vendredi 6 avril 2012

Des émotions paralysantes à l'action réussie



Bonjour, 

En classes prépas, nous faisons tous de notre mieux pour obtenir les meilleurs résultats, préparer au mieux les concours et obtenir la meilleure école possible.

Il y a quinze ans, je suis entré en maths sup avec l'intention de faire Centrale Paris et de travailler pour la NASA.

En toute simplicité.

Centrale Paris


Dès le début de l'année, je me suis mis sérieusement - très sérieusement - au travail. J'ai même eu d'excellents résultats par rapport à mon niveau de départ, d'après ce que m'a dit mon prof de maths plusieurs mois plus tard. 

Malheureusement, à la Toussaint, "je n'en pouvais déjà plus". Je suis parti en séjour en Irlande pendant quelques jours. L'année précédente, à la même époque, j'avais rencontré une famille irlandaise par un échange entre les lycées. J'étais ravi de retourner les voir avec ma sœur. 

Je suis rentré avec une question : 
Pourquoi toutes ces maths ?
Après seulement deux mois, je ne supportais déjà plus de passer mes journées, mes soirées, mes semaines à bosser les maths et la physique principalement. 

La première raison de mon écœurement, c'est que j'avais cru que pour réussir, il ne fallait plus faire "que ça". Aujourd'hui, aux élèves que je rencontre, je signale l'importance de garder un sport ou une pratique artistique. Pour se défouler, penser à autre chose, se détendre. 

Entre-temps, je m'étais aussi mis à douter de mes compétences et de ma capacité à entrer à Centrale Paris. Plus précisément, je m'étais même mis à douter de ma capacité à simplement réussir à aller au bout de l'année scolaire, puis de la deuxième année et à réussir les concours des écoles d'ingénieurs.

Enfin, la question qui venait saboter de longues heures de travail : "En avais-je envie ?" Je ne savais plus si j'avais envie de réussir, je savais surtout que j'aurais volontiers arrêté de passer toutes ces heures à travailler. 

Puis je me raisonnais :
C'est la prépa, c'est normal que ce soit difficile. C'est aussi la preuve que ça a de la valeur. 

Aujourd'hui, je ne suis plus tout à fait sûr de ce raisonnement. Je propose souvent aux étudiants que je rencontre de travailler leurs points forts, leurs atouts, ce qui leur plait, ce qui leur parait facile. Puis de faire des efforts pour les matières qui leur plaisent moins, qui leur paraissent plus difficiles, pour lesquelles ils ont de moins bons résultats. 

Il y a quelques semaines, j'ai participé au séminaire de Joël Guillon sur le thème de l'excellence. Le principe de son séminaire est l'idée que nous avons tous une manière unique de faire les choses. Cette manière de faire, c'est notre spécificité. Le plus souvent, si ça nous parait facile, alors nous avons l'impression que ça n'a pas beaucoup de valeur. Joël Guillon précise :

C'est facile pour vous, pas pour les autres

A ce titre, il est arrivé à la conclusion que mon excellence se situe dans l'accompagnement de personnes paralysées par leurs émotions pour leur redonner le goût d'agir.

Son analyse vient expliciter ce que je propose depuis bientôt quatre ans via ce blog. En effet, je redonne le goût de travailler à des élèves qui commencent à perdre confiance en eux. Je débloque des étudiants qui n'arrivent plus à travailler les maths (ou la physique ou l'éco... ou le reste) ou simplement à se mettre à leur bureau en rentrant le soir.

Dans le champ des émotions, on trouvera aussi les inquiétudes des parents pour leurs enfants. Je ne travaille pas directement avec les parents, mais le premier rendez-vous ou le brief au téléphone permet de comprendre la situation et je deviens leur relais auprès de leurs enfants, pour les séances de travail qui suivent.

Cette analyse me permet aussi de comprendre pourquoi mon action est particulièrement efficace pour :
- préparer les épreuves écrites et orales dans des situations où le stress est trop intense
- réfléchir sereinement à des enjeux d'orientation ou de choix
- retrouver la motivation quand l'étudiant "ne sait plus où il en est".

Je vais construire des ateliers et séminaires autour de ces enjeux. Pensez à me faire part de vos besoins dans les commentaires. Vous avez sûrement dans votre classe des élèves que vous sentez "bloqués par les maths", "submergés par un stress qui les empêche de bien bosser" ou plus simplement "découragés par leurs résultats"...

Je suis à leur disposition.

Bon week-end de Pâques et bonnes vacances / révisions pour la plupart d'entre-vous en ce moment.

Gabriel Brabant
06 33 85 53 27

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