lundi 4 mars 2013

Pourquoi aider les élèves des classes prépas ?

Bonjour,

Il y a trois ans, j'ai participé au concours de la GSVC : Great Social Venture Competition. C'est un concours pour les créateurs d'entreprises à fort impact social et/ou environnemental.

Je n'avais pas de raison d'y participer parce que les gagnants de ce concours sont ceux qui prévoient de créer des entreprises pour aller apporter de l'eau dans des pays où il n'y en a pas ou de faire marcher les paraplégiques.

La réponse qui m'a été retournée m'a néanmoins surpris : les élèves des classes prépas qui perdent confiance en eux et font parfois une dépression ne sont pas un enjeu "social".

Pas assez visuel ? Pas assez exotique ?

Une chose est sûr, il semble "normal" de souffrir en prépa. C'est probablement ce qui fait que l'on demande à des jeunes de 20 ans de supporter beaucoup de choses "au nom de l'excellence".

C'est en tout cas ce que je ressens, de mon côté, pour avoir parcouru à nouveau deux articles dans Le Monde qui se "répondent" sur ce sujet et les commentaires qui vont avec.




Ainsi, Marie Desplechin dénonce les dérives de la prépa : Le Prépas, l'excelllence au prix fort. Les commentaires, puis deux universitaires passés par la prépa dénoncent les dérives des journalistes...Ce que "l'enfer des prépas" ne dit pas.

En 1997 quand j'ai fait les classes prépas, je n'avais pas d'interlocuteur pour faire le point sur ma situation personnelle. J'ai l'impression que rien n'a changé et c'est pourquoi, depuis 4 ans, je propose d'être cet interlocuteur, à la fois pour les jeunes, mais aussi pour les parents qui ne savent plus comment aider leur fils ou leur fille qui n'arrive plus à tenir le rythme ou à garder la motivation. 

Je suis content de pouvoir apporter ma contribution à ce débat, à l'échelle des 600 à 700 lecteurs de mon blog tous les mois et des 20 à 30 clients que j'accompagne sur 2 à 5 mois pour les aider à retrouver des résultats cohérents avec leurs capacités et leurs compétences. 

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Je suis triste de voir que la souffrance réelle des uns est souvent niée au profit des grands principes de "l'effort" comme garantie de qualité : 
"La souffrance en prépa, bien réelle pour certains, ne s'explique pas par la prépa en elle-même."

D'ailleurs, si on les écoute, c'est même pleinement la faute des parents : (est-il utile de préciser que je suis en désaccord avec le point de vue énoncé ci-dessous ?)

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/02/17/ce-que-l-enfer-des-prepas-ne-dit-pas_1644557_3232.html

C'est maintenant la faute des parents s'ils laissent leurs enfants incarner le rêve républicain de l'ascenseur social par les classes prépas et les Grandes Ecoles ?

Pour moi, au contraire, ça a tout à voir avec le modèle-même de fonctionnement des classes prépas si bien analysé par Marie Desplechin dans ces lignes :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/02/03/prepas-l-excellence-au-prix-fort_1637985_3224.html

Pour les étudiants que je rencontre, le constat est souvent le même. En entrant en prépas, ils arrêtent effectivement tout ce qui nourrissait leurs journées et leur vie : musique, sport, sorties entre amis...

Pour ceux qui réussissaient "sans travailler", ils se mettent à vouloir travailler 4 heures par soir sans y parvenir et culpabilisent. Ils n'ont pas conscience que l'année précédente, s'ils travaillaient peu le soir et le week-end, ils étaient "hyper-performants" en classe. 

Au quotidien, je me bats pour qu'ils : 
  • dorment suffisamment
  • concentrent leurs efforts sur la journée de cours, TD, colles et DS
  • prennent du temps les soirs et week-ends pour garder un équilibre indispensable à la qualité de leur travail

Je dis que je me "bats" parce que le réflexe est inverse : 

  • ils travaillent tard
  • ils sont souvent fatigués toute la journée
  • ils suppriment toutes les activités annexes
Quand je les rencontre, mon impression première est souvent qu'ils sont "à bout de souffle", qu'ils "s'asphyxient", qu'ils "n'en peuvent plus"...

Évidemment, les parents qui font appel à moi sont certainement ceux qui sont le plus ouvert à ces questions ou les plus attentifs au moral de leurs enfants. 

Je me rends parfois compte qu'ils aimeraient que je fasse partie de l'ensemble du dispositif qui "pousse" leur enfant à la réussite. Ma posture à moi consiste à cesser de "pousser" pour laisser la place à l'étudiant de retrouver les moyens de sa réussite. 

Le moment des classes prépas, c'est aussi celui de la prise d'autonomie et d'indépendance vis-à-vis de ses parents : 
  • changement de ville, voire de pays
  • chambre en ville ou à l'internat
  • choix parentaux qui ne conviennnent pas et qu'il faut bien assumer ou confronter pour soi-même
  •  entrée dans la vie d'adulte
Je n'avais pas pensé à tous ces enjeux quand j'ai démarré le blog "Coaching Classes Prépas" en 2008. 

Aujourd'hui, j'accompagne également la prise d'autonomie et la décision de devenir acteur de son projet professionnel. A 20 ans, 25 ans ou 40 ans, il n'y a pas d'âge pour construire la suite de son activité professionnelle. 

Pour ceux pour qui les classes prépas se sont bien passées et qui ont choisi la Grande Ecole la plus prestigieuse qu'ils avaient, la question de l'orientation professionnelle ne se pose quelquefois qu'au choix du premier stage ou du premier emploi. 

Sur ce sujet, je suis intervenu 5 jours pour la Maison de l'emploi "Rives de Seine". Un stage "Projet professionnel et recheche d'emploi" proposé gratuitement pour les Jeunes Diplômés bac+4 et bac +5. N'hésitez pas à me contacter si un Jeune Diplômé autour de vous pourrait être intéressé par la prochaine session !  

En fonction de votre "zone" : Bonnes vacances ou bonne rentrée !

Gabriel Brabant
06 33 85 53 27






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