mercredi 8 janvier 2014

Le stress - 2 - Quand le stress empêche de travailler

Bonjour, 

Le stress a longtemps été un problème pour moi. En prépa en particulier, quand je me sentais dépassé par le stress, je n'étais plus en état de travailler. 

Combien de fois, la veille d'un DS, j'ai eu besoin d'aller au cinéma ou de lire un bouquin pour arrêter d'y penser, au lieu de pouvoir prendre tranquillement le temps de revoir les notions essentielles du cours, les exercices du TD, voire simplement de travailler sur autre chose ce soir-là. 

Aujourd'hui encore, quand le stress me submerge, j'ai besoin de faire "autre chose" pour faire diminuer le stress avant de pouvoir me remettre au travail.

Il existe plein d'outils de gestion du stress. La respiration, la méditation, la relaxation, la sophrologie...

Pour les élèves en classes prépas, il me semble que celle qui est la plus accessible, acceptable et souvent gratuite, c'est le sport. Une bonne séance à la piscine, un parcours de footing dans le parc à côté, un foot en sortant du DS le samedi après-midi sont d'excellentes solutions pour se sentir mieux. 

Quand je suis en rendez-vous avec un élève pour un coaching, une manière de faire diminuer le stress ressenti, c'est de remettre les choses en perspective. C'est difficile à faire seul. Disons plutôt que vous le faites toute la journée, en boucle dans votre tête, et que quand vous décidez de prendre contact avec moi, c'est que vous n'y arrivez plus tout seul.

Dan Low, de World Education, explique que le stress, ce sont principalement 4 pensées - il les appelle des "singes" - qui nous agressent : 
- qu'est-ce qui va se passer ?
- tu vas perdre !
- tu veux !
- tu peux pas !

Il nous propose d'opposer aux "singes" un bon gros Tigre, c'est-à-dire une pensée positive, cohérente avec ce que vous ressentez vraiment, et qui vient vous aider. 

Par exemple, quand on a fait le tour de la question avec un élève, on peut identifier, qu'effectivement, c'est difficile, ses notes ne sont pas terribles, il n'est pas sûr d'être pris en 2e année ou d'avoir la classe "étoile" qu'il souhaite; mais qu'en fait :
  • il a choisi une prépa qui correspond bien aux matières qui lui plaisent
  • il a choisi une prépa qui le conduit vers les écoles qui correspondent au métier qu'il souhaite faire
  • il a des notes basses mais il est quand même dans la première moitié de la classe
  • il fait de son mieux
  • ...et tous les autres aspects positifs de sa situation.
En ce qui me concerne, j'avoue que je ne crois pas à la "pensée positive" à tout prix. Par contre, il me semble essentiel de porter un éclairage positif sur ce qui nous arrive, au minimum pour ne pas voir que ce qui est négatif. 

C'est indispensable en prépa parce que tous les repères sont remis en question. En particulier celui qui consistait à travailler et à juger qu'on avait bien travaillé parce que :
  • les notes étaient bonnes
  • les profs étaient contents
  • les parents étaient contents
  • on était le premier de la classe (ou le 5e...)
Il est donc indispensable de ne pas penser qu'on fait du mauvais travail parce que la note correspond à une note qui aurait été mauvaise l'année précédente. Sinon, on change de manière de travailler ou on se met à se coucher tard pour travailler plus... et ça empire...


Une grande source de stress pour moi a aussi été le fait de ne pas réussir à "travailler tout le temps". Depuis quelques années maintenant, j'accompagne un certain nombre d'élèves sur ce sujet et je les sensibilise aux écrits de Béatrice Millètre qui autorise (encourage) les "cerveaux droits" - intuitifs, créatifs et avec une approche globale des choses - à prendre le temps dont ils ont besoin. Elle précise qu'il s'agit d'un temps de maturation, de gestation, de réflexion. Pendant ce temps-là, nous pouvons faire autre chose. Voire "ne rien faire". 

Un exemple que nous sommes nombreux à avoir vécu est le suivant : vous travaillez pendant 4 heures sur un sujet de DS. Vous bloquez sur une question en particulier. Un bon moment. Puis vous bloquez sur d'autres questions, que vous cherchez sans pouvoir les résoudre. Vous rentrez chez vous. Vous déjeunez. Puis vous vous dites, "je vais quand même jetter un oeil sur mon DS". Vous relisez les questions bloquantes et vous vous dites "c'est évident". 

Deux choses ont pu se produire : 
- soit vous étiez tellement stressé que vous n'étiez pas en pleine possession de vos moyens. 
- soit vous venez de vivre l'expérience que propose Béatrice Millètre : quand vous bloquez sur quelquechose, au lieu de vous acharner, prenez une pause, faites autre chose et revenez sur le sujet un peu plus tard : la réponse vous viendra "toute seule". 

On retrouve ces enjeux dans des dictions tels que "la nuit porte conseil".

Avez-vous déjà vécu ce phénomène ? 
Vous sentez-vous concerné ?

De mon côté, ça m'a permis d'être beaucoup plus bienveillant sur ces périodes pas nécessairement très productives, mais au service de mon objectif à leur manière. 

Si vous avez d'autres astuces à proposer ou des commentaires, je vous remercie de les mettre ci-dessous pour faire vivre ce blog. 

Si vous avez l'impression que le stress vous empêche de faire correctement votre travail ou d'avoir les notes qui correspondent à votre niveau en DS, je vous invite à prendre rendez-vous pour un coaching, en personne ou au téléphone, pour vous aider à réduire l'impact émotionnel du stress, débloquer les situations difficiles et vous remettre en action. 

Bonne journée, 

Gabriel Brabant
06 33 85 53 27






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