d'en faire votre métier, pour l'enseignez : vous y parviendrez, que vous passiez par Normale Sup ou pas.

Que vous ayez HEC ou Audencia, si ce sont les métiers de la communication, du marketing ou la gestion qui vous intéressent pour votre vie professionnelle, vous êtes au bon endroit.

Cette motivation externe, vous pouvez vous rebrancher dessus toutes les fois où vous en avez besoin en vous remémorant pourquoi vous avez choisi les classes prépas, ce que vous voulez faire, ce qui vous intéresse ou vous donne envie dans ces métiers ou ces secteurs d'activité.

Si vous n'avez pas la moindre idée de ce que vous voulez faire, c'est certainement l'occasion de faire le point. Par expérience, nous pourrons constater ensemble que le choix que vous avez fait peut trouver plus de sens que ce que vous imaginez lors de vos périodes de découragement

D'autres éléments sur la motivation dans cet article

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