lundi 2 janvier 2017

Il faut sauver le soldat Prépa !

Bonjour, 

Depuis décembre 2008, je veux proposer de l'aide à travers ce blog pour les élèves de prépas qui en ont besoin. 

J'accompagne, de manière très confidentielle, 15 à 20 élèves par an, le plus souvent pour remonter la pente, prendre du recul et assurer le passage en deuxième année ou intégrer une école. 

C'est déjà "pas mal" et si je parlais un peu plus des résultats, sur un blog un peu plus professionnel, je pourrais peut-être vivre de cette activité, ce qui n'est largement pas le cas aujourd'hui. 



Mais il faut se rendre à l'évidence. Il faudrait pouvoir "Sauver le soldat prépa". 

C'est à dire que parfois, il faudrait pouvoir aller le chercher dans sa classe, le prendre par les bretelles et le sortir de là. 


La prépa, ce n'est pas fait pour tout le monde.


Il y a des gens, comme moi en 1997, qui se rendent compte que ce n'est pas fait pour eux. 


ET QUI Y RESTENT !

Ceux là, si on ne va pas les chercher, on va les ramasser à la petite cuillère. Bientôt. Ou plus tard. Ou juste ils auront perdu un peu d'eux-mêmes en chemin. 



Quand j'ai lu le blog "Stop Suicides et Dépression en prépas", j'ai cru que je tombais sur le témoignage d'une élève d'une vingtaine d'année qui venait de vivre l'expérience traumatisante qu'elle décrit, d'une tentative de suicide. En fait, il semble qu'il s'agisse de faits d'il y a plus de 15 ans.


Appel aux parents

Si vous voyez que vos enfants ne vont pas bien en prépas, ce n'est pas "normal" - ça crée les mêmes dégâts que s'ils n'étaient pas en train de préparer Centrale Paris. Il faut réagir. Parfois, il faut réagir vite. 

 

En tant que professionnel, je me suis retrouvé incapable d'accompagner : 

- un élève d'un lycée du nord de paris qui avait fait un burn-out en trois semaines à la rentrée. Sa vie était minutée à la seconde près. Il habitait dans une chambre en face du lycée. Sa douche durait 3 minutes. Son petit-déj 7 minutes. Toute sa journée était chronométrée. Il avait déjà vécu un échec du même type sur plusieurs lors de la préparation d'une discipline sportive qui lui aurait permis d'allers vers les JO. Avec les maths, quelques années plus tard, il revivait le même phénomène, raccourci sur quelques semaines seulement

- un élève en littéraire dans un prestigieux lycée du quartier latin. Nous avions passé près de 2h30 à discuter de sa situation et de ce qu'il pouvait faire pour commencer à améliorer les choses. Ça faisait déjà une heure de plus qu'un séance habituelle. J'avais remarqué qu'il avait tendance à revenir au point de départ à intervalles réguliers et je pensais avoir réussi à l'accrocher sur un point précis et quelques actions simplissimes à mettre en place... quand il repris la conversation au départ comme si nous venions de nous rencontrer... J'ai su que je ne pourrais rien faire. 

- un élève pour lequel sa mère me demandait un rendez-vous pour préparer les concours alors qu'on venait de lui diagnostiquer un burn-out. Je sais que dans ce cas, ce n'est pas possible et qu'il faudra attendre tout le temps de la reconstruction. Il est allé à la première épreuve. Au bout de quelques minutes il s'est levé et il est rentré chez lui. J'aurais tellement aimé qu'on lui épargne au moins ça.


S'il y a un élève dans votre classe qui risque d'en arriver là, vous avez le droit de le dénoncer. Aidez-le. Obligez-le à trouver de l'aide. Ne faites pas celui ou celle qui ne voit pas. Faites quelque chose !

 

Pour trouver des témoignages et articles : 

En prépa :


Après, à l'ENS : 


Est-ce qu'on imagine, qu'à Centrale Paris, il y a besoin de se remonter le moral ? :

 

Et si c'est vous qui êtes concerné directement, n'hésitez pas à vous manifester pour mettre en place de l'aide ou un accompagnement ou identifier les bonnes solutions. 


Il faut sauver le soldat prépa !


  

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