Bonjour,
Si vous n'avez pas eu l'occasion de croiser le travail d'Emmanuelle Piquet sur le harcèlement scolaire, je vous propose d'en prendre connaissance à travers cette conférence TEDx qui reprend l'essentiel de son livre "Ne te laisse pas faire !"
Son approche originale consiste à mettre l'enfant au cœur de la solution en l'aidant à construire une flèche qu'il pourra décocher lors du prochain échange pénible avec son persécuteur.
Cette approche "à 180 degrés" de ce qui se fait habituellement permet de résoudre enfin des situations pour lesquelles les autres démarches n'ont fait qu'empirer la situation.
Emmanuelle Piquet l'explique très bien : à chaque fois qu'un parent, un prof ou l'institution intervient auprès de l'agresseur pour lui demander d'arrêter, elle lui passe deux messages induits :
- la victime est vraiment incapable de se défendre elle-même
- tu as réussi à mobiliser les adultes autour de tes bêtises et de ton comportement... ce qui est en soi une réussite...
Avez-vous été confronté à ce type de situations ?
L'avez-vous observé pour certain(e)s de vos ami(e)s ?
Comment ça s'est résolu ?
Il me semble que les classes prépas, comme les grandes écoles, continuent d'être le lieu des jeux de pouvoir de "la cour de récré", aussi bien entre les élèves qu'entre les profs et les élèves.
Rétrospectivement, il me vient quelques flèches que j'aurais volontiers décochées un certain nombre de fois et dans un certain nombre de situations tout au long des classes prépas : des colles aux oraux des concours en passant par les remises de copies et commentaires acerbes pour le côté "Profs". Des remarques désobligeantes aux critiques explicites côté élèves.
Il n'est plus temps de se laisser faire, mais bien de riposter.
Il n'est plus temps de subir, mais de réagir.
N'hésitez pas à nous décrire en commentaires les situations que vous rencontrez, que nous puissions y réfléchir ensemble avec cette idée en tête de trouver une solution "à 180 degrés".
C'est justement le nom de son site internet : https://a180degres.com/
Bon courage !
Gabriel